Évaluation multicentrique internationale de la néphrectomie partielle robot-assistée par rapport à la néphrectomie partielle ouverte : étude IRON

05 novembre 2020

Auteurs : Z. Khene, A. Larcher, A. Minervini, A. Mari, B. Peyronnet, R. Schiavina, A. Mottrie, G. De Naeyer, A. Antonelli, K. Ho Rha, C. Simeone, I. Derweesh, J. Kaouk, G. Sawczyn, R. Bertolo, U. Capitanio, F. Montorsi, K. Bensalah
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 748
Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats périopératoires, fonctionnels et carcinologiques de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) et de la néphrectomie partielle par voie ouverte (NPO) dans une vaste cohorte contemporaine multicentrique et internationale.

Méthodes

Au total, 3468 patients ayant des tumeurs rénale cT1-2 cN0 cM0 opérés par NPRA ou NPO dans neuf institutions européennes, nord-américaines ou asiatiques de haut volume ont été évalués de manière prospective. Les résultats de l’étude ont porté sur les complications périopératoires, la fonction rénale et les résultats carcinologiques. Un score de propension a été utilisé pour prendre en compte tous les facteurs de confusion potentiels mesurables, en accordant une attention particulière aux principaux déterminants des résultats cliniques souvent négligés dans les études précédentes, tels que la complexité de la tumeur et l’expérience chirurgicale.

Résultats

Après avoir tenu compte de tous les facteurs de confusion potentiels mesurables, la NPRA était associée à un taux moindre de complications intra-opératoires (5,7 % vs 9,3 %), de complications postopératoires globales (18 % vs 33 %) et de complications postopératoires majeures (4 % vs 6 %). La NPRA était associée à une durée d’ischémie plus longue (16 contre 15min) et à un débit de filtration glomérulaire postopératoire plus faible (76 contre 78mL/min). En revanche le débit de filtration glomérulaire estimé était similaire à un an (71 vs 68mL/min). Aucune différence significative n’a été observée concernant le taux de marges chirurgicales positives (4,3 % vs 5,1 %), de récidive locale (1,6 % vs 2,1 %), de progression métastatique (1,8 % vs 4,5 %) et de survie spécifique (0,8 % vs 2,4 %) avec un suivi médian de 32 mois.

Conclusion

Dans cette étude contemporaine, La NPRA est associée à une morbidité peropératoire plus faible que la NPO. La fonction rénale est préservée de la même façon à long terme. Enfin, les résultats oncologiques sont équivalents.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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