Accueil > Publications > Progrès en Urologie > Numéro 10- Volume 33- pp. 463-518 (Septembre 2023)

    Numéro 10- Volume 33- pp. 463-518 (Septembre 2023)

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Chirurgie ambulatoire de l’hypospade pénien pédiatrique : expérience monocentrique avec un recul moyen de 3 ans

      Résumé
      Introduction

      L’hypospadias est l’une des malformations congénitales les plus fréquentes du garçon. La prise en charge en ambulatoire reste peu répandue. L’objectif de cette étude était d’évaluer notre expérience de la chirurgie ambulatoire dans le cadre de la prise en charge de l’hypospade pénien et d’en préciser les contraintes pour un résultat équivalent à une prise en charge en hospitalisation conventionnelle.

      Matériel et méthodes

      Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, incluant tous les patients opérés pour la première fois d’un hypospade pénien par l’un des 3 chirurgiens expérimentés du service, entre janvier 2011 et mars 2018. Les formes pénoscrotales et périnéales ont été exclues car strictement prises en charge en hospitalisation conventionnelle.

      Résultats

      Cent soixante-six patients ont été inclus. Soixante-sept patients (40,4 %) ont été pris en charge en ambulatoire. L’âge moyen au moment de l’intervention était de 15,6 (6–51) mois. Les formes avec courbure étaient quasiment exclusivement prises en charge en hospitalisation (1 vs 25, p <0,001). Il n’y avait pas de différence significative pour les formes péniennes antérieures (60 vs 81, p =0,06). Les hypospades moyens et postérieurs étaient plus souvent pris en charge en hospitalisation, bien qu’une expérience ambulatoire existe. Il n’y avait pas plus de complications en ambulatoire.

      Conclusion

      La chirurgie ambulatoire de l’hypospade nous paraissait réalisable dans la majorité des cas, à condition que la prise en charge soit standardisée et multidisciplinaire, le personnel formé et impliqué et qu’une organisation spécifique soit mise en place dans le service. L’évaluation de l’environnement sociofamilial est alors fondamentale.

      Niveau de preuve

      4

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Chirurgie ambulatoire de l’hypospade pénien pédiatrique : expérience monocentrique avec un recul moyen de 3 ans

      Summary
      Introduction

      Hypospadias is one of the most common congenital anomalies in men. Outpatient surgery has been proposed but is not widespread. The aim of this study was to evaluate our experience of outpatient surgery for penile hypospadias repair and to specify the constraints for a result similar to a conventional inpatient procedure.

      Patients and methods

      Observational, retrospective and single-center study, including all the patients operated on hypospadias for the first time by one of the 3 senior surgeons, between January 2011 and March 2018. Peno-scrotal and perineal hypospadias were excluded because systematically hospitalized.

      Results

      One hundred sixty-six patients were included. 67 patients (40,4%) were treated on an outpatient basis. The mean age at the time of procedure was 15.6 (6–51) months. Forms with curvature were almost exclusively hospitalized (1 vs. 25, P <0.001). There was no significant difference for anterior penile forms (60 vs. 81, P =0.06). Middle and posterior hypospadias were more often hospitalized, although outpatient experience exists. There were no more complications in the outpatient group.

      Conclusion

      Outpatient hypospadias surgery seems to be achievable in most of the cases, provided that medical care is standardized and multidisciplinary, the staff is trained and involved and a specific organization is put in place in the department. Evaluation of the socio-family environment is therefore fundamental.

      Level of evidence

      4

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Résultats des cures de varicocèles microchirurgicales sous-inguinales

      Résumé
      Introduction

      Le traitement de référence de la varicocèle est la chirurgie sous-inguinale microchirurgicale. Notre objectif est d’évaluer les résultats de cette technique sur la résolution de la douleur et les paramètres du spermogramme.

      Matériel Étude monocentrique, rétrospective comportant 22 patients opérés sur une période de six mois d’une varicocèle palpable cliniquement par voie sous-inguinale microchirurgicale. Neuf patients ont été opérés dans un contexte de douleur et 13 pour infertilité avec anomalie du spermogramme.

      Résultats

      La totalité des patients opérés pour douleur n’étaient plus douloureux à la consultation postopératoire (3 mois). Concernant les patients opérés pour infertilité, 76,9 % des patients ont eu une normalisation du spermogramme, 7,69 % des patients ont présenté une amélioration partielle, et 15,39 % des patients sans amélioration. L’analyse des paramètres spermatiques à 3 mois a montré une amélioration significative de la mobilité (mobilité progressive 15,6 % vs 23 % en postopératoire, p <0,01) et la morphologie (4,3 % vs 6,69 % des formes typiques postopératoires selon Kruger ; p <0,05). Une amélioration non significative de la concentration a été notée (21,58 millions/mL préopératoire vs 34,9 million/mL postopératoire, p =0,08). Une grossesse spontanée a été notée chez 38,5 % des patients opérés pour infertilité. Une complication postopératoire a été notée avec infection du site opératoire résolutive sous antibiotique.

      Conclusion

      Cette étude monocentrique concorde avec les données de la littérature plaçant la cure de varicocèle par voie microchirurgicale sous-inguinale comme une stratégie thérapeutique efficace chez l’homme infertile et en cas de douleurs. Cette technique est associée à peu de complications.

      Niveau de preuve

      4

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats des cures de varicocèles microchirurgicales sous-inguinales

      Summary
      Introduction

      The subinguinal microsurgical varicocelectomy is considered as the gold standard surgical technique for the treatment of varicocele. The objective of this study is to evaluate the results of this technique on the resolution of pain and the parameters of sperm analysis.

      Methods

      Single-center, retrospective study that includes 22 patients who have been operated over a period of six months for a clinically palpable varicocele via the microsurgical subinguinal technique. Nine patients were operated for pain and 13 patients for infertility with an abnormality of their sperm analysis.

      Results

      All the patients operated for pain had a complete resolution of pain at the postoperative follow-up (3 months). Concerning the patients operated for infertility, 76.92% of the patients had a normal sperm analysis, 7.69% of the patients presented a partial improvement, and 15.39% of the patients without any improvement. Analysis of sperm's parameters at 3 months showed a significant improvement in the morphology (4.3% vs 6.69% of typical forms according to Kruger ; P <0.05) and mobility (progressive mobility 15.6% vs 23% postoperatively; P <0.01). A non-significant improvement (low sample) in the concentration was noted (21.58 million/mL preoperative vs 34.9 million/mL postoperative, P =0.08). Pregnancies are noted in 38.5% of patients. A postoperative complication was noted with surgical site infection resolved with antibiotics.

      Conclusion

      This single-center study confirms that the treatment of varicocele by subinguinal microsurgical route is an effective therapeutic strategy on symptomatic varicocele and in infertile men. This technique is associated with few complications.

      Level of evidence

      4

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Photocoagulation with GREENLIGHT© laser in radiation-induced haemorrhagic cystitis: Results of a single-center series

      Résumé
      Introduction

      La cystite radique (RIHC) est une complication de la radiothérapie pelvienne. Le laser GREENLIGHT© (GL) a été peu étudié dans le traitement de la cystite radique. L’objectif principal était d’évaluer l’efficacité du GL pour les patients atteints d’une RIHC réfractaire (RRC) au sein d’une série monocentrique.

      Matériels et méthodes

      Vingt-neuf patients ont été traités par photocoagulation de la vessie par GL (GLBP). Ces patients présentaient des signes d’hématurie réfractaire dans un contexte de RIHC. Le critère de jugement principal était l’absence d’hématurie nécessitant une nouvelle intervention chirurgicale. Les critères de jugement secondaires étaient la durée d’hospitalisation postopératoire, la survenue de complications selon la classification de Clavien-Dindo, la survenue d’hyperactivité vésicale et le nombre de cystectomies.

      Résultats

      Après un suivi médian de 30 mois, 24 (82,7 %) patients n’ont pas eu de récidive d’hématurie. Aucune complication postopératoire n’a été signalée. Une hyperactivité vésicale secondaire à l’intervention est survenue chez 9 patients (31,0 %). Deux patients ont dû subir une cystectomie à 1 et 11 mois.

      Conclusion

      La GLBP peut constituer une ligne de traitement efficace pour le RIHC. Malgré le trouble du remplissage vésical, elle a permis d’éviter ou de retarder la cystectomie.

      Niveau de preuve

      4.

      Photocoagulation with GREENLIGHT© laser in radiation-induced haemorrhagic cystitis: Results of a single-center series

      Summary
      Introduction

      Radiation-induced haemorrhagic cystitis (RIHC) is one complication of the pelvic radiotherapy. The GREENLIGHT© laser (GL) has been barely studied in the treatment of radiation cystitis. The primary objective was to evaluate the efficacy of GL in refractory RIHC patients (RRC) in a single-centre series.

      Materials and methods

      Twenty-nine patients were treated by GL bladder photocoagulation (GLBP). These patients showed signs of refractory haematuria in the context of RIHC. The primary endpoint was the absence of haematuria that would require a subsequent surgical intervention. Secondary endpoints were postoperative hospitalization length of stay, the occurrence of complications according to the Clavien-Dindo classification, the occurrence of functional urinary disorders and the number of cystectomies.

      Results

      After a median follow-up of 30 months, 24 (82.7%) patients had no recurrence of haematuria. No postoperative complications were reported. A disabling overactive bladder secondary to the procedure occurred in 9 patients (31.0%). Two patients needed a cystectomy at 1 and 11 months.

      Conclusion

      GLBP may constitute an efficient line of treatment for RIHC. Despite overactive bladder it allowed to avoid or delay cystectomy.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Development of a risk nomogram predicting urinary tract infection in patients with indwelling urinary catheter after radical surgery for cervical cancer

      Résumé
      Contexte

      Les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus qui reçoivent un cathéter à demeure après une hystérectomie radicale sont vulnérables aux infections des voies urinaires (IVU). Cependant, il n’existe aucun modèle ou méthode permettant de prédire le risque d’infection urinaire. Cette étude visait donc à développer et à valider un nomogramme de risque d’infection urinaire pour les patientes atteint un cathéter à demeure après une chirurgie radicale du cancer du col de l’utérus (ICa-RCCS).

      Méthodes

      Nous avons d’abord collecté les informations cliniques de 380 patients atteint un ICa-RCCS de janvier 2020 à décembre 2021 comme cohorte de formation pour développer le nomogramme de risque. L’UTI a ensuite été évaluée à l’aide de 19 facteurs prédictifs de l’UTI. Le modèle de régression least absolute shrinkage and selection operator (LASSO) a été utilisé pour la sélection des caractéristiques. Une analyse de régression logistique multivariable a été menée pour construire le modèle de risque incorporant les caractéristiques sélectionnées via LASSO. Le coefficient de conformité (C-index) et les courbes d’étalonnage ont été utilisés pour évaluer la précision et l’adéquation du modèle pour prédire le risque d’infection urinaire. Le modèle a été validé en interne par bootstrapping (1000 échantillons aléatoires), et l’utilité clinique du modèle a été évaluée par analyse des courbes de décision (DCA).

      Résultats

      Les facteurs prédictifs du nomogramme de risque comprenaient la durée du cathétérisme à demeure, le fait qu’il s’agisse ou non d’un cathétérisme à demeure secondaire, les antécédents d’infections urinaires, l’âge et les antécédents de chimiothérapie avant la chirurgie. Le modèle a montré une bonne discrimination avec un indice C de 0,810 (IC 95 %: 0,759–0,861) et une bonne calibration. Lors de la validation par intervalle, le modèle a atteint un indice C élevé, jusqu’à 0,7930. L’analyse de la courbe de décision a révélé que le modèle de risque était cliniquement utile pour la prédiction des infections urinaires. Le bénéfice clinique a été initié au seuil de décision≥3 %.

      Conclusion

      Nous avons développé un nouveau nomogramme d’UTI incorporant l’âge, les antécédents de chimiothérapie avant la chirurgie, la durée du cathétérisme à demeure, s’il s’agit d’un cathétérisme à demeure secondaire, et les antécédents d’UTI pour prédire le risque d’UTI chez les patients recevant une ICa-RCCS.

      Niveau de preuve

      B : 3a.

      Development of a risk nomogram predicting urinary tract infection in patients with indwelling urinary catheter after radical surgery for cervical cancer

      Summary
      Background

      Cervical cancer (CC) patients receiving indwelling catheterization after radical hysterectomy (RH) are vulnerable to urinary tract infection (UTI). However, no model or method is available to predict the risk of UTIs. Therefore, our aim was to develop and verify a risk model to predict UTI for patients receiving indwelling catheterization after radical cervical cancer surgery (ICa-RCCS).

      Methods

      We first collected clinical information of 380 patients receiving ICa-RCCS from January 2020 to December 2021 as a training cohort to develop the risk nomogram. UTI was then evaluated using 19 UTI predictor factors. The least absolute shrinkage and selection operator (LASSO) method was utilized for the extraction characteristics. Multivariable logistic regression analysis was then conducted to create the risk model for UTI prediction. The consistency coefficient and calibration curve were utilized to assess the model's fit accuracy. We performed bootstrapping with 1000 random samples for internal validation of the model, and decision curve analysis (DCA) for clinical application.

      Results

      Predictors in the risk nomogram included indwelling catheterization duration, whether it is secondary indwelling catheterization, history of UTIs, age, and history of chemotherapy before surgery. The risk nomogram presented good discrimination and calibration (C-index: 0.810, 95% CI: 0.759–0.861). During interval validation, the model reached a high C-index up to 0.7930. DCA revealed the clinical utility of predictive model for UTI. Clinical benefit was initiated at the decision threshold≥3%.

      Conclusion

      We developed a novel UTI nomogram incorporating the age, history of chemotherapy before surgery, indwelling catheterization duration, whether it is secondary indwelling catheterization, and history of UTI to predict UTI risk for patients receiving ICa-RCCS.

      Level of evidence

      B: 3a.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2023, 10, 33, i

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Blessures par arme à feu du bas appareil urinaire en période de crise sécuritaire à l’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Mali) : aspects épidémiologiques et diagnostiques

      Résumé
      Introduction

      Les blessures par arme à feu du bas appareil urinaire sont des lésions consécutives à un transfert d’énergie d’un projectile tiré par une arme à feu ou d’un souffle d’une arme à feu, à la vessie, la prostate, l’urètre et l’uretère terminal. Notre objectif était d’en décrire les aspects épidémiologiques et diagnostiques dans un contexte de crise sécuritaire.

      Patients et méthode

      Il s’agissait d’une étude transversale descriptive portant sur les blessures par arme à feu du bas appareil urinaire à l’hôpital Sominé Dolo de Mopti de janvier 2017 à décembre 2021.

      Résultats

      En cinq ans, 29 traumatismes du bas appareil urinaire ont été colligés, soit environ 6 cas par an. L’âge moyen des patients était de 27,48 ans, le sexe-ratio de 13,5/1. Les principales circonstances de survenue étaient les violences intercommunautaires, 51,72 %, et les blessures de guerre, 31,03 %. Les lésions avaient été infligées par les fusils dans 62,1 % et les engins explosifs improvisés dans 37,9 %. Les modes de découvertes principaux étaient la rétention aiguë d’urines, l’hématurie et les plaies péno-scrotales, respectivement, dans 31,03 %, 20,69 % et 17,24 %. Les organes atteints étaient l’urètre dans 58,62 %, la vessie, 37,93 %, et la prostate 3,45 %. Les lésions non urologiques associées, présentes dans 68,96 % (n =20), étaient dominées par les lésions intestinales et les fractures du bassin.

      Conclusion

      Les blessures par arme à feu du bas appareil urinaire sont rares, malgré le contexte de crise sécuritaire. Elles affectent les hommes jeunes, sont majoritairement liées aux violences intercommunautaires, et sont dominées par les lésions urétrales et vésicales.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Blessures par arme à feu du bas appareil urinaire en période de crise sécuritaire à l’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Mali) : aspects épidémiologiques et diagnostiques

      Summary
      Introduction

      Firearm injuries to the lower urinary tract are injuries resulting from an energy transfer from a projectile fired by a firearm or a blast from a firearm, to the bladder, prostate, urethra and terminal ureter. Our objective was to describe the epidemiological and diagnostic aspects in the context of a security crisis.

      Patients and method

      This was a descriptive cross-sectional study of lower urinary tract firearm injuries at Sominé Dolo Hospital in Mopti from January 2017 to December 2021.

      Results

      In five years, 29 traumas of the lower urinary tract have been collected, about 6 cases per year. The mean age of patients was 27.48 years, the sex ratio was 13.5/1. The main circumstances of occurrence were intercommunal violence 51.72 %, war wounds 31.03 %. Injuries were inflicted by rifles in 62.1 % and improvised explosive devices in 37.9 %. The main modes of discovery were acute urine retention, hematuria and penoscrotal wounds respectively in 31.03 %, 20.69 %, 17.24 %. The organs affected were the urethra in 58.62 %, the bladder, 37.93 %, the prostate 3.45 %. Associated non-urological lesions present in 68.96 % (n =20) were dominated by intestinal lesions and pelvic fractures.

      Conclusion

      Firearm injuries to the lower urinary tract are rare despite the context of the security crisis. They affect young men, are mostly linked to intercommunal violence, and are dominated by urethral and bladder injuries.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Résultats du réalignement endoscopique précoce des ruptures de l’urètre postérieur post-traumatique

      Résumé
      Introduction

      La rupture post-traumatique de l’urètre postérieur est une lésion grave qui peut compromettre le pronostic mictionnel du patient souvent jeune. La prise en charge de cette lésion reste encore controversée laissant libre choix entre réalignement endoscopique précoce ou pose d’un cathéter sus-pubien avec urétroplastie différée. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats à court et long terme des réalignements endoscopiques précoces réalisés pour les ruptures urétrales complètes masculines.

      Patients et méthodes

      Nous avons mené une étude rétrospective des patients présentant une rupture urétrale complète post-traumatique et ayant eu un réalignement endoscopique précoce entre 2010 et 2020. Les données préopératoires, périopératoires et postopératoires ont été recueillies. Les complications de la procédure chirurgicale ont été analysées, ainsi que la sténose postopératoire, l’incontinence urinaire et la dysfonction érectile. Le critère d’évaluation principal était le succès, défini comme une miction satisfaisante sans sténose urétrale au moment du dernier suivi.

      Résultats

      Un réalignement endoscopique précoce a été pratiqué chez 26 patients pris en charge d’une rupture complète de l’urètre postérieur post-traumatique. L’âge médian était de 26 (16–39) ans. Le mécanisme de la lésion urétrale le plus fréquent était des accidents de la voie publique dans 69,23 % des cas. La lésion urétrale la plus fréquente était le grade 4 chez 23 patients (88,46 %). Le temps médian jusqu’au réalignement endoscopique était de 8jours (3–18). La durée médiane de sondage vésicale postopératoire était de 22 (10–32) jours. La durée médiane de suivi était de 34 (18–54) mois. Dix patients ont développé une sténose urétrale au cours du suivi : 7 (26,92 %) ont été traités par une ou deux urétrotomies internes à la lame froide, 3 ont nécessité le recours à une urétroplastie. Il n’y a pas eu d’échec d’urétroplastie après un réalignement endoscopique premier. Deux patients ont rapporté une incontinence urinaire d’effort sévère. Le score IIEF-5 médian à la date de dernière nouvelle était de 23 (17–25).

      Conclusion

      Un réalignement endoscopique précoce permet à certains patients d’éviter un traitement chirurgical plus lourd, et ne compromet pas la réalisation d’une urétroplastie ultérieure.

      Niveau de preuve

      3

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats du réalignement endoscopique précoce des ruptures de l’urètre postérieur post-traumatique

      Summary
      Introduction

      Post-traumatic rupture of the posterior urethra is a serious injury that can compromise the micturition and erectile prognosis of the often-young patient. The management of this lesion is still controversial, leaving the choice between early endoscopic realignment or suprapubic catheterization with deferred urethroplasty. The objective of this study was to report our clinical experience and outcomes with early endoscopic realignment (EER) for patients with pelvic fracture urethral injury.

      Patients and methods

      We underwent a retrospective review of patients with pelvic fracture associated urethral injury who underwent EER from 2010 to 2020. Preoperative, perioperative, and postoperative outcome data were collected. Complications for the surgical procedure were analyzed, as well as postoperative stenosis, urinary incontinence and erectile dysfunction. The primary endpoint was success, defined as satisfying micturition with no urethral stricture at the time of last follow-up.

      Results

      Early endoscopic realignment was performed in 26 patients managed for complete post-traumatic posterior urethral rupture. The median age was 26 (16–39) years. The most common mechanism of urethral injury was road traffic accidents in 69.23% of cases. The most common urethral injury was grade 4 in 23 patients (88.46%). The median time to endoscopic realignment was 8 days (3–18). The median time to postoperative bladder catheterization was 22 (10–32) days. The median follow-up time was 34 (18–54) months. Ten patients developed urethral stricture during follow-up: 7 (26.92%) were treated with one or two internal cold blade urethrotomies, 3 required urethroplasty. There were no urethroplasty failures after a first endoscopic realignment. Two patients reported severe stress urinary incontinence. The median IIEF-5 score at the date of last news was 23 (17–25).

      Conclusion

      Early endoscopic realignment allows some patients to avoid a heavier surgical treatment, and doesn’t compromise the realization of a later urethroplasty.

      Level of evidence

      3

    • Prog Urol, 2014, 24, 12, 723-732

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner

    Vous pourrez également aimer

    Continuer votre lecture

    Contenu protégé