Grossesse et neuromodulation sacrée pour troubles vésico-sphinctériens : premiers résultats d’une étude nationale du comité de neuro-urologie de l’AFU

21 novembre 2014 - 10:45am

Thème: 
Neuro-urologie et autres troubles mictionnels
Référence: 
O-125

Objectifs
Réaliser un état des lieux en France sur la neuromodulation des racines sacrées (NMS) dans le cadre des troubles du bas appareil urinaire (TBAU) et grossesse.

Méthodes
Il s’agit d’une étude transversale réalisée à partir d’un questionnaire en ligne envoyé aux investigateurs du Registre National InterStim enCaptureTM. Un questionnaire devait être rempli par patiente enceinte après implantation. Une réponse négative était demandée si aucune patiente n’avait été enceinte. Les questions portaient sur : – l’indication et l’efficacité avant la grossesse ; – la désactivation et son impact sur les symptômes ; – les modalités d’accouchement ;– l’enfant ; – la réactivation du boîtier et son efficacité. L’objectif principal était de recenser le nombre de grossesses sous NMS pour TBAU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’impact de la NMS sur la grossesse et inversement.

Résultats
Quarante-huit médecins ont été contactés, vingt-trois médecins ont répondu. Huit grossesses ont été recensées sur 6 centres. Les patientes avaient été implantées entre 2003 et 2011. Deux patientes n’étaient pas satisfaites par l’efficacité de la NMS avant la grossesse. Trois patientes avaient eu une grossesse avant l’implantation dont 2 par césarienne. Trois patientes ont éteint le boîtier avant d’être enceinte, toutes l’ont désactivé pendant la grossesse, avec récidive des symptômes. Quatre patientes ont eu une césarienne (2 pour atonie utérine), 3 ont accouché par voie basse et une est en cours, aucun problème néonatal n’a été signalé. Sept patientes ont réactivé leur boîtier, 50 % ont eu une dégradation de l’efficacité de la NMS.

Conclusion
Nous avons recensé 8 grossesses sous NMS pour troubles vésico-sphinctériens, il y a eu 4 césariennes, aucun problème néonatal, et l’efficacité de la NMS en post-partum s’est dégradée chez 50 % d’entre elles (Tableau 1).