Conséquences psychologiques du cancer de prostate chez les patients traités par une forme semestrielle d’hormonothérapie

25 janvier 2018

Auteurs : A. de la Taille, S. Mardoyan, A. Lafaye
Référence : Prog Urol, 2018, 1, 28, 32-38
Introduction

Le cancer de prostate (CaP) est souvent associé à des symptômes psychologiques tels que l’anxiété. Le but de cette étude était d’évaluer les effets au cours du temps d’un agoniste de la LH-RH sur l’anxiété et la qualité de vie (QdV) des hommes atteints d’un CaP.

Matériel

Il s’agit d’une étude française, observationnelle, non interventionnelle, multicentrique. Les patients atteints d’un CaP, éligibles à un traitement par leuproréline 45mg (forme 6 mois) étaient inclus et devaient compléter des questionnaires évaluant l’anxiété (memorial anxiety scale for prostate cancer [MAX-PC] ; state trait anxiety inventory [STAI]) et la QdV (questionnaire SF12) avant le début du traitement, puis à 6 mois.

Résultats

Les questionnaires ont été complétés par 575 patients à l’inclusion et par 315 patients à 6 mois. L’âge moyen était de 75,5 ans. À l’inclusion, le score moyen (±déviation standard [DS]) MAX-PC était de 17,7±12,0 avec une anxiété principalement en rapport avec le diagnostic de CaP. Après 6 mois de traitement, le score MAX-PC était significativement diminué (−2,0±10,4 ; p <0,001). Le diagnostic de CaP affectait négativement la QdV des patients. À 6 mois, le score SF-12 augmentait pour la composante vitalité (1,2±9,8 ; p =0,0142) alors que le score pour la dimension physique diminuait (−2±8,0).

Conclusion

Après 6 mois de traitement par leuproréline 45mg, les patients atteints d’un CaP étaient moins anxieux, avec une tendance à l’amélioration de leur état mental.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


En France, la cancer de prostate (CaP) est le premier en termes de prévalence avec environ 57 000 nouveaux cas par an en 2012, et représente la troisième cause de décès par cancer chez l'homme [1, 2]. Malgré des progrès dans l'efficacité et la gestion des traitements, le diagnostic de cancer, y compris le CaP, est souvent associé à des symptômes psychopathologiques comme le stress et l'anxiété [3]. Plusieurs études ont décrit l'anxiété des patients atteints de CaP et la prévalence de ces symptômes varie largement, allant de 8 à 30 % [4, 5, 6, 7, 8]. Les facteurs favorisant l'anxiété sont l'âge, l'état général et le niveau de PSA [4, 9]. L'implication des patients dans les décisions thérapeutiques, aussi bien au moment du diagnostic qu'au cours du suivi, pourrait également exacerber leur anxiété [10].


L'European Association of Urology (EAU) recommande l'utilisation de l'hormonothérapie comme standard dans le traitement du CaP au stade avancé [11]. La déprivation androgénique est classiquement réalisée par un agoniste de la LH-RH (aLHRH), prescrit en monothérapie ou en association à un traitement à visée curative, selon le stade tumoral [11]. Une étude réalisée en 2007 auprès de 200 patients afin d'évaluer leur perception d'une injection d'aLHRH tous les 6 mois a montré qu'un intervalle plus long entre les injections était associé à une amélioration de la QdV [12]. Cependant, plusieurs études ont montré une augmentation de l'anxiété des patients sous hormonothérapie [8, 13]. Ainsi, l'objectif de notre étude était d'évaluer, en pratique courante, l'effet de la leuproréline 45mg (forme 6 mois) sur l'anxiété et la qualité de vie des patients au cours du temps.


Matériel et méthodes


Schéma de l'étude


Il s'agit d'une étude observationnelle, non interventionnelle, multicentrique, menée en France entre mai 2010 et avril 2011 par 172 praticiens spécialisés. Ces praticiens ont été sélectionnés à partir d'un fichier de 1200 urologues, 634 oncologues et 678 radiothérapeutes travaillant en France depuis au moins janvier 2009.


Les patients inclus avaient un CaP prouvé histologiquement, étaient candidats à un traitement par aLHRH, n'avaient pas d'antécédent de troubles psychopathologiques et acceptaient de renvoyer un auto-questionnaire dans les 6 mois suivant la consultation initiale. Le choix d'utiliser une forme 6 mois de leuproréline était fait avant l'obtention du consentement du patient. Tous les patients éligibles à cette étude signaient un consentement avant d'être inclus. Les données collectées ont été gérées conformément à la réglementation française, selon un protocole approuvé par le comité consultatif sur le traitement de l'information en matière de recherche, la commission nationale de l'informatique et des libertés et le conseil de l'ordre des médecins.


Collecte des données


Les informations suivantes ont été collectées lors de la consultation initiale : caractéristiques démographiques, informations sur le CaP (date de diagnostic, caractéristiques de la maladie), comorbidités, symptômes (troubles urinaires, douleur), état général (indice de Karnofsky, clinical global impressions-severity scale ), ainsi que les traitements reçus pour le CaP. Les patients ont complété 3 auto-questionnaires (memorial anxiety scale for prostate cancer [MAX-PC], state trait anxiety inventory [STAI], medical outcome study 12 items form term health survey [SF-12]) lors de la consultation initiale et 4 auto-questionnaires leur ont été envoyés à domicile (MAX-PC, STAI-state, SF-12, STAI-trait) 6 mois plus tard. Les patients n'ayant pas renvoyé les questionnaires étaient recontactés par téléphone.


Auto-évaluation de l'anxiété


L'anxiété en rapport avec le CaP a été évaluée par le questionnaire MAX-PC [14, 15] constitué de 3 parties : l'anxiété liée au CaP, l'anxiété liée au PSA et la peur de la récidive. Le questionnaire MAX-PC comprenait 18 items, notés de 0 à 3 [15]. Si un item était incomplet, le score de la partie correspondante n'était pas calculé. Un score MAX-PC élevé (0-54) indiquait un niveau d'anxiété important. Le seuil de 27 a été utilisé pour estimer la proportion de patients présentant une anxiété cliniquement significative [14].


Le score STAI-state évaluait le niveau d'anxiété au moment de la consultation alors que le score STAI-trait mesurait le niveau d'anxiété habituel [16]. Chaque questionnaire comprenait 20 items notés de 1 à 4, et un score global allant de 20 à 80 [17]. Les scores STAI étaient calculés uniquement si au moins 17 items étaient complétés, en appliquant la formule : score STAI=score calculé sur les items complétés×20/nombre d'items complétés. Un score STAI élevé correspondait à un niveau d'anxiété important.


Évaluation de la QdV


La QdV était évaluée par le questionnaire SF-12, qui correspond à la forme courte du questionnaire SF-36 [18]. Le questionnaire SF-12 comprenait 12 questions, divisées en 8 items : fonctionnement physique, limitation physique, douleur physique, santé générale, vitalité, fonctionnement sociale, limitation émotionnelle, santé mentale. Chaque item était côté de 0 à 100. Le score globale SF-12, le score pour la dimension physique (PCS) et le score pour la dimension mentale (MCS) étaient estimés en utilisant les méthodes standards (transformation et agrégation de Z-score). Un score SF-12 élevé correspondait à une meilleure QdV.


Sécurité


Les effets indésirables constatés pendant la durée de l'étude devaient être rapportés par les investigateurs aux autorités compétentes, conformément à la réglementation en vigueur.


Analyse statistique


Les tests statistiques étaient bilatéraux avec un seuil de significativité de 5 %. Les changements par rapport à l'inclusion ont été évalués par un test de Wilcoxon apparié.


La recherche des facteurs expliquant un seuil d'anxiété plus élevé (Score global MAX-PC ≥27) a été effectuée à l'aide d'une régression logistique multivariée. L'ensemble des facteurs a été testé de façon univariée dans un premier temps, à l'aide de régressions logistiques univariées. À l'issue des analyses univariées, les facteurs significatifs au seuil de 20 % ont été retenus dans la régression logistique multivariée. Le modèle final a été issu de la sélection des variables par une méthode de sélection pas à pas (méthode « stepwise » avec seuil d'entrée à 20 % et de sortie à 5 %). À partir du modèle final, les odds ratios ont été présentés avec l'intervalle de confiance à 95 %. Les analyses ont été effectuées avec le logiciel SAS® (SAS Institute, NC, Cary, USA), version 8.2.


Résultats


Population de l'étude


Au total, 813 patients ont été évalués par 145 praticiens en France (médiane=5 [1 à 10] par praticien), dont 545 ont été inclus pour l'étude. Les autres patients ont été exclus en raison de questionnaires initiaux incomplets (n =230), CaP sans preuve histologique (n =1), pas d'indication à un traitement par aLHRH (n =7) ou antécédents de troubles psychiatriques (n =12). Trois cent quinze patients ont complété le questionnaire à 6 mois.


Caractéristiques initiales


Les caractéristiques des patients et de leur CaP à l'inclusion sont présentées dans le Tableau 1. L'âge moyen (±déviations standard [DS]) était de 75,5±8 ans. Le délai moyen par rapport au diagnostic de CaP était de 0,4 ans, avec 46,8 % des patients nouvellement diagnostiqués. Au total, 49 % des patients étaient asymptomatiques (indice de Karnofsky 100 %) et 29,6 % étaient peu symptomatiques (indice de Karnofsky 90 %). Les autres patients avaient un indice de Karnofsky compris entre 40 et 80. La gravité de la maladie évaluée par le clinical global impressions-severity scale était normale pour 29,6 % des patients, entre normale et légère pour 11,7 %, entre légère et modérée pour 47,9 % et sévère pour 20 %. Parmi les comorbidités rapportées, les plus fréquentes étaient les pathologies cardiovasculaires (43,5 %) et les troubles métaboliques (19,2 %). À l'inclusion, 33,9 % des patients avaient déjà reçu un traitement par aLHRH en monothérapie et 29,7 % en association avec la prostatectomie totale, la radiothérapie ou la chimiothérapie. La forme 6 mois de la leuproréline a été prescrite en monothérapie chez 42,8 % des patients.


Anxiété


Lors de l'évaluation initiale, le score moyen (±SD) MAX-PC était de 17,7±12,0 (IC95 % : 16,6-18,7) (Tableau 2). Au total, 24,4 % des patients avaient un score cliniquement significatif d'anxiété en rapport avec le CaP (≥27). L'anxiété était principalement liée au diagnostic de CaP (11,2±8,4 ; IC95 % : 10,5-11,9). Le score moyen MAX-PC n'était pas significativement différent selon que les patients recevaient la leuproréline en monothérapie ou en association avec d'autres traitements (16,9±12,0 vs. 18,5±12,0 respectivement). Le score moyen STAI-state (38,8±12,2) était comparable au score MAX-PC (Tableau 2). De même, les différentes composantes de MAX-PC et STAI-state étaient comparables.


En analyse multivariée, les facteurs de risque d'anxiété liée au CaP à l'inclusion étaient l'âge (odds ratio [OR] ≥77 ans vs. <77 ans 0,6 ; p =0,023), l'envahissement lymphatique/métastase ganglionnaire (OR 22 ; p =0,002), et les troubles métaboliques (OR 1,7 ; p =0,049).


Après 6 mois de traitement, le score moyen MAX-PC diminuait significativement de −2±10,4 (IC95 % : −3,2, −0,8 ; p <0,001), avec une diminution significative de l'anxiété liée au diagnostic de CaP (−1,4±7,7 ; IC95 % : −2,3, −0,5 ; p <0,001) et aux dosages de PSA (−0,2±1,8 ; IC95 % : −0,4, 0 ; p =0,043) (Tableau 2). À 6 mois, la diminution du niveau d'anxiété générale par rapport à l'évaluation initiale n'était pas significative, avec un score moyen STAI-trait à 39,6±10,4 (Tableau 2).


Qualité de vie


À l'inclusion, les scores moyens SF-12 PCS et MCS étaient de 43,8±9,6 et 46,0±9,9 respectivement (Tableau 2). À 6 mois, le score moyen PCS avait diminué de −2±8, alors que le score MCS n'était pas significativement différent (Tableau 2). De même, il n'y avait pas de différence pour les scores PCS et MCS entre les patients traités par monothérapie ou en association avec d'autres traitements (Figure 1). Le score SF-12 présentait des modifications significatives de plusieurs dimensions, avec une augmentation de la vitalité (+1,2±9,8 ; p =0,0142), indiquant une amélioration globale de l'état mental (Figure 2). Le fonctionnement physique (−2,0±8,0 ; p <0,001), la douleur (−1,8±11,0 ; p =0,003) et le fonctionnement social (−1,1±9,2 ; p <0,001) étaient significativement diminués après 6 mois.


Figure 1
Figure 1. 

Score PCS and MCS SF-12 moyens à l'inclusion et à 6 mois. MCS : mental component summary ; PCS : physical component summary .




Figure 2
Figure 2. 

Sous-scores SF-12 moyens à l'inclusion et à 6 mois. À l'inclusion, n =575 ; 6 mois, n =315.




Sécurité


Aucun effet indésirable n'a été rapporté avec la forme 6 mois de la leuproréline.


Discussion


Cette étude observationnelle, multicentrique, conduite en France, évaluait l'effet de la forme 6 mois de la leuproréline (Eligard®, Astellas Pharma) sur l'anxiété et la QdV des patients atteints d'un CaP. Les modifications du niveau d'anxiété et de QdV ont été évaluées par des questionnaires standardisés et validés (MAX-PC, STAI, SF-12) [14, 15, 16, 17, 18]. En tout, plus de 813 patients ont été évalués initialement ; 575 remplissaient les critères d'inclusion et 315 patients ont complété le questionnaire d'évaluation à 6 mois (Figure 2).


À l'inclusion, un niveau modéré d'anxiété (score MAX-PC<27) était observé chez environ 70 % des patients, 30 % des patients présentant une anxiété cliniquement significative. L'anxiété était principalement liée au diagnostic de CaP. Les facteurs associés à un niveau d'anxiété plus élevé étaient l'âge, le stade de la maladie et la présence d'un syndrome métabolique. Ces résultats sont en accord avec plusieurs études rapportant une augmentation du niveau d'anxiété et une diminution de la QdV lors du diagnostic de cancer. C'est particulièrement le cas en cas de cancer de la sphère génitale, en raison de la portée symbolique et de la modification de l'image corporelle [19, 20]. De plus, plusieurs études ont rapporté des niveaux d'anxiété plus élevés après le diagnostic de cancer chez les patients plus jeunes (≤65 ans) [21, 22, 23], en cas de maladie à un stade avancé [24] ou de mauvais état général [25, 26, 27].


Lors de l'inclusion, les conséquences du CaP sur l'état physique et mental des patients ont été évaluées en comparant les scores SF-12 PCS et MCS au seuil défini dans la population générale (≤49) [18]. Les scores MAX-PC et STAI montraient une diminution du niveau d'anxiété après 6 mois de traitement par leuproréline. Cette diminution était associée à une baisse du niveau d'anxiété liée au diagnostic de CaP et aux résultats de PSA. La vitalité des patients était également significativement augmentée. En simplifiant l'administration du traitement, la forme 6 mois de la leuproréline, pourrait contribuer à la diminution de l'anxiété et à l'amélioration de la qualité de vie, au moins chez les patients ayant préalablement reçu le traitement avec des interdoses plus courtes. En effet, une étude a déjà montré l'association entre la diminution de la fréquence des injections entre les formes 1 mois et 3 mois d'hormonothérapie et plusieurs bénéfices comme l'amélioration de la QdV et des rappels moins fréquents de la maladie [12]. De plus, une étude récente a montré que les patients traités avec la forme 6 mois oubliaient plus facilement leur maladie [28].


Notre étude présente des résultats encourageants sur l'impact de l'hormonothérapie, et plus particulièrement la forme 6 mois de la leuproréline, sur l'anxiété des patients atteints de CaP. À l'inverse, d'autres études ont montré peu d'effet ou un effet négatif de l'hormonothérapie sur le niveau d'anxiété des patients atteints d'un CaP. Chez les patients préalablement traités par radiothérapie, aucune amélioration de l'anxiété ou de la QdV n'a été rapportée après traitement adjuvant par hormonothérapie [29]. De plus, chez les hommes hormono-naïfs, le blocage androgénique était associé à plus de dépression, tension, anxiété, fatigue et irritabilité sur une période de 9 mois [30]. Enfin, des études récentes ont montré que les patients sous hormonothérapie avaient un niveau d'anxiété significativement augmenté, avec une diminution à l'arrêt du traitement [13, 26].


Une limite de notre étude est son design ouvert qui peut introduire des biais. Cependant, comme l'objectif principal était d'évaluer l'anxiété rapportée par les patients atteints d'un CaP avancé recevant la forme 6 mois de la leuproréline, les biais étaient limités par l'utilisation d'auto-questionnaires, développés et validés pour le CaP. D'autre part, l'anxiété et la QdV étaient évaluées lors de l'inclusion et après 6 mois de traitement par aLHRH, prescrit en monothérapie ou en association, si bien que son impact à moyen et long terme reste inconnu et nécessite une évaluation spécifique. Cependant, malgré ces limites, cette étude contribue à montrer l'importance de l'anxiété chez une proportion significative de patients atteints de CaP avancés. Par conséquent, les patients chez qui un CaP est diagnostiqué devraient bénéficier d'une détection précoce de l'anxiété afin de recevoir une prise en charge adaptée.


Conclusion


La prise en charge thérapeutique des patients permet de réduire leur anxiété et a une tendance à améliorer leur état mental. Plus qu'une action du produit thérapeutique par lui-même, cette amélioration est probablement liée à la fin d'une période d'anxiété liée à l'attente du diagnostic et à l'espoir donné par le début du traitement.


Déclaration de liens d'intérêts


Laboratoire Astellas.


Remerciements


Cette étude a été financée par Astellas Pharma France. L'analyse des données a été effectuée par N. Lemaire de Axonal. Les auteurs avaient accès à la totalité des données et ont participé à l'analyse des données ainsi qu'à l'élaboration du manuscrit. Les auteurs souhaitent remercie V. Patin d'Axonal, financée par Astellas Pharma France, pour son aide dans la rédaction du manuscrit à partir des discussions avec les auteurs. Dr Mei Leye et Lauren Smith de Complete HealthVizion, financés Astellas Pharma France, ont aidé à la révision et l'édition du manuscrit. Les auteurs assument la responsabilité des opinions, conclusions et interprétation des données présentés. Tous les auteurs ont lu et approuvé la version finale de ce manuscrit.




Tableau 1 - Caractéristiques des patients.
Caractéristiques   
Âge moyen (DS), ans, n =572   75,5 (8,0) 
Délai médian (intervalle) depuis le diagnostic, ans, n =566   0,4 (0,0−18,7) 
Score de Gleason, n (%), n =564    
< 127 (22,5) 
290 (51,4) 
> 147 (26,1) 
PSA médian (intervalle), ng/mL, n = 570   15,0 (0,8−2487,0) 
Traitement préalable, n (%)    
aLHRH en monothérapie  195 (33,9) 
aLHRH en association  171 (29,7) 
Pas de traitement préalable  209 (36,4) 
Comorbidités, n (%)    
Maladies cardiovasculaires  250 (43,5) 
Troubles métaboliques  110 (19,2) 
Maladies rhumatologiques  95 (16,6) 
Maladies respiratoires  58 (10,0) 
Autres cancers  40 (6,9) 
Troubles gastro-intestinaux  39 (6,7) 
Troubles neurologiques  36 (6,2) 
Autres pathologies  32 (5,6) 
Troubles ORL  13 (2,2 



Légende :
LHRH : luteinizing-hormone releasing hormone ; PSA : prostate-specific antigen ; DS : déviation standard.



Tableau 2 - Scores moyens MAX-PC, STAI-state, et SF-12 à l'inclusion et à 6 mois.
  Inclusion
 
6 mois
 
Changement par rapport à l'évaluation initiale  p  
Score MAX-PC global moyen (DS)   19,0 (12,2)  17,4 (11,1)  −2,0 (10,4)  <0,001 
<27, n (%)  210 (70,7)  235 (80,8)     
≥27, n (%)  87 (29,3)  56 (19,2)     
Sous-scores MAX-PC moyens (DS)          
Anxiété liée au diagnostic de cancer de prostate, 0−33  12,1 (8,6)  10,9 (7,9)  −1,4 (7,7)  <0,001 
Anxiété liée au dosage du PSA, 0− 1,5 (2,2)  1,3 (2,0)  −0,2 (1,8)  0,043 
Anxiété liée à la récidive,
0−12 
5,3 (3,1)  5,1 (2,9)  −0,2 (3,1)  0,071 
Score STAI moyen (DS)          
STAI-state  38,8 (12,2)  38,5 (11,8)  −0,3 (10,6)  0,203 
STAI-trait  39,6 (10,4)     
Score SF-12 moyen (DS)          
PCS  43,8 (9,6)  41,8 (9,4)  −2,0 (8,0)  <0,001 
MCS  46,0 (9,9)  46,0 (9,1)  0,6 (8,7)  0,070 



Légende :
Population globale, n =315 ; MAX-PC : memorial anxiety scale for prostate cancer ; MCS : mental component summary ; PCS : physical component summary ; PSA : prostate-specific antigen ; DS : déviation standard ; SF-12 : medical outcomes study 12-item short-form health survey ; STAI : state trait anxiety inventory .


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