Comité d'Urologie de l'Enfant et de l'Adolescent

Traitement de l’incontinence urinaire féminine non neurologique
2016
- Recommandations
Numéro 2HS, pp. 1-109 (juillet 2016) : Recommandations du CUROPF pour la pratique clinique : recommandations pour le traitement chirurgical du prolapsus génital non récidivé de la femme
2016
- Recommandations
Recommandations concernant les indications de la chirurgie conventionnelle de l'incontinence d'urine d'effort de la femme (colposuspension, soutènement aponévrotique du col)
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S143-S145, suppl. 2

L’équivalence des résultats fonctionnels des bandelettes sous-urétrales et des colposuspensions à ciel ouvert et la morbidité supérieure des colposuspensions font que les indications de la chirurgie traditionnelle correspondent aux contre-indications des bandelettes sous-urétrales : il ne semble ne plus guère y avoir d’indications au soutènement du col vésical par bandelette aponévrotique; la prudence recommande de donner la préférence à la colposuspension lorsque le résultat fonctionnel de la pose d’une bandelette sous-urétrale risque d’être compromis soit du fait d’anomal

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / colposuspension / Frondes sous-cervicales
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par injections péri-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S146-S149, suppl. 2

Actuellement, il n’y a aucune donnée dans la littérature qui permette de recommander les injections péri-urétrales en traitement de première intention. Cependant, certains auteurs soulignent que les techniques d’injection péri-urétrales peuvent être utilisées en raison du bon rapport risque/bénéfice chez les patientes fragiles, chez les patientes déjà opérées et chez celles qui ne souhaitent pas de chirurgie. Le choix de cette option doit être fait sur les bases de l’efficacité, de la sécurité et du désir de la patiente.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Injections péri-urétrales
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par ballons péri-urétraux
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S150-S154, suppl. 2

Une nouvelle technique mini-invasive employant un matériel implantable ajustable a été développée récemment : les ballons ajustables péri-urétraux. Initialement conçus par Uromedica, Inc., Plymouth, MN, États-Unis, ils sont commercialisés en France actuellement par Medtronic (Minneapolis, MN, United States) sous le nom d’ACT® pour « Adjustable Continence Therapy ». En l’état actuel de la littérature, les ballons ACT® chez la femme se doivent d’être une technique de recours.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Ballonnets péri-urétraux / ACT
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par le sphincter artificiel urinaire
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S155-S160, suppl. 2

L’indication d’implantation de sphincter artificiel urinaire chez la femme repose sur plusieurs paramètres : sévérité de l’incontinence, insuffisance sphinctérienne avec manoeuvres de soutien uréthral négative, notion de récidive post-chirurgicale de l’incontinence, absence de contre-indication. La qualité de l’évaluation clinique et urodynamique préopératoire est indispensable.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Sphincter artificiel / AMS 800
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale idiopathique réfractaire par neuromodulation sacrée
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S161-S169, suppl. 2

Un cadre réglementaire précis doit être respecté pour l’utilisation de la neuromodulation des racines sacrées pour le traitement de l’incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale. Il n’est pas recommandé d’effectuer un test de neuromodulation des racines sacrées pour la prise en charge de l’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale si un traitement par rééducation ou un traitement par anticholinergique n’a pas été essayé, à moins qu’une contre-indication interdise l’utilisation de ces traitements.

Mots clés:
incontinence urinaire / hyperactivité vésicale / urgenturie / Traitement / Chirurgie
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale idiopathique réfractaire par la toxine botulique A
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S170-S173, suppl. 2

Les données actuelles de la littérature montrent un intérêt certain de la toxine botulique A dans l’arsenal thérapeutique de l’hyperactivité vésicale non neurologique. Toutefois, on ne peut pas recommander dans la pratique courante l’utilisation de la toxine botulique dans le traitement de l’incontinence par hyperactivité vésicale non neurologique.

Mots clés:
Toxine botulique A / Incontinence / Hyperactivité détrusorienne idiopathique
Recommandations concernant la thérapie cellulaire pour l'incontinence urinaire
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S174-S176, suppl. 2

Plusieurs essais cliniques de thérapie cellulaire ont été conduits récemment dans le cadre de l’incontinence urinaire. Les procédés de préparation cellulaire et les critères d’inclusion étaient différents dans chaque étude. La faisabilité de cette technologie semble cependant acquise. Il reste à préciser les indications du traitement et les effets à long terme. La thérapie cellulaire de l’incontinence urinaire ne se conçoit pour l’instant que dans le cadre d’un essai clinique.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Thérapie cellulaire
Traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique : arbre décisionnel
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S177-S180, suppl. 2

La physiopathologie de l’incontinence urinaire de la femme est complexe. Sa compréhension est essentielle pour orienter les choix thérapeutiques à proposer aux patientes. En cas d’incontinence urinaire par urgence, la prise en charge initiale est avant tout conservatrice basée sur les traitements médicaux et la rééducation.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Arbre décisionnel
Préface - Recommandations pour le traitement d’une incontinence urinaire féminine non neurologique
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S93, suppl. 2
Synthèse des recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S94-S99, suppl. 2

Ces deux dernières décennies ont permis de voir apparaître de nouveaux traitements médicaux ou chirurgicaux révolutionnant la prise en charge de l’incontinence urinaire féminine non neurologique. De nombreuses études souvent prospectives randomisées, avec des reculs suffisants, ont permis de valider les bons choix thérapeutiques en dehors des effets de mode et des pressions commerciales. L’Association Française d’Urologie, par le biais de son Comité d’Urologie et de Pelvipérinéologie de la Femme, propose ses recommandations.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement médical ;Traitement chirurgical
Recommandations pour le traitement médicamenteux de l'incontinence urinaire non neurologique féminine
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S100-S103, suppl. 2

S’il n’est pas possible d’agir par des médicaments sur les facteurs anatomiques de l’incontinence, en revanche, une meilleure compréhension de la physiopathologie des troubles mictionnels permet d’envisager le traitement pharmacologique de l’incontinence urinaire féminine. Toutefois, l’analyse de la littérature montre que peu de publications sont méthodologiquement satisfaisantes et surtout comparables.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / anticholinergiques
Recommandations pour la prise en charge rééducative de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S104-S108, suppl. 2

La rééducation périnéale sera prescrite en première intention chez une femme présentant une incontinence urinaire d’effort, en particulier s’il s’agit d’une incontinence urinaire du premier degré sans prolapsus, avec un testing périnéal de mauvaise qualité et/ou une inversion de commande périnéale. Une prescription de 15 séances doit suffire pour évaluer les possibilités d’amélioration de l’incontinence. On prolongera les séances si la patiente a l’impression de progresser avec un résultat encore insuffisant.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Rééducation
Recommandations pour le traitement palliatif de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S109-S111, suppl. 2

Les palliatifs absorbants se sont beaucoup améliorés ces dernières années tant en efficacité qu’en confort, mais il persiste un problème de coût pour les patientes. Ils ne peuvent se concevoir que de façon très ponctuelle en attendant l’efficacité d’un traitement curatif ou plus durablement si aucune autre prise en charge n’est envisageable. On s’efforcera toujours de choisir le modèle adapté à l’importance des fuites et à la conformation de la patiente.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Palliatifs / Protections / Pessaire
Recommandations pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort de la femme par bandelettes sous-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S112-S131, suppl. 2

La mise en place d’une bandelette sous-urétrale est aujourd’hui la technique de référence de cure de l’incontinence urinaire d’effort féminine. L’utilisation de bandelettes constituées exclusivement de polypropylène monofi lament tricoté est recommandée à l’exclusion de tout autre matériau. Le marquage NF est le garant de la réalisation d’études précliniques et cliniques avant commercialisation. La biocompatibilité du matériau ne doit pas faire oublier son caractère synthétique et la nécessité de respecter les règles d’asepsie propres à l’implantation d’une prothèse.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Bandelette sous-urétrale / TVT
Recommandations concernant la prise en charge des complications des bandelettes sous-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S132-S142, suppl. 2

Les complications des bandelettes sous-urétrales sont rares mais variées. Les complications opératoires sont le plus souvent la conséquence d’une faute technique chirurgicale. La cystoscopie peropératoire est obligatoire lors de la pose d’une bandelette rétro-pubienne pour diagnostiquer en peropératoire une transfixion vésicale. Les complications fonctionnelles sont les plus fréquentes. Elles nécessitent une véritable stratégie diagnostique avant de proposer un traitement adapté.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Bandelette sous-urétrale / TVT
Recommandations pour l'utilisation du calendrier mictionnel et des questionnaires de symptômes ou de qualité de vie dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for the use of voiding diaries and symptom or quality of life questionnaires in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1252

L'utilisation d'un calendrier mictionnel est recommandée pour l'évaluation d'une incontinence urinaire.
Pour standardiser l'interrogatoire et pour préciser le type d'incontinence urinaire, l'utilisation d'un questionnaire de symptômes validé en français est recommandée.
L'évaluation du retentissement de cette incontinence par un questionnaire de qualité de vie est recommandée.
L'utilisation des questionnaires en pratique courante nécessite de limiter les questions afin qu'ils soient rapidements remplis par la patiente et interprétés facilement par le thérapeute. En pratique quotidienne il est recommandé d'utiliser le questionnaire auto-administré UPS® ou à défaut le questionnaire MHU auquel il faut ajouter l'évaluation sur le retentissement de l'incontinence sur la qualité de vie en utilisant l'échelle visuelle de la question 5 de l'ICIQ.
Dans le domaine de la recherche, il est possible d'utiliser des questionnaires plus longs et ciblés sur les symptômes évalués sans oublier les symptômes susceptibles d'être induits par le traitement
PS : Les annexes sont accessibles sur le document PDF

The use of a voiding diary is recommended for the evaluation of urinary incontinence.
The use of a validated French symptom questionnaire is recommended to standardize the clinical interview and to define the type of urinary incontinence.
Evaluation of the impact of incontinence by quality of life questionnaire is recommended.
For use in routine clinical practice, questionnaires must comprise a limited number of questions so that they can be completed rapidly by the patient and easily interpreted by the therapist. In everyday practice, it is recommended to use the UPS® self-administered questionnaire, otherwise the MHU urinary disability questionnaire, which must be combined with evaluation of the impact of incontinence on quality of life by using the visual analogue scale of question 5 of the ICIQ.
Longer questionnaires specifically targeting the symptoms evaluated can be used in the field of research without neglecting symptoms that can be induced by treatment.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / questionnaires symptômes / calendrier mictionnel
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Symptoms questionnaires / diary
Recommandations pour la pratique de l'examen urodynamique dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for urodynamic examination in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1264
  • Indications du bilan urodynamique chez la femme
    • L'examen urodynamique n'est pas utile pour le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine qui demeure un diagnostic clinique
    • Avant toute chirurgie d'une incontinence urinaire d'effort pure, l'évaluation de la vidange vésicale par la mesure du débit maximum et du résidu post-mictionnel est recommandée. En présence d'une incontinence urinaire d'effort pure sans autre symptôme clinique associé, un bilan urodynamique complet n'est pas obligatoire mais permet d'aider à établir un pronostic et à informer la patiente sur son fonctionnement vésico-sphinctérien.
    • Un examen urodynamique complet est par contre recommandé pour explorer une incontinence urinaire complexe ou compliquée, et ce principalement en cas :
      • D'antécédents de chirurgie de l'incontinence urinaire
      • D'association à des urgenturies avec ou sans fuite
      • D'incontinence urinaire sévère
      • D'anomalies mictionnelles
      • De test à la toux négatif
      • De réduction de la capacité vésicale
      • De suspicion d'obstruction ou d'hypocontractilité vésicale
      • D'échec d'un traitement de première ligne
  • Préparation de la patiente
    • Une information complète de la patiente sur le déroulement de l'examen et ses conséquences éventuelles est préconisée. Il est conseillé à la patiente de se présenter avec un besoin normal d'uriner
    • Le bilan urodynamique ne doit pas être réalisé en cas d'infection urinaire non traitée
    • L'antibioprophylaxie n'est pas recommandée.
  • Débitmétrie
    • Le débitmètre doit être étalonné régulièrement et installé dans une pièce calme
    • La débitmétrie est réalisée, si possible, avant la cystomanométrie, avec un besoin normal d'uriner
    • Il faut conseiller à la patiente d'uriner normalement sans effort de poussée en se détendant le plus possible
    • Il faut s'assurer, lors de la miction, que la totalité du jet tombe dans le débitmètre.
    • Les paramètres enregistrés sont principalement le Qmax (exprimé en ml/s), le volume uriné (exprimé en ml), l'aspect de la courbe. L'examen doit être interprété manuellement sans tenir compte de l'interprétation automatique.
  • Recommandations sur le matériel nécessaire à la cystomanométrie
    • Une configuration à 3 têtes de pression peut être recommandée
    • Le remplissage vésical doit être effectué par un liquide stérile, le remplissage au gaz n'étant plus recommandé. Ce remplissage est idéalement réalisé par une pompe assurant un débit suffisamment lent pour ne pas modifier le comportement vésical (< 50 ml/min). Il est indispensable de connaître et de vérifier le volume infusé dans la vessie. Lorsqu'une pompe à galets est choisie, la tubulure de remplissage utilisée doit être adaptée à la pompe.
    • Des capteurs à eau ou électroniques peuvent être utilisés pour mesurer la pression vésicale. Les cathéters à ballonnets remplis à l'air semblent de bonne précision pour effectuer une mesure dans une enceinte manométrique (lors de la cystomanométrie) mais pas dans une cavité virtuelle telle que l'urètre (lors de la profilométrie).
    • La mesure de la pression abdominale est recommandée. Elle peut se faire par cathéter perfusé ou au mieux par sonde à ballonnet placée en intra-rectal.
  • Recommandations sur les conditions de réalisation de la cystomanométrie
    • Le matériel doit être régulièrement étalonné.
    • La vacuité vésicale est vérifiée avant de débuter la cystomanométrie
    • La mise à zéro des capteurs est effectuée au niveau de l'extrémité supérieure de la symphyse pubienne pour les capteurs perfusés, à la pression atmosphérique pour les capteurs électroniques et à air.
    • Les tubulures sont correctement connectées sans coude, bulle ou fuite.
    • Le choix de la sonde utilisée doit dépendre de ses caractéristiques techniques et en particulier de sa perte de charge.
    • Après une à deux minutes de remplissage, une toux de contrôle s'assure d'une élévation de pression de même amplitude pour la pression vésicale et abdominale.
    • Les paramètres enregistrés sont la pression détrusorienne de base, la perception du besoin, l'activité détrusorienne, la capacité et la compliance vésicale. La mesure de la pression vésicale pendant la miction permet de vérifier que la vessie est contractile ou non, d'apprécier une obstruction en cas de débit mictionnel faible avec une forte pression vésicale, de dépister des efforts de poussée abdominale. Il est important de se mettre dans de bonnes conditions pour obtenir une miction de qualité.
    • En cas de résultats incohérents, un nouveau remplissage est nécessaire après avoir vérifié le montage.
  • Mesure et interprétation de la pression urétrale
    • Afin d'effectuer une mesure correcte de la pression urétrale, il est recommandé :
      • De définir les normes utilisées
      • D'utiliser un calibre du cathéter < 12 CH
      • D'effectuer une mesure circonférentielle
      • D'utiliser un cathéter perfusé à 2 ml/min
      • De choisir une vitesse de retrait du cathéter de 1 mm/s
      • De réaliser l'examen en position couchée ou assise, vessie semi-pleine, prolapsus réduits
      • De répéter les mesures
    • L'interprétation d'une profilométrie urétrale nécessite de considérer les éléments suivants :
      • La longueur fonctionnelle urétrale n'est ni un critère diagnostique, ni un critère pronostique de l'incontinence urinaire.
      • La pression urétrale ne peut être considérée comme un test utile pour diagnostiquer une incontinence urinaire féminine. Elle est, par contre, en association avec des critères cliniques, un élément pronostique des résultats des techniques de cure chirurgicale d'incontinence urinaire d'effort féminine.
      • La mesure du ratio de transmission des pressions vésicales à l'urètre n'est ni un critère diagnostique, ni un critère pronostique de l'incontinence urinaire.
  • Divers
    • VLPP
      Le VLPP est un examen difficile à réaliser et à interpréter dont les résultats doivent toujours être corrélés à la clinique et aux autres paramètres d'évaluation de la fonction sphinctérienne. La pratique du VLPP ne peut être recommandée en pratique clinique quotidienne
    • Vidéourodynamique
      L'intérêt d'une étude couplée vidéo-urodynamique par rapport à des examens séparés consécutifs ne paraît pas évident. La pratique d'études vidéourodynamiques ne peut être recommandée en pratique clinique quotidienne
    • Examen urodynamique ambulatoire
      En raison des artefacts qu'il induit et de ses difficultés d'interprétation, l'examen urodynamique ambulatoire n'est pas recommandé en pratique clinique quotidienne.
  • Indications for urodynamic assessment in women
    • Urodynamic assessment is not useful for the diagnosis of female urinary incontinence which remains a clinical diagnosis.
    • Before any form of surgery for pure stress urinary incontinence, evaluation of bladder emptying by determination of maximum flow rate and residual urine is recommended. In the presence of pure stress urinary incontinence with no other associated clinical symptoms, a complete urodynamic assessment is not mandatory, but can be helpful to define the prognosis and inform the patient about her vesicosphincteric function.
    • On the other hand, a complete urodynamic assessment is recommended to investigate complex or complicated urinary incontinence, mainly in the case of:
      • History of surgery for urinary incontinence
      • Urgency with or without urine leakage
      • Severe urinary incontinence
      • Voiding abnormalities
      • Negative cough test
      • Decreased bladder capacity
      • Suspected obstruction or decreased bladder contractility
      • Failure of first-line treatment
  • Patient preparation
    • The patient should be thoroughly informed about the examination procedure and its possible consequences. The patient should be advised to attend the examination with a normal desire to urinate.
    • Urodynamic assessment must not be performed in the presence of untreated urinary tract infection.
    • Antibiotic prophylaxis is not recommended.
  • Uroflowmetry
    • The flowmeter must be regularly calibrated and must be installed in a quiet room.
    • Whenever possible, uroflowmetry should be performed before cystometry with a normal desire to urinate.
    • The patient should be advised to urinate normally without straining and by staying as relaxed as possible.
    • During voiding, all of the stream must enter the flowmeter.
    • The main parameters recorded are Qmax (expressed in ml/s), the voided volume (expressed in ml), and the appearance of the curve. The examination must be interpreted manually without taking into account the automated interpretation.
  • Guidelines concerning cystometry equipment
    • A three pressure line configuration is recommended
    • Bladder filling must be performed with a sterile liquid; filling with gas is no longer recommended. Bladder filling is ideally performed by a pump ensuring a sufficiently slow flow rate to avoid modifying bladder behaviour (< 50 ml/min). It is essential to determine and check the volume infused into the bladder. When a peristaltic pump is used, the bladder filling catheter must be adapted to the pump.
    • Water or electronic transducers can be used to measure bladder pressure. Balloon catheters filled with air appear to be sufficiently precise to perform pressure measurements in a manometric chamber (during cystometry) but not in a virtual cavity such as the urethra (during the urethral pressure profile).
    • Measurement of abdominal pressure is recommended, either via the infusion catheter or preferably by a rectal balloon catheter.
  • Guidelines on the practical conditions of cystometry
    • The equipment must be regularly calibrated.
    • Make sure that the bladder is empty before starting cystometry.
    • Transducers are zeroed at the superior extremity of the pubic symphysis for infused transducers and at atmospheric pressure for electronic and air transducers.
    • Tubings must be correctly connected without kinks, bubbles or leaks.
    • The catheter must be selected according to its technical characteristics, particularly its pressure loss.
    • After filling for one or two minutes, the patient is asked to cough to ensure a similar increase in both abdominal pressure and bladder pressure.
    • The following parameters are recorded: baseline detrusor pressure, first desire to void, detrusor activity, bladder capacity and bladder compliance. Measurement of bladder pressure during voiding is used to confirm whether or not the bladder is contractile, assess obstruction in the case of low urine flow rate with high bladder pressure, and detect abdominal straining. Good test conditions must be ensured in order to obtain good quality voiding.
    • In the case of incoherent results, the bladder should be re-filled after checking the equipment.
  • Measurement and interpretation of urethral pressure
    To obtain a reliable measurement of urethral pressure, it is recommended to:
    • Define the normal values used.
    • Use a catheter smaller than 12 F.
    • Perform a circumferential measurement.
    • Use a catheter with an infusion rate of 2 ml/min.
    • Remove the catheter at a rate of 1 mm/s.
    • Perform the examination in the seating or supine position with a half-full bladder after reducing any prolapse.
    • Repeat the measurements.
  • The following elements must be taken into account when interpreting an urethral pressure profile:
    • The functional urethral length is neither a diagnostic criterion nor a prognostic criterion of urinary incontinence.
    • The urethral pressure profile cannot be considered to be a useful test for the diagnosis of female urinary incontinence. However, in combination with clinical criteria, it is predictive of the results of female stress urinary incontinence surgical repair techniques.
    • The pressure transmission ratio is neither a diagnostic criterion nor a prognostic criterion of urinary incontinence.
Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / bilan urodynamique / recommandations
Mots-clés:
Female urinary incontinence / urodynamics / Guidelines
Recommandations pour la pratique de l'imagerie dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for imaging in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1285

Imagerie
Indications de l'imagerie
En dehors de l'évaluation échographique du résidu post-mictionnel, le recours aux examens radiologiques n'est pas recommandé dans l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Cystographie
La réalisation d'une cystographie n'est pas recommandée pour évaluer une incontinence urinaire à l'effort, par urgence ou mixte, non compliquée de première intention.
La réalisation d'une cystographie peut être recommandée en cas d'incontinence urinaire. complexe, compliquée ou récidivée, de discordance entre la clinique et le bilan urodynamique ou en cas de prolapsus associé. Dans ce cas il convient de préférer une colpocystodéfécographie voire une IRM dynamique.
Echographie de l'appareil urinaire
La réalisation d'une échographie n'est pas recommandée pour l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire d'effort pure ou d'un prolapsus génital
La réalisation d'une échographie en évitant une hyperdiurèse et après une miction spontanée, est recommandée pour l'étude du résidu-post-mictionnel et pour évaluer une bandelette sous-urétrale compliquée
L'échographie est un test optionnel en cas d'incontinence urinaire complexe ou récidivée, de discordance entre clinique et bilan urodynamique ou en cas de prolapsus.
IRM pelvienne
La réalisation d'une IRM dynamique n'est actuellement pas recommandée pour l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire.

Imaging
Indications for imaging
Apart from ultrasound assessment of post-voiding residual urine, radiological examinations are not recommended for the initial work-up of non-neurological female urinary incontinence.
Cystography
Cystography is not recommended as a first-line examination to evaluate uncomplicated stress, urge or mixed urinary incontinence.
Cystography may be recommended in the case of complex, complicated or relapsing urinary incontinence, discordance between clinical findings and urodynamic assessment or in the presence of associated prolapse, in which case colpocystodefecography or even dynamic MRI should be preferred.
Urinary tract ultrasound
Ultrasound is not recommended for the initial work-up of pure stress urinary incontinence or genital prolapse
Ultrasound without forced diuresis and after a spontaneous void, is recommended for the assessment of post-voiding residual urine and to assess complicated suburethral tape.
Ultrasound is an optional examination in the case of complex or relapsing urinary incontinence, discordance between clinical findings and urodynamic assessment or in the presence of prolapse.
Pelvic MRI
Dynamic MRI is not currently recommended for the initial work-up of urinary incontinence.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / recommandations / imagerie
Mots-clés:
Female urinary incontinence / imaging / Guidelines
Recommandations pour la pratique des explorations endoscopiques, biologiques, et électrophysiologiques dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Endoscopic, laboratory and electrophysiological examinations in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1297

Urétrocystoscopie

  • L'urétro-cystoscopie n'est pas recommandée dans le bilan initial d'une incontinence urinaire en dehors des circonstances suivantes :
    • Hématurie micro ou macroscopique nécessitant la recherche d'une tumeur associée surtout en présence de facteurs de risque de tumeur urothéliale (intoxication tabagique, profession exposée)
    • Signes irritatifs vésicaux en l'absence d'infection urinaire
    • Présence de douleurs vésicales ou pelviennes inexpliquées.
    • Infections urinaires récidivantes
    • Discordance entre symptomatologie et bilan urodynamique, ce dernier ne reproduisant pas les symptômes décrits par la patiente.
    • Bilan d'un échec, d'une récidive ou d'une complication de chirurgie de l' incontinence urinaire,
    • Suspicion de fistule uro-génitale

Contrôle de la stérilité des urines

  • Le contrôle de la stérilité des urines est recommandé dans les indications suivantes :
    • Patiente présentant une incontinence urinaire par impériosité ou mixte
    • Patiente âgée ou qui porte régulièrement des protections à cause de son incontinence urinaire, quelle que soit le type de l'incontinence urinaire
    • Avant la réalisation d'un bilan urodynamique ou d'une cystoscopie
    • Ce contrôle peut être réalisé par bandelette urinaire ou par examen cytobactériologique des urines.

Cytologie urinaire

  • La réalisation d'une cytologie urinaire :
    • n'est pas recommandée dans le bilan d'une incontinence urinaire d'effort pure.
    • est, par contre recommandée en présence de signes irritatifs vésicaux en l'absence d'infection urinaire, d'hématurie microscopique, de facteurs de risque de tumeur vésicale (intoxication tabagique, profession exposée).
    • doit être réalisée sur des urines concentrées par un urocytopathologiste.

Explorations électrophysiologiques périnéales

  • Les explorations électrophysiogiques périnéales ne sont pas recommandées dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique.

Cystourethroscopy

  • Cystourethroscopy is not recommended in the initial work-up of urinary incontinence except in the following circumstances:
    • Microscopic or macroscopic haematuria requiring screening for an associated tumour especially in the presence of risk factors for urothelial tumour (smoking, occupational exposure).
    • Signs of bladder irritation in the absence of urinary tract infection.
    • Unexplained bladder or pelvic pain.
    • Recurrent urinary tract infections.
    • Discordance between clinical features and urodynamic assessment, which fails to reproduce the symptoms described by the patient.
    • Work-up of a failure, recurrence or complication of urinary incontinence surgery.
    • Suspected urogenital fistula.

Test for sterile urine

  • A test for sterile urine is recommended in the following situations:
    • Woman with urge or mixed urinary incontinence.
    • Elderly woman who regularly uses pads for urinary incontinence, regardless of the type of urinary incontinence.
    • Before performing a urodynamic assessment or cystoscopy.
    • This test can be performed by urine dipsticks or urine culture.

Urine cytology

  • Urine cytology:
    • is not recommended in the assessment of pure urinary stress incontinence.
    • but is recommended in the presence of signs of bladder irritation in the absence of urinary tract infection, microscopic haematuria, risk factors for bladder tumour (smoking, occupational exposure).
    • and must be performed on concentrated urine by a urocytopathologist.

Perineal electrophysiological studies

  • Perineal electrophysiological studies are not recommended in the investigation of non-neurological female urinary incontinence.
Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / cystoscopie / électrophysiologie / recommandations
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Guidelines / Cystoscopy / Electrophysiology
Synthèse des recommandations pour l'exploration d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1239
I. Interrogatoire et examen clinique Le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine est clinique. Interrogatoire

• Il doit être précis et orienté. Il permet d'apprécier de façon subjective les antécédents, les circonstances déclenchantes, l'abondance des fuites.

• Il est recommandé de classer le type d'incontinence urinaire : incontinence urinaire d'effort, par urgenturie ou mixte.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / examen clinique / recommandations
Recommandations pour l'évaluation clinique d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for clinical evaluation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1242

Le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine est clinique.
Interrogatoire

  • Il doit être précis et orienté. Il permet d'apprécier de façon subjective les antécédents, les circonstances déclenchantes, l'abondance des fuites.
  • Il est recommandé de classer le type d'incontinence urinaire : incontinence urinaire d'effort, par urgenturie ou mixte.
  • Les autres troubles mictionnels doivent être notifiés, dysurie, pollakiurie, syndrome douloureux. Ces troubles peuvent être consignés sur un catalogue mictionnel d'au moins 2 jours qui est recommandé dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine.
  • L'interrogatoire recherche également les troubles ano-rectaux (incontinence anale et troubles du transit), éventuellement associés.

Examen clinique

  • L'examen vessie pleine et le test à la toux pour visualiser la fuite et sa correction par les manoeuvres de soutènement du col vésical (manoeuvre de Bonney) et de l'urètre (Manoeuvre de Soutènement Urétral : MSU) sont recommandés dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine,
  • Le Q-tip test n'est pas recommandé pour mesurer l'hypermobilité urétrale.
  • La réalisation d'un pad-test n'est pas recommandée dans l'évaluation d'une incontinence d'effort prouvée. Elle est recommandée pour confirmer une incontinence urinaire non diagnostiquée cliniquement ou dans les essais cliniques évaluant un traitement de l'incontinence urinaire.
  • La recherche d'un prolapsus associé par la manoeuvre des valves et l'évaluation du testing périnéal sont recommandées dans l'examen clinique de toute incontinence. En cas de prolapsus associé à une incontinence urinaire, il faut utiliser la classification de Baden et Walker ou la classification Pop-Q proposée par l'ICS (International Continence Society). La classification de l'ICS a le mérite d'être objective et reproductible mais est compliquée et peut être réservée aux études cliniques. En pratique clinique courante la classification de Baden et Walker en 4 stades est suffisante.

The diagnosis of female urinary incontinence is clinical.
Clinical interview

  • It must be precise and guided. It allows subjective assessment of the patient's history, triggering factors, volume of urine leakage.
  • It is recommended to classify the type of urinary incontinence: stress, urge or mixed urinary incontinence.
  • Other voiding disorders must be noted: dysuria, frequency, pain. These disorders can be recorded on a voiding diary kept for at least 2 days, which is recommended in the investigation of female urinary incontinence.
  • The clinical interview also looks for any associated anorectal disorders (anal incontinence and altered bowel habit).

Clinical examination

  • The full bladder examination and the cough test to confirm urine leakage and correction of the leakage by bladder neck support (Bonney test) and urethral support are recommended in the investigation of female urinary incontinence,
  • The Q-tip test is not recommended to measure urethral hypermobility.
  • A pad-test is not recommended in the evaluation of documented stress incontinence, but is recommended to confirm urinary incontinence not diagnosed clinically or in clinical trials evaluating a treatment for urinary incontinence.
  • A Valsalva manoeuvre to detect associated prolapse and perineal muscle testing are recommended as part of the clinical examination of all cases of incontinence. In the case of prolapse associated with urinary incontinence, the Baden-Walker classification or the Pop-Q classification proposed by the ICS (International Continence Society) should be used. The ICS classification has the advantage of being objective and reproducible, but is complicated and may be reserved for clinical trials. In routine clinical practice, the 4-stage Baden-Walker classification is sufficient.
Mots clés:
incontinence urinaire féminine / recommandations / examen clinique
Mots-clés:
Urinary incontinence / Guidelines / Clinical examination
L'urologue et la grossesse
2007
- Réf : Comité d'urologie de la femme (CUROPF), 2006, 1
Mots clés:
grossesse / urologie
Compte rendu du forum du Comité d'Urologie et de Périnéologie de la Femme
2002
- Réf : Progrès FMC, 2001, 19
Mots clés:
cystocèle / bandelette sous uréthrale