ARCHES–efficacité du traitement par suppression androgénique en association avec l’enzalutamide ou placebo dans le cancer de la prostate hormono-sensible métastatique : résultats de l’antigène spécifique de la prostate (PSA)

25 novembre 2019

Auteurs : A. Stenzl, R. Szmulewitz, D. Petrylak, J. Holzbeierlein, A. Villers, A. Azad, A. Alcaraz, B. Alekseev, T. Iguchi, N. Shore, B. Rosbrook, B. Baron, F. Kunieda, R. Morlock, K. Ramaswamy, A. Armstrong
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 700
Objectifs

L’enzalutamide (ENZA) apporte un bénéfice aux hommes atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC). ARCHES, étude de phase III en double aveugle versus placebo (PBO), évalue l’efficacité d’ENZA associé à une suppression androgénique (TSA) dans le cancer de la prostate hormono-sensible métastatique (CPHSm). Les résultats rapportés ici portent sur le PSA, marqueur important du cancer de la prostate.

Méthodes

Les patients (pts) CPHSm étaient randomisés en deux groupes (1 :1) : ENZA+TSA ou PBO+TSA, stratifiés selon le volume tumoral et la prise de docétaxel antérieure. Un TSA sans progression radiologique ou augmentation du PSA était autorisé jusqu’à trois mois avant j1 (≤ 6 mois si docétaxel préalable). Le critère principal était la survie sans progression radiologique (rPFS) [lecture centralisée]. Les analyses pré-spécifiées incluaient la rPFS globale et selon le PSA initial, le délai de progression biologique, le délai de résistance à la castration, le taux de PSA indétectable et la réponse du PSA. Le traitement était continué jusqu’à progression ou toxicité non acceptable.

Résultats

Au total, 1150 pts furent randomisés (ENZA+TSA, n =574 ; PBO+TSA, n =576). Les caractéristiques initiales étaient homogènes entre les groupes ; 91 % avaient reçu un TSA antérieur. Le taux médian de PSA était 5,21ng/mL ; le suivi médian était 14,4 mois. L’association ENZA+TSA a significativement amélioré la rPFS, quel que soit le PSA initial. L’association ENZA+TSA a significativement amélioré le délai de progression du PSA et le délai de résistance à la castration. Les proportions de pts avec un PSA indétectable ou une réponse du PSA ≥ 50 % ou ≥ 90 % pendant l’étude étaient plus importantes avec l’association ENZA+TSA. Des évènements indésirables ont été rapportés chez 85,1 % sous ENZA+TSA vs 85,9 % sous PBO+TSA, sans survenue d’évènement indésirable inattendu (Tableau 1).

Conclusion

ENZA+TSA a significativement amélioré la rPFS vs PBO+TSA au stade du CPHSm indépendamment du PSA initial, suggérant l’intérêt prédictif limité du PSA initial chez ces patients dont la plupart avaient reçu un TSA antérieur. ENZA+TSA a significativement amélioré les critères dépendants du PSA. L’analyse de tolérance est cohérente avec le profil connu de ENZA issu des précédentes études.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Source de financement/assistance rédactionnelle : cette étude a été financée par Astellas Pharma Inc. et Medivation LLC, une entreprise Pfizer, les co-développeurs de l'enzalutamide. Une assistance rédactionnelle et éditoriale a été apportée par Caitlin Wat.




Tableau 1 -



Légende :
*p <0,0001 : taux renvoyant aux patients ayant un PSA initial délectable. TSA : traitement par suppression androgénique ; IC : intervalle de confiance ; ENZA : enzalutamide ; HR : hazard ratio ; NA : non atteint ; PBO : placebo ; PSA : antigène spécifique de la prostate.







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Publié par Elsevier Masson SAS.