Extension de l’énergie totale appliquée par session de lithotripsie extracorporelle (LEC) : une stratégie efficace pour un calcul caliciel inférieur ?

25 novembre 2019

Auteurs : Y. Boukhlifi, M. Tetou, A. Djre Tayir, N. Louardi, Y. Lahrech, A. Janane, M. Alami, A. Ameur
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 748
Objectifs

Malgré les évolutions technologiques, la LEC reste aujourd’hui le traitement de première ligne pour la majorité des calculs. Les calculs caliciels inférieurs posent aujourd’hui un problème de prise en charge optimale : les résultats de la LEC sont insuffisants. L’objectif du travail est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’augmentation du nombre des ondes de choc par session du traitement par LEC des calculs caliciels inférieurs.

Méthodes

Étude prospective, randomisée et comparative réalisée entre janvier 2016 et décembre 2018 chez des patients présentant des calculs du calice inférieur et candidats à un traitement avec LEC. Un groupe A (n =24) qui a reçu 2500 ondes de choc/session comparé à un groupe B (n =23) ayant reçu 3500 ondes/session. Dans les deux groupes, le Lithotriteur type DORNIER COMPACT DELTA était utilisé. Un patient indemne de calcul était considéré comme un patient dépourvu de fragments (<4mm)au scanner. Les variables analysées étaient : âge, sexe, indice de masse corporelle (IMC), latéralité, taille, dérivation urinaire antérieure, nombre total d’ondes de choc, énergie totale appliquée, durée de la radioscopie et analgésie reçue, nombre de séances nécessaires, le taux de sans fragment (SF) et les complications.

Résultats

Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, sexe, IMC, latéralité, la taille du calcul et la présence d’une dérivation urinaire antérieur. Le taux de SF globale était de 81,8 % dans le groupe A et de 84 % dans le groupe B. Dans le sous-groupe de calculs de moins de 1cm, le taux SF est important pour le groupe B (83,3 % contre 93,3 %). Il n’y avait pas de différences en termes de puissance moyenne, de puissance maximale, de temps de radioscopie et d’analgésie reçue. Le groupe B a reçu un plus grand nombre des ondes de choc et d’énergie totale accumulée avec un taux de complications similaire (22,7 % contre 20 %) avec un taux de fragmentation plus élevé (76,2 % du groupe A contre 84 % du groupe B).

Conclusion

L’augmentation du nombre des ondes de choc et d’énergie accumulée pour le traitement des calculs du calice inférieur avec LEC montre une tendance à l’augmentation de l’efficacité, du taux de fragmentation et de la réduction du nombre de séances nécessaires, tout en maintenant le profil de sécurité




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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