Devenir des communications libres présentées au congrès de la SIFUD-PP (2006–2012)

25 septembre 2016

Auteurs : A. Hajji, X. Deffieux
Référence : Prog Urol, 2016, 10, 26, 547-552
Introduction

Les travaux présentés à l’occasion des congrès scientifiques restent souvent confidentiels en raison de la non-indexation des communications. Cependant, une publication ultérieure reste indispensable pour la diffusion des connaissances. La valeur globale d’un congrès est en partie représentée par le niveau de publication des communications qui y sont présentées.

Objectifs

Analyser quantitativement et qualitativement le devenir des communications libres présentées au congrès annuel de la SIFUD-PP entre 2006 et 2012.

Méthode

À partir du nom des auteurs et du titre des communications libres présentées lors des congrès de 2006 à 2012, nous avons essayé de découvrir si ces communications avaient abouti à une publication indexée PubMed/MedLine jusqu’en avril 2015. Nous avons étudié de façon anonyme la corrélation entre les données présentées dans le résumé communiqué lors du congrès de la SIFUD-PP et les données publiées dans l’article final. Nous avons évalué les caractéristiques de la publication en fonction de la langue de publication (français/anglais), du rang de la revue (A ou B versus autres), et du nombre de citations de l’article dans Google-Scholar.

Résultats

Au total, 270 communications libres ont été présentées à la SIFUD entre 2006–2012, soit une moyenne de 38,5 (±15) par an sur 7ans. En globalité, 110 articles (40 %) ont été publiés à ce jour (avril 2015) dans une revue indexée PubMed/MedLine. À noter que 10 articles des communications libres (8 %) avaient été publiés avant le congrès. Le délai moyen de publication était de 22 mois±15 mois. Sur le plan de la langue de publication, 79 articles (71 %) ont été publiés dans des revues anglophones. La publication a eu lieu dans 31 revues différentes (49 articles [44 %] en urologie, 14 articles [12 %] en gynécologie, 12 articles [10 %] en urogynécologie, 11 articles [10 %] en colo-proctologie, 16 articles [14 %] en neuro-urologie et en médecine physique et réadaptation, 3 articles [2 %] en sexologie). Aussi, 63 articles (57 %) ont été publiés dans des revues ayant un impact factor (IF) supérieur à 2 et 39 articles (35 %) ont été publiés dans des revues de rang A ou B.

Discussion

Le taux de publication après communication orale en congrès est variable selon les spécialités et le type de congrès. Par exemple, le taux de publication des communications présentées au congrès de l’ICS (International Continence Society) en 2003 a été de 61 %, tandis que celui de l’AFU (Association française d’urologie) en 2000 a été de 34,5 %. Le taux de publication des communications présentées à la SIFUD (40 % sur la période de 2006–2012) est donc comparable à ceux des autres congrès nationaux mais légèrement inférieur à ceux des congrès internationaux. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer la non-publication d’une communication (abandon du projet, communication concernant des résultats préliminaires, refus de publication par plusieurs journaux) et malheureusement nous ne disposons pas de ces résultats.

Conclusion

Au final, 40 % des communications libres présentées lors des congrès annuels de la SIFUD ont été publiées dans des revues indexées PubMed/MedLine, dont 71 % en anglais.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


La Société interdisciplinaire francophone d'uro-dynamique et de pelvi-périnéologie (SIFUD-PP), tout comme nombre d'autres sociétés savantes, organise chaque année un congrès national. Au sein de cet évènement, le programme scientifique de la manifestation intègre des séances de communications orales. Depuis trente-huit ans, le format de ces communications est identique : cinq à dix minutes sont allouées au présentateur, et s'en suit un bref échange avec l'auditoire, qui est l'occasion d'un débat avec les collègues francophones présents. Les présentations peuvent être faites par n'importe quelle personne signataire du résumé soumis, mais elles sont souvent effectuées par les internes, chefs de clinique-assistants et médecins hospitalo-universitaires. Ainsi, chacune des communications représente un travail en cours ou achevé par une équipe scientifique. Il est donc pertinent de s'interroger sur le devenir des communications présentées en congrès. En 2007, 25 % des communications libres lors des congrès de la SIFUD-PP de 2003 à 2006, avait abouti à une publication [1]. Le but de ce travail était d'évaluer la proportion de communications présentées au congrès de la SIFUD-PP de 2006-2012 ayant abouti à une publication d'un article dans une revue anglophone ou francophone. Les objectifs secondaires étaient d'étudier l'impact factor des revues ayant accepté les publications identifiées, le nombre de fois que l'article a été cité ainsi qu'évaluer la concordance entre le résumé présenté pendant le congrès et l'article publié.


Méthodes


Recueil des données


Le programme détaillé des communications présentées lors des congrès de la SIFUD-PP de 2006 à 2012 a été récupéré par le biais du site Internet de l'association [2]. Nous précisons que 270 communications orales du congrès ont été retenues pour la présente analyse. Pour toutes les communications orales, les spécialités ont été recensées (urologie, gynécologie, médecine physique et rééducation, sexologie, proctologie). Pour chaque communication, une publication correspondante a ensuite été recherchée au sein de la base de données PubMed/Medline selon l'algorithme suivant : le nom de l'auteur présentateur de la communication et celui du dernier auteur. En cas d'échec, la liste complète des publications de l'auteur présentateur, puis celle du dernier auteur étaient analysées en y associant un mot-clé en rapport avec la présentation. Aussi, nous avons étudié de façon anonyme, la corrélation entre les données présentées dans le résumé communiqué lors du congrès de la SIFUD-PP et les données publiées dans l'article final. Nous avons évalué les caractéristiques de la publication : langue de publication (français/anglais), rang de la revue (A ou B versus autres), et nombre de citations d'articles dans Google-Scholar.


Analyses statistiques


Des analyses descriptives ont été réalisées pour tous les paramètres étudiés. Les données quantitatives sont présentées par leur moyenne et leur écart-type. Les données qualitatives sont décrites sous forme de nombre et/ou de pourcentage.


Résultats


Nous avons constaté que 270 communications orales ont été présentées, soit une moyenne de 38,5 (±15) par an sur 7ans et 110 articles (40 %) ont été publiés à ce jour (avril 2015) dans une revue indexée PubMed/Medline, dont 79 articles (71 %) dans une revue anglophone et 31 articles (28 %) dans une revue francophone. Dix articles (8 %) ont été publiés avant le congrès (dont 7 articles dans une revue anglophone). Le nombre de communications annuelles ainsi que le nombre de communication publiées et non publiées par an sont représentées dans la Figure 1.


Figure 1
Figure 1. 

Le nombre de communications par année, le nombre d'articles publiés et le nombre de communications non publiées.




Quarante-neuf articles (44 %) ont été publiés dans une revue spécialisée en urologie, 16 articles (14 %) en neuro-urologie et médecine physique et réadaptation, 14 articles (12 %) en gynécologie, 12 articles (10 %) en urogynécologie, 11 articles (10 %) en colo-proctologie et 3 articles (2 %) dans une revue de sexologie. Parmi les articles publiés avant le congrès, 4 ont été publiés dans une revue spécialisée en urologie, 1 en urogynécologie, 3 en gynécologie ou urogynécologie, 1 article en neuro-urologie et 1 article en colo-proctologie. Le délai moyen entre la présentation en congrès et la parution de l'article étaient de 22±15 mois. Les journaux dans lesquels ces articles ont été publiés sont énumérés dans le Tableau 1. Nous remarquons que soixante-trois articles (57 %) ont été publiés dans des revues ayant un impact factor (IF) supérieur à 2 et trente-neuf articles (35 %) ont été publiés dans des revues de rang A ou B. Dans trente-sept cas (soit 33 % des communications publiées), le contenu des articles était différent de celui des présentations de congrès, intégrant des données ou des analyses supplémentaires (y compris des augmentations de cohortes pour les études prospectives). Notons que 41 articles (37 %) ont été cités plus de 10 fois dans Google-Scholar.


Discussion


Chaque spécialité médicale étant représentée par une ou plusieurs sociétés savantes, organisant au moins un congrès annuel, nombre de travaux de recherche sont présentés sous la forme de communications orales. La présentation d'une communication orale a en théorie plusieurs intérêts : propager une information rapidement, mettre en lumière un travail en cours, recueillir des commentaires de la part de l'auditoire, permettant ainsi d'améliorer un travail de recherche en débattant avec des collègues. La communication orale a également des vertus pédagogiques. Pour les médecins en formation, elle est l'exercice de la communication en public, qui est un atout important pour un futur rôle universitaire ou de management.


Le taux de publication après communication orale en congrès est variable selon les spécialités et selon le type de congrès. À titre d'exemple, le taux de publication des communications présentées au congrès de l'ICS (International Continence Society) en 2003 était de 61 % [3] et pour les congrès de la AFU (Association française d'urologie) de 2000-2001 [4], était de 34,5 % (cf. exemples rapportés dans le Tableau 2) [18, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17], Le taux de publication des communications présentées à la SIFUD était de 40 % sur la période de 2006-2012, ce qui est comparable à ceux des autres congrès nationaux, mais inférieur à ceux des congrès internationaux.


Plusieurs hypothèses peuvent expliquer la non-publication d'une communication. Les journaux médicaux refusent de publier certaines publications par choix éditorial. Un projet peut être abandonné, les auteurs ayant jugé sa contribution d'importance mineure et priorisant la publication d'autres axes de recherche. Une communication concernant des résultats préliminaires peut être intégrée plus tard dans un travail plus important et voir sa publication reportée. Des compagnies pharmaceutiques, impliquées directement dans certains travaux, font parfois le choix de ne pas publier certains résultats. Le financement de déplacement proposé par les congrès aux participants, pourrait être un motif encourageant pour présenter une communication sans que l'auteur ne souhaite vraiment publier ses recherches. Enfin, en France, afin de valider les DES (diplômes d'études spécialisée), les internes doivent présenter une communication ou bien un poster lors d'un congrès, mais peu de DES imposent une publication dans une revue indexée. Ça n'est le cas en gynécologie que depuis très peu de temps. Enfin, le devenir des communications peut varier selon le statut de l'équipe qui présente le sujet (universitaire ou non-universitaire).


Dans une démarche d'optimisation (et de contrôle qualité !), certaines sociétés savantes demandent qu'un manuscrit complet soit soumis en même temps que le résumé, pour s'assurer de la « robustesse » des données (méthodologie et résultats). C'est le cas de la Southern Thoracic Surgical Association [5].


Le fait que la publication des articles en texte intégral soit tardive (parfois plusieurs années après), souligne particulièrement l'intérêt des communications libres pour se tenir informé des nouveautés. Toutefois, il n'est pas véritablement possible d'apprécier la valeur d'une recherche sur un simple résumé.


Une augmentation du nombre de communications est dû à l'augmentation du nombre de participant et l'intérêt plus important à la pelvi-périnéologie. Néanmoins, le nombre de communications de valeur qui aboutissent à une publication est stable. Nous ne pouvons expliquer cet écart qui se creuse entre le nombre croissant des communications présentées et le nombre stable des publications. Il serait toutefois intéressant d'évaluer les critères d'acceptation des communications lors du congrès de la SIFUD-PP.


Les limites de ce travail sont d'abord liées la méthodologie choisie pour repérer les publications définitives. La recherche ayant été limitée à la base de données PubMed/Medline, un certain nombre d'articles publiés dans des revues non indexées ont pu être oubliés.


Conclusion


Le taux de publication sous forme d'articles en texte intégral suite à une communication orale au cours du congrès national de la SIFUD-PP est faible (40 %), mais se situe dans la moyenne des autres congrès de spécialités.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Revues dans lesquelles les articles en rapport avec les communications présentées au congrès de la SIFUD-PP de 2006-2012 ont été publiés. L'impact factor en 2014.
Nom du journal  Nombre d'article  IF 2014 
American Journal of Gastroenterology   9,213 
Annals of Physical and Rehabilitation Medecine   0,43 
Annals of Surgery   7,188 
Archives of Gynecology and Obstetrics   1,279 
BJU International   3,13 
BMJ Open   2,271 
BR Journal of Dermatology   4,1 
Colorectal Disease   2,351 
Diseases of the Colon and Rectum   3,198 
European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology   1,695 
European Urology   13,93 
Female Pelvic Medecine and Reconstructive Surgery   1,093 
Gastroenterologie Clinique et Biologique   1,983 
Gynécologie Obstétrique et Fertilité   0,52 
International Braz J Urol   0,956 
International Journal of Colorectal Disease   2,415 
International Journal of Gynecology and Obstetrics   1,537 
International UroGynecology   14  2,161 
The Journal of Sexual Medicine   3,15 
Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction   0,622 
Journal of MinimalIinvasives Gynecology   1,830 
Journal of Pediatric Surgery   1,387 
Journal of Urology   4,471 
Macromoleculair Bioscience   3,65 
Neuro-Urology and Urodynamics   11  2,873 
Neurogastroenterology and Motility   3,424 
Presse Médical   1,077 
Progrès en urologie   24  0,658 
Spinal Cord   1,804 
Techniques in Coloproctology   1,344 
Urology   2,188 





Tableau 2 - Exemple de taux de publication obtenus après communications orales en congrès pour différentes spécialités.
Auteurs  Année  Congrès  Taux de publications, % 
Urologie  
Autorino et al. [6 2006  WCE 2001-2002  20,50 
Autorino et al. [7 2008  SIU 2002-2004  22,10 
Autorino et al. [8 2007  EAU 2000-2001  47,30 
Cartwright et al. [3 2007  ICS 2003  61,60 
Ng et al. [9 2004  AUA 1998-2000  37,80 
Gourtaud et Bruyère [4 2008  AFU 2000-2001  34,50 
 
Gynécologie  
Schnatz et al. [10 2008  NAMS 1999-2003  38,30 
Propst et al. [11 2015  SGSASM 2004-2012  82,4 
Manuck et al. [12 2015  SMFM 2003-2010  77,1 
Muffly et al. [13 2014  AUGS 2007-2008  56 
Gandhi et Gilbert [14 2004  SGI 90-99  75 
 
Traumatologie  
Rabenda et al. [15 2015  ECCEO-IOF112011  75,6 
Kwong et al. [16 2007  IOC 1999-2001  40,3 
 
Rhumatologie  
Yilmaz et al. [17 2013  EULAR 2008  35 
 
Otorhinolaryngologie  
Cohen et al. [18 2012  AA0-HNS 2000-2004  60 



Légende :
WCE : World Congress of Endourology ; SIU : Société internationale d'urologie ; EAU : European Association of Urology ; ICS : International Continence Society ; AUA : American Urological Association ; AFU : French Association of Urology ; NAMS : North American Menopause Society ; SGSASM : Society of Gynecologic Surgeons Annual Scientific Meeting ; SMFM : Society for Maternal-Fetal Medicine ; AUGS : American Urogynecologic Society ; SGI : Society of Gynecologic Investigation ; ECCEO : European Congress on Osteoporosis, Osteoarthritis ; IOC : International Orthopaedic Conference ; EULAR : European League Against Rheumatism ; AAO-HNS : American Academy of Otolaryngology, Head and Neck Surgery.


Références



Facione J., Chapus J.-J., Lagauche D., Amarenco G. Devenir des communications orales de la SIFUD-PP: étude sur quatre ans des publications émanant de ces communications Pelv Perineol 2007 ;  2 (4) : 309-312[Internet, cited 2015 Sep 6].
Cartwright R., Khoo A.K., Cardozo L. Publish or be damned? The fate of abstracts presented at the International Continence Society Meeting 2003 Neurourol Urodyn 2007 ;  26 (2) : 154-157 [cross-ref]
Gourtaud G., Bruyère F. [What is the publication rate of papers presented at the French Association of Urology annual conferences?.] Prog Urol 2009 ;  19 (1) : 60-64 [cross-ref]
Fosbøl E.L., Fosbøl P.L., Harrington R.A., Eapen Z.J., Peterson E.D. Conversion of cardiovascular conference abstracts to publications Circulation 2012 ;  126 (24) : 2819-2825
Autorino R., Quarto G., Sio M.D., Lima E., Quarto E., Damiano R., et al. Fate of abstracts presented at the World Congress of Endourology: are they followed by publication in peer-reviewed journals? J Endourol 2006 ;  20 (12) : 996-1001 [cross-ref]
Autorino R., Quarto G., Di Lorenzo G., Giugliano F., Quattrone C., Neri F., et al. What happens to the abstracts presented at the Societè Internationale d'Urologie meeting? Urology 2008 ;  71 (3) : 367 [inter-ref]
Autorino R., Quarto G., Di Lorenzo G., De Sio M., Damiano R. Are abstracts presented at the EAU meeting followed by publication in peer-reviewed journals?. A critical analysis Eur Urol 2007 ;  51 (3) : 833-840[discussion 840].
 [cross-ref]
Ng L., Hersey K., Fleshner N. Publication rate of abstracts presented at the annual meeting of the American Urological Association BJU Int 2004 ;  94 (1) : 79-81 [cross-ref]
Schnatz P.F., Romegialli A., Abrantes J., Marakovits K., Cunningham D., O'Sullivan D.M., et al. The North American Menopause Society: from abstract to publication Menopause 2008 ;  15 (5) : 996-1001 [cross-ref]
Propst K., O'Sullivan D., Tulikangas P. Quality evaluation of abstracts presented at the society of gynecologic surgeons annual scientific meeting J Minim Invasive Gynecol 2015 ;  22 (6) : 1045-1048
Manuck T.A., Barbour K., Janicki L., Blackwell S.C., Berghella V. Conversion of Society for Maternal-Fetal Medicine abstract presentations to manuscript publications Am J Obstet Gynecol 2015 ;  213 (3) : 405.e1-405.e6
Muffly T.M., Calderwood C.S., Davis K.M., Connell K.A. The fate of abstracts presented at annual meetings of the american urogynecologic society from 2007 to 2008 Female Pelvic Med Reconstr Surg 2014 ;  20 (3) : 137-140
Gandhi S.G., Gilbert W.M. Society of Gynecologic Investigation: what gets published? J Soc Gynecol Investig 2004 ;  11 (8) : 562-565
Rabenda V., Bruyère O., Cooper C., Rizzoli R., Buckinx F., Quabron A., et al. Publication outcomes of the abstracts presented at the 2011 European Congress on osteoporosis, osteoarthritis and musculo-skeletal diseases (ECCEO-IOF11): a position paper of the European Society for clinical and economical aspects of osteoporosis, osteoarthritis and musculo-skeletal diseases (ESCEO) and the International Osteoporosis and Other Skeletal Diseases Foundation (IOF) Arch Osteoporos 2015 ;  10 : 11
Kwong Y., Kwong F.N.K., Patel J. Publication rate of trauma abstracts presented at an International Orthopaedic conference Injury 2007 ;  38 (7) : 745-749 [cross-ref]
Yilmaz S., Kalyoncu U., Cinar M., Karadag O., Koca S.S., Simsek I., et al. Features and publication rates of scientific abstracts presented at a rheumatology congress--EULAR 2008 Bull Hosp Jt Dis 2013 ;  71 (2) : 124-127 [cross-ref]
Cohen M.A., Mirza N., Dow K., Abboud S.K. Presentation and publication rates among women and men at AAO-HNS meetings ORL J Otorhinolaryngol Relat Spec 2012 ;  74 (6) : 325-329






© 2016 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.