Efficacité de l’éducation des patients sur les troubles mictionnels

14 février 2020

Auteurs : Christian T Brown et al.
Référence : BMJ, 2006

Self management for men with lower urinary tract symptoms : randomised controlled trial.

Objectif principal
Evaluation de l’efficacité de l’auto-gestion des troubles mictionnels par les patients atteint d’HBP avec SBAU légers à modérés, en complément du suivi standard.

 

Population de l’étude
140 hommes, adressés pour la 1ere fois en consultation d’urologie
Groupe suivi standard + auto-gestion : 73 pts
Groupe suivi standard : 67 pts

 

Méthodologie
Etude randomisée contrôlée, 2 centres urologiques à Londres
L’auto-gestion est enseignée au préalable  aux patients par une infirmière: apports hydriques, diététique, éducation mictionnelle…
Critère principal : échec thérapeutique : augmentation IPSS >3 points, recours au traitement médical ou chirurgical, rétention aiguë d’urines

 

Durée de suivi 
Contrôles à 3,6 et 12 mois

 

Principaux résultats

 

 

Suivi standard

+ autogestion

Suivi standard
Age (années) 63,3 (42-86) 63,4 (40-83)
IPSS moyen initial 16,9 15,9
Résultats à 3 mois
Echec thérapeutique
IPSS moyen
10%
10,7
42%
16,4
Résultats à 6 mois
Echec thérapeutique
IPSS moyen
19%
10,4
61%
16,9
Résultats à 12 mois
Echec thérapeutique
IPSS moyen
31%
10,2
79%
15,4

 

 

Enseignements pour la pratique clinique
L’éducation des patients (diminution des apports hydriques le soir, diminution de l’absorption de caféine…) permet une amélioration significative des troubles mictionnels.

 

Pour approfondir
A compléter
 

Commentaires du CTMH

L’auto-gestion des troubles mictionnels diminue le taux d’échec thérapeutique dès 3 mois, et de façon durable jusqu’à 12 mois. La différence entre les 2 groupes est même 2 fois supérieure à celle observée en comparant traitement médical vs placebo.
Il existe deux biais considérés comme mineurs : les praticiens pouvaient apprendre des patients dans quel groupe ils étaient, et adapter leur recommandations ; par ailleurs, les patients des deux groupes communiquaient entre eux, et pouvaient notamment échanger des recommandation d’auto-gestion alors qu’ils étaient dans le groupe de suivi standard.