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    Numéro 7- Volume 33- pp. 349-406 (Juillet 2023)

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    • Profil épidémiologique, étiologique et évolutif des fistules vésico-vaginales au Sénégal

      Résumé
      But

      Évaluer le profil épidémiologique, étiologique et évolutif des fistules vésico-vaginales (FVV) en milieu hospitalo-universitaire au Sénégal.

      Patients et méthode

      Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et monocentrique, colligeant les dossiers des patientes suivies pour une FVV entre janvier 2014 et décembre 2019 au Service d’urologie et d’andrologie du Centre hospitalier universitaire Aristide Le Dantec, Dakar, Sénégal. Les paramètres suivants étaient étudiés : l’âge, l’origine géographique, la parité et l’étiologie des FVV. Pour apprécier l’évolution du profil épidémiologique et étiologique des FVV nous avons comparé nos résultats à ceux de séries publiées par notre structure.

      Résultats

      Quarante-cinq (45) FVV ont été recensées sur une période de 6 années. Soit une moyenne annuelle de 7,5 fistules. L’âge moyen était de 40 ± 15,13 ans avec des extrêmes de 13 ans et 75 ans ; 17 patientes (37,8 %) avaient plus de 45 ans. La parité moyenne était de 3 avec des extrêmes de 0 à 12 enfants. Les multipares représentaient 68,8 % des patientes. Les FVV obstétricales (FVVO) étaient plus fréquentes (48,9 %) suivies des FVV iatrogènes (FVVI) (33,3 %). L’âge moyen était plus élevé dans le groupe des patientes qui avaient une FVVI comparé au groupe de patientes qui avaient une FVVO (32 ans) (p  = 0,0004). Trente patientes étaient originaires de la région de Dakar et de sa banlieue soit 66,6 %. L’étiologie des FVV ne variait pas suivant l’origine géographique des patientes (p =NS). La FVV était fréquemment associée à la prise en charge de cancer du col dans 42,2 % des cas. La comparaison de nos données actuelles avec celles des séries précédentes montre une réduction de l’incidence annuelle des FVV. Les FVVO bien qu’ayant fortement diminuées restent prédominantes. Il existe une augmentation constante du nombre de FVVI.

      Conclusion

      Il existe une évolution du profil épidémiologique et étiologique marquée par une diminution de la fréquence des FVVO et la hausse de celle des FVVI. À noter également l’association fréquente entre le cancer du col de l’utérus et les FVV.

      Niveau de preuve

      Niveau 4 : étude rétrospective

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Profil épidémiologique, étiologique et évolutif des fistules vésico-vaginales au Sénégal

      Summary
      Aim

      To evaluate the epidemiological, etiological and evolutionary profile of vesico-vaginal fistulas (VVF) in university hospitals in Senegal.

      Patients and method

      This is a retrospective, descriptive, single-center study, collecting the records of patients followed for VVF between January 2014 and December 2019 at the Urology and Andrology Department of the Centre hospitalier universitaire Aristide Le Dantec, Dakar, Senegal. The following parameters were studied: age, geographical origin, parity, and etiology of VVF. To assess the evolution of the epidemiological and etiological profile of VVF, we compared our results with those of series published by our structure.

      Results

      Forty-five (45) VVFs were identified over a period of 6 years. This represents an annual average of 7.5 fistulas. The average age was 40±15.13 years with extremes of 13 years and 75 years; 17 patients (37.8%) were older than 45 years. The average parity was 3 with extremes from 0 to 12 children. Multiparous women represented 68.8% of the patients. Obstetric VVF (OVF) was more frequent (48.9%) followed by iatrogenic VVF (33.3%). The mean age was higher in the IVF group compared to the VVF group (32 years) (P  = 0.0004). Thirty patients were from the Dakar region and its suburbs (66.6%). The etiology of VVF did not vary according to the geographical origin of the patients (P =NS). VVF was frequently associated with the management of cervical cancer in 42.2% of cases. Comparison of our current data with previous series shows a reduction in the annual incidence of VVF. VVFs, although they have decreased significantly, are still predominant. There is a constant increase in the number of IVF.

      Conclusion

      There is an evolution of the epidemiological and etiological profile marked by a decrease in the frequency of VVFs and an increase in that of IVFs. It is also worth noting the frequent association between cervical cancer and VVF.

      Level of evidence

      Level 4: retrospective study

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    • A new tool to investigate anorectal disorders in patients with multiple sclerosis: STAR-Q

      Résumé
      Introduction

      Les troubles anorectaux touchent fréquemment les patients atteints de sclérose en plaques (PaSEP), mais aucun questionnaire spécifique validé dans cette population ne permet une évaluation rigoureuse. Cette étude vise à valider un questionnaire multidimensionnel évaluant les troubles anorectaux chez les PaSEP.

      Matériel

      Une étude prospective et multicentrique a été menée entre juin 2019 et avril 2021. Le STAR-Q a été construit en 3 étapes. Une revue de la littérature et des entretiens qualitatifs avec des patients ont été réalisés afin de créer la première version du questionnaire, validée par un panel d’experts. Une étude pilote vient ensuite valider la compréhension, l’acceptation et la pertinence des items. Enfin, une étude de validation a été effectuée afin de mesurer la validité de contenu, la cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach) et la reproductibilité [coefficient de corrélation intraclasse (ICC)]. Le critère de jugement principal concernait l’obtention de bonnes propriétés psychométriques du questionnaire avec un α de Cronbach>0,7 et un ICC>0,7.

      Résultats

      Nous avons inclus 231 PaSEP. La compréhension, l’acceptation et la pertinence des items étaient bonnes. STAR-Q a montré une très bonne cohérence interne (Cronbach's α=0,84) et une très bonne reproductibilité (ICC=0,89). La version finale du STAR-Q est composée de 3 domaines correspondant aux symptômes (Q1–Q14), aux traitements et contraintes (Q15–Q18) et à l’impact sur la qualité de vie (Q19). Trois catégories de sévérité ont été déterminée :≤16 : mineure, 17 à 20 : modérée, et≥21 : sévère.

      Conclusions

      Le STAR-Q présente de très bonnes propriétés psychométriques et permet une évaluation multidimensionnelle des troubles anorectaux chez les PaSEP.

      Niveau de preuve

      2

      A new tool to investigate anorectal disorders in patients with multiple sclerosis: STAR-Q

      Summary
      Background

      Bowel symptoms are commonly experienced by patients with Multiple sclerosis (PwMS), but no specific questionnaire validated in this population allows a rigorous assessment.

      Objective

      Validation of a multidimensional questionnaire assessing bowel disorders in PwMS.

      Methods

      A prospective, multicenter study was conducted between April 2020 and April 2021. The STAR-Q (Symptoms’ assessmenT of AnoRectal dysfunction Questionnaire), was built in 3 steps. First, literature review and qualitative interviews were performed to create the first version, discussed with a panel of experts. Then, a pilot study assessed comprehension, acceptation and pertinence of items. Finally, the validation study was designed to measure content validity, internal consistency reliability (alpha coefficient of Cronbach) and test–retest reliability [intraclass correlation coefficient (ICC)]. The primary outcome was good psychometric properties with Cronbach's α>0.7 and ICC>0.7.

      Results

      We included 231 PwMS. Comprehension, acceptation and pertinence were good. STAR-Q showed a very good internal consistency reliability (Cronbach's α=0.84) and test-retest reliability (ICC=0.89). Final version of STAR-Q was composed of 3 domains corresponding in symptoms (Q1–Q14), treatment and constraints (Q15–Q18) and impact on quality of life (Q19). Three categories of severity were determined (STAR-Q≤16: minor, between 17 and 20: moderate, and≥21: severe).

      Conclusions

      STAR-Q presents very good psychometric properties and allows a multidimensional assessment of bowel disorders in PwMS.

      Level of evidence

      2

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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    • Functional and sexual outcomes following surgical vaginal introital reduction

      Résumé
      Objectif

      Différentes interventions chirurgicales sont couramment pratiquées pour le traitement de la béance vulvaire associée à un syndrome clinique d’hyperlaxité vaginale (HV), mais elles sont peu étudiées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et sexologiques après réduction introïtale chirurgicale.

      Méthodes

      Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective menée dans un seul centre d’urogynécologie. Toutes les femmes sexuellement actives qui ont eu une réduction introïtale chirurgicale pour HV entre mars 2015 et septembre 2020 ont été incluses dans cette étude. L’HV était définie comme un hiatus génital ≥4cm selon la classification POP-Q, associée à des symptômes de laxité vaginale. Le critère d’évaluation principal était la santé sexuelle évaluée par le questionnaire sur la sexualité en chirurgie pelvi-périnéale (PPSSQ), tandis que les critères d’évaluation secondaires comprenaient la douleur postopératoire, les complications périopératoires, le taux de dyspareunie, la satisfaction des patientes et le taux de réussite basé sur l’indice d’amélioration globale des patientes (PGI-I) et le questionnaire sur la laxité vaginale (VLQ).

      Résultats

      Sur les 27 patientes auxquelles les questionnaires ont été envoyés, 23 patientes sexuellement actives ont renvoyé les questionnaires remplis et ont été inclus dans l’étude. Les participantes avaient un âge moyen de 41ans (intervalle 24–74) et un IMC moyen et 21,3 (intervalle 17,6–31,9). Le symptôme préopératoire le plus fréquent était la sensation de laxité vaginale excessive dans 82,6 % des cas, suivie de la sensation de pesanteur périnéale dans 47,8 % des cas. Une dyspareunie préopératoire a été signalée chez 8/23 (34,8 %) des patientes. Les interventions chirurgicales ont consisté en une périnéorraphie avec (n =14) ou sans (n =9) myographie des releveurs de l’anus. Le score post-opératoire moyen de santé sexuelle du PPSSQ était de 86,7/100 (écart-type 5,8 ; intervalle 16,7–93,3) et le score moyen de gêne et de douleur était de 27,5/100 (écart-type 26,0 ; intervalle 0–80). La sexualité postopératoire a été jugée meilleure, identique ou pire chez 16 (69,6 %), 2 (8,7 %) et 5 (21,7 %) des patientes respectivement. Sur le PGI-I, les patientes ont déclaré se sentir beaucoup mieux, mieux, légèrement mieux et sans changement chez 10 (43,5 %), 5 (21,7 %), 5 (21,7 %) et 3 (13,0 %) d’entre elles respectivement. Aucune femme n’a déclaré s’être sentie moins bien. Le taux global de complications postopératoires était de 3/23 (13 %), comprenant un hématome périnéal et deux cas de réopération pour sténose introitale partielle. Une dyspareunie de novo a été signalée par 11/18 (61,1 %) patientes, survenant « souvent », « très souvent » ou « toujours » chez 4/18 (22,2 %) patientes, en raison d’un rétrécissement introital (n =2), d’une sensation d’hyperlaxité persistante (n =1) et d’une sécheresse vaginale (n =1).

      Conclusion

      La chirurgie de réduction de l’introït vaginal est une option thérapeutique viable pour les symptômes d’hyperlaxité vaginale après l’échec des mesures conservatrices. Toutefois, les patientes doivent être informées du risque de dyspareunie de novo.

      Niveau de preuve

      4.

      Functional and sexual outcomes following surgical vaginal introital reduction

      Summary
      Objective

      Surgical introital reduction procedures are commonly performed for the treatment of vaginal laxity (VL), yet poorly studied. The aim of this study was to assess clinical outcomes following surgical vaginal introital reduction for VL.

      Methods

      This was an ambidirectional cohort study conducted in a single urogynecology center. All sexually active women who had vaginal introital surgical reduction for VL between March 2015 and September 2020 were included in this study. VL was defined as a genital hiatus distance ≥4cm according to the POP-Q classification, associated with symptoms of laxity. The primary endpoint was sexual health assessed by the Pelvi-Perineal Surgery Sexuality Questionnaire (PPSSQ), while the secondary endpoints included postoperative pain, perioperative complications, rate of dyspareunia, patient satisfaction and success rate based on the Patient Global Improvement Index (PGI-I) and Vaginal Laxity Questionnaire (VLQ).

      Results

      Of the 27 patients sent the questionnaires, 23 sexually active patients returned the completed ones and were included in the study. Participants had a mean age and BMI of 41 years (range 24–74) and 21.3 (range 17.6–31.9) respectively. The most prevalent preoperative symptom was feeling of VL in 82.6% followed by bulging sensation in 47.8%. Preoperative dyspareunia was reported in 8/23 (34.8%). Surgical interventions involved perineorrhaphy with (n =14) or without (n =9) levator ani plication. The PPSSQ mean sexual health score was 86.7/100 (SD 5.8; range 16.7–93.3) and the mean discomfort and pain score was 27.5/100 (SD 26.0; range 0-80). Postoperative sexuality was reported to better, identical or worse in 16 (69.6%), 2 (8.7%) and 5 (21.7%) patients respectively. On PGI-I, patients reported feeling much better, better, slightly better and no change in 10 (43.5%), 5 (21.7%), 5 (21.7%) and 3 (13.0%) respectively. None of the women reported feeling worse. The overall post-operative complication rate was 3/23 (13.0%), including a perineal hematoma, and two cases of reoperation for narrow introitus. De novo dyspareunia was reported by 11/18 (61.1%) patients, occurring often or more in 4/18 (22.2%) patients, due to narrow introitus (n =2), enlarge introitus (n =1) and vaginal dryness (n =1).

      Conclusion

      Vaginal introital reduction surgery is a viable treatment option for symptoms of vaginal laxity after failure of conservative measures. However, patients should be made aware of the risk of de novo dyspareunia.

      Level of evidence

      4.

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    • Ambulatory peri-bulbar implantation, revision and replacement of Artificial Urinary Sphincter in neurogenic and non-neurogenic male patients: A preliminary feasibility study over a one-year experience

      Résumé
      Introduction

      Notre objectif était d’évaluer la faisabilité, la sécurité et l’efficacité de la pose d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) en ambulatoire.

      Matériel et méthodes

      Du mois d’avril 2018 au mois d’avril 2019, tous les patients consécutifs ayant bénéficié de la pose ou de la révision d’un SUA AMS 800 (Boston Scientific©) en secteur ambulatoire ont été inclus. Les données suivantes ont été recueillies prospectivement: antécédents médicaux, étiologie et sévérité de l’incontinence, procédure chirurgicale et complications postopératoires. La satisfaction des patients a de plus été évaluée en utilisant deux échelles validées.

      Résultats

      Au total, 28 patients ont été inclus dans l’étude représentant 30 procédures (22 poses, 6 révisions complètes et 2 révisions partielles) avec un suivi moyen de 223jours (±220,5). Quatorze patients avaient un antécédent de radiothérapie. Le taux de réadmission était de 6,7 % dans les 30jours postopératoires. Après chirurgie, le taux de révision et d’explantations étaient tous deux de 6,7 %. Il y a eu 26,7 % de complications dont la majorité était Clavien I. La satisfaction des patients était très élevée après la procédure ambulatoire (87,5 % étaient satisfaits ou très satisfaits). La continence était complète ou sociale pour respectivement 55,6 % et 88,9 % des patients.

      Conclusion

      La mise en place d’un SUA en ambulatoire est une procédure sûre avec de bons résultats fonctionnels. Un essai avec un cohorte plus large et randomisée permettrait d’améliorer notre appréciation des patients pouvant ou non bénéficier de ce traitement ambulatoire.

      Niveau de preuve

      3.

      Ambulatory peri-bulbar implantation, revision and replacement of Artificial Urinary Sphincter in neurogenic and non-neurogenic male patients: A preliminary feasibility study over a one-year experience

      Summary
      Introduction

      Our goal was to determine the rate of complications, early revision and removal after full ambulatory implantation of bulbar AUS in men; secondly, to describe satisfaction and short-term continence rate.

      Material and methods

      Between April 2018 and April 2019, 28 consecutive patients underwent AUS implantation in a newly organised ambulatory setting. A prospective database of all included patients was established with comprehensive data collected on medical history, aetiology and severity of SUI, surgical procedures, postoperative complications and patient satisfaction.

      Results

      Twenty-eight patients were included (30 consecutive procedures: 22 primary AUS placement, 6 complete revisions, 2 partial revisions), with a mean follow up of 223±220.5 days. Fourteen patients had prior radiotherapy. Readmission rate was 6.7% in the first 30 days after surgery. Both revision and removal rates were 6.7%. Complications were reported in 26.7% of procedures, mainly Clavien-Dindo I. Patient satisfaction of ambulatory surgery organisation and experience was high (87/5% satisfied or very satisfied). Full continence & social continence were achieved for, respectively, 55.6% and 88.9% of procedures.

      Conclusion

      Ambulatory placement of AUS is safe and can be performed successfully. Larger patient cohorts and randomised trials are crucial to improve knowledge on non-indications for full ambulatory AUS implantation in men.

      Level of evidence

      3.

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    • Pelvic floor ultrasound versus urodynamics in evaluating insensible urinary incontinence: A retrospective study

      Résumé
      Objectif

      L’incontinence urinaire insensible (IUI) est une situation où l’on se plaint d’incontinence urinaire, mais qu’on ignore comment elle s’est produite. Par conséquent, il est nécessaire d’appliquer des méthodes diagnostiques hautement spécifiques pour favoriser l’exactitude du diagnostic d’IUI, y compris l’échographie du plancher pelvien (PFU) et les études urodynamiques (UDS).

      Méthodologie

      Un total de 41 femmes atteintes d’IUI ont été rétrospectivement incluses. Les patientes ont été classées en deux groupes : le groupe avec de l’incontinence urinaire urodynamique (groupe UUI, n =20) et le groupe sans de l’incontinence urinaire urodynamique (groupe NUUI, n =21), selon la présence des fuites d’urine pendant l’UDS. Les caractéristiques cliniques de base, les résultats UDS et les paramètres PFU ont été recueillis.

      Résultats

      Comparé au groupe NUUI, le groupe UUI présentait une capacité cystométrique maximale plus petite (p =0,008), une pression maximale de fermeture urétrale plus faible (p =0,005), une longueur urétrale fonctionnelle plus courte (FUL) (p =0,01), plus d’entonnement du col vésical (BNF) (p =0,02), une profondeur BNF plus grande (p =0,04) et une surface BNF plus grande (p =0,01). L’aire et la profondeur de la BNF ont été négativement corrélées avec la pression maximale de fermeture urétrale (r =−0,42, p =0,01), FUL (r =−0,36, p =0,02 versus r =−0,39, p =0,01), et la capacité cystométrique maximale (r =−0,35, p =0,03), mais positivement corrélées avec le débit urinaire maximum (r =0,33, p =0,04 versus r =0,36, p =0,02). L’analyse de corrélation canonique des paramètres échographiques et des paramètres UDS montre que la première paire de variables canoniques était statistiquement significative (r 1=0,9, p <0,001).

      Conclusions

      La PFU est associée à l’UDS dans l’évaluation des IUI. Il a les avantages de faible coût et un confort élevé, et devrait donc être utilisé comme un examen auxiliaire pour IUI.

      Pelvic floor ultrasound versus urodynamics in evaluating insensible urinary incontinence: A retrospective study

      Summary
      Objective

      Insensible Urinary Incontinence (IUI) is a situation when you complain of urinary incontinence but are unaware of how it occurred. Therefore, it is necessary to apply highly specific diagnostic methods to promote accuracy in the diagnosis of IUI, including pelvic floor ultrasound (PFU) and urodynamic studies (UDS).

      Methods

      A total of 41 women with IUI were retrospectively included. Patients were categorized into two groups: the urodynamic urinary incontinence group (UUI group, n =20) and the non-urodynamic urinary incontinence group (NUUI group, n =21), according to the urine leakage during UDS. The baseline clinical characteristics, UDS results, and PFU parameters were collected.

      Results

      Compared with the NUUI group, the UUI group had a smaller maximum cystometric capacity (P =0.008), lower maximum urethral closure pressure (P =0.005), shorter functional urethral length (FUL) (P =0.01), more bladder neck funneling (BNF) (P =0.02), greater BNF depth (P =0.04), and larger BNF area (P =0.01). The area and depth of BNF were negatively correlated with maximum urethral closure pressure (r =−0.42, P =0.01), FUL (r =−0.36, P =0.02 versus r =−0.39, P=0.01), and maximum cystometric capacity (r =−0.35, P =0.03), but positively correlated with maximum urinary flow rate (r =0.33, P =0.04 versus r =0.36, P =0.02). The canonical correlation analysis of the ultrasound parameters and UDS parameters shows that the first pair of canonical variables was statistically significant (r 1=0.9, P <0.001).

      Conclusions

      The PFU is associated with UDS in evaluating IUI. It has the advantages of low cost and high comfort, thus should be used as an auxiliary examination for IUI.

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    • Effect of Nintedanib on healing and fibrosis in rats with experimentally induced urethral injury

      Résumé
      Objectif

      Nous avons cherché à déterminer l’efficacité du traitement par le nintedanib, qui a un effet antifibrotique connu, dans la prévention de la fibrose après un traumatisme urétral.

      Matériel et méthodes

      Vingt-trois rats Sprague-Dawley adultes ont été divisés au hasard en 3 groupes différents: Sham, groupe lésion urétrale (UI) et groupe lésion urétrale+nintedanib (UI+N). Le modèle de lésion urétrale a été réalisé avec un couteau urétrotome pédiatrique. Le nintedanib a été administré à la dose de 50mg/kg par gavage oral pendant 14jours à la même heure chaque jour. Après 14jours de traitement, tous les rats ont subi une pénectomie sous anesthésie générale. Le tissu urétral a été évalué histopathologique (congestion, l’infiltration de cellules inflammatoires et la spongiofibrose), et immunohistochimique (facteur de croissance transformant (TBF) Bêta-1 et le récepteur 2 du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEBFR2)).

      Résultats

      Résultats histopathologiques : le groupe UI a obtenu des scores plus élevés dans toutes les catégories (congestion, infiltration de cellules inflammatoires et spongiofibrose), suivi du groupe UI+N et du groupe Sham, respectivement. Une différence statistiquement significative a été trouvée entre le groupe UI et le groupe UI+N au niveau des scores des paramètres histopathologiques (p <0,05). Résultats immunohistochimiques : le groupe UI avait des scores plus élevés dans les deux catégories, suivis respectivement du groupe UI+N et du groupe Sham. Une différence statistiquement significative a été trouvée entre le groupe UI et le groupe UI+N dans les scores TGF Bêta-1 et VEGF (p <0,05).

      Conclusion

      Nous avons constaté que l’administration de nintedanib après un traumatisme urétral réduisait l’inflammation et la fibrose sur le plan histologique et immunohistochimique. L’effet positif du nintedanib sur l’inflammation et la fibrose après un traumatisme urétral rapporté dans cette étude animale est encourageant pour une éventuelle application clinique chez l’homme.

      Effect of Nintedanib on healing and fibrosis in rats with experimentally induced urethral injury

      Summary
      Aim

      We aimed to determine the effectiveness of Nintedanib treatment, which has known antifibrotic effect, in preventing fibrosis after urethral trauma.

      Material and methods

      Twenty-three adult Sprague-Dawley rats were divided randomly into 3 different groups: Sham, Urethral injury group (UI) and Urethral injury+ Nintedanib (UI+N). The urethral injury model was made with a pediatric urethrotome knife. Nintedanib was administered at a dose of 50mg/kg by oral gavage for 14 days at the same time every day. After 14 days of treatment, all rats were performed penectomy under general anesthesia. Urethral tissue was evaluated histopathologically (congestion, inflammatory cell infiltration and spongiofibrosis) and immunohistochemically (transforming growth factor (TBF) Beta-1 and vascular endothelial growth factor receptor 2 (VEBFR2)).

      Results

      Histopathological findings: Group UI had higher scores in all categories (congestion, inflammatory cell infiltration, and spongiofibrosis), followed by Group UI+N and Group Sham, respectively. A statistically significant difference was found between Group UI and Group UI+N in terms of the scores of histopathological parameters (p <0.05). Immunohistochemical findings: Group UI had higher scores in both categories, followed by Group UI+N and Group Sham, respectively. A statistically significant difference was found between Group UI and Group UI+N in TGF Beta-1 and VEGF scores (p <0.05).

      Conclusion

      We found that Nintedanib administration after urethral trauma reduced inflammation and fibrosis histologically and immunohistochemically. The positive effect of Nintedanib on inflammation and fibrosis after urethral trauma reported in this animal study is encouraging for a potential clinical human application.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2023, 7, 33, i

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    • Functional MRI in neuro-urology: A narrative review

      Résumé

      L’imagerie cérébrale est un nouvel outil performant, permettant aux urologues d’explorer le contrôle neurologique du bas appareil urinaire. L’apport de l’IRM fonctionnelle (IRMf) ouvre de nouvelles perspectives pour expliquer comment certaines zones spécifiques du système nerveux central jouent un rôle sur les phases de remplissage et de vidange du bas appareil urinaire. Depuis plusieurs années, ce domaine de recherche a beaucoup progressé, partant de la simple description anatomique vers la modélisation d’un circuit mictionnel complexe. Deux auteurs ont sélectionné l’ensemble des articles publiés dans Medline de janvier 2010 à août 2022, selon une recherche par mots clés. Parmi 2047 articles selectionés, 49 ont été inclus dans cette revue. Ces dix dernières années ont permis de décrire et comprendre l’existence d’un réseau vessie–cerveau dédié possédant une grande plasticité. Il comprend des zones d’activation spécifiques dans le tronc cérébral, le cervelet et le cortex et un fonctionnement stéréotypique reproductible. De nombreuses pathologies urologiques et leurs traitements peuvent conduire à des modifications au sein de ces réseaux, modulant l’activité neuronale, représentant des cibles thérapeutiques potentielles pour traiter les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU). L’apport de l’IRMf a rendu possible l’identification de sous-groupes de patients répondeurs aux traitements (biofeedback, anticholinergiques, neuromodulation) et d’en prédire leur efficacité. Ces avancées dans notre compréhension du contrôle cérébral sur l’appareil vésicosphinctérien rendent possible des traitements ciblant les zones cérébrales impliquées dans les SBAU. Par exemple, la stimulation transcranienne non invasive permet d’améliorer les symptômes de la phase de vidange chez des patients atteints par une sclérose en plaque.

      Functional MRI in neuro-urology: A narrative review

      Summary

      Neuro-imaging has given urologists a new tool to investigate the neural control of the lower urinary tract. Using functional magnetic resonance imaging (fMRI), it is now possible to understand which areas of the brain contribute to the proper function of the storage and voiding of the lower urinary tract. This field of research has evolved from simple anatomical descriptions to elucidating the complex micturition network. A keyword search of the Medline database was conducted by two reviewers for relevant studies from January 1, 2010, to August 2022. Of 2047 peer-reviewed articles, 49 are included in this review. In the last decade, a detailed understanding of the brain–bladder network has been described, elucidating a dedicated network, as well as activated areas in the brainstem, cerebellum, and cortex that share reproducible connectivity patterns. Research has shown that various urological diseases can lead to specific changes in this network and that therapies used by urologists to treat lower urinary tract symptoms (LUTS) are also able to modify neuronal activity. This represents a set of potential new therapeutic targets for the management of the lower urinary tract symptoms (LUTS). fMRI technology has made it possible to identify subgroups of responders to various treatments (biofeedback, anticholinergic, neuromodulation) and predict favourable outcomes. Lastly, this breakthrough understanding of neural control over bladder function has led to treatments that directly target brain regions of interest to improve LUTS. One such example is the use of non-invasive transcranial neuromodulation to improve voiding symptoms in individuals with multiple sclerosis.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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