Intérêt de l’échographie 3D et fusion d’image IRM pour le diagnostic du cancer de la prostate

20 novembre 2014 - 3:30pm

Thème: 
Cancer de la prostate localisé
Référence: 
O-062

Objectifs
Démontrer la supériorité diagnostique des biopsies dirigées par rapport aux biopsies systématisées réalisées avec utilisation de la fusion IRM/ETR 3D.

Méthodes
Étude rétrospective, monocentrique, entre janvier 2010 et mars 2013, réalisée sur 179 patients adressés pour réalisation de biopsie prostatique. Tous ont bénéficié d’une IRM avant les biopsies. En cas de lésion suspecte à l’IRM, une fusion d’image IRM/ETR 3D (Urostation™, Koelis, France) était réalisée ainsi que des BD. Un cancer était cliniquement significatif en cas de score de Gleason ≥ 7 et/ou d’une longueur de cancer ≥ 5 mm sur une biopsie. Les variables étudiées étaient : la positivité des biopsies (présence d’adénocarcinome en anatomopathologie), la présence de cancer cliniquement significatif ainsi que le score de suspicion en imagerie.

Résultats
Au total, 173 patients ont eu des BD avec fusion d’image. Cent six sur 179 patients (59 %) avaient des biopsies positives. Les BS étaient positives dans 11 % des cas versus 56 % pour les BD (p < 0,001). Les BD permettaient une détection de cancer cliniquement significatif plus importante que les BS (58 % vs 36 %, p < 0,001). Les BD détectaient une longueur maximale de cancer plus importante que les BS (6.8 mm vs 2.8 mm, p < 0,001). Les BD permettaient de trouver un cancer cliniquement significatif plus fréquemment qu’avec une BS, quel que soit le score de suspicion en imagerie (OR : 3,72 [2–6,95]). Si l’IRM et l’ETR 3D étaient suspectes, il existait un risque plus élevé d’avoir un cancer cliniquement significatif (OR : 2,73 [1,3–5,42]).

Conclusion
Les BD avec fusion IRM/ETR 3D permettent une meilleure détection et caractérisation du cancer de la prostate. Leur intérêt dans l’indication des traitements par surveillance ou des traitements partiels doit être évalué (Fig. 1).