Les patients avec une insuffisance rénale récupèrent aussi bien après l’ischémie lors de la néphrectomie partielle pour cancer que les patients non insuffisants rénaux

20 novembre 2014 - 3:45pm

Thème: 
Tumeur du rein
Référence: 
O-083

Objectifs
Certains auteurs ont suggéré que les reins pathologiques ont une plus mauvaise récupération fonctionnelle après la chirurgie rénale. L’objective de cette étude était de comparer la récupération fonctionnelle des patients avec ou sans insuffisance rénale après l’ischémie liée à une néphrectomie partielle (NP) pour cancer.

Méthodes
Cent-cinquante-cinq patients qui ont eu une NP avec une évaluation volumétrique rénale sur la TDM pré (< à 2 mois de la chirurgie) et postopératoire (4–12 après la chirurgie) ont été analysés. La fonction rénale (DFG) a été évaluée avec la formule MDRD2. La TDM volumétrique a été utilisée pour évaluer le parenchyme fonctionnel pré et postopératoire dans le rein opéré et le rein controlatéral. La récupération de la fonction rénale, définie comme le (% DFG/% volume du parenchyme rénal) préservés, serait de 100 % si tous les néphron épargnés par le geste chirurgical mais qui ont subi l’ischémie récupérait une fonction normale.

Résultats
L’âge médian (IQR) étaient de 62 (55–70). Le score RENAL médian (IQR) était de 8 (6–9). Sur l’ensemble, 59 (38 %) patients avaient un rein unique. L’ischémie froide (durée médiane : 27 min ; IQR 23-34) et chaude (durée médiane : 20 ; IQR : 14–27) a été respectivement utilisée dans 64 (41 %) et 91 (59 %) des cas. La récupération médiane (IQR) de la fonction rénale globale était de 95 % (87–106). Il n’y avait aucune corrélation entre le DFG préopératoire et la capacité de récupération de la fonction des néphrons préservés que ce soit en ischémie froide en ischémie chaude en stratifiant les résultats sur le DFG préopératoire (Tableau 1).

Conclusion
Dans la limite d’une durée d’ischémie raisonnable, la capacité de récupération du traumatisme chirurgical de la NP n’est pas corrélée à l’état préopératoire des néphrons. Cette étude conforte l’idée que le volume néphronique préservé est le facteur le plus déterminant de la fonction rénale après NP.