Chez quels patients et pour quelles tumeurs faisons nous des néphrectomies totales élargies en France ? Données de l'étude Néphron

25 novembre 2012

Auteurs : J.-J. Patard, J.-C. Bernhard, G. Pignot, L. Zini, H. Lang, M. Crepel, J. Rigaud, L. Salomon, M. Soulie, C. Vaessen, M. Roupret, J. Jung, E. Mourey, X. Martin, P. Bigot, F. Bruyère, J. Berger, J. Ansieau, P. Gimel, F. Salome, J. Hubert, C. Pfister, N. Mottet, H. Baumert, A. Mejean
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 751




 

Type de financement .– Baxter.


Objectifs .– Il a été suggéré que l’usage de la Néphrectomie Totale élargie (NTE), notamment coelioscopique pourrait se faire au dépens du développement de la néphrectomie partielle (NP). Nous avons pris l’opportunité d’un registre prospectif national pour analyser quels profils de patients et de tumeurs étaient actuellement traités par NTE en France.


Méthodes .– Cette étude est une analyse de sous groupe de l’observatoire NEphrectomiesPartielles et pratique de l’Hémostase : Registre Observationnel National(NEPHRON). Le recrutement s’est étalé du 1er juin au 31 décembre 2010. Des données épidémiologiques, pré-, per- et postopératoires ont été collectées via un e-CRF. Des fichiers distincts ont été complétés concernant les techniques ablatives, de NTE et de NP. Le fichier des NTE est ici analysé.


Résultat .– Au total, 667 NTE ont été réalisées par 246 urologues dans 54 centres. L’âge médian des patients était de 64 (22–97) ans. L’ECOG performance status était1 dans 40 % des cas et l’ASA était3 dans 25 % des cas. La taille tumorale moyenne radiologique était de 7,2±3,7cm. Une tumeur kystique était notée dans 8,9 % des cas. Il s’agissait d’une NTE par voie ouverte dans 348 cas (52,2 %) ou laparoscopique dans 319 cas (47,8 %). Une extension ganglionnaire ou métastatique était notée dans 8,2 % et 10,5 % des cas. Le taux de tumeurs bénignes était de 7,6 %. Les principaux types histologiques malins étaient les suivants : carcinomes à cellules claires=72 % ; papillaires=9,6 % ; chromophobe=6 %. La stadification pT se répartissait en : T1a=17,8 %, T1b=22,1 %, T2=13,8 %, T3=42,8 %, T4=2,9 %.


Conclusion .–Il ne semble pas qu’il y ait un usage excessif de la NTE dans la pratique actuelle des urologues français puisque 60 % des procédures ont été réalisées pour des tumeursT2. Cependant, il convient de continuer d’améliorer le taux de NP pour les tumeurs T1.




Haut de page



© 2012 
Publié par Elsevier Masson SAS.