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    Numéro 15- Volume 32- pp. 1009-1420 (Novembre 2022)

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: prostate cancer – Management of metastatic disease and castration resistance

      Résumé
      Objectif

      Le but du Comité de Cancérologie de l’Association française d’Urologie est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate.

      Méthodes

      Une revue systématique de la littérature de 2020 à 2022 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments de prise en charge thérapeutique du cancer de la prostate (CaP) métastatique ou résistant à la castration, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats

      La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de base du cancer de la prostate métastatique. L’intensification de la SAd est désormais un standard dans la prise en charge du cancer de la prostate métastatique. Cette intensification est discutée en fonction du patient et des caractéristiques de la maladie Pour tous les CaP métastatiques hormonosensibles (synchrones et métachrones), le bénéfice en survie globale associé à une bonne tolérance, positionne la combinaison d’une SAd et d’une hormonothérapie de nouvelle génération (HTNG) comme un standard. Pour les patients d’emblée métastatiques au diagnostic de haut volume/haut risque, un traitement par docétaxel en plus de l’association SAd + HTNG peut être discuté pour les patients éligibles. Chez les patients présentant un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC), l’apport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années, ainsi que l’arrivée de la médecine de précision, aident à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie, et soulignent l’intérêt de la recherche d’altérations des gènes de réparation de l’ADN au sein du tissu tumoral ou en constitutionnel.

      Conclusion

      Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: prostate cancer – Management of metastatic disease and castration resistance

      Summary
      Objective

      The objective of the French Urology Association Cancer Committee is to propose an update of the recommendations for the management of prostate cancer.

      Methods

      A systematic review of the literature from 2020 to 2022 was conducted by the CCAFU on the elements of therapeutic management of metastatic and castration-resistant prostate cancer (PC), while evaluating the references and their levels of evidence.

      Results

      Androgen deprivation therapy (ADT) remains the standard treatment for metastatic prostate cancer. ADT intensification is now a standard of care in the management of metastatic prostate cancer. This intensification is discussed in relation to the patient and the characteristics of the disease. For all metastatic hormone-sensitive PC (synchronous and metachronous), the overall survival benefit associated with good tolerability makes the combination of ADT and novel hormonal agents (NHA) a standard. For patients with high-volume/high-risk de novo metastatic disease, treatment with docetaxel in addition to ADT + NHA can be discussed for eligible patients. In patients with castration-resistant prostate cancer (CRPC), the contribution of new therapies that have become available in recent years, as well as the advent of precision medicine, help to improve the control of tumour progression and survival, and highlight the value of testing for alterations in DNA repair genes within the tumour tissue or constitutionally.

      Conclusion

      This update of the French recommendations should help to improve the management of patients with prostate cancer.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: prostate cancer – Diagnosis and management of localised disease

      Résumé
      Objectif

      Le but du Comité de Cancérologie de l’Association française d’urologie est de proposer une mise à jour des recommandations dans le diagnostic et la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).

      Méthodes

      Une revue systématique de la littérature de 2020 à 2022 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments de diagnostic et de prise en charge thérapeutique du CaP localisé, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats

      Les recommandations précisent la génétique, l’épidémiologie et les moyens diagnostiques du cancer de la prostate, les notions de dépistage et de détection précoce. L’IRM, examen d’imagerie de référence du cancer localisé, est recommandée avant la réalisation de biopsies prostatiques. La voie transpérinéale permet de réduire les risques infectieux. Les moyens thérapeutiques sont détaillés, et recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active est le traitement de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La radiothérapie de rattrapage précoce est recommandée en cas de récidive biologique post-prostatectomie totale. L’imagerie, notamment moléculaire, permet d’orienter la prise de décision en cas de récidive biologique après traitement local, mais ne doit pas retarder la radiothérapie de rattrapage précoce en cas de récidive biologique post-prostatectomie totale.

      Conclusion

      Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un CaP.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: prostate cancer – Diagnosis and management of localised disease

      Summary
      Objective

      The objective of the French Urology Association Cancer Committee is to propose an update of the recommendations for the diagnosis and management of prostate cancer (PC).

      Methods

      A systematic review of the literature from 2020 to 2022 was conducted by the CCAFU on the diagnosis and therapeutic management of localised PC, while evaluating the references and their levels of evidence.

      Results

      The recommendations specify the genetics, epidemiology and means of diagnosing prostate cancer, as well as the notions of screening and early detection. MRI, the gold standard imaging examination for localised cancer, is recommended before prostate biopsies are performed. The transperineal approach reduces the risks of infection. The therapeutic methods are described and recommended according to the clinical context. Active surveillance is the gold standard of treatment for tumours with a low risk for progression. Early salvage radiotherapy is recommended in case of biochemical recurrence after radical prostatectomy. Imaging, particularly molecular imaging, helps to guide the decision-making in the event of biochemical recurrence after local treatment, but should not delay early salvage radiotherapy in the event of biological recurrence after radical prostatectomy.

      Conclusion

      This update of the French recommendations should help to improve the management of patients with PC.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022–2024: Upper urinary tract urothelial cancer (UTUC)

      Résumé
      Introduction

      L’objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de Cancérologie de l’Association française d’urologie pour la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).

      Méthodes

      Une revue systématique de la littérature (Medline) a été effectuée de 2020 à 2022 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats

      Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l’uro-TDM avec acquisition au temps excréteur et l’urétérorénoscopie souple avec prélèvements biopsiques. Le traitement chirurgical de référence est la néphrourétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur de bas grade, sans d’infiltration sur l’imagerie, unifocale<2cm, accessible à un traitement complet et nécessitant alors une surveillance endoscopique rapprochée par urétéroscopie souple chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La chimiothérapie adjuvante a démontré son bénéfice clinique comparée à la surveillance après NUT pour les tumeurs (pT2-T4 N0-3 M0).

      Conclusion

      Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022–2024: Upper urinary tract urothelial cancer (UTUC)

      Summary
      Introduction

      The aim was to propose an update of the French Urology Association Cancer Committee (ccAFU) Recommendations on the management of upper urinary tract urothelial carcinomas (UUT-UC).

      Methods

      A systematic Medline search was performed between 2020 and 2022, taking account of the diagnosis, treatment options and follow-up of UUT-UC, while evaluating the references with their levels of evidence.

      Results

      The diagnosis of this rare pathology is based on CTU acquisition during excretion and flexible ureterorenoscopy with histological biopsies. Radical nephroureterectomy (RNU) remains the gold standard for surgical treatment. Nevertheless conservative treatment can be discussed for low risk lesions: tumour of low-grade, with no infiltration on imaging, unifocal<2cm, eligible for full treatment therefore requiring close endoscopic surveillance by flexible ureteroscopy in compliant patients. After RNU, postoperative instillation of chemotherapy is recommended to reduce the risk of recurrence in the bladder. Adjuvant chemotherapy has shown clinical benefits compared to surveillance after RNU for tumours (pT2-T4 N0-3 M0).

      Conclusion

      These updated recommendations should contribute to improving not only patients’ level of care, but also the diagnosis and decision-making concerning treatment for UUT-UC.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: management of kidney cancer

      Résumé
      Objectif

      Mettre à jours les recommandations sur la prise en charge des cancers du rein.

      Méthodes

      Une revue systématique de la littérature a été faite sur la période allant de 2015 à 2022. Les articles jugés les plus pertinents concernant le diagnostic, la classification, le traitement chirurgical, le traitement médical et le suivi du cancer du rein ont été sélectionnés et incorporés aux recommandations. Les recommandations ont ainsi été actualisées en spécifiant le niveau de preuve (fort ou faible).

      Résultats

      L’examen de référence pour faire le diagnostic et le bilan d’extension des cancers du rein est le scanner thoraco-abdominal injecté. L’IRM et l’échographie de contraste sont indiquées dans certains cas particuliers. La biopsie percutanée est recommandée dans les situations où ses résultats influenceront la décision thérapeutique. Les tumeurs du rein doivent être classées selon la classification pTNM 2017, la classification OMS 2022 et le grade nucléolaire de l’ISUP. Les cancers du rein métastatiques doivent être classés selon les critères de l’IMDC. La néphrectomie partielle est le traitement de références des tumeurs T1a et peut être faite par voie ouverte, laparoscopique ou robotique. La surveillance active des tumeurs de moins de 2cm peut être proposée quel que soit l’âge du patient. Les thérapies ablatives et la surveillance active sont des options chez les patients âgés avec des comorbidités. Les tumeurs T1b doivent être traitées par néphrectomie partielle ou totale en fonction de la complexité tumorale. La néphrectomie totale est le traitement de première intention des cancers localement avancés. Le pembrolizumab est une option à considérer chez les patients à haut risque de récidive après chirurgie d’un cancer du rein localisé. Chez les patients métastatiques: la néphrectomie cytoréductrice peut être proposée en cas de bon pronostic et la néphrectomie de clôture peut être proposée chez les patients en réponse complète ou en réponse partielle majeure ; le traitement médical doit être proposé en première intention en cas de pronostic mauvais ou intermédiaire. Le traitement chirurgical ou local des métastases peut être proposé en cas de lésion unique ou d’oligo-métastases. Les molécules recommandées en première ligne chez les patients métastatiques atteints d’un carcinome rénal à cellules claires sont les associations axitinib/pembrolizumab, nivolumab/ipilimumab, nivolumab/cabozantinib et lenvatinib/pembrolizumab. Le cabozantinib est le traitement de première ligne recommandé chez les patients atteints d’un cancer papillaire métastatique. Les tumeurs kystiques doivent être classées selon la classification de Bosniak. L’exérèse chirurgicale doit être proposée en priorité aux lésions Bosniak III et IV. Il est recommandé de suivre les patients en adaptant les modalités à l’agressivité tumorale.

      Conclusion

      Ces recommandations actualisées sont un référentiel qui permettra aux praticiens français et francophones d’encadrer au mieux leur prise en charge des cancers du rein.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: management of kidney cancer

      Summary
      Aim

      To update the recommendations for the management of kidney cancers.

      Methods

      A systematic review of the literature was conducted from 2015 to 2022. The most relevant articles on the diagnosis, classification, surgical treatment, medical treatment and follow-up of kidney cancer were selected and incorporated into the recommendations. Therefore, the recommendations were updated while specifying the level of evidence (high or low).

      Results

      The gold standard for the diagnosis and evaluation of kidney cancer is contrast-enhanced chest and abdominal CT. MRI and contrast-enhanced ultrasound are indicated in special cases. Percutaneous biopsy is recommended in situations where the results will influence the therapeutic decision. Renal tumours should be classified according to the pTNM 2017 classification, the WHO 2022 classification and the ISUP nucleolar grade. Metastatic kidney cancer should be classified according to the IMDC criteria. Partial nephrectomy is the gold standard treatment for T1a tumours and can be performed by an open approach, by laparoscopy or by robot-guidance. Active surveillance of tumours less than 2cm in size can be considered regardless of the patient's age. Ablative therapies and active surveillance are options in elderly patients with comorbidity. T1b tumours should be treated by partial or radical nephrectomy depending on the complexity of the tumour. Radical nephrectomy is the first-line treatment for locally advanced cancers. Adjuvant treatment with pembrolizumab should be considered in patients at intermediate and high risk for recurrence after nephrectomy. In metastatic patients: Immediate cytoreductive nephrectomy may be offered to oligometastatic patients in combination with local treatment of metastases if this can be complete and delayed cytoreductive nephrectomy can be proposed for patients with a complete response or a significant partial response. Medical treatment should be proposed as first-line therapy for patients with a poor or intermediate prognosis. Surgical or local treatment of metastases can be proposed in case of single or oligo-metastases. The recommended first-line drugs for metastatic patients with clear cell renal carcinoma are the combinations axitinib/pembrolizumab, nivolumab/ipililumab, nivolumab/cabozantinib and lenvatinib/pembrolizumab. Cabozantinib is the recommended first-line treatment for patients with metastatic papillary carcinoma. Cystic tumours should be classified according to the Bosniak classification. Surgical removal should be proposed as a priority for Bosniak III and IV lesions. It is recommended that patient monitoring be adapted to the aggressiveness of the tumour.

      Conclusion

      These updated recommendations are a reference that will allow French and French-speaking practitioners to improve kidney cancer management.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: Non-muscle-invasive bladder cancer (NMIBC)

      Résumé
      Objectif

      Actualiser les recommandations du CCAFU pour la prise en charge des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM).

      Méthodes

      Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2020 à 2022 a été effectuée en prenant en compte les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats

      Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, CIS) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L’utilisation de la fluorescence vésicale et l’indication d’un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score EORTC. La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant: instillations endo-vésicales de chimiothérapie (post opératoire immédiate, schéma d’attaque) ou de BCG (schéma d’attaque et d’entretien), voire l’indication d’une cystectomie pour les patients résistant au BCG.

      Conclusion

      L’actualisation des recommandations du ccAFU doit participer à améliorer la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: Non-muscle-invasive bladder cancer (NMIBC)

      Summary
      Objective

      To update the ccAFU recommendations for the management of bladder tumours that do not infiltrate the bladder muscle (NBMIC).

      Methods

      A systematic review (Medline) of the literature from 2020 to 2022 was performed, taking account of the diagnosis, treatment options and surveillance of NMIBC, while evaluating the references with their levels of evidence.

      Results

      The diagnosis of NMIBC (Ta, T1, CIS) is made after complete full-thickness tumour resection. The use of bladder fluorescence and the indication of a second look (4–6 weeks) help to improve the initial diagnosis. The EORTC score is used to assess the risk of recurrence and/or tumour progression. Through the stratification of patients in low, intermediate and high-risk categories, adjuvant treatment can be proposed: intravesical chemotherapy (immediate postoperative, initiation regimen) or BCG (initiation and maintenance regimen) instillations, or even the indication of cystectomy for BCG-resistant patients.

      Conclusion

      Updating the ccAFU recommendations should contribute to improving patient management, as well as the diagnosis and treatment of NMIBC.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022–2024: Muscle-Invasive Bladder Cancer (MIBC)

      Résumé
      Objectif

      Actualiser les recommandations du CCAFU pour la prise en charge des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle vésical (TVIM).

      Méthodes

      Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2020 à 2022 a été effectuée en prenant en compte les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats

      Le diagnostic de TVIM se fait après une résection tumorale la plus complète possible. Le bilan d’extension d’une TVIM repose sur l’uro-scanner couplé au scanner thoracique. L’IRM pelvienne multiparamétrique peut être une alternative. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire étendu est le traitement de référence des TVIM non-métastatiques. Elle doit être précédée d’une chimiothérapie néoadjuvante à base de sels de platine chez les patients en bon état général avec une fonction rénale satisfaisante. Une entérocystoplastie est proposée chez l’homme et la femme en l’absence de contre-indications et lorsque la recoupe urétrale est négative à l’examen extemporané ; sinon l’urétérostomie cutanée transiléale est le mode de dérivation urinaire recommandé. L’inclusion de tous les patients dans un protocole de RAAC (récupération améliorée après chirurgie) est recommandée. Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (GC ou MVAC) est recommandée, si l’état général (PS>1) et la fonction rénale (clairance>60mL/min) l’autorisent (50 % seulement des cas). En deuxième ligne de traitement, l’immunothérapie par pembrolizumab a démontré un bénéfice en survie globale.

      Conclusion

      L’actualisation des recommandations du ccAFU doit participer à amléiorer la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVIM.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022–2024: Muscle-Invasive Bladder Cancer (MIBC)

      Summary
      Objective

      To update the CCAFU recommendations for the management of muscle invasive bladder carcinoma (MIBC).

      Methods

      A systematic review (Medline) of the literature from 2020 to 2022 was performed taking account of the diagnosis, treatment options and surveillance of NMIBC and MIBC, while evaluating the references with their levels of evidence.

      Results

      MIBC is diagnosed after the most complete tumour resection possible. MIBC grading is based on CTU along with chest CT. Multiparametric pelvic MRI could be an alternative. Cystectomy with extensive lymphadenectomy is the gold standard treatment for non-metastatic MIBC. It should be preceded by platinum-based neoadjuvant chemotherapy in patients in good general health with satisfactory renal function. Enterocystoplasty is proposed in men and women in the absence of contraindications and when the urethral resection is negative on extemporaneous examination. Otherwise, transileal cutaneous ureterostomy is the recommended method of urinary diversion. Inclusion of all patients in an ERAS (Enhanced Recovery After Surgery) protocol is recommended. For metastatic MIBC, first line treatment with platinum-based chemotherapy (GC or MVAC) is recommended, if general health (PS>1) and renal function (clearance>60mL/min) so allow (only 50% of the cases). Pembrolizumab immunotherapy has demonstrated an overall survival benefit in second-line treatment.

      Conclusion

      Updating the ccAFU recommendations should contribute to improving patient management, as well as the diagnosis and decision-making concerning MIBC treatment.

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines Update 2022–2024: Adrenal tumor –  Assessment of an adrenal incidetaloma and oncological management

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette publication est de rappeler la conduite à tenir initiale face à un incidentalome surrénaliens et le cas échéant établir la prise en charge carcinologique d’une tumeur maligne de la surrénale.

      Matériel et méthodes

      Le groupe de travail multidisciplinaire a actualisé les recommandations sur la prise en charge carcinologique d’un incidentalome surrénalien, établies par le CCAFU en 2020, en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed.

      Résultats

      Bien que la majorité des masses surrénaliennes soient bénignes et non fonctionnelles, il est important de les investiguer, du fait du potentiel endocrinien grave et de certains cancers. Les tumeurs malignes de la surrénale (TMS) sont essentiellement représentées par les carcinomes corticosurrénaliens (CCS), les phéochromocytomes malins (PCM) et les métastases surrénaliennes (MS). Le bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien inclut une anamnèse complète, un examen physique, une évaluation biochimique/hormonale pour rechercher une sécrétion hormonale infraclinique. Des hypothèses diagnostiques sont parfois disponibles dès ce stade mais c’est l’imagerie morphologique et fonctionnelle et l’analyse histologique qui permettront de clore le bilan de malignité et de poser le diagnostic carcinologique.

      Conclusions

      Les CCS et les PCM sont surtout sporadiques mais une origine héréditaire est toujours possible. Un CCS est suspecté en préopératoire mais le diagnostic de certitude est histologique. Le diagnostic de PCM est plus délicat et se base sur la clinique, la biologie et l’imagerie. Le diagnostic de certitude de MS passe par une biopsie percutanée. À l’issue, les dossiers doivent obligatoirement être discutés au sein du réseau COMETE – cancers de la surrénale (Annexe 1).

      French AFU Cancer Committee Guidelines Update 2022–2024: Adrenal tumor –  Assessment of an adrenal incidetaloma and oncological management

      Summary
      Introduction

      The objective of this publication is to recall the initial work-up when faced with an adrenal incidentaloma and, if necessary, to establish the oncological management of an adrenal malignant tumor.

      Material and methods

      The multidisciplinary working group updated French urological guidelines about oncological assessment of the adrenal incidentaloma, established by the CCAFU in 2020, based on an exhaustive literature review carried out on PubMed.

      Results

      Although the majority of the adrenal masses are benign and non-functional, it is important to investigate them, as a percentage of these can cause serious endocrine diseases or be cancers. Malignant adrenal tumors are mainly represented by adrenocortical carcinomas (ACC), malignant pheochromocytomas (MPC) and adrenal metastases (AM). The malignancy assessment of an adrenal incident includes a complete history, a physical examination, a biochemical/hormonal assessment to look for subclinical hormonal secretion. Diagnostic hypotheses are sometimes available at this stage, but it is the morphological and functional imaging and the histological analysis, which will make it possible to close the malignancy assessment and make the oncological diagnosis.

      Conclusions

      ACC and MPC are mainly sporadic but a hereditary origin is always possible. ACC is suspected preoperatively but the diagnosis of certainty is histological. The diagnosis of MPC is more delicate and is based on clinic, biology and imagery. The diagnosis of certainty of AM requires a percutaneous biopsy. At the end, the files must be discussed within the COMETE – adrenal cancer network (Appendix 1).

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: testicular germ cell cancer

      Résumé
      Objectif

      Mise à jour des recommandations de prise en charge des tumeurs germinales du testicule.

      Matériel et méthodes

      Revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed depuis 2020 concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT), et la tolérance des traitements. Le niveau de preuve des références a été évalué.

      Résultats

      Le bilan initial d’un patient atteint d’une tumeur germinale du testicule repose sur un examen clinique, une évaluation biologique (par le dosage de marqueurs sériques AFP, hCG totale, LDH) et radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique : elle permet le diagnostic histologique, définit le stade local, et les facteurs de risque évolutifs pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stades I. Pour les patients atteints d’un séminome pur de stade I, le risque évolutif compris entre 15 et 20 % fait privilégier la surveillance chez des patients compliants; la chimiothérapie adjuvante par carboplatine AUC 7 est une option; les indications de radiothérapie lombo-aortiques sont limitées. Pour les patients atteints d’une TGNS de stade I, différentes options sont envisageables entre une surveillance ou une stratégie adaptée au risque (surveillance ou 1 cycle de BEP [Bléomycine Etoposide Cisplatine] en fonction de la présence ou non d’emboles vasculaires au sein de la tumeur). Le curage ganglionnaire rétropéritonéal de stadification a une place très limitée. Le traitement des TGT métastatiques est une chimiothérapie par BEP en l’absence de contre-indication à la bléomycine dont le nombre de cycles est défini selon les groupes pronostiques de l’IGCCCG (International Germ Cell Cancer Consortium Group). La radiothérapie lombo-aortique est encore un standard dans les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade IIA. A l’issue de la chimiothérapie, l’évaluation de la taille des masses résiduelles doit être réalisée par un scanner TAP pour les TGNS : un curage ganglionnaire rétropéritonéal est recommandé pour toute masse résiduelle supérieure à 1cm, ainsi que l’exérèse de tous les autres sites métastatiques. Pour les TGS, une réévaluation par TEP-18FDG est nécessaire pour préciser l’indication chirurgicale des masses résiduelles>3cm. La chirurgie reste rare dans ces situations.

      Conclusion

      Le respect des recommandations de prise en charge des TGT permet d’obtenir un taux de survie spécifique excellent de 99 % pour les stades I et de plus de 85 % pour les stades métastatiques.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: testicular germ cell cancer

      Summary
      Objective

      Updated Recommendations for the management of testicular germ cell cancer.

      Materials and methods

      Comprehensive review of the literature on PubMed since 2020 concerning the diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell cancer (TGCT), and the safety of treatments. The level of evidence of the references was evaluated.

      Results

      The initial work-up for patients with testicular germ cell cancer is based on a clinical examination, biochemical (AFP, total hCG and LDH serum markers) and radiological assessment (scrotal ultrasound and thoracic-abdominal-pelvic [TAP] CT). Inguinal orchiectomy is the first therapeutic step whereby the histological diagnosis can be made, and the local stage and risk factors for stage I non-seminomatous germ cell tumours (NSGCT) can be determined. For patients with pure stage-I seminoma, the risk of progression is 15 to 20%. Therefore, surveillance in compliant patients is preferable; adjuvant chemotherapy with carboplatin AUC 7 is an option; and indications for para-aortic radiotherapy are limited. For patients with stage I NSGCT, there are various options between surveillance and a risk-adapted strategy (surveillance or 1 cycle of BEP [Bleomycin Etoposide Cisplatin] depending on the absence or presence of vascular emboli within the tumour). Retroperitoneal lymph node dissection for staging has a very limited role. The treatment for metastatic TGCT is BEP chemotherapy in the absence of any contraindication to bleomycin, for which the number of cycles is determined according to the prognostic risk group of the International Germ Cell Cancer Consortium Group (IGCCCG). Para-aortic radiotherapy is still a standard in stage IIA seminomatous germ cell tumours (SGCT). After chemotherapy, the size of residual masses should be assessed by TAP scan for NSGCT: retroperitoneal lymph node dissection is recommended for any residual mass of more than 1 cm, and all other metastatic sites should be excised. For SGCT, reassessment by 18F-FDG PET is required to specify the surgical indication for residual masses>3cm. Surgery is still rare in these situations.

      Conclusion

      By adhering to TGCT management recommendations, excellent disease-specific survival rates are achieved; 99% for stage I and over 85% for metastatic stages.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
    • Editorial Board

      Prog Urol, 2022, 15, 32, i

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    • French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: penile cancer

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette publication est de proposer les recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) établies par le sous-groupe des organes génitaux externes pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs malignes du pénis.

      Matériel et méthodes

      Le groupe de travail multidisciplinaire a mis à jour les recommandations de 2020-2022 en s’appuyant sur une analyse exhaustive de la littérature selon les critères méthodologiques de la grille AGREE-II.

      Résultats

      Le carcinome épidermoïde est la tumeur maligne du pénis la plus fréquente. L’examen clinique permet le plus souvent d’apprécier l’extension locale de la tumeur mais une imagerie par résonance magnétique (IRM) (en érection pharmaco-induite) peut préciser son infiltration en profondeur. Une évaluation clinique de l’extension régionale est indispensable par la palpation bilatérale des aires ganglionnaires inguinales. En l’absence d’adénopathie palpée, aucune imagerie ne peut écarter les micrométastases (25 % des cas) rendant l’exploration lymphonodale invasive systématique en dehors des tumeurs de faible risque. Une recherche de ganglion sentinelle est recommandée en première intention. Le curage bilatéral modifié, plus morbide, est la seule autre option. En cas d’adénopathie palpée, un bilan d’extension doit être réalisé, par une tomographie par émission de positons (TEP-TDM) au 18F-FDG et à défaut par une tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne. En cas d’adénopathie(s) mobile(s) (cN1/cN2), une cytoponction à l’aiguille fine est proposée puis suivie d’un curage inguinal. Le traitement de la tumeur est le plus souvent chirurgical. Il doit être le plus conservateur possible, avec un impératif de marges saines. Dans certains cas, une curiethérapie ou un traitement topique peut être proposé. La prise en charge thérapeutique des aires ganglionnaires doit être systématique, si possible lors du traitement de la tumeur initiale. Seule la lymphadénectomie inguinale a un rôle curatif chez les patients ayant une atteinte d’un ganglion unique (stade pN1). En cas d’extension ganglionnaire plus étendue, une prise en charge multimodale avec chimiothérapie est recommandée (GETUG 25). L’inclusion des patients dans des essais thérapeutiques est à privilégier dès que possible.

      Conclusions

      Le traitement des cancers du pénis est essentiellement chirurgical plus ou moins associé à une chimiothérapie en cas d’extension ganglionnaire. Le facteur pronostique principal est l’atteinte ganglionnaire justifiant une prise en charge diagnostique et thérapeutique précoce des aires inguinales.

      French AFU Cancer Committee Guidelines – Update 2022-2024: penile cancer

      Summary
      Objective

      To update French oncology guidelines concerning penile cancer.

      Methods

      Comprehensive Medline search between 2020 and 2022 upon diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell cancer to update previous guidelines. Level of evidence was evaluated according to AGREE-II.

      Results

      Epidermoid carcinoma is the most common penile cancer histology. Physical examination is mandatory to define local and inguinal nodal cancer stage. MRI with artificial erection can help to assess deep infiltration in cases of organsparing intention. Node negative patients (defined by palpation and imaging) will present micro nodal metastases in up to 25% of cases. Invasive lymph node assessment is thus advocated except for low risk patients. Sentinel node dynamic biopsy is the first line technique. Modified bilateral inguinal lymphadenectomy is an option with higher morbidity. 18-FDG-PET is recommended in patients with palpable nodes. Chest, abdominal and pelvis computerized tomography is an option. Fine needle aspiration (when positive) is an easy way to assess inguinal palpable node pathological involvement. Its results determine the type of lymphadenectomy to be performed (for diagnostic or curative purposes). Treatment is mostly surgical. Free margins status is essential, but it also has to be organ-sparing when possible. Brachytherapy and topic agents can cure in selected cases. Lymph node assessment should be synchronous to the removal of the tumour when possible. Limited inguinal lymph node involvement (pN1 stage) can be cured with the only lymphadenectomy. In case of larger lymph node stage, one should consider multidisciplinary treatment including chemotherapy and inclusion in a trial.

      Conclusions

      Penile cancer needs demanding surgery to be cured, surrounded by chemotherapy in node positive patients. Lymph nodes involvement is a major prognostic factor. Thus, inguinal node assessment cannot be neglected.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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