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    Numéro 17- Volume 32- pp. 1485-1546 (Décembre 2022)

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    • Impact des lésions obstétricales du levator ani sur la continence anale

      Résumé
      Contexte

      L’accouchement par voie basse induit des lésions musculaires à type d’avulsion et étirement mineur du levator ani (LA). Partageant les mêmes facteurs de risque que les lésions obstétricales du sphincter anal (LOSA), elles peuvent être concomitantes. Les LOSA sont le 1er facteur de risque d’incontinence anale (IA) chez la femme. Le rôle des lésions lévatoriennes dans la genèse de l’IA est controversé.

      Objectif

      Il s’agit d’une revue systématique sans méta-analyse ayant pour objectif de préciser l’impact des lésions du LA sur la continence anale.

      Méthode

      Selon les recommandations PRISMA, réalisation d’une recherche bibliographique (2000–2022) sur PubMed avec les mots clés : « levator ani » « anal incontinence » « obstetric trauma » et sur Science Direct avec les mots clés « levator ani », « avulsion », « anal incontinence ». Cent-soixante-dix articles ont été identifiés, 16 ont été retenus. Le niveau de preuve a été déterminé en utilisant la Newcastle Ottawa Scale.

      Résultats

      Selon les différents auteurs, la prévalence d’avulsion variait de 15 % à 32,2 % parmi les femmes ayant accouché par voie basse, les femmes présentant des lésions du LA présentaient plus de LOSA (29,4 % à 37,5 % des patientes ayant des LOSA avaient une lésion du LA). Pour l’IA, les avulsions du LA ne sont pas un facteur de risque indépendant mais sont, en présence de LOSA, un facteur aggravant (OR, 23,3, 95 % IC, 2,0–267,6). Les doubles lésions seraient plus à risque d’IA à long terme (p <0,001).

      Conclusion

      Les lésions du LA ne sont pas un facteur indépendant d’IA, bien que leur prévalence soit plus élevée dans la population des femmes incontinentes anales ; elles sont plus fréquentes chez les femmes présentant des LOSA et dans cette population, elles sont un facteur aggravant de l’IA et un facteur de risque d’IA à long terme.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact des lésions obstétricales du levator ani sur la continence anale

      Summary
      Introduction

      Vaginal delivery induces avulsion type muscle lesions and minor stretching of the levator ani muscle (LAM). Sharing the same risk factors as obstetric anal sphincter injury (OASIS), they can be concomitant. OASIS are the first risk factor for anal incontinence (AI) in women. The role of levatorian lesions in the genesis of AI is controversial.

      Objective

      This is a systematic review without meta-analysis aimed at clarifying the impact of LA lesions on anal continence.

      Method

      According to PRISMA recommendations, carrying out a bibliographic search (2000–2022) on PubMed with the keywords: “levator ani” “anal incontinence” “obstetric trauma” and on Science Direct with the keywords “levator ani”, “avulsion”, “anal incontinence”. One hundred and eighty articles were identified, 16 were selected.. The level of evidence was determined using the Newcastle Ottawa Scale.

      Results

      According to the different authors, the prevalence of avulsion varied from 15% to 32.2% among women who gave birth vaginally, women with LA lesions presented more LOSA (29.4% to 37.5% of patients with OASIS also had an LA lesion). For AI, LA avulsions are not an independent risk factor but are, in the presence of OASIS, an aggravating factor (OR, 23.3, 95% CI, 2.0–267.6). Double lesions would be at greater risk of long-term AI (P <0.001).

      Conclusion

      LA lesions are not an independent factor of AI, although their prevalence is higher in the population of anal incontinent women; they are more frequent in women with OASIS and in this population, they are an aggravating factor for AI and a risk factor for long-term AI.

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    • Techniques et intérêt clinique de la débitmétrie à domicile : une revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      La débitmétrie urinaire (DU) est un examen urodynamique non invasif clé pour l’évaluation de la phase de vidange chez patients avec des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU). La DU libre traditionnelle (DULT), réalisée de manière unique en consultation, est limitée par une difficulté à capter une miction normale et par une forte variabilité intrapatient des paramètres du débit urinaire. La mesure du débit urinaire à domicile par le patient pourrait être un moyen d’obtenir des données multiples en conditions de vie réelle, répondant à ses limites. L’objectif de cet article était de faire une revue de la littérature des différentes techniques de débitmétrie urinaire à domicile (DUD) et de leur intérêt clinique, en particulier par rapport à la DULT.

      Matériel et méthodes

      Une recherche sur la base PubMed croisant les mots clef « Urodynamics, Uroflowmetry, non-invasive urodynamics, Ambulatory urodynamics, bladder outlet obstruction, male LUTS » a recherché les articles en anglais ou français parus sans limite d’antériorité et mars 2022. Le tri par lecture du résumé permettait la sélection de tous les articles décrivant et/ou évaluant une technique de DUD qui étaient lu entièrement selon la même grille de recueil pour proposer une synthèse narrative.

      Résultats

      Trente et un articles ont été identifiés, sélectionnés et analysés. Des techniques simples et peu coûteuses par chronométrages ou utilisation d’entonnoirs estiment de manières fiable et reproductible le débit urinaire moyen et maximal par rapport à la DULT, sans fournir de courbe de débit complète. Des méthodes plus sophistiquées électroniques ou sonométriques, utilisant pour certaines des applications mobiles connectées, présentent des résultats plus conformes aux recommandations de l’ICS concernant la mesure du débit. Avec la possibilité d’étudier la moyenne de plusieurs valeurs du débit urinaire maximal (Qmax) capté lors de mictions en conditions physiologiques, certaines études évoquent un gain de valeur diagnostique dans l’évaluation de la phase de vidange et des symptômes du bas appareil urinaire chez l’homme. La littérature est cependant peu fournie, ancienne et les bénéfices cliniques ne sont aujourd’hui pas prouvés.

      Conclusion

      Il existe un large éventail de techniques de mesures du débit urinaire au domicile du patient ayant toutes pour ambition de combler les lacunes de la débitmétrie urinaire conventionnelle. D’autres études sont nécessaires pour démontrer l’acceptabilité par les patients de ce type de mesure, l’existence d’un bénéfice clinique réel, pour apprécier la balance surcoût/bénéfice et, enfin, définir une place éventuelle à la débitmétrie à domicile en pratique quotidienne, en regard de la débitmétrie libre traditionnelle et de l’urodynamique invasive (épreuve pression-débit).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Techniques et intérêt clinique de la débitmétrie à domicile : une revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Urine flowmetry (UF) is a key non-invasive urodynamic test for the evaluation of the voiding phase in patients with lower urinary tract symptoms (LUTS). Traditional free urodynamic testing (FUT) performed on a one-time basis in the office is limited by difficulty in capturing normal voiding and high intrapatient variability in urine flow parameters. Home measurement of urine flow by the patient could be a way to obtain multiple data in real-life conditions, addressing its limitations. The objective of this article was to review the literature on the different techniques of home uroflowmetry (HUF) and their clinical interest in comparison with FUT.

      Material and methods

      A search on the PubMed database using the key words “Urodynamics, Uroflowmetry, non-invasive urodynamics, Ambulatory urodynamics, bladder outlet obstruction, male LUTS” was performed to find articles in English or French that had been published with no time limit and March 2022. The sorting by reading the abstract allowed the selection of all articles describing and/or evaluating a HUF technique that were read entirely according to the same collection grid to propose a narrative synthesis.

      Results

      Thirty-one articles were identified, selected, and analyzed. Simple and inexpensive techniques by timing or use of funnels reliably and reproducibly estimate the average and maximum urine flow in relation to the FUT, without providing a complete flow curve. More sophisticated electronic or sonometric methods, some using connected mobile applications, present results that are more consistent with ICS recommendations for flow measurement. With the possibility of studying the average of several values of the maximum urinary flow (Qmax) captured during micturition in physiological conditions, some studies suggest a gain in diagnostic value in the evaluation of the emptying phase and lower urinary tract symptoms in men. However, the literature is sparse, old and the clinical benefits are not yet proven.

      Conclusion

      There is a wide range of techniques for measuring urine flow in the patient's home, all of which aim to fill the gaps in conventional urine flow measurement. Further studies are needed to demonstrate the acceptability of this type of measurement by patients, the existence of a real clinical benefit, to assess the cost/benefit balance and finally to define a possible place for home uroflowmetry in daily practice, compared with traditional free flowmetry and invasive urodynamics (pressure-flow test).

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    • Concomitant vesicovaginal fistula and rectovaginal fistula in a patient with a neglected pessary placed for pelvic organ prolapse

      Summary
      Introduction

      Pelvic organ prolapse is a very frequent affection especially in elderly women. Vaginal pessary is a common conservative treatment and recommended as first line therapy. Guidelines recommend to do a regular follow up every 6 to 12 months with a healthcare professional. We report the case of a patient with neglected vaginal pessary who had a vesicovaginal and a concomitant rectovaginal fistula.

      Case report

      A 84-year-old woman was admitted for chronic pelvic pain and vaginal discharge. An entrapped cube pessary was removed and the diagnostic of a 3cm rectovaginal fistula with a vesicovaginal fistula was made. The patient had a two-stage surgery, vaginal way then open abdominal way, for closing the fistulas.

      Conclusion

      Although vaginal pessary is a good conservative treatment for POP, it shall not be neglected or serious complications can be caused.

      Concomitant vesicovaginal fistula and rectovaginal fistula in a patient with a neglected pessary placed for pelvic organ prolapse

      Résumé
      Introduction

      Le prolapsus génital est très fréquent chez la femme âgée. Le traitement de première intention est le traitement conservateur par la mise en place d’un pessaire vaginal. Les recommandations internationales suggèrent un suivi régulier tous les 6 à 12 mois par un professionnel de santé. Nous rapportons le cas d’une patiente chez qui un pessaire vaginal a été négligé et qui a développé une fistule recto-vaginale ainsi qu’une fistule vésico-vaginale.

      Cas clinique

      Une femme de 84ans a consulté pour douleurs abdominales et pertes vaginales abondantes. À l’examen clinique, on retrouve un pessaire cube enchâssé dans le vagin, dont l’ablation permet le diagnostic de fistule recto-vaginale de 3cm, ainsi qu’une fistule vésico-vaginale. La patiente a subi une chirurgie en deux étapes, par voie vaginale puis par laparotomie.

      Conclusion

      Le pessaire vaginal est un bon traitement du prolapsus génital, mais le suivi doit être régulier car il existe un risque faible de complications sévères.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
    • Editorial Board

      Prog Urol, 2022, 17, 32, i

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    • Evaluation of hymenal adhesions resection in the treatment of recurrent post-coital cystitis

      Résumé
      Objectif

      Décrire et évaluer la technique de résection des adhérences hyménales dans le traitement des cystites post-coïtales récidivantes.

      Matériels et méthodes

      Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patientes opérées pour une résection des adhérences hyménales entre 2013 et 2020. L’indication reposait sur l’association de 4 conditions : au moins 3 épisodes de cystites documentés par an, un rythme post-coïtal, des règles hygiénodiététiques insuffisantes, un bilan étiologique négatif hormis l’existence d’adhérences hyménales.

      Résultats

      Vingt-trois patientes ont été incluses. Les interventions ont été réalisées en ambulatoire. Avec un suivi moyen de 36,5 mois (écart-type : 22,3), 21 patientes (91 %) ont rapporté une correction des cystites post-coïtales récidivantes, 16 (70 %) ont eu 1 à 2 épisodes annuels de cystite, 19 (83 %) ont rapporté une amélioration avec la chirurgie et la satisfaction a été évaluée en moyenne à 8,5/10 (écart-type : 2,15). Aucune des 23 patientes n’a eu de cystite récurrente persistante documentée après la chirurgie, 12 (52 %) ont eu 1 à 2 épisodes annuels documentés, 11 (48 %) n’ont eu aucun épisode documenté. Trois cas de complications postopératoires ont été observés : vulvovaginite, retard de cicatrisation et pyélonéphrite. Aucun cas de dyspareunie n’a été rapporté au cours du suivi.

      Conclusion

      En cas de cystite post-coïtale, accompagnée d’adhérences hyménales, et sans autre cause identifiée, l’ablation des adhérences hyménales pourrait être une alternative à une antibiothérapie itérative.

      Niveau de preuve

      3.

      Evaluation of hymenal adhesions resection in the treatment of recurrent post-coital cystitis

      Summary
      Objective

      To describe and evaluate the technique of hymenal adhesions resection in the treatment of recurrent post-coital cystitis.

      Materials and methods

      Monocentric retrospective observational study including patients operated for hymenal adhesions resection between 2013 and 2020. The indication was based on the association of 4 conditions: at least 3 episodes of documented cystitis per year, a post-coital rhythm, a failure of preventing hygienic and dietary rules, a negative etiological assessment except for the existence of hymenal adhesions.

      Results

      Twenty-three patients were included. The procedures were performed on an outpatient basis. With a mean follow-up of 36.5 months (standard deviation: 22.3), 21 patients (91%) reported a correction of recurrent post-coital cystitis, 16 (70%) had 1 to 2 annual episodes of cystitis, 19 (83%) reported improvement with surgery and satisfaction was rated on average at 8.5/10 (standard deviation: 2.15). None of the 23 patients had persistent documented recurrent cystitis after surgery, 12 (52%) had 1 to 2 documented episodes annually, and 11 (48%) had no documented recurrence. Three cases of postoperative complications were observed: vulvovaginitis, delayed healing, and pyelonephritis. No cases of dyspareunia were reported during the follow-up.

      Conclusion

      In case of post-coital cystitis, accompanied by hymenal adhesions, and without any other identified cause, the removal of hymenal adhesions could be an alternative to iterative antibiotic therapy.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Cystostomie continente isolée : une indication intéressante ou que l’on regrette souvent ?

      Résumé
      Introduction

      L’objectif principal de cette étude est d’évaluer le pourcentage de patients développant une hyperactivité vésicale dans les suites de la mise en place d’une stomie continente sans enterocystoplastie d’agrandissement.

      Matériel et méthode

      Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique entre janvier 2007 et avril 2021. Ont été inclus les patients bénéficiant d’une cystostomie continente isolée pour causes neurologiques ou non. Les données recueillies concernaient les symptômes d’hyperactivité vésicale clinique et leur traitement ainsi que les informations urodynamiques pré- et postopératoires.

      Résultats

      Sur la période, 9 patients ont été inclus. Les principales indications de cystostomies continentes étaient posées chez des patients avec traumatisme médullaire. On retrouve une hyperactivité vésicale clinique postopératoire chez 78 % (7) des patients, et une hyperactivité détrusorienne chez 57 % (4) de ceux-ci. Les principaux symptômes sont l’incontinence urinaire (67 %) et la pollakiurie (56 %, 5 patients). La plupart des patients bénéficiait de traitements associés (78 % en pré- et en postopératoire), principalement à type d’anticholinergique. Aucun patient ne nécessitait des injections de toxines botulique en préopératoire contre 6 (67 %) en postopératoire. Le délai d’initiation de celles-ci variait entre 3 et 8 mois postopératoire.

      Conclusion

      La réalisation d’une cystostomie continente isolée semble induire ou majorer une hyperactivité vésicale. Une étude de plus grande ampleur multicentrique est nécessaire afin de valider notre hypothèse.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Cystostomie continente isolée : une indication intéressante ou que l’on regrette souvent ?

      Summary
      Introduction

      The aim of this study is to evaluate the percentage of patients developing vesical overactivity after the realization of a continent stoma without bladder enlargement.

      Material and method

      This is a retrospective monocentric study between January 2007 and April 2021. Patients undergoing an isolated continent urinary diversion for neurological or non-neurological reasons were included. The data collected concerned the clinical symptoms of bladder overactivity and their treatment as well as the pre- and postoperative urodynamic information.

      Results

      During the period, 9 patients were included. The main indications for continent urinary diversion were patients with spinal cord injury. Clinical bladder overactivity was found postoperatively in 78% (7) of the patients, and detrusor overactivity in 57% (4) of them. The main symptoms were urinary incontinence (67%) and pollakiuria (56%, 5 patients). Most of the patients benefited from associated treatments (78% pre- and postoperative), mainly anticholinergic drugs. No patient required botulinum toxin injections preoperatively, compared with 6 (67%) postoperatively. The time of initiation of these injections varied between 3 and 8 months postoperatively.

      Conclusion

      Isolated continent urinary diversion seems to induce or increase bladder overactivity. A larger multicentric study is necessary to validate our hypothesis.

      Level of evidence

      4.

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    • Analyse des données de manométrie ano-rectale dans les pathologies neurologiques centrales et périphériques : revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      Les pathologies neurologiques périphériques ou centrales sont pourvoyeuses de troubles ano-rectaux d’expression clinique variable (constipation, dyschésie, incontinence fécale (IF)…). La manométrie ano-rectale (MAR) participe à leur exploration pour déterminer les mécanismes sous-jacents, orienter et optimiser les traitements. L’objectif ce travail était de déterminer s’il existe un pattern de données de MAR dans les populations neurologiques.

      Matériels et méthodes

      nous avons réalisé une revue de la littérature à partir des bases de données PubMed, Cochrane et Google scholar, en utilisant les mots clés suivants : parkinsonian disorders ; parkinson's disease ; multiple sclerosis ; neurolog* ; spinal cord injury ; spina bifida occulta ; stroke ; pudendal ; endometriosis ; peripheral nervous system diseases. 196 articles ont été isolés et 45 retenus après lecture du titre et de l’abstract.

      Résultats

      La comparaison des données était difficile en raison de l’hétérogénéité des techniques et des seuils utilisés. Dans les atteintes centrales, le tonus anal de repos et la contraction anale volontaire étaient souvent altérés. La présence d’une IF, d’une constipation, le sexe et le niveau lésionnel étaient des facteurs influençant ces données (faibles si atteinte complète, femmes ou EDSS>5,5). En cas d’atteinte périphérique, ce sont le tonus anal et la contraction qui faisait varier la symptomatologie. Les seuils sensitifs étaient variables quelle que soit l’atteinte.

      Conclusion

      Cette revue n’a pas permis d’identifier un pattern de données de la MAR dans les pathologies neurologiques centrales et périphériques. La standardisation progressive des techniques et protocoles permettra une meilleure comparaison des données.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Analyse des données de manométrie ano-rectale dans les pathologies neurologiques centrales et périphériques : revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Peripheral or central neurological deseases are providers of anorectal disorders of variable clinical expression (constipation, dyschezia, faecal incontinence (FI)…). Anorectal manometry (ARM) participates in their exploration to determine the underlying mechanisms, guide and optimize treatments. The objective of this work was to determine if there is a pattern of ARM data in neurological populations.

      Materials et methods

      Literature review from PubMed, Cochrane and Google scholar databases, using the following keywords: parkinsonian disorders; parkinson's disease; multiple slcerosis; neurolog*; spinal cord injury; spina bifida occulta; stroke; pudendal; endometriosis; peripheral nervous system diseases. 196 articles were isolated and finally 45 retained after reading the title and the abstract.

      Results

      Data comparison was difficult due to the heterogeneity of techniques and thresholds used. In central lesions, resting and squeeze anal pressures were often altered. The presence of FI or constipation, the sex and the lesion level were factors influencing these data (low if complete injury, women or EDSS>5.5). In case of peripheral lesion, it is the anal tone and the contraction that varied the symptomatology. The sensory thresholds were variable regardless of the impairment.

      Conclusion

      This review did not identify a data pattern of ARM in central and peripheral neurological deseases. Gradual standardization of techniques and protocols will allow better comparison of data.

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