Bandelette sous-urétrale en ambulatoire chez la femme : revue de la littérature

25 décembre 2015

Auteurs : S. Serey-Eiffel, J.-B. Coquet, G. Fournier, A. Valeri, M.-A. Perrouin-Verbe
Référence : Prog Urol, 2015, 17, 25, 1204-1212
Introduction

L’objectif du travail était de rapporter l’efficacité, la morbidité et la faisabilité des bandelettes sous-urétrales (BSU) pour incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme en ambulatoire.

Matériel et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de donnée Pubmed en utilisant les mots clés : suburethral sling , midurethral sling , TVT, TOT, outpatient surgery , day surgery .

Résultats

En post-opératoire, 78 à 88 % des patientes étaient continentes ; 6,8 à 12 % d’entre elles étaient améliorées. Aucune complication majeure n’a été retrouvée. Les complications mineures variaient entre 7,2 et 19,8 %. Quatre-vingts pour cent à 86,6 % des patientes n’ont présenté aucune complication. Le taux de retour à domicile à j0 variait de 70,4 à 100 %. Le taux de satisfaction était de 89,4 à 95 %.

Conclusion

Le traitement de l’IUE par BSU en ambulatoire est faisable, efficace, avec un faible taux de complication et un important taux de satisfaction.




 




Introduction


La chirurgie de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) chez la femme est de moins en moins invasive et de plus en plus simplifiée avec le développement de nouvelles technologies comme les bandelettes sous-urétrales (BSU).


Les progrès techniques, chirurgicaux et anesthésiques permettent de développer l'activité de chirurgie ambulatoire qui est une source potentielle d'économie pour le système de santé et de bénéfices pour le patient [1]. Elle repose sur un triptyque fondamental patient-acte-structure s'appuyant sur une sélection rigoureuse des patients et des actes, associée à une organisation et un accompagnement spécifique au sein d'une structure dédiée. Il est recommandé de privilégier le mode d'hospitalisation ambulatoire lorsque les conditions d'éligibilité du patient sont réunies [2, 3].


Audenet et al. ont montré qu'en 2009 la chirurgie de l'incontinence urinaire représentait 32,5 % de l'activité de chirurgie ambulatoire dans son centre, avec 17,2 % de BSU. L'activité de chirurgie ambulatoire représentait environ 10 % de l'activité totale de chirurgie urologique [4].


En 2012, dans la région Midi-Pyrénées, la part de la chirurgie ambulatoire en urologie a été évaluée à 26,4 %±16,2 %. Quinze pour cent des praticiens réalisaient les BSU en ambulatoire [5]. Il existait donc une part importante de la chirurgie d'incontinence urinaire réalisée en ambulatoire, principalement la mise en place de BSU.


Selon l'HAS en 2008, il n'était pas possible de conclure en termes de sécurité de la pose de BSU en ambulatoire [6].


L'objectif de cette revue de la littérature était de rapporter l'efficacité, la morbidité et la faisabilité des BSU pour IUE chez la femme en ambulatoire.


Matériel et méthodes


Une revue systématique de la littérature scientifique a été réalisée à partir de la base de donnée Pubmed (pubmed). La recherche a été effectuée avec les mots clés suivants : suburethral sling, midurethral sling, tension-free vaginal tape (TVT), transobturator tape (TOT), outpatient surgery , day surgery , sans restriction de langue. Seules les publications en langue anglaise et française ont été étudiées in extenso, pour les autres langues, seul le résumé en anglais a été étudié.


Seuls les articles qui traitaient des BSU en ambulatoire ont été retenus, sans restriction de date jusqu'en mai 2015.


Résultats


Deux cent cinquante-six articles ont été identifiés dans PubMEd avec les critères de recherche. Les articles retenus ont été publiés entre 1992 et 2015.


Onze articles traitaient spécifiquement des BSU en ambulatoire. À notre connaissance, il n'existait aucune étude randomisée comparant le mode d'hospitalisation. Il existait un essai randomisé prospectif dont une analyse secondaire rétrospective avait comparé les résultats et les complications selon le mode d'hospitalisation [7] et une étude non randomisée dont l'objectif principal était de comparer l'impact du mode d'hospitalisation sur le coût (en espagnol) [8]. Il n'existait a priori pas d'autre étude comparant le mode d'hospitalisation. Parmi les 9 études observationnelles non comparatives, 5 étaient prospectives [9, 10, 11, 12, 13], et 4 rétrospectives [14, 15, 16, 17].


La mise en place d'une BSU pour IUE fait partie des actes réalisés par de nombreuses équipes en ambulatoire.


C'est Ulmsten et Petros qui ont montré pour la première fois en 1995 la faisabilité de cette prise en charge [9].


Selon les études analysées, le taux de BSU réalisé en ambulatoire variait de 20,8 à 84 % (médiane à 79,6 %) [7, 15, 18, 19].


Ce taux a considérablement augmenté depuis le début des années 2000. En effet Suskind et al. avaient décrit à partir de la State Ambulatory Database (SASD), qu'entre, 2001 et 2009, 35 963 BSU ont été réalisées en ambulatoire en Floride aux États-Unis. Le taux de BSU en ambulatoire ajusté selon l'âge augmentait significativement durant cette période, de 2,36 à 9,45/10 000 (p < 0,001), soit avait été quadruplé [20].


Efficacité et morbidité


Le taux d'efficacité d'une BSU posée en hospitalisation conventionnelle (HC) variait de 65 à 100 % en fonction des études et des techniques avec une médiane à 87 % [7, 18, 21, 22, 23, 24, 25, 26] et le taux de complications variait de 0 à 14,1 % avec une médiane à 10,5 % [18, 21, 22, 23, 24].


L'efficacité et les complications des BSU en ambulatoire rapportées par les différentes études sont détaillées dans le Tableau 1.


Le taux de continence variait entre 78 et 88 % (médiane à 84 %), et 6,8 à 12 % des patientes avaient une amélioration significative (médiane à 8 %). Le taux d'échec variait de 0 à 13,4 % (médiane à 7 %).


Aucune complication majeure n'a été trouvée [7, 9, 10, 11, 12, 13, 17], et 80,2 à 86,6 % des patientes n'avaient aucune complication (médiane à 84,1 %).


Les complications mineures variaient de 7,2 à 19,8 %, avec une médiane à 15,8 %. Les principales complications rapportées étaient la dysurie ou rétention urinaire variant de 2,4 à 22 % (médiane à 6,7 %) et les infections urinaires basses variant de 5,3 à 6,7 % (médiane à 6,2 %).


L'étude prospective multicentrique et randomisée de Palomba et al. a comparé 3 mini-bandelettes sous-urétrales différentes en ambulatoire entre septembre 2008 et novembre 2010 : MiniArc®, Ajust® et TVT Secur®. La technique MiniArc® était plus simple (faisabilité : p =0,012 ; technique chirurgicale : p =0,021), plus sûre (complication : p =0,028) et avait un plus grand taux de satisfaction (p =0,019) que les autres techniques [13]. En revanche, le taux d'efficacité ne semblait pas différer à long terme entre les 3 techniques [27].


Dans leur étude, Thubert et al. ont montré que le type d'hospitalisation (HC ou ambulatoire) pour la prise en charge des BSU n'avait pas d'influence sur les résultats, avec un même taux d'échec et de complications [7].


Faisabilité


La SFAR recommande que la sélection des actes réalisés en ambulatoire soit fondée sur la maîtrise des risques, sur la durée et les suites de ces actes, sans pour autant imposer une liste réglementaire d'actes à réaliser en ambulatoire [2].


La pose de BSU est une technique sure, simple, et peu morbide ; comme rapporté ci-dessus et dans de nombreuses études en HC [18, 21, 22, 23, 24, 25, 26].


La durée d'intervention variait de 10 à 62minutes en fonction des études, avec une médiane calculée à 22minutes [7, 8, 10, 11, 13, 14, 16, 17, 18, 28]. Ce geste peut être réalisé sous anesthésie rachidienne, générale ou même locale pure [29].


Cette technique est donc éligible à la prise en charge en ambulatoire.


L'étude de la faisabilité de l'ambulatoire pour les BSU est rapportée dans le Tableau 2. Le taux de retour à domicile le jour de l'intervention (sortie à j0) variait selon les études de 70,4 à 100 %, avec une médiane à 89 % [7, 8, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17].


Les causes de non-sortie à j0 (conversion en HC) étaient principalement la rétention d'urine, la douleur, les nausées, le saignement vaginal [11, 13, 15, 16]. Ont été également trouvées régulièrement des erreurs de programmation pour raisons non médicales, comme le refus de la patiente de sortir le soir de l'intervention ou une personne vivant seule [11, 15].


En ce qui concerne la période post-opératoire précoce (< 30jours après la sortie), peu de données existaient.


Deux études n'ont décrit aucune réhospitalisation ou consultation précoce [14, 15].


Van der Vaart et al. ont décrit une consultation sur 132 patientes (0,8 %) dans les 24 à 72heures pour un problème lié à la sonde vésicale ; et une réhospitalisation (0,8 %) 72heures après la chirurgie pour cellulite sus-pubienne due à une perforation vésicale [12].


Le principal risque d'échec de la prise en charge ambulatoire était le risque rétentionnel pouvant être à l'origine d'une hospitalisation non programmée.


L'AFU a émis des recommandations sur la gestion des risques en chirurgie ambulatoire, notamment sur le risque rétentionnel post-opératoire (Annexes 1 et 2), qui nécessite la surveillance de la reprise des mictions postopératoires avec mesure du résidu post-mictionnel par bladder scan [3].


Afin de mieux évaluer ce risque, Souter et al. ont établi des groupes de patients à risque de rétention urinaire après chirurgie ambulatoire en fonction des facteurs de risque [30] (Annexes 1 et 2).


Des facteurs prédictifs de rétention d'urine après mise en place d'une BSU (TVT) en ambulatoire ont également été recherchés par Baron et al. dans leur série sur 126 patientes. Soixante et un pour cent des patientes (73/119) avaient eu une miction rapide après l'intervention. Les facteurs prédictifs de reprise de miction satisfaisante en post-opératoire étaient la multiparité (≥ 3) (p =0,014), un Valsalva leak point pressure (VLPP) supérieur à 60 cm d'H2 O (p =0,003), et un stress pré-opératoire important (p =0,013) [28].


Kim et al. ont également analysé les facteurs prédictifs de reprise des mictions après BSU (TOT) chez 180 patientes. En analyse univariée, le volume prémictionnel (≤ 336,74±111,06 ; p <0,01), le débit maximal à la précédente miction (≥ 15,92±7,14 ; p <0,01), l'âge (≤ 56,54±9,71 ; p =0,04), la parité (3 ; p =0,08) et une chirurgie concomitante de cystocèle (p =0,01) étaient trouvés. Les 2 facteurs prédictifs les plus importants et trouvés en analyse multivariée étaient le volume prémictionnnel (p<0,01) et le débit maximal à la précédente miction (p <0,01) [31].


Satisfaction


Le taux de satisfaction après pose de BSU en ambulatoire était élevé, variant de 89,4 à 95 % [12, 14, 15]. Par ailleurs, le taux de satisfaction à long terme après pose de TOT était significativement meilleur en ambulatoire par rapport à une HC (p =0,003) [7].


Quatre-vingt treize pour cent des patientes recommandaient cette prise en charge [15]. Cette recommandation s'améliorait avec le temps, 90,2 % 3jours après l'intervention et 92,2 % 6 à 10 semaines après l'intervention [12].


Van der Vaart et al. ont montré que 88,6 % des patientes étaient satisfaites de l'information écrite et orale, 77,3 % de la préparation avant la chirurgie, 98,5 % des soins prodigués par le chirurgien, 90,2 % des soins prodigués par le personnel du service de chirurgie. En univarié, les facteurs associés à une recommandation négative étaient : la douleur (EVA≥5) (OR=3,3 ; IC=1,3-8,7), les complications (OR=3,4 ; IC=1,1-10,7), l'insatisfaction de l'information préopératoire (OR=3,9 ; IC=1,5-10,3) et l'insatisfaction de l'équipe soignante (OR=13,8 ; IC=4,2-45,3). Ce dernier facteur étant le seul facteur retrouvé en analyse multivariée (OR=7,3 ; IC=1,6-33,5). Seulement 2,4 % des patientes auraient préféré être hospitalisées après l'intervention chirurgicale [12].


Dans leur étude, Palomba et al. évaluaient la satisfaction de la prise en charge des mini-bandelettes sous-urétrales à l'aide d'une échelle visuelle analogique. La satisfaction globale était évaluée à 7,8/10. Le taux de satisfaction était respectivement de 7,3/10±2,5 pour TVT Secur System®, 8,6/10±3,0 pour MiniArc®, 7,5/10±2,7 pour Ajust® [13].


Bénéfices


L'incontinence urinaire est une pathologie fréquente avec une prévalence variant entre 25 à 45 % [32]. Le coût de sa prise en charge est donc important.


Castillon Vela et al. ont montré un bénéfice évident d'une prise en charge de l'IUE en ambulatoire, en comparant deux groupes (groupe 1 : TVT en ambulatoire, groupe 2 : TOT en HC). Le coût par procédure était de 4740 euros dans le groupe 1 contre 7099 euros dans le groupe de 2 [8].


Discussion


Il existe de nombreuses études évaluant les BSU dans la littérature. Dans la plupart de ces articles, la prise en charge des BSU se fait principalement en HC bien que la technique initialement décrite par Ullmsten et al. soit en ambulatoire. Il existe peu de données sur leur prise en charge en ambulatoire.


À notre connaissance, notre travail est le premier à réaliser un état des lieux de la littérature sur cette prise en charge.


Seulement 7 articles rapportaient spécifiquement l'efficacité des BSU en ambulatoire [7, 9, 10, 11, 12, 13, 17].


L'évaluation des résultats fonctionnels de la BSU n'était cependant pas détaillée dans la plupart des articles. De plus, la définition de la continence n'était souvent pas ou peu détaillée. Le terme « complètement guéri » utilisé, ainsi que les termes « amélioration significative » et « aucune amélioration » n'avaient pas de définition précise ou identique. La date d'évaluation n'était par ailleurs pas toujours précisée. L'évaluation du retentissement sur la qualité de vie n'était pas systématiquement faite, or cela est essentiel en chirurgie fonctionnelle. Par ailleurs, les termes « complications majeures » et « complications mineures » n'étaient pas toujours définis, mais les complications mineures étaient souvent détaillées. Une évaluation plus standardisée des complications devrait être utilisé (classification selon Clavien et Dindo), de même que le retentissement sur la qualité de vie (auto-questionnaires).


Les résultats fonctionnels et les complications semblaient comparables à la prise en charge en HC [7].


Parmi les 9 articles décrivant la faisabilité de cette prise en charge, le taux de retour à domicile le jour de l'intervention (j0) ou le taux d'hospitalisation post-opératoire immédiat était donné [7, 8, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17]. Il est à noter que la définition d'ambulatoire est variable selon les pays. Contrairement à la définition française (sortie j0), dans les pays anglo-saxons, un patient passant moins de 24heures à l'hôpital (avec ou sans nuit) est considéré comme « ambulatoire ».


Il existait également un manque de données concernant les 30jours post-opératoires (jusqu'à la consultation de suivi). Le taux de ré-hospitalisation et le taux de consultation précoce n'étaient indiqués que dans 3 articles sur les 8 [12, 14, 15]. Il s'agit pourtant de critères essentiels d'évaluation de faisabilité en ambulatoire.


Une des cause d'échec de l'ambulatoire étant la rétention aiguë d'urine, il est important de suivre les recommandations de l'AFU [3] : privilégier une anesthésie générale, assurer une bonne hydratation, éviter les morphiniques. L'hémostase per-opératoire doit être soigneuse, en effet les saignements peuvent être une cause d'hospitalisation. La prise en charge des douleurs et des nausées doit être anticipée.


Une bonne organisation est également primordiale afin d'éviter des erreurs de programmation. En effet, un taux important d'erreurs de programmation était observé dans les premières années de prise en charge en ambulatoire (Tableau 2). L'amélioration de ce taux témoigne d'une organisation de plus en plus adaptée.


Une autre limite de cette étude était l'hétérogénéité des différentes techniques chirurgicales utilisées (TVT, TOT, mini-bandelettes). Il est en effet difficile de comparer différents matériaux, différentes voies d'abord et différents ancillaires. Cependant, le but de l'étude était d'évaluer la faisabilité d'une prise en charge en ambulatoire quelle que soit la technique utilisée.


Le taux de satisfaction reste une donnée subjective mais importante dans l'évaluation d'une prise en charge. Pourtant elle n'était pas toujours évaluée.


La prise des BSU paraît faisable en ambulatoire. Ce mode d'hospitalisation ne semble pas impacter sur les résultats fonctionnels et les complications. Cependant, des études randomisées comparant le mode d'hospitalisation sont attendues pour le vérifier, et pour identifier d'éventuels facteurs de risque d'échec de la prise en charge en ambulatoire.


Conclusion


Le traitement de l'incontinence urinaire féminine par bandelettes sous-urétrales est compatible avec une prise en charge en ambulatoire sans compromettre les résultats fonctionnels, ni la satisfaction des patientes. Ces interventions étant à risque rétentionnel, elles nécessitent une surveillance de la reprise mictionnelle et une sélection optimale des patientes doit être organisée [3].


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



Annexes 1 et 2. Matériel complémentaire


(30 Ko)
  
(32 Ko)
  




Tableau 1 - Efficacité et complications des BSU en ambulatoire.
Références  Types de traitements  Méthodologie de l'étude  Nombre de patientes  Efficacité 
Complications 
        Continence  Amélioration significative  Échec  Majeures  Mineures  Aucunes 
Ulmsten et al., 1995 [9 IVS  Prospective, monocentrique  50  78 % (39) (continence)  12 % (6)    0 % (0)     
Ulmsten et al., 1996 [10 IVS, sous AL  Prospective, monocentrique
sur 2ans 
75  84 % (63) (0 fuites)  8 % (6)
(quelques fuites sans protection) 
8 % (6)  0 % (0)  13,4 % (10)
6,7 % dysurie/RAU
6,7 % IU 
86,6 % (65) 
Nilsson et al., 2001 [11 TVT, sous AL  Prospective, monocentrique sur 16 mois ; 1,2 % PDV  161  87 % (140)  6,8 % (11)  5 % (8)  0 % (0)  19,8 % (32)
4,3 % (7) RAU
3,1 % (5) urgenturie
6,2 % (10) IU
3,7 % (6) perforation vésicale
< 3 % hémorragie 
80,2 % (129) 
van der Vaart et al., 2007 [12 TVT  Prospective, monocentrique de janvier 2003 à juin 2005  132        0 % (0)  15,9 % (24)
7,6 % (10) RPM>150mL : SAD
5,3 % (7) perforation vésicale
5,3 % (7) IU 
84,1 % (111) 
Al-Singary et al., 2009 [17 TOT, 96 % épidurale  Rétrospective, monocentrique de mars 2002 à octobre 2006  82  78 % (64)  8,6 % (7)  13,4 % (11)  0 % (0)  7,2 % (6)
2,4 % (2) dysurie
1,2 % (1) urgenturie de novo
3,6 % (3) érosion vaginale
0 rétention urinaire 
 
Palomba et al., 2012 [13 Mini BSU  Prospective, randomisée, multicentrique
septembre 2008 à novembre 2010 
120        0 % (0)  15,8 % (19)   
Thubert et al., 2015 [7 BSU  Analyse secondaire d'un essai randomisé prospectif multicentrique de janvier 2003 à décembre 2007  31  88 % (22/25) (0 fuites) à 24 mois  12 % (12/24)
à 24 mois 
0 % (0/24)    3,2 % (1) plaie urétrale
3,2 % (1) érosion vaginale
12 % (3/25) d'urgenturie persistante à 24 mois
8 % (2/25) d'incontinence par urgenturie de novo à 24 mois
44 % (11/25) dysurie à 24 mois
28 % (7/25) dysurie de novo à 24 mois
0 rétention urinaire 
 



Légende :
IVS : intravaginal slingplasty ; TVT : tension-free vaginal tape ; TOT : transobturator tape ; BSU : bandelettes sous-urétrales ; AL : anesthésie locale ; PDV : perdus de vue ; RAU : rétention aiguë d'urine ; IU : infection urinaire ; RPM : résidus post-mictionnel ; SAD : sonde à demeure.



Tableau 2 - Faisabilité des BSU en ambulatoire.
Études  Types de traitements  Méthodologie de l'étude  Nombre de patientes  Sortie à j0  Causes de non-sortie  Ré-hospitalisation  Consultations précoces 
Nilsson et al., 2001 [11 TVT sous AL  Prospective, monocentrique
sur 16 mois ; 1,2 % PDV 
161  80 % (129)  10,6 % (17) erreur programmation
4,3 % (7) rétention urinaire
3,7 % (6) perforation vésicale 
   
Navalón Verdejo et al., 2005 [14 TVT sous AL  Rétrospective, monocentrique de janvier 2000 à décembre 2004  26  100 % (26)    0 % (0)  0 % (0) 
van der Vaart et al., 2007 [12 TVT  Prospective, monocentrique de janvier 2003 à juin 2005  132  100 % (132)    0,8 % (1)  0,8 % (1) 
Castillon Vela et al., 2007 [8 TVT  Rétrospective, monocentrique de octobre 2004 à octobre 2005  13  84,6 % (11)       
Rathat et al., 2007 [15 TOT Monarc® 95 % sous AL  Rétrospective, monocentrique de juin 2003 à juin 2005  84  89,3 % (75)  5,33 % (4) erreur programmation
2,67 % (2) rétention urinaire
1,33 % (1) douleur
1,33 % (1) nausée
1,33 % (1) autre 
0 % (0)  0 % (0) 
Sivanesan et al., 2007 [16 TOT fin HDJ : 17 Rétrospective, monocentrique d'août 2002 à juillet 2005  167  77,8 % (130)  10,2 % (17) rétention urinaire
10,2 % (17) pas de miction satisfaisante
0,6 % (1) saignement vaginal
0,6 % (1) douleur
0,6 % (1) nausée 
   
Al-Singary et al., 2009 [17 TOT, 96 % épidurale  Rétrospective, monocentrique de mars 2002 à octobre 2006  82  70,4 % (130)       
Palomba et al., 2012 [13 Mini BSU  Prospective, randomisée, multicentrique de septembre 2008 à novembre 2010  120  95 % (114)  0,8 % (1) saignement vaginal
4,2 % (5) douleur 
   
Thubert et al., 2015 [7 BSU  Analyse secondaire rétrospective d'un essai randomisé prospectif multicentrique de janvier 2003 à décembre 2007  31  100 % (31)       



Légende :
TVT : tension-free vaginal tape ; TOT : transobturator tape ; BSU : bandelettes sous-urétrales ; AL : anesthésie locale ; HDJ : hôpital de jour.


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