Prise en charge des pseudo-anévrismes rénaux post-traumatiques

20 novembre 2014 - 3:15pm

Thème: 
Traumatologie
Référence: 
O-093

Objectifs
Décrire les modalités de prise en charge et les conséquences des pseudo-anévrismes rénaux post-traumatiques.

Méthodes
Nous avons revu les dossiers de 271 patients admis dans notre centre avec un traumatisme rénal entre janvier 2004 et décembre 2013, inclus dans une base de données prospective. Les données épidémiologiques, cliniques, radiologiques et de suivi de ces patients ont été collectées. Les données des patients ayant présenté ou non un pseudo-anévrisme rénal compliquant le traumatisme ont été comparées.

Résultats
Les traumatismes de grade I, II, III, IV et V étaient de 14,2 %, 14,9 %, 23,3 %, 28,3 % et 9 %. Cinquante-cinq pour cent étaient causés par un sport d’hiver, 13,9 % ont eu une embolisation rénale et 6,2 % une néphrectomie (93,7 % de traitement conservateur). La durée d’hospitalisation a été de 13,9 jours (0–142). Cinq patients (1,8 %) ont présenté un pseudo-anévrisme, découvert en moyenne au 5e jour (4–6), avec 20 % de traumatismes grade III et 80 % de IV. La taille des pseudo-anévrismes était de 11,3 mm (8–16). Quatre patients symptomatiques ont été embolisés. Un asymptomatique a été surveillé avec régression complète spontanée. La durée d’hospitalisation était de 21,4 jours (10–39). Après un suivi moyen de 9 mois (1–17), aucun patient ne présentait de pseudo-anévrisme persistant, la fonction rénale résiduelle moyenne était de 28,7 % en scintigraphie (0–48).

Conclusion
Dans notre série, les pseudo-anévrismes constituaient une complication rare des traumatismes rénaux (1,8 %) et survenaient avec un délai moyen de 5 jours. L’embolisation sélective semblait être le traitement adapté ayant permis la disparition complète de l’ensemble des pseudo-anévrismes symptomatiques mais l’évolution spontanément régressive d’un pseudo-anévrisme chez un patient asymptomatique doit faire discuter la place de la surveillance.