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    Numéro Numéro 3 Supplément 1- Volume 32- pp. S1-S132 (Novembre 2022)

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    • Prostatectomie radicale ambulatoire versus hospitalisation conventionnelle : comparaison des suites opératoires et de la satisfaction du patient

      Résumé
      Objectifs

      Seul 1,9 % des prostatectomies radicales (PR) sont réalisée en ambulatoire en France en 2020. Des données supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la sécurité de cette pratique. Aucune étude n’explore la satisfaction du patient dans la PR ambulatoire de manière comparative. Nous posons donc l’hypothèse que la prostatectomie en ambulatoire ou hospitalisation conventionnelle est équivalente en terme de complication, résultats oncologiques et satisfaction du patient.

      Méthodes

      Dans cette série rétrospective, nous avons inclus tous les patients consécutifs opérés par deux praticiens de centres différents en ambulatoire ou hospitalisation conventionnelle.

      Nous avons comparé ces deux populations sur les critères suivants : complications à J30, réhospitalisation, chirurgie R1, satisfaction du patient concernant le séjour et le post-opératoire précoce.

      Résultats

      Entre janvier 2020 et février 2022, 171 patients ont été inclus. Après exclusion des patients>70 ans ou suivis<3 mois, 138 patients ont été analysés, dont 65 ambulatoires et 73 hospitalisés.

      Les populations étaient comparables à l’exception de l’index de comorbidité de Charlson.

      Le risque de complication à j30 étaient équivalent entre ambulatoires et hospitalisés (20 % vs 13,7 %, p =0,32), notamment de haut grade (3,1 % vs 2,7 %, p =0,91). Le risque de réhospitalisation était comparable (7,7 % vs 4,1 %, p =0,37). Sur le plan oncologique, le risque de marge envahie R1 était comparable (32,3 % vs 27,4 %, p =0,49). Le niveau de satisfaction était haut et comparable entre les deux groupes (82,4 % vs 83 %, p =0,86).

      Conclusion

      Dans cette série rétrospective, nous constatons que les résultats de la prostatectomie sont équivalents en ambulatoire et hospitalisation conventionnelle en termes de complication, de succès oncologique et de satisfaction. Ces résultats apportent des données supplémentaires à celles déjà disponibles dans la littérature et allant en ce sens. Les résultats concernant la satisfaction sont nouveaux et encourageants (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).

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  • Évaluation des gènes liés au pourcentage de Gleason 4 dans une cohorte diagnostique de biopsies prostatiques

    Résumé
    Objectifs

    Il est recommandé de rapporter le pourcentage de Gleason 4 (%G4) pour un adénocarcinome de la prostate de Gleason score 7, en raison des implications sur les stratégies de prise en charge. À ce jour, personne n’a étudié les gènes impliqués dans le %G4 en tant que variable continue. L’identification de ces gènes permettrait de comprendre les voies métaboliques impliquées dans l’émergence du Gleason 4.

    Méthodes

    Les patients ont été sélectionnés dans une cohorte diagnostique de biopsies prostatiques ciblées par IRM. Soixante-quatre biopsies sans Gleason 5 ont été incluses et macrodisséquées pour analyse transcriptomique de 2549 gènes associés au cancer. L’identification des gènes a été réalisée par expression différentielle entre deux sous-groupes extrêmes de la cohorte (échantillons avec 0–10 % G4 et 50–100 % G4), et par test de corrélation de Spearman comme approche statistique alternative afin d’analyser l’ensemble des données et considérer le %G4 comme une variable continue. Les valeurs de p ajustées ont été calculées selon Benjamini et Hochberg.

    Résultats

    Parmi le panel de gènes étudiés, ont été identifiés 22 gènes modérément corrélés avec le %G4. Quatorze d’entre eux ont été identifiés par analyse différentielle (valeur p ajustée<0,05), et 8 gènes supplémentaires ont été identifiés par test de corrélation de Spearman (ρ>0,3 ou <−0,3, valeur p ajustée <0,05). Les voies les plus pertinentes (valeur p ajustée<0,05), identifiées par analyse de surreprésentation, comprenaient les réponses cellulaires aux stimuli (stress, sénescence), la transduction du signal (NOTCH, NOTCH 1 et 3, NTRK, signalisation médiée par l’ESR, signalisation par l’érythropoïétine), l’organisation de la matrice extracellulaire.

    Conclusion

    Cette étude pilote a pu identifier des voies de signalisation pertinentes avec la littérature et l’agressivité tumorale, confirmant l’importance du %G4 dans l’évaluation de l’agressivité du cancer de la prostate. L’étude plus approfondie de ces voies permettrait d’améliorer le pronostic d’un sous-groupe de cancers de la prostate de score de Gleason 7, un groupe à risque hétérogène.

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  • Reconstruction robotique pour sténose de l’uretère

    Résumé
    Objectifs

    Les sténoses urétérales sont le plus souvent iatrogènes, et traitées historiquement par réimplantation urétéro-vésicale, urétéro-iléoplastie ou autotransplantation par voie ouverte. La chirurgie robotique pourrait faciliter ces interventions et a favorisé l’émergence de nouvelles techniques telles que l’urétéroplastie muqueuse buccale ou la réimplantation latérolatérale. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats de la reconstruction du haut appareil urinaire robotique (RHAR) pour sténose de l’uretère.

    Méthodes

    Les dossiers de tous les patients ayant eu une RHAR pour sténose de l’uretère dans un centre entre 2015 et 2022 ont été revus rétrospectivement. Les RHAR pour syndrome de la jonction pyélourétérale et les réfections d’anastomose urétéro-iléales ont été exclues ainsi que les reconstructions par voie ouverte. Tous les autres patients ont été inclus dans la présente analyse. Le critère de jugement principal était l’absence de récidive au dernier suivi défini comme nécessité de drainage et/ou de traitement chirurgical et/ou dilatation du haut appareil symptomatique.

    Résultats

    Vingt-sept patients ont été inclus. Les caractéristiques des patients sont résumées dans le Tableau 1. La technique utilisée était l’urétéroplastie muqueuse buccale dans cinq cas (18,5 %),le lambeau de Boari dans cinq cas (18,5 %), la réimplantation sur vessie psoique dans huit cas (29,6 %), la réimplantation sans vessie psoique dans sept cas (26 %), une résection anastomose (3,7 %) et une urétérolyse+intrapéritonisation (3,7 %). Les résultats périopératoires sont résumés dans le Tableau 2. Huit patients ont eu une complication postopératoire (29,6 %) mais une seule complication majeure (3,7 %). Après un suivi médian de 11 mois le taux de succès était de 85,2 %. Les 2 seuls facteurs significativement associés au risque d’échec étaient l’antécédent de radiothérapie (risque d’échec 66,7 % vs 8,3 % chez les non radiques ; p =0,02) et la longueur de la sténose (OR=2,4 ; p =0,009).

    Conclusion

    Les reconstructions robotiques du haut appareil urinaire pour sténose urétérale sont faisables avec différentes techniques, qu’elles soient développées directement en chirurgie robotique ou reproduisent les techniques existantes en ouvert. Les résultats préliminaires obtenus sont encourageants, avec une morbidité et un taux de récidive faibles. Les patients radiques et/ou avec des sténoses étendues pourraient avoir un risque plus élevé de récidive.

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  • Le défi des fistules urétro-cutanées après chirurgie d’hypospadias : une analyse des facteurs de risques et de fréquence de reperméabilisation après première cure de fistule

    Résumé
    Objectifs

    Évaluer l’incidence, les facteurs de risques et la durée jusqu’à la récidive de fistule urétro-cutanée dans la suite d’une chirurgie d’hypospadias et d’une première cure de fistule.

    Méthodes

    Une analyse rétrospective de notre base de données des hypospadias collectées de manière prospective a inclus les enfants opérés pour fistule urétro-cutanée dans la suite d’une chirurgie d’hypospadias (2000–2021) avec un suivi complet≥5 mois. Critères d’exclusion : suivi<5 mois. La procédure était adaptée à la taille de fistule mesurée par le chirurgien en peropératoire. Fermeture simple si<2mm, lambeau si>4mm et choix du chirurgien si 2–4mm. Critère principal : récidive de fistule. Paramètres : type d’hypospadias, d’uréthroplastie, de chirurgie de la fistule, caractéristiques de la fistule, complications. Analyse statistique : Mann-Whitney, Fisher's, Chi2.

    Résultats

    Au total, 102 patients ont été opérés d’une fistule urétrale après chirurgie pour hypospadias (âge médian (IQR) : 3,5 ans (2–6) ; suivi : 26 (12–57) mois). 24 (23,5 %) ont eu une reperméabilisation de la fistule à 10 (5–40) mois postopératoires (13<12 mois, 11>12 mois (max : 184)). Aucune différence significative d’apparition de fistule n’a été analysée en termes de type d’hypospadias, d’uréthroplastie, de complications (sténose du méat (10 (9,8 %), sténose urétrale (7 (6,8 %)), caractéristiques de fistule (localisation/nombre) et des chirurgiens (p >0,2). Les facteurs de risques significatifs de récidive de fistule étaient la taille de fistule à 2–4mm (10 (41,7 %) vs 1 (1,3 %), p <0,001) et le nombre total de récidives de fistule (>3 : n =8 (33 %) vs n =1 (1,3 %), p <0,001). L’utilisation d’un lambeau était associé significativement à un plus grand succès (n =34 (43,5 %) vs n =4 (16,7 %), p =0,02).

    Conclusion

    La reperméabilisation de fistule après première cure de fistule reste un défi chirurgical et apparaît même après un an postopératoire. Le nombre total de reprises et une taille intermédiaire sont des facteurs de risques significatives. L’utilisation d’un lambeau peut être le point de clé pour réduire le taux de reperméabilisation. Un suivi à long terme est obligatoire jusqu‘à l’adolescence.

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  • Parentalité et préservation de fertilité : désir, connaissances et attitudes des sujets transgenres

    Résumé
    Objectifs

    La préservation de la fertilité devrait être proposée aux sujets transgenres avant d’initier une hormonothérapie.

    Peu d’études ont évalué le désir et les attitudes vis-à-vis de la parentalité et la préservation de la fertilité chez les sujets.

    Objectif : Décrire le désir, les attitudes concernant la parentalité et la préservation de la fertilité chez les sujets avec dysphorie de genre à l’aide d’un auto-questionnaire standardisé.

    Méthodes

    Il s’agit d’une enquête transversale monocentrique descriptive par auto-questionnaire anonyme.

    Un échantillon de convenance a été retenu avec un recrutement consécutif. L’étude sera proposée aux 220 sujets transgenres suivis dans le cadre du suivi habituel. Le taux de réponses attendu est à 70 %, soit 155 sujets analysables.

    Les critères d’inclusion sont les suivants :

    – âge≥18 ans ;

    – dysphorie de genre selon la classification CIM 11.

    L’auto-questionnaire était constitué de 44 questions réparties en deux parties :

    – la première partie concernée les données générales, les données sociodémographiques, la sexualité et la parentalité ;

    – la seconde partie s’intéressait à la fertilité.

    Résultats

    La population était constituée de 159 sujets.

    Au total, 52,2 % des sujets bénéficiait d’une hormonothérapie et 28 % ont eu au moins une chirurgie de réassignation. Seulement 8 sujets ont conservé leurs gamètes.

    Pour 80,5 % des sujets, il est important de connaître l’effet du traitement hormonal sur la capacité d’avoir ses propres enfants biologiques.

    Au total, 26 % exprimaient le désir d’avoir un enfant biologique, avec 36 % sujets ce désir peut évoluer dans le temps.

    Les trois obstacles majeurs étaient le souhait de ne pas retarder le traitement hormonal (34,6 %), le manque de connaissances (30,8 %) et la réglementation française (29,5 %).

    Seulement 38 % des personnes estiment avoir été informées sur les options de préservation de la fertilité avec nécessité de consulter Internet pour 61 % des sujets.

    Conclusion

    Les personnes transgenres sont confrontées à de nombreux défis face à la préservation de la fertilité.

    La majorité considèrent leur fertilité comme importante mais manquent de connaissances concernant la préservation de fertilité.

    Le dilemme est de savoir comment conseiller nos jeunes patients avec un désir qui peut ne pas être présent initialement mais peut devenir important dans leur vie future (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).

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  • Approche par intelligence artificielle de la prédiction de la récidive biologique après prostatectomie dans une population d’ascendance africaine

    Résumé
    Objectifs

    Les scores prédictifs de récidive biologique après prostatectomie couramment utilisés sont moins performants chez les patients d’ascendance Africaine opérés pour un cancer de prostate localisé. L’intelligence artificielle (IA) prend une place de plus en plus importante dans la santé. L’objectif était d’étudier l’apport de l’IA dans la prédiction de la récidive biologique après prostatectomie dans une cohorte de patients d’ascendance africaine.

    Méthodes

    Nous avons réalisé une étude rétrospective entre janvier 2000 et décembre 2017 incluant 1759 patients traité une prostatectomie pour cancer de prostate localisé. Les données oncologiques préopératoires étaient recueillies. La récidive biologique (BCR) était l’évènement à étudier par les modèles d’IA. A l’aide de Python (langage de référence dans l’analyse de données), plusieurs modèles de Machine Learning et Deep Learning ont été créés : Random Forest, Support Vector Machine ou Machine à vecteurs de support (SVM), K-Nearest Neighbours (KNN) et le Réseau de neurones. Pour chaque modèle, des paramètres pour évaluer leur robustesse étaient estimés : Précision, Score F1, Accuracy, AUC de la ROC Curve.

    Résultats

    Les variables d’entrée retenues selon leur pertinence clinique étaient l’Age, le poids, la taille, les antécédents de diabète et d’HTA, le pourcentage de biopsies positives, le stade clinique, la densité du PSA, le score ISUP et le PSA total. Les variables ayant le plus de poids dans la classification du model Random Forest étaient le PSA, la densité du PSA et le score ISUP. Ils représentaient t à eux trois 52 % de la valeur décisionnelle (Fig. 1). L’évènement récidive biologique survenait chez 24 % des patients traités. Les AUC étaient de 0,65, 0,64, 0,57, 0,65 respectivement pour les modèles Random, Forest, SVM, KNN, réseaux de neurones. Les scores F1 ne dépassaient pas 1 % (Tableau 1).

    Conclusion

    Les résultats de modèles utilisant l’intelligence artificielle pour prédire la récidive biologique du cancer de prostate après prostatectomie montrent des résultats comparables aux principaux score prédictifs utilisés. L’IA reste une piste prometteuse puisque les données IRM, et histopathologiques pourraient améliorer la performance prédictive des différents modèles d’intelligence artificielle.

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  • Hétérogénéité du cancer de la prostate de groupe de grade 4 diagnostiqué sur prostatectomie radicale

    Résumé
    Objectifs

    L’objectif est d’évaluer le rôle pronostic des sous-catégories de cancer de la prostate (CaP) de groupe de grade 4 (GG4) diagnostiqué sur pièce de prostatectomie radicale (PR), et également d’évaluer le rôle pronostic de l’architecture tumorale pour prédire la récidive biochimique après prostatectomie radicale.

    Méthodes

    Nous avons analysé les données d’une base entretenue prospectivement incluant 370 patients atteints d’un CaP de GG4 sur pièce de PR. Le principal objectif était d’évaluer l’impact des différents sous-groupes du CaP de GG4 (3+5, 4+4, 5+3) et de l’architecture tumorale (intracanalaire et/ou cribriforme) les résultats oncologiques. La survie sans récidive biochimique a été calculée selon la méthode de Kaplan-Meier. Des analyses multivariées ont déterminé les facteurs associés à l’extension extra-prostatique (EEP), l’atteinte ganglionnaire et la récidive biochimique (RB).

    Résultats

    Parmi les 370 patients inclus, 9 %, 85 % et 6 % avaient respectivement un CaP de grade 3+5, 4+4 et 5+3. Dans l’ensemble, 74 % avaient une EEP, tandis que l’atteinte ganglionnaire était documentée dans 9 % des cas. Au total, 144 (39 %) des patients ont présenté une RB au cours du suivi. Après ajustement sur le PSA, le stade pT, le groupe de grade, l’atteinte ganglionnaire et les marges chirurgicales, le grade 3+5 était un facteur protecteur (p =0,004) dans la prédiction de la RB par rapport au grade 5+3. L’architecture intracanalaire ou cribriforme était corrélée à la RB (p <0,001) après ajustement sur le PSA, le stade pT, le groupe de grade, l’atteinte ganglionnaire et les marges chirurgicales.

    Conclusion

    Les patients avec un CaP de grade 3+5 avaient de meilleurs oncologiques par rapport aux 4+4 ou 5+3. Cependant, dès lors de la présence d’un variant architectural, la stratification en sous-groupes perdait son rôle pronostique et l’architecture tumorale devient le seul facteur de mauvais pronostic en termes de RB (Fig. 1, Fig. 2).

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  • Évaluation de l’intérêt des biopsies péri-lésionnelles en complément des biopsies ciblées par fusion d’images IRM/échographie pour la détection de cancer de prostate cliniquement significatif

    Résumé
    Objectifs

    Plusieurs sources d’erreurs liées à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’interprétation du radiologue et le ciblage pourraient expliquer le bénéfice indéniable qu’apportent les biopsies systématiques dans la détection des cancers de prostate cliniquement significatifs (CaPcs). Cependant, ce bénéfice serait majoritairement dû aux biopsies à proximité de la lésion IRM (« biopsies péri-lésionnelles »). Par conséquent, nous avons exploré leur rôle afin d’optimiser la stratégie de biopsie.

    Méthodes

    Étude rétrospective d’une base de données prospectivement maintenue. Ont été inclus, 505 patients ayant subi des biopsies ciblées et systématiques par fusion d’images IRM/échographie entre juin 2016 et janvier 2022. Ces biopsies ont été réalisées suite à la mise en évidence d’une lésion suspecte à l’IRM (prostate imaging-reporting and data system (PI-RADS)≥3). Nous avons étudié la distribution spatiale des biopsies contenant du CaPcs, comparé la détection de CaPcs de différents schémas de biopsie, et défini différentes catégories de risque pour la présence de CaPcs au-delà de la zone péri-lésionnelle.

    Résultats

    Globalement, 66 % des biopsies contenant du CaPcs étaient dans la lésion, atteignant 79 % et 86 % pour une zone péri-lésionnelle de 5mm et 10mm, respectivement. Le choix d’une marge de 10mm, n’a révélé aucune différence statistiquement significative comparativement à la combinaison de biopsies ciblées et systématiques, tout en diagnostiquant 95 % des CaPcs, et permettant une réduction de 6 biopsies en moyenne par patient. Nous avons déterminé 3 catégories de risque pour la présence de CaPcs au-delà d’une zone péri-lésionnelle de 10mm : bas risque (2 %), risque intermédiaire (8 %) et haut risque (29 %), correspondant à une lésion PI-RADS 3, une lésion PI-RADS 4 ou une lésion PI-RADS 5 avec une densité d’antigène spécifique de la prostate (dAPS)<0,15ng/ml/cc, et une lésion PI-RADS 5 avec une dAPS≥0,15ng/ml/cc, respectivement.

    Conclusion

    Une marge péri-lésionnelle de 10mm semble être suffisante pour la majorité des lésions, étant donné que 86 % des biopsies contenant du CaPcs et 95 % des CaPcs ont été identifiés, tout en permettant une réduction de 6 biopsies en moyenne par patient. Néanmoins, les lésions PI-RADS 5 avec une dAPS≥0,15ng/ml/cc nécessiteraient des biopsies au-delà (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).

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  • Les biopsies systématiques sont-elles encore utiles en cas de lésion PIRADS ≥ 4 ?

    Résumé
    Objectifs

    À l’ère des biopsies prostatiques ciblées, la question de la nécessité de réaliser des biopsies randomisées systématiques randomisées est légitime. L’objectif est d’évaluer le taux de cancer ISUP≥2 présents seulement sur les biopsies randomisées en cas de lésion cible PIRADS≥4. L’objectif secondaire est d’évaluer si certains paramètres sont prédictifs de présence de cancer ISUP≥2 uniquement sur les biopsies randomisées.

    Méthodes

    Les patients présentant au moins une lésion cible PIRADS≥4 et ayant bénéficié de biopsies transrectales par fusion d’images IRM-échographie Koelis® dans notre centre par un opérateur sénior de 2016 à 2021 ont été inclus. L’ensemble des images IRM ont été relues et les cibles ont été classifiées selon la classification PIRADS V2. Tous les patients ont bénéficié de 12 biopsies systématiques réparties dans l’ensemble de la prostate ainsi que de biopsies ciblées dans les zones suspectes à l’IRM.

    Résultats

    Au total, 358 patients ont été inclus, dont 136 patients présentaient au moins une lésion PIRADS 5 et 222 au moins une lésion PIRADS 4. Chez 44 patients (12,3 % (IC95=[8,9 %–15,7 %])) un cancer ISUP≥2 était présent seulement sur les biopsies randomisées. Parmi ces patients, seulement 12 patients (3,3 %) ne présentaient aucun cancer sur les biopsies ciblées (Fig. 1). Le PSA, la densité de PSA, le volume prostatique, le toucher rectal n’ont pas d’influence statistiquement significatif sur le taux de présence de cancer ISUP≥2 uniquement sur les biopsies randomisées. La taille, la localisation et classification PIRADS de la cible n’avaient également pas d’impact significatif (Tableau 1).

    Conclusion

    Dans 12,3 % des cas les biopsies ciblées seules ne suffisent pas à détecter la présence d’un cancer de prostate cliniquement significatif ISUP≥2. À ce jour la réalisation des biopsies systématiques reste donc nécessaire.

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  • Chez quels patients avec une lésion PI-RADS 3 à l’IRM devons-nous proposer des biopsies prostatiques ?

    Résumé
    Objectifs

    Les lésions PI-RADS 3 sont des lésions équivoques et leur prise en charge reste controversée. La question se pose de savoir comment mieux sélectionner les patients à biopsier lorsqu’ils sont porteurs d’une lésion PI-RADS 3. L’objectif de notre étude était de déterminer des facteurs prédictifs et le meilleur seuil de densité du PSA (dPSA) pour la détection du cancer de prostate cliniquement significatif (CaP-S).

    Méthodes

    Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant tous les patients ayant une lésion PI-RADS 3 à l’IRM et qui ont bénéficié de biopsies prostatiques (BP) échoguidées avec fusion échographie-IRM élastique utilisant Trinity™ (Koelis, Grenoble, France). Le critère de jugement principal était le taux de détection de CaP-S (ISUP≥2). Les facteurs prédictifs étudiés étaient l’âge, le PSA, la dPSA, le volume prostatique à l’IRM, les antécédents de BP, le nombre de BP ciblées, le nombre de BP systématisées et le nombre de BP totales. La sensibilité et la spécificité ont été étudiées pour différents seuils de dPSA. L’analyse statistique était réalisée en univariée et multivariée.

    Résultats

    Nous avons inclus 180 patients ayant une lésion PI-RADS 3 avant BP. La prévalence du CaP-S était de 27,2 % (49/180). L’âge (OR=1,06, IC95 % : 1,00–1,13, p-value =0,049), le toucher rectal suspect (OR=3,18, IC95 % : 1,44–7,29, p-value =0,005) et la dPSA>0,15ng/mL/cc (OR=4,34, IC95 % : 1,32–14,98, p =0,017) étaient des facteurs prédictifs de CaP-S. Les antécédents de BP négatives était un facteur protecteur (OR=0,36, IC95 % : 0,17–0,70, p-value =0,004) (Tableau 1). La prévalence du CaP-S était de 16,7 % (10/60), 22,1 % (15/68), 52,4 % (11/21), 41,9 % (13/31), pour une dPSA≤10ng/mL/cc, entre 0,10 et 0,15, entre 0,15 et 0,20 et≥20 respectivement (Fig. 1). Avec un seuil de dPSA de 0,15ng/mL/cc, la sensibilité était de 0,49 et la spécificité de 0,79 avec un taux de faux négatifs de 19 % (Tableau 2).

    Conclusion

    Nos résultats suggèrent de ne pas se fier uniquement à la dPSA pour sélectionner les patients à biopsier lorsqu’ils porteurs d’une lésion PI-RADS 3 à l’IRM, mais également tenir compte d’autres critères cliniques tels que l’âge, les antécédents de BP négatives et le toucher rectal, afin de ne pas méconnaître un nombre non négligeable de faux négatifs.

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  • Expression et valeur pronostique de la kératine-7 dans le cancer de la prostate

    Résumé
    Objectifs

    La résistance à la castration dans le cancer de la prostate (CaP) au stade métastatique est responsable de la mortalité spécifique par cancer. Notre laboratoire a récemment identifié chez la souris une population de cellules progénitrices luminales (appelées LSCmed) résistantes à la castration (PMID : 35079142). L’objectif de ce travail était d’étudier l’expression de différents marqueurs de cette population cellulaire murine dans le CaP humain.

    Méthodes

    L’expression des marqueurs sélectionnés, dont la kératine-7 (KRT7), a d’abord été évaluée sur des lignées cellulaires prostatiques humaines (western blot, immunofluorescence) puis sur des coupes de tissus prostatiques humains (immunofluorescence, immunohistochimie) disponibles via une biobanque rétrospective sur “tissue microarray” (TMA). Nous avons analysé du tissu autopsique sain (n =24), des cancers localisés acinaires (n =285) et ductaux (n =14), et des copeaux de résection prostatiques de cancers avancés métastatiques (n =91). L’expression des marqueurs dans les compartiments épithéliaux (basal/luminal) et stromal a été quantifiée par mesure de l’intensité moyenne de fluorescence (MFI). La MFI a ensuite été corrélée aux différents paramètres cliniques sur la cohorte de cancers localisés (n =285).

    Résultats

    L’expression de KRT7 a été retrouvée dans le compartiment cellulaire basal et supra-basal des glandes saines normales et des glandes bénignes péri-tumorales adjacentes des tumeurs localisées. Aucun marquage KRT7 n’a été retrouvé au sein des glandes tumorales de cancer localisé acinaire ou ductal, mais son expression a été observée de manière très sporadique sur quelques cancers avancés (2. 2 %). Sur le TMA de cancers localisés (n =285), une valeur élevée de fluorescence (MFI>80ème percentile) dans les glandes bénignes péri-tumorales était significativement associée à un phénotype d’hyperplasie des cellules KRT7+ ainsi qu’à la survenue de métastases (HR 2. 9) et la mortalité par CaP (Fig. 1). La valeur prédictive négative de 94 % suggère un risque minime métastatique en cas de fluorescence faible de la KRT7 sur les glandes bénignes de biopsies prostatiques.

    Conclusion

    L’expression de KRT7 dans la prostate humaine suggère l’existence de cellules analogues aux cellules progénitrices résistantes à la castration identifiées chez la souris. Sa perte d’expression progressive de la zone bénigne vers la tumeur suggère un changement de phénotype de ces cellules (plasticité cellulaire). Ces résultats sont en cours de validation sur une cohorte multicentrique et par analyse transcriptomique spatiale.

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  • Efficacité de la neuromodulation des racines sacrées dans le traitement des syndromes douloureux pelviens chroniques

    Résumé
    Objectifs

    Les syndromes douloureux pelviens sont des pathologies chroniques altérant la qualité de vie des patients. Peu d’études ont évalué l’intérêt de la neuromodulation des racines sacrées dans cette indication. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact de la neuromodulation des racines sacrées chez les patients présentant un syndrome douloureux pelvien.

    Méthodes

    Nous avons conduit une étude rétrospective, monocentrique, sur l’ensemble des patients présentant un syndrome douloureux pelvien chronique en échec d’une prise en charge multimodale adaptée, opérés d’une neuromodulation des racines sacrées entre 2007 et 2020. L’objectif principal était le nombre de patients satisfaits avec un neuromodulateur toujours actif en fin de suivi. La satisfaction était estimée par un score PGI-I≥3 (un peu mieux, mieux, beaucoup mieux). Les objectifs secondaires étaient le taux d’implantation définitive, la réduction de l’intensité douloureuse sur l’échelle numérique (EN) et les améliorations symptomatiques urinaires au calendrier mictionnel.

    Résultats

    Quarante et un patients ont été inclus (30 femmes). L’âge moyen à l’implantation était de 57,1 ans [31–85 ans]. Trente patients (73,2 %) présentaient un syndrome douloureux vésical et 11 présentaient des douleurs mixtes périnéales (douleurs radiculaire S2, névralgie pudendale, douleurs vaginales, urétrales). La durée moyenne de suivi était de 4,3 ans [0,1–12,5]. L’implantation a été faite en S3 pour 30 patients, en S2 pour 10 patients et en S4 pour un patient. La capacité vésicale fonctionnelle moyenne était de 178,1mL. Après la phase test, 26 patients ont été implantés (63,4 %). En fin de suivi, 15 patients (15/26, 57,6 %) avaient toujours un neuromodulateur actif avec un score PGI-I≥3. La baisse moyenne de la douleur était de 5,7 points Aucun facteur prédictif de succès n’a été identifié.

    Conclusion

    La neuromodulation des racines sacrées peut représenter un traitement de recours pour certains patients douloureux chroniques en échec d’une prise en charge multimodale adaptée. Près de 57,6 % des patients implantés présentent un bénéfice durable à long terme avec en moyenne une réduction de 5,7 points de l’intensité douloureuse sur l’EN.

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  • Efficacité de la neuromodulation sacrée sur l’hyperactivité neurogène centrale

    Résumé
    Objectifs

    Évaluer l’efficacité de la neuromodulation sacrée (NMS) sur l’hyperactivité vésicale (HAV) neurogène centrale.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude rétrospective multicentriques menée dans deux centres hospitalo-universitaires français. Tous les patients présentant une HAV dans un contexte de maladie neurologique centrale sous-jacente et ayant bénéficié entre 2013 et 2020 d’une phase test de NMS étaient éligibles. Le critère de jugement principal était l’efficacité clinique, correspondant à l’amélioration d’au moins 50 % d’un des paramètres du calendrier mictionnel au cours de la phase de test. Les critères de jugements secondaires comprenaient les paramètres du calendrier mictionnel (urgenturie, nombre de mictions diurnes, nombre de mictions nocturnes) et le Patient's Global Impression of Improvement (PGI-I).

    Résultats

    Sur les 56 patients inclus, 35 (62,5 %) étaient des hommes. L’âge moyen était de 55,8 (±16,6) ans. L’efficacité clinique était atteinte chez 38 (67,8 %) patients, soit 13/14 ayant une sclérose en plaques, 6/10 ayant une maladie de Parkinson, 5/5 ayant une paralysie cérébrale, 7/9 ayant un antécédent d’accident vasculaire cérébral, 5/7 ayant une autre lésion cérébrale et 2/6 ayant une lésion médullaire. Au total, le pourcentage de patient présentant une urgenturie diminuait de manière significative pendant la phase de test de NMS (90,6 % vs 50,0 %, p <0,01). De même, le nombre médian de mictions diurnes (9,5 [7,0 ; 12,0] vs 7,0 [6,0 ; 10,0], p <0,01) et le nombre médian de mictions nocturnes (2,5 [1,0 ; 3,0] vs 1,0 [0 ; 1,2], p <0,001) diminuaient significativement. Le PGI-I médian était de 2,00 [2,00 ; 4,00].

    Conclusion

    Chez les patients présentant une HAV dans un contexte de maladie neurologique centrale sous-jacente, la neuromodulation sacrée semble présenter une efficacité clinique comparable à celle qui a été décrite dans la population non neurologique.

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  • Évaluation prospective des infections urinaires chez le patient débutant l’autosondage

    Résumé
    Objectifs

    Les autosondages (ATS) sont de plus en plus prescrits en urologie. Les complications sont principalement infectieuses mais l’incidence des infections urinaires (IU) sous ATS n’a jamais fait l’objet d’étude dédiée. La plupart des données sont issues d’anciennes études rétrospectives, menées chez le sujet neurologique, depuis lesquelles la définition d’IU a évolué. Nous avons voulu étudier de manière prospective l’épidémiologie des IU en urologie générale.

    Méthodes

    Une étude monocentrique, prospective, descriptive a été menée sur une population primo-éduquée aux ATS dans un service d’hospitalisation de jour entre le 01/01/2019 et le 15/11/2020, jusqu’à une téléconsultation, prévue au printemps 2021. Le critère d’inclusion était la présence d’une indication aux ATS au long cours. Les ECBU et leur indication étaient recueillies de manière prospective, et l’exhaustivité du recueil a été complétée de manière rétrospective avec la coopération des laboratoires d’analyse des patients. Une IU était définie comme un ECBU positif, indépendamment du taux de germes et de leucocytes, dans un contexte de modification des symptômes urinaires ou d’hyperthermie.

    Résultats

    Du 01/01/2019 au 15/11/2020, 411 patients ont été éduqués aux ATS. Parmi les 175 patients naïfs, 84 patients ont été inclus. 24 patients ont été exclus de l’analyse du fait d’un arrêt des ATS sur prescription (20) ou d’un décès (4). La population était mixte (53 % d’homme), avec un âge moyen de 58,6 ans [22 ; 83]. La majorité des patients avait un antécédent neurologique (68 %). Une patiente a été exclue pour avoir réalisé plus de 40 ECBU. Après 17,5 mois de suivi médian, le nombre médian d’ECBU était de 2 [0 ; 10], le nombre d’IU par patient était de 0 [0 ; 4] : 65 % et 15 % des patients étaient respectivement indemnes ou n’avaient eu qu’une IU. Chez les patients concernés, une IU survenait en moyenne tous les 9 mois.

    Conclusion

    Les IU sont peu fréquentes chez les patients réalisant l’autosondage. Seuls 35 % des patients ont fait au moins une infection urinaire pour un suivi médian de 17,5 mois, et seulement 1,6 % des infections urinaires récidivantes.

    Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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  • Évaluation prospective de l’observance des autosondages

    Résumé
    Objectifs

    Les autosondages sont le traitement de référence des troubles de la vidange vésicale.

    L’observance des ATS est définie comme le degré de concordance entre le comportement du patient et la prescription médicale. Elle est influencée par de multiples facteurs (éducation, bénéfices et complications, suivi médical…). Nous avons voulu étudier de manière prospective l’observance des ATS chez les patients éduqués dans notre centre.

    Méthodes

    Une étude monocentrique, prospective, descriptive et analytique a été menée sur une population éduquée aux ATS dans le service d’hospitalisation de jour du 01/01/2019 au 15/11/2020.

    Le critère d’inclusion était la présence d’une indication aux ATS au long cours. Les critères de non-inclusion étaient principalement : refus d’éducation impossibilité technique à réaliser les autosondages, éducation préalable aux ATS, dérivation urinaire chirurgicale. Les autosondages étaient prescrits comme mode mictionnel exclusif, avec minimum 4 sondages par jour. L’objectif principal était d’évaluer l’observance à moyen terme, dont le critère de jugement était la réalisation de 4 ATS par jour à la téléconsultation, prévue au printemps 2021.

    Résultats

    Du 01/01/2019 au 15/11/2020, 411 patients ont été éduqués aux ATS. Parmi les 175 patients naïfs, 84 patients ont été inclus. Vingt-quatre patients ont été exclus de l’analyse du fait d’un arrêt des ATS sur prescription (20) ou d’un décès (4). Parmi les 60 patients restants, 49 ont été évalués en téléconsultation, avec un suivi médian de 17,5 mois. La population était mixte (53 % d’homme), avec un âge moyen de 58,6 ans [22 ; 83]. La majorité des patients avait un antécédent neurologique (68 %) avec en premier lieu une atteinte médullaire (46 %) mais 82 % ne nécessitait aucune aide technique pour les déplacements. L’observance était de 56 %. L’observance à court terme et un sous score USP dysurie élevé à l’inclusion étaient statistiquement associés à l’observance à la téléconsultation (p <0,05 et p <0,048).

    Conclusion

    Deux études ont exploré prospectivement l’observance des ATS avant la nôtre. Les résultats de Girotti et al. étaient concordants avec notre étude (58 % à 12 mois), malgré les biais inhérents aux différences des études (populations, prescription, protocole d’éducation et suivi). Des recherches supplémentaires sont nécessaires quant à l’impact de l’éducation thérapeutique et du suivi médical sur ces résultats.

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  • Rupture post-traumatique de l’urètre : quel mode de réalignement à choisir ?

    Résumé
    Objectifs

    La rupture post-traumatique de l’urètre postérieur est une lésion grave qui peut compromettre le pronostic mictionnel du patient souvent jeune. La prise en charge de cette lésion reste encore controversée laissant libre choix entre réalignement endoscopique précoce ou pose d’un cathéter sus-pubien avec urétroplastie différée. L’objectif est de comparer les résultats du réalignement endoscopique et ceux de l’urètrorraphie terminoterminale sur le plan mictionnel.

    Méthodes

    Nous avons mené une étude rétrospective colligeant tous les patients pris en charge pour une rupture post-traumatique de l’urètre entre 2010 et 2020. Ces patients ont été subdivisés en deux groupes : un premier regroupant ceux ayant eu un réalignement endoscopique et un deuxième incluant ceux ayant été opérés d’une urétroplastie différée. Nous avons étudié pour chaque groupe la qualité de la miction et les complications survenues. Le succès de la technique a été défini par la reprise d’une miction satisfaisante, et l’absence de recours à l’urètrorraphie teminoterminale en cas de réalignement endoscopique. Une miction satisfaisante a été définie par un Qmax≥15mL/s.

    Résultats

    Cinquante-huit patients ont été identifiés. L’âge moyen était de 32±12 ans. Un réalignement endoscopique a été pratiqué chez 26 patients. Une miction satisfaisante a été rapportée chez 16 patients (61,53 %). Le recours à l’urètrotomie interne après réalignement a été rapporté chez 7 patients (26,92 %). Trois échecs du réalignement endoscopique ont été rapportés, nécessitant une urètrorraphie terminoterminale. Deux patients ont rapporté une incontinence urinaire. L’urètrorraphie terminoterminale a été pratiquée chez 32 patients. Une miction satisfaisante a été notée chez 22 patients (68,75 %). Le recours à l’urétrotomie interne après chirurgie a été rapporté chez 5 patients (15,62 %). Trois patients ont présenté une incontinence urinaire traitée. En comparant les deux groupes, il n’existait pas de différence significative concernant les troubles mictionnels (OR=0,72 ; p =0,62), l’incontinence urinaire (OR=3,79 ; p =0,89).

    Conclusion

    Les résultats sur le plan mictionnel sont comparables pour les deux techniques. Nous concluons que le réalignement endoscopique peut être indiqué en première intention, pourvu que certaines conditions soient satisfaites, afin de minimiser la morbidité d’un drainage sus-pubien prolongé.

    Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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  • Cure de fistule vésico-vaginale robot-assistée : comparaison des techniques transvésicale et extravésicale

    Résumé
    Objectifs

    La réparation robotique des fistules vésico-vaginales (FVV) a été décrite en 2004 dans le but de minimiser la morbidité ce la cure de FVV par voie abdominale. Près de deux décennies plus tard, la littérature sur la cure de VVF robot-assistée reste pauvre. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la cure de VVF robotique et de comparer les techniques transvésicale et extravésicale.

    Méthodes

    Les dossiers de toutes les patientes ayant eu une cure de FVV robot-assistée entre mars 2007 et décembre 2021 dans quatre centres universitaires ont été revus rétrospectivement. Toutes les cures de FVV par voie abdominale au cours de la période d’étude ont été effectuées par voie robotique. Tous les centres utilisaient un abord vaginal en cas d’orifice fistuleux facilement accessible par voie vaginale. Le succès de la cure de FVV a été défini comme l’absence de récidive clinique à la date du dernier suivi. Les résultats des techniques extravésicale et transvésicale ont été comparés.

    Résultats

    Vingt-deux patients ont été inclus pendant la période d’étude. Le tractus fistuleux a été systématiquement excisé et un lambeau d’interposition a été utilisé dans presque tous les cas (90,9 %). Les techniques transvésicale et extravésicale ont été utilisées dans 13 et 9 cas respectivement. Il y avait plus de fistules supratrigonales dans le groupe extravésical (100 % vs 69,2 % ; p =0,11). Une complication peropératoire est survenue dans le groupe extravésical : une plaie urétérale immédiatement suturée (11,1 % vs 0 % ; p =0,41). La durée opératoire tendait à être plus courte dans le groupe extravésical (179 vs 229 minutes ; p =0,13). Il n’y a eu que trois complications postopératoires, toutes mineures (11,1 % vs 15,4 % ; p =0,99). Aucune des patientes n’a eu de récidive de fistule vésico-vaginale après un suivi médian de 14 mois (IQR 3–21).

    Conclusion

    La présente série, l’une des plus importantes cure de FVV robotique, est cohérente avec les quelques séries déjà publiées avec un taux de guérison de 100 % et d’excellents résultats périopératoires. L’approche transvésicale et extravésicale donnait des résultats similaires, mais l’approche transvésicale pourrait permettre de traiter des fistules plus complexes (par exemple, infratrigonales).

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  • Évaluation des pratiques d’évaluation de la neuromodulation sacrée dans les troubles de la vidange vésicale : une étude observationnelle multicentrique

    Résumé
    Objectifs

    Décrire les pratiques d’évaluation avant et pendant la phase de neuromodulation sacrée (NMS) dans les troubles de la vidange, et étudier les facteurs qui président à sa réalisation.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique menée dans 11 centres hospitaliers universitaires. Tous les patients ayant bénéficié d’une phase de test de NMS pour un trouble de la vidange vésical d’origine neurologique ou non neurologique entre janvier 2000 et novembre 2021 ont été inclus. Le critère de jugement principal était la description des pratiques d’évaluations des patients avant et pendant la phase test de NMS. Les protocoles d’évaluation ont été comparés entre les patients non neurologiques et neurologiques, entre les patients présentant des lésions du système nerveux central (SNC) et périphérique (SNP), et entre les patients issus de différents centres.

    Résultats

    Sur les 357 patients inclus, 240 étaient des femmes (62,2 %) et 155 (43,4 %) avaient une maladie neurologique sous-jacente. Le taux d’implantation définitive était de 58,8 % [IC95 % : 53,5 ; 63,9]. Pour l’évaluation préopératoire, 215 patients (60,2 %) ont réalisé un calendrier mictionnel, 196 (54,9 %) une débitmétrie, 302 (84,6 %) un bilan urodynamique (BUD), 175 (49,0 %) une cystoscopie et 128 (35,6 %) une échographie des voies urinaires. Pendant la phase de test, 148 patients (41,5 %) ont réalisé un calendrier mictionnel, 137 (37,0 %) une débitmétrie et 49 (13,7 %) un BUD. Concernant le protocole d’évaluation, nous n’avons trouvé aucune différence statistique entre les patients neurologiques et non neurologiques, ni entre les patients présentant une lésion SNC et SNP. Nous avons constaté une variabilité significative des protocoles d’évaluation entre les centres (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).

    Conclusion

    Les protocoles d’évaluation avant et pendant la phase de test de NMS pour trouble de la vidange vésicale se sont avérés incomplets et hétérogènes. La variabilité des pratiques d’évaluation dépendait davantage du centre que de la présence d’une maladie neurologique sous-jacente. Ces résultats soulignent l’importance de recommandations spécifiques sur le sujet.

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  • Évaluation des performances cliniques et de la sécurité de l’InterStim™ micro-rechargeable chez les sujets atteints d’hyperactivité vésicale : résultats à 6 mois de l’étude Elite

    Résumé
    Objectifs

    La neuromodulation sacrée (NMS) est un traitement de l’hyperactivité vésicale (HAV), de la rétention urinaire non obstructive et de l’incontinence fécale. ELITE est une étude prospective, mondiale et post-commercialisation conçue pour confirmer les performances cliniques et la sécurité du dispositif InterStim Micro. L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats à 6 mois de l’InterStim Micro chez les patients souffrant d’hyperactivité vésicale.

    Méthodes

    Les sujets répondant à tous les critères d’inclusion et à aucun critère d’exclusion ont été recrutés après l’implantation d’un neurostimulateur InterStim Micro. Les sujets ont rempli un catalogue mictionnel et un questionnaire de qualité de vie pour l’HAV (OAB-q) au début de l’étude et lors du suivi (3 et 6 mois après l’implantation). Les événements indésirables liés au dispositif, à la procédure ou a la thérapie ont été collectés.

    Résultats

    Soixante-huit patients ont été inclus. Le Tableau 1 décrit les données caractéristiques des patients. La Fig. 1 montre l’évolution de l’OAB-q qui s’améliorait au cours du suivi, passant de 44±22 à 76±20 à 6 mois. Quatre-vingt-deux pour cent des sujets ont atteint le seuil d’amélioration cliniquement significatif du score OAB-q à 6 mois. L’amélioration des scores pour tous les autres domaines de la qualité de vie entre le début de l’étude et le sixième mois était 2 à 3 fois supérieur au seuil minimal cliniquement significatif. Il y avait une réduction significative de −3,68 fuites/jour chez les sujets HAV avec fuites par rapport au préopératoire et de −4, mictions/jour chez les sujets HAV sans fuites. L’incidence cumulée des événements indésirables liés au dispositif, à la procédure ou au traitement était de 7,4 %.

    Conclusion

    Ces données indiquent des résultats cliniques satisfaisant pour l’InterStim Micro 6 mois après l’implantation avec notamment une amélioration du score OAB-q. L’incidence des effets indésirables semble faible en comparaison de la littérature existante sur la neuromodulation sacrée.

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  • Facteurs prédictifs d’altération de la fonction sexuelle postopératoire après fracture de la verge

    Résumé
    Objectifs

    La fracture du corps caverneux est une urgence urologique qui peut avoir de lourdes conséquences sur la fonction sexuelle ultérieure. L’objectif de notre travail était de déterminer les facteurs pronostiques qui peuvent influencer la fonction sexuelle en postopératoire.

    Méthodes

    Nous avons mené une étude analytique sur 62 patients opérés pour fracture des corps caverneux au sein d’un service universitaire d’urologie entre janvier 2016 et janvier 2022.

    La fonction sexuelle a été évaluée par trois paramètres 6 mois après l’intervention : la dysfonction érectile (DE) par le questionnaire validé : International Index of Erection Function (IIEF5), la présence de douleur lors des rapports sexuels et l’incurvation de la verge.

    Les facteurs pouvant potentiellement influencer ces paramètres, liés à la fracture et à l’intervention, ont été analysés par le test du Chi2.

    Résultats

    L’âge moyen de nos patients était de 33 ans (23–70 ans). La manipulation forcée de la verge représente le mécanisme le plus retrouvé (45,1 %) suivi du faux pas du coït (34,4 %). Le délai de consultation moyen était de 12heures.

    L’incision était élective longitudinale dans 95 % des cas et circonférentielle chez 5 % des cas (Tableau 1).

    Le taux de DE (IEEF5<20) était de 16,1 %, d’incurvation de la verge 12,9 % et de rapports sexuels douloureux 9,6 %.

    À l’analyse multivariée, le DE était liée au délai de consultation (p =0,04) et au siège proximal de la fracture (p =0,02).

    L’incurvation de la verge était liée au délai de consultation (p =0,056), au siège proximal de la fracture (p =0,033) et à l’incision élective (p =0,03).

    Aucun facteur n’était lié aux rapports sexuels douloureux (Tableau 2).

    Conclusion

    Notre étude confirme qu’un délai de consultation retardé, le siège proximal de la fracture, et l’incision élective constituent des facteurs d’altération de la fonction sexuelle postopératoire après fracture de la verge. Afin d’éviter ces complications, il faut envisager une prise en charge précoce et une incision coronale pour les fractures proximaux.

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  • Traumatismes fermés du rein : 500 cas pris en charge entre 2010 et 2019 dans un trauma center de niveau 1

    Résumé
    Objectifs

    En France, le traumatisme fermé du rein est parmi les plus fréquents des traumatismes abdominaux. Il concerne souvent des patients jeunes en bon état général dans un contexte de polytraumatisme. La prise en charge conservative est devenue la norme. Nous avons étudié sur 10 ans les caractéristiques des traumatismes et leur prise en charge.

    Méthodes

    Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique, incluant tous les patients admis entre janvier 2010 et décembre 2019 avec un traumatisme fermé du rein à l’aide du codage du programme de médicalisation des systèmes d’informations (PMSI). Étaient inclus les traumatismes de grade III, IV, V. Étaient exclus les traumatismes post-chirurgie, post-LEC, post-biopsie rénale. Les données démographiques, l’âge, le sexe, les circonstances du traumatisme, les données de la prise en charge et la surveillance urologique et radiologique, l’évolution au cours du séjour ainsi que le suivi après la sortie de l’hôpital ont été analysés.

    Résultats

    Parmi les 500 traumatismes (Fig. 1), 307 étaient des traumatismes de grades III, IV et V dont les caractéristiques sont présentées dans le Tableau 1. Les patients étaient principalement des hommes, jeunes (33 ans). La proportion des lésions associées augmentait avec l’augmentation du grade et atteignait 100 % pour les grades V. Le taux de néphrectomies était de 4,5 % tous grades confondus et de 6,3 % pour le groupe grade IV. La durée d’hospitalisation était de 15 jours [min 8–max 44] pour les grades V, de 9 jours [0–57] pour les grades III et 10 jours [1–195] pour les grades IV (p <0,001). Une prise en charge en radiologie interventionnelle a été nécessaire pour 55 patients (18 %) dont 6 (26 %) grades V, 26 (18 %) grades IV et 23 (16 %) grades III.

    Conclusion

    Nous avons pris en charge 307 traumatisés du rein (III, IV et V), de façon conservatrice pour 293/307 traumatismes (95,5 %). Le taux de néphrectomie a diminué depuis 2014, de 10/144 (6,9 %) à 4/163 (2,5 %). La structuration d’un « trauma center » et standardisation de la prise en charge ont permis l’évolution vers une stratégie de plus en plus conservatrice.

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  • Impact pédagogique d’un MOOC de technique chirurgicale de transplantation rénale

    Résumé
    Objectifs

    Évaluer l’impact pédagogique d’un MOOC (Massive Open Online Course) pilote, validé par le Collège français des enseignants en urologie (CFEU), sur la technique chirurgicale de transplantation rénale.

    Méthodes

    Nous avons réalisé un MOOC sur la technique chirurgicale de transplantation rénale, à partir d’une vidéo d’une intervention chirurgicale réalisée par un chirurgien expert. Le MOOC a été validé par le CFEU.

    Nous avons créé 2 groupes d’étudiants :

    – groupe MOOC-pré-QCM : visualisation du MOOC puis réponse aux QCM et aux questions de satisfaction ;

    – groupe MOOC-post-QCM : réponse aux QCM puis visualisation du MOOC puis réponse aux questions de satisfaction.

    Au total, 20 QCM sur la technique transplantation rénale ont été remplis par les 2 groupes. Les réponses étaient anonymes.

    Résultats

    Au total, 142 personnes ont répondu aux QCM (groupe MOOC-pré-QCM (n =66) et groupe MOOC-post-QCM (n =76)). 29 % (41/142) des participants étaient des CCA ou Assistants et 71 % (101/142) étaient des internes. La proportion de CCA/Assistants et d’internes était identique entre les 2 groupes. Le taux de réponses correctes aux 20 QCM était statistiquement supérieur dans le groupe MOOC-pré-QCM, en comparaison au groupe MOOC post-QCM (88,6 % contre 73,3 %, p <0,0001). 91 % des étudiants ont trouvé le MOOC ‘Très Utile’ ou ‘Utile’. La médiane de la note du MOOC, donnée par les étudiants, était de 8/10.

    Conclusion

    Cette étude a montré un impact positif du MOOC sur les connaissances théoriques de la technique chirurgicale de transplantation rénale. Ce MOOC pourrait servir de projet pilote pour le développement d’autres MOOC sur la chirurgie urologique.

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  • Les urologues français en formation et la carrière universitaire : une enquête de l’AFUF suivie sur deux ans

    Résumé
    Objectifs

    L’intérêt des jeunes urologues pour la carrière académique semblent diminuer au fils des années. L’objectif était d’évaluer les connaissances et l’intérêt des internes et chefs de clinique/assistant en urologie pour une telle carrière.

    Méthodes

    Un premier questionnaire digital anonyme a été envoyé aux membres de l’Association française des urologues en formation (AFUF) en septembre 2019. Un questionnaire similaire de suivi fut envoyé en décembre 2021. Dans les deux cas, l’étude était disponible sur une période de 3 mois.

    Résultats

    En 2019, 67 internes et assistants ont répondu à l’enquête. 43 (64 %) étaient en fin d’internat. 34 (51 %) disaient avoir envisagé une carrière universitaire. 42 (63 %) connaissaient les prérequis d’une telle carrière. Lors du questionnaire de suivi à 2 ans, 109 internes et assistants ont participé à l’enquête. 37(34 %) étaient chef de clinique/assistant. 43 (39 %) étaient en fin d’internat (4e année, 5e année, docteur junior) pour un age médian de 28 ans {27 ; 31}. Sur les 109 répondeurs, 33(31 %) envisageaient de poursuivre une carrière académique. 87 (80 %) connaissaient les prérequis d’une carrière hospitalo-universitaire. 30 (28 %) des répondeurs avaient participé au précédent questionnaire. Parmi eux, 8(26 %) envisageaient toujours une carrière académique.

    Conclusion

    Les urologues en formation connaissent les prérequis pour embrasser une carrière hospitalo-universitaire. Toutefois, leur intérêt pour une telle carrière à drastiquement diminué. Il semble urgent de mettre en place des mesures attractives pour éviter la pénurie d’enseignants dans l’avenir.

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  • Féminisation de l’urologie et plafond de verre : enquête auprès des femmes urologues en France

    Résumé
    Objectifs

    L’urologie est longtemps restée la spécialité la moins féminisée (environ 10 % de femmes parmi les urologues français). Depuis plusieurs années, le nombre de femmes choisissant la spécialité urologique augmente de manière exponentielle en France (+23 % entre 2007 et 2016, et +72 % entre 2016 et 2020). L’objectif de cette étude était d’évaluer les caractéristiques démographiques des femmes urologues et leur ressenti en termes de discrimination.

    Méthodes

    L’enquête a consisté en un questionnaire de 12 questions, envoyé par mailing à l’ensemble des femmes urologues, chefs de clinique ou installées, une première fois en mai 2016 (n =84 femmes urologues), puis une seconde fois en janvier 2020 (n =98 femmes urologues). Les réponses anonymisées ont été analysées et comparées afin d’évaluer l’évolution au cours des 4 dernières années. Le taux de participation a été de 46,4 % en 2016 (n =39 répondantes) et de 50 % en 2020 (n =49 répondantes). En 2020, 85,7 % des répondantes avaient terminé leur cursus de formation et 14,3 % d’entre elles étaient chefs de cliniques ou assistantes.

    Résultats

    La majorité des femmes exerçaient à plein temps (73,5 %), avec une activité hospitalière (38,8 %), libérale (46,9 %) ou mixte (14,3 %). Leur thématique principale était l’urologie de la femme (57,1 %).

    En 2020, 59,2 % des répondantes avaient rencontré des difficultés en rapport avec leur statut de femme au cours de leur formation (versus 59,0 % en 2016) et 28,1 % des difficultés en rapport avec la maternité (versus 23,8 % en 2016). Les urologues femmes en libéral étaient significativement moins concernées que leurs consœurs ayant une activité hospitalière ou mixte (43,5 % versus 73,1 %, p =0,035).

    Les femmes estimaient être sous-représentées dans les instances associatives à 95,9 % (versus 82,1 % en 2016) et dans les postes universitaires à 79,6 % (versus 89,7 % en 2016). Enfin, 91,8 % étaient favorables à la création d’une association de femmes urologues (versus 53,8 % en 2016).

    Conclusion

    Les femmes urologues peuvent rencontrer des difficultés en rapport avec leur statut de femme au cours de leur cursus professionnel. Entre 2016 et 2020, on constate une augmentation du sentiment de sous-représentativité au sein des instances associatives et une augmentation de la volonté de se fédérer.

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  • Efficacité de la libération par voie cœlioscopique robot-assistée du nerf pudendal

    Résumé
    Objectifs

    La névralgie du nerf pudendal est une pathologie de diagnostic et traitement difficile. Elle est souvent liée à une compression du nerf lors de son passage entre les ligaments sacro-épineux et sacro-tubéral. La libération du nerf est le plus souvent réalisée par voie trans-glutéale. Notre objectif était de démontrer l’impact de la libération du nerf pudendal par voie robot-assistée sur la symptomatologie douloureuse.

    Méthodes

    L’ensemble des patients ayant eu une libération du nerf pudendal par voie robot-assistée entre 2016 et 2021, dans notre centre, ont été inclus. Les données démographiques, l’évaluation et les caractéristiques de la douleur pré- et postopératoires ont été notées de même que la présence d’un geste opératoire complémentaire, la durée opératoire et les complications per- et postopératoires. La satisfaction était évaluée par le score Patient Global Impression of Improvement (PGI-I). Le succès était défini par un score PGI-I à 1 ou 2 (beaucoup à extrêmement mieux) lors de la dernière consultation.

    Résultats

    Neuf patientes ont été incluses, toutes de sexe féminin. L’âge moyen était de 57 ans [28,7–73,6]. Toutes les patientes ont eu un bloc pudendal positif peropératoire. Sept patientes (77,7 %) ont eu un geste associé (4 cystectomies sus trigonales pour syndrome de vessie douloureuse, 1 libération du nerf obturateur droit, 1 ablation de plaque prothétique, 1 libération du plexus sacré associée). La libération a été bilatérale chez trois patientes. La durée opératoire moyenne était de 2h13 [51min–3h34]. Aucune complication per- et postopératoire n’a été rapportée. La durée de suivi postopératoire était de 18,8 mois [2,1–31]. En fin de suivi, 4 patientes étaient extrêmement améliorées, 4 étaient beaucoup améliorées, et 1 n’a eu aucun changement. Aucune patiente n’a été aggravée. Le taux de succès était 88,8 %.

    Conclusion

    La libération robot-assistée du nerf pudendal est une technique peu morbide permettant d’améliorer la symptomatologie douloureuse chez près de 88,8 % des patientes avec un recul de 18 mois. Elle se présente comme une alternative à la voie trans-glutéale pour les atteintes du nerf pudendal par compression.

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  • Évaluation de la charge mentale et du stress du chirurgien par mesure de la variation de la fréquence cardiaque dans les procédures robot-assistées en urologie

    Résumé
    Objectifs

    La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est un outil reconnu d’évaluation de l’activité physique et du stress, sa diminution étant corrélée à une activité physique plus intense ou un stress accru. La chirurgie robotique étant reconnue comme une technique chirurgicale moins éprouvante physiquement, la décroissance de la VFC permet de mieux évaluer le stress ressenti par le chirurgien lors des procédures robot.

    Méthodes

    Une ceinture d’enregistrement de la fréquence cardiaque a été portée par un chirurgien expert (>300 procédures) lors de différentes procédures robot : prostatectomie radicale, néphrectomie partielle, pyéloplastie et cystectomie. La variabilité de la fréquence cardiaque a été mesurée grâce au logiciel KUBIOSHRV.

    Résultats

    Le début de la procédure est marqué par une montée brutale de la fréquence cardiaque de 60bpm (battements par minute) au repos à 90bpm à la console, signifiant une charge mentale augmentée. La fréquence cardiaque reste stable (supérieure 85pbm) pendant la prostatectomie, alors qu’elle est fluctuante sur une néphrectomie partielle, avec des épisodes de tachycardie>110bpm corrélés à une baisse de la VFC lors des moments de dissection du pédicule, de la tumorectomie et du déclampage. La pyéloplastie et la cystectomie ne sont pas marquées par des variabilités importantes de la fréquence cardiaques, malgré une fréquence cardiaque moyenne importante (>85bpm).

    Conclusion

    L’enregistrement de la fréquence cardiaque et sa variabilité dans les procédures robot assistées confirme la charge mentale subie par le chirurgien, majorée par des épisodes de stress dans la néphrectomie partielle que la chirurgie robotique ne permet pas de faire disparaître.

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  • Caractérisation moléculaire par marqueurs urinaires : un outil pour le phénotypage de l’hyperactivité vésicale ?

    Résumé
    Objectifs

    L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre le niveau de 5 marqueurs urinaires (NGF, BDNF, TIMP-2, TGF-B1 et PGE2) et les caractéristiques des patients souffrant d’hyperactivité vésicale (HAV) par hyperactivité détrusorienne ainsi que leur association éventuelle avec la réponse au traitement.

    Méthodes

    Une étude prospective monocentrique a été menée entre mars 2015 et juin 2017 incluant tous les patients atteints HAV ayant consulté consécutivement pour examen urodynamique et chez qui ce dernier révélait une hyperactivité détrusorienne. À la fin de la période d’inclusion, les prélèvements urinaires étaient décongelés pour réalisation des dosages de NGF, BDNF, TIMP-2, PGE2, TGF-B1 à l’aide de kits ELISA dédiés. L’association entre taux de marqueurs urinaires et caractéristiques des patients était recherchée.

    Résultats

    Quarante-trois patients ont été inclus tous ayant une HAV non-neurogène sous-tendue par une hyperactivité détrusorienne urodynamique. Les patients souffrant de syndrome anxiodépressif avaient un taux significativement plus élevé de NGF/Cr (2,04 vs 0,07pg/mg de créatinine ; p =0,006) et un taux significativement plus faible de PGE2/Cr comparé aux autres patients (40,6 vs 83,4pg/mg de créatinine ; p =0,008). Il n’y avait aucune autre association statistiquement significative entre marqueurs urinaires et caractéristiques des patients. Il n’y avait pas non plus d’association entre les niveaux de marqueurs urinaires et la réponse aux anticholinergiques. En revanche les patients ayant répondu à la neurostimulation tibiale postérieure (NSTP) avaient un niveau significativement plus faible de BDNF/Cr (3,5 vs 7,6pg/mg de créatinine ; p =0,03) (Tableau 1, Fig. 1, Fig. 2).

    Conclusion

    Dans cette étude il existait une signature moléculaire dans le sous-groupe des patients souffrant de syndrome anxiodépressif avec un taux plus élevé de NGF et un taux plus faible de PGE2 comparé aux autres patients. Ces résultats renforcent l’hypothèse d’un phénotype d’HAV associé à anxiété/dépression avec une physiopathologie spécifique. Le BDNF/Cr pourrait être prédictif de la réponse à la NSTP.

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  • L’abus sexuel dans la genèse des troubles vésicosphinctériens : entre mythe et réalité

    Résumé
    Objectifs

    Même si les urologues savent qu’il peut y avoir une association entre abus sexuels (AS) et troubles urinaires, la recherche d’AS ne fait pas partie, la plupart du temps, de leur interrogatoire standardisé. Le but de notre travail est d’évaluer la prévalence des AS, décrire les caractéristiques d’une population marocaine ayant un antécédent d’AS, de comprendre et savoir prendre en charge les conséquences des antécédents d’AS sur les fonctions vésicosphinctériennes.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude transversale, multiparamétrique et monocentrique faite dans notre centre de pélvi-périnéologie sur une période de 6 ans (janvier 2016–décembre 2021). Elle colligeait une population féminine atteintes de troubles vésicosphinctériens (syndrome douloureux pelvien chronique/cystite interstitielle, hyperactivité vésicale sans fuite, fuite par urgenturie, incontinence urinaire d’effort et incontinence urinaire mixte) et interrogées par un personnel médical féminin qualifié à la recherche d’un abus sexuel. Les auteurs présentent leur expérience à propos de 214 patientes (48,5 ans, extrêmes 19 à 75 ans). Toutes les patientes ont été évaluées par un calendrier mictionnel, un score MHU (mesure de l’handicap urinaire), une cystoscopie et un bilan urodynamique.

    Résultats

    Tous nos patients sont des femmes, sur les 214 patientes recrutées 89 patientes avaient déclaré être victimes d’un AS représentant une prévalence de 41,58 %. Les chiffres de prévalence sont quasiment identiques quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. L’âge moyen de la population étudiée ayant un TVS, l’âge moyen de la population abusée et l’âge moyen au moment des faits étaient respectivement de 48,5±11,72 ans (19–74 ans), 46,7 (19–67 ans) et 23,34±10,98 ans (10–47 ans). Un AS avant 18 ans a été signalé dans 78 %. Selon la répartition des patientes en fonction du TVS, la prévalence la plus élevée était signalée chez les patientes suivies pour HAV et SDPC/CI. Un retentissement psychosocial observé dans 100 %. Avoué pour la première fois dans 90 %, les raisons évoquées par les malades qui n’avaient avoué étaient d’abord la honte dans 90 %, aucune raison n’avait été évoquée par les autres. Seuls 30 % avait osé se confiera un tiers (Tableau 1 et Fig. 1).

    Conclusion

    Les AS sont très fréquents dans la population générale et doivent rendre prudente l’interprétation des antécédents de ce type dans les études incriminant l’abus comme intervenant dans la genèse d’un symptôme physique ou psychique. D’autres études nécessaires à la validité doivent être réalisées. Néanmoins, l’outil pourrait être utile en complément d’autres échelles d’évaluation de la pédophilie.

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  • Évaluation d’un traitement par neurostimulation électrique transcutanée (TENS) du nerf tibial postérieur des troubles vésicosphinctériens (TVS) secondaires à un syndrome parkinsonien : étude multicentrique randomisée contre placebo Uroparktens

    Résumé
    Objectifs

    Les troubles vésicosphinctériens (TVS) sont fréquents en cas de syndrome parkinsonien (SP) et leur traitement particulier du fait des limites d’utilisation de certains médicaments et l’évolution de la pathologie. La stimulation du nerf tibial par TENS, facile d’utilisation et bien tolérée, est un traitement ayant montré son efficacité sur les TVS. L’objectif était d’en étudier l’efficacité chez des patients ayant un SP.

    Méthodes

    Étude randomisée multicentrique prospective, en double aveugle comparant les effets du TENS 20min par jour pendant 3 mois à une stimulation placebo sur le score Patient Global Impression of Improvment (PGI-I) chez des adultes, ayant un SP et des TVS, en échec des traitements usuels. Les paramètres secondaires étudiés étaient l’évolution des scores PGI-S (Severity), USP, Qualiveen, catalogue mictionnel, taux de complications.

    Résultats

    Entre 2015 et 2020, 100 patients ont été inclus, 71 hommes, d’âge moyen 68,6±8,4 ans, 85 patients ayant une Maladie parkinson idiopathique. Initialement, le PGI-S était modéré à sévère (score 3–4) chez 80 patients : 38 (83 %) du groupe TENS, 42 (82 %) du groupe placebo. Après 3 mois de traitement, 68 patients se sentaient améliorés (PGI-I 1–3) : 30 (68 %) du groupe TENS, 38 (71 %) du groupe placebo. Il n’y avait aucune différence statistiquement significative entre les 2 groupes quel que soit le paramètre étudié.

    Conclusion

    L’effet de la neuromodulation tibiale par TENS sur les troubles urinaires chez les patients ayant un syndrome parkinsonien après 3 mois de stimulation n’était pas différent du placebo.

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  • Efficacité du dispositif de stimulation tibiale postérieure Tensi+ : une étude multicentrique

    Résumé
    Objectifs

    La stimulation du nerf tibial postérieur (PTNS) est une option thérapeutique validée pour le traitement des symptômes du bas appareil urinaire SBAU, avec une efficacité d’environ 60 % à court terme et peu d’effets secondaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats du nouveau dispositif de PTNS transcutané TENSI+ dans le cadre du soin courant.

    Méthodes

    Une étude multicentrique rétrospective a été réalisée dans 7 centres français. Les patients traités par le dispositif TENSI+ (Stimuli Technology, Boulogne-Billancourt, France) entre septembre 2021 et février 2022 ont été inclus. Les patients avaient reçu une éducation thérapeutique à domicile par un prestataire, avec prescription d’une séance quotidienne de 20 minutes. Les données recueillies comprenaient les données démographiques, les antécédents, les symptômes cliniques initiaux et les traitements antérieurs (anticholinergiques). Le succès était défini par la persistance du traitement après la première visite à 3 mois. L’efficacité était évaluée par le score Patient Global Impression of Improvement (PGI-I). Les effets secondaires ont été recueillis.

    Résultats

    Cent trois patients ont été inclus. Les caractéristiques cliniques sont résumées dans le Tableau 1. L’indication principale était l’hyperactivité vésicale. Après un suivi médian de 12 [10–21] semaines, le taux de succès était de 68 %. Cinquante-deux pour cent des patients avaient un score PGI-I égal à 1 ou 2, et 18 % un score PGI-I à 3 (Tableau 2). Aucun des paramètres initiaux testés (âge, sexe, indice de masse corporelle, maladie neurologique, fuites par urgenturies, antécédents de traitement anticholinergique) n’était significativement associé au taux de succès.

    Quatre patients ont rapporté des effets secondaires réversibles à l’arrêt du traitement (deux cas de douleur pelvienne et deux cas de douleur de jambe au site de la stimulation).

    Conclusion

    Le traitement par stimulation du nerf tibial postérieur par le dispositif TENSI+ était associé à un taux de succès d’environ 68 % à court terme, avec un taux très faible d’effets secondaires réversibles. De plus amples études, notamment comparatives, sont nécessaires pour confirmer le rôle de TENSI+ dans l’arsenal thérapeutique.

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  • Taux de persistance à long terme du traitement par stimulation du nerf tibial postérieur pour symptômes du bas appareil urinaire : une étude rétrospective

    Résumé
    Objectifs

    La stimulation du nerf tibial postérieur (TENS) est une option thérapeutique non médicamenteuse validée pour le traitement des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), utilisée en auto-administration à domicile en séances quotidiennes. Cependant, la quasi-totalité des études rapportent des résultats à court terme. L’objectif de cette étude était d’évaluer la persistance du traitement par TENS à long terme pour la prise en charge des SBAU.

    Méthodes

    Une étude rétrospective a été conduite dans un centre de référence. Tous les patients pris en charge par TENS (UroStim2, SchwaMedico) entre janvier 2016 et décembre 2018 ont été inclus. Les patients ont été identifiés dans une base de données établie au moment de l’éducation thérapeutique, qui était réalisée dans le service selon un protocole prédéfini. Les données initiales (âge, antécédents et SBAU), et le succès à court terme ont été extraits du dossier médical informatisé. Les données de suivi ont été obtenues par une évaluation téléphonique au moyen d’un questionnaire évaluant la persistance du traitement (critère principal), le mode d’administration, les raisons de l’interruption.

    Résultats

    Sur 106 patients inclus, 99 dossiers étaient exploitables (un dossier manquant et six décès). Les données initiales sont rapportées dans le Tableau 1. Parmi les patients, 28,3 % avaient une condition neurologique sous-jacente. Après trois mois de traitement, 37 patients étaient répondeurs et se sont vus prescrire l’achat du dispositif. Au dernier suivi, après un recul moyen (±déviation standard) de 53,3±9,6 mois, 7/37 patients étaient encore sous TENS. Le taux de persistance au long cours était donc de 19 % pour la population de répondeurs, et de 7 % sur la population totale chez qui le TENS avait été initié. L’arrêt du traitement était en grande partie dû à une perte d’efficacité (78,2 %). La nature contraignante, un inconfort lors de l’utilisation, ainsi que le coût de l’appareil étaient d’autres causes évoquées par les patients.

    Conclusion

    Le TENS est un traitement efficace pour le traitement des SBAU, mais semble associé à un taux de persistance faible à long terme. Ces résultats, à confirmer par des études prospectives de plus grande ampleur, incitent à un suivi régulier des patients sous traitement.

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  • Facteurs prédictifs d’implantation de la neuromodulation sacrée dans les troubles de la vidange vésicale

    Résumé
    Objectifs

    Évaluer les facteurs prédictifs d’implantation de la neuromodulation sacrée (NMS) dans les troubles de la vidange vésicale neurologiques et non neurologiques, et développer un outil prédictif basé sur les paramètres préopératoires.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique qui a été menée dans 11 centres hospitaliers universitaires. Tous les patients ayant bénéficié d’une phase de test de NMS pour un trouble de la vidange vésicale d’origine neurologique ou non neurologique entre janvier 2000 et novembre 2021 ont été inclus. Le critère de jugement principal était la recherche de facteurs prédictifs d’implantation de la NMS en analyse univariée et multivariée. Un outil prédictif a finalement été construit à partir des facteurs prédictifs identifiés.

    Résultats

    Sur les 357 patients inclus, 240 étaient des femmes (62,2 %) et 155 (43,4 %) avaient une maladie neurologique sous-jacente. L’âge médian était de 45,1 ans (IQR : 32,8 ; 59,2). Le taux d’implantation définitive était de 58,8 % [IC95 % : 53,5 ; 63,9]. En analyse multivariée, l’âge (≤52 ans ; OR : 3,31, p <0,001), le sexe (femme ; OR : 2,62, p =0,003), la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) (≥70cmH2O ; OR : 2,36, p =0,016) et l’étiologie sous-jacente (pas de lésions du système nerveux périphérique ; OR : 2,25, p =0,033) étaient statistiquement associés à l’implantation de NMS. Nous avons construit un outil prédictif d’implantation à partir des 4 facteurs prédictifs identifiés (Tableau 1, Tableau 2, Fig. 1).

    Conclusion

    Nous avons identifié 4 facteurs prédictifs préopératoires indépendants pour l’implantation de la NMS chez les patients ayant des troubles de la vidange vésical nous permettant de construire un outil prédictif. Cet outil prédictif pourrait être pertinent dans l’aide à la prise de décision thérapeutique et pour le conseil donné aux patients.

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  • COVID et activité chirurgicale à travers VISUCHIR

    Résumé
    Objectifs

    La nouvelle version de VISUCHIR par sous spécialités permet une approche plus intuitive pour nous urologues. Une analyse de l’impact du COVID entre 2019 et 2020 sur nos activités est ainsi facile à réaliser et est présentée ici.

    Méthodes

    Nous avons analysé les données VISUCHIR (dataviz.atih.sante.fr/) sur les années 2019 et 2020. Diverses comparaisons ont été effectuées : urologie et activité chirurgicale globale en France ; par région ; par sous spécialités (cancérologie, lithiase, urgences, etc., par type d’établissement et enfin impact sur la chirurgie ambulatoire).

    Résultats

    L’activité chirurgicale globale a chuté de 2019 à 2020 de 15 % soit 1 200 000 actes non réalisés. Cette baisse a été de 10 % pour l’urologie. Les trois régions les plus impactées hors DOM-TOM, sont Auvergne Rhône Alpes, Bourgogne Franche Comté puis Île-de-France avec respectivement −14, −14 et −13 %. Le domaine le plus impacté est « incontinence-statique pelvienne » avec −28 % et la « transplantation rénale » −28 % et le moins est la « cancérologie » avec −3,6 %. Les établissements les plus touchés ont été les hôpitaux −14,5 % versus −7,4 % pour les cliniques. L’ambulatoire urologique a diminué de 11 % contre 14,6 % pour toute la chirurgie.

    Conclusion

    L’impact du COVID est globalement de 10 % en urologie et comme on pouvait s’y attendre on retrouve un relatif gradient Est Ouest et enfin la pathologie fonctionnelle et la greffe rénale ont été la plus perturbées.

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  • La check-list au bloc opératoire : évaluation des pratiques professionnelles des chirurgiens urologues en France

    Résumé
    Objectifs

    En 2010, la HAS met en place la check-list du bloc opératoire (CLBO), dans les suites du rapport de l’OMS, afin d’améliorer la sécurité des patients au bloc opératoire, avec une dernière version en 2018 qui intègre une phase de time-out ou temps de pause et le « Go/No go ». Cette étude cherche à évaluer les pratiques professionnelles des chirurgiens urologues français concernant la CLBO.

    Méthodes

    En 2021, un questionnaire de 30 questions, réalisé par l’Association française d’urologie (AFU) et l’Association française des urologues en formation (AFUF), et centré sur les détails de la réalisation de la CLBO, et l’évaluation de cette dernière, a été envoyé 2 fois par messagerie électronique, après validation, à l’ensemble de la communauté urologique de l’AFU et de l’AFUF. Trois cent dix-huit réponses provenaient des urologues de l’AFU (318/1260 soit 25,23 %), et 51 des urologues en formation (51/440 soit 11,59 %). Trois cent questionnaires ont été remplis en totalité permettant une exploitation.

    Résultats

    Cent quarante-cinq urologues participaient au programme d’accréditation en équipe (39,6 %). 6 % ne sont pas présent à l’induction anesthésique. Trente-sept pour cent ne réalisent pas la CLBO eux même. Le coordonnateur est le plus souvent l’IBODE (57,3 %), puis l’urologue (24,6 %).

    Le déroulé chronologique est respecté dans 84 %, et le time-out dans 64 % des cas. Cinquante-cinq pour cent des urologues participent toujours aux prescriptions postopératoires avec l’anesthésiste.

    En analyse monovariée : les jeunes urologues(< 10 ans d’exercice) réalisent la CLBO eux-mêmes(coordonnateur), à voix haute et de manière chronologique. Les urologues inclus dans l’accréditation en équipe sont les plus présents avant l’induction anesthésique. La réalisation du TP est influencée par la tranche d’âge 40–50 ans et l’accréditation en équipe.

    En analyse multivariée, seule l’accréditation en équipe est corrélée au respect du time-out .

    Conclusion

    La pratique de la CLBO par les urologues français semble être liée à l’effet générationnel et à l’accréditation en équipe que propose la HAS. L’expérience de l’urologue et l’engagement dans une démarche d’accréditation semblent influencer la pratique de la CLBO qui reste parmi les outils les plus performant pour assurer la sécurité du patient au bloc opératoire.

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  • Impact médicoéconomique du protocole de réhabilitation améliorée en chirurgie (RAC) pour la cancérologie urologique

    Résumé
    Objectifs

    La réhabilitation améliorée en chirurgie, via différents protocoles et une prise en charge multimodale, a pour but de diminuer la réponse au stress chirurgical et d’améliorer le rétablissement postopératoire. Notre objectif était d’évaluer l’impact médicoéconomique dans un centre universitaire du protocole RAC en cancérologie urologique.

    Méthodes

    Étude rétrospective, descriptive, monocentrique et comparative de type avant-après l’implémentation du protocole RAC portant sur les années 2019 et 2020 et concernant les patients opérés par voie robot-assistée d’une prostatectomie radicale ou d’une néphrectomie (partielle ou totale) dans un contexte carcinologique. Le critère de jugement principal était la durée moyenne de séjour (DMS). Les critères de jugements secondaires comprenaient notamment les ré-hospitalisations à 30 jours, les complications postopératoires, les décès à 90 jours, l’évolution oncologique à 6 mois ainsi que les coûts engendrés.

    Résultats

    Au total, 243 patients ont été inclus entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020. L’analyse statistique a été réalisée séparément selon le type de chirurgie. La DMS des patients inclus dans le protocole RAC était diminuée en moyenne de 0,89 jours IC95 % [−1,70 ; −0,08], p =0,03 pour les néphrectomies et de 2,17 jours IC95 % [−3,72 ; −0,62], p <0,01 pour les prostatectomies, par rapport aux patients non RAC. Il n’y avait pas plus de ré-hospitalisations, de complications, de décès ou de récidive oncologique. L’analyse médicoéconomique objectivait une diminution significative des coûts dans le cadre du protocole RAC.

    Conclusion

    Notre expérience du protocole RAC en cancérologie urologique dans un centre universitaire confirme la diminution de la DMS et des coûts sur le plan médicoéconomique, sans noter d’augmentation du taux de ré-hospitalisation précoce ou de complications postopératoires.

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  • Prise en charge des tumeurs du testicule : évaluation des pratiques dans les stades localisées

    Résumé
    Objectifs

    Le cancer du testicule est un cancer rare touchant principalement l’adulte jeune. Il est découvert dans 70 % des cas au stade localisé. Sa prise en charge nécessite une évaluation et un traitement rapide afin d’éviter une extension métastatique précoce. L’objectif principal de notre étude est de décrire les pratiques de prise en charge chez les patients atteints d’une tumeur localisée du testicule.

    Méthodes

    Nous avons réalisé une étude multicentrique, d’évaluation des pratiques avec recueil et évaluation rétrospectives des dossier-patients. L’étude a été menée dans 2 départements français (bassin de population de 2 millions d’habitants) entre le 1er janvier 2010 et le 31 janvier 2015 avec un suivi de 5 ans des patients. 9 centres de soins publics et privés ayant pris en charge plus de 90 % des patients de ces 2 départements ont été investigués. Les patients qui ont présenté une tumeur testiculaire stade I selon la classification de l’American Joint Committee on Cancer ont été inclus dans l’analyse. Les recommandations AFU 2010 étaient prises pour référence.

    Résultats

    Au total, 226 dossiers ont été analysés dont 60 % étaient issus de centres privés. 41 chirurgiens ont été identifiés et réalisé une médiane de 3 opérations. 93 % des patients avaient eu une échographie scrotale bilatérale et 93,25 % un scanner thoraco-abdomino-pelvien. 30,9 % des patients ont un dosage des marqueurs tumoraux en préopératoire conforme aux recommandations (HCG total+AFP+LDH). 75 % ont une information tracée sur la préservation de fertilité. 94 % des patients ont eu une orchidectomie totale avec un délai médian de 15jours. 6 % des patients avaient une indication à une orchidectomie partielle. Une pause de prothèse testiculaire dans le même temps opératoire a été réalisée dans 52 % des cas (public : 33,67 %, privé : 62,5 %, p<0,001). Uniquement 58 % des patients avec des marqueurs tumoraux positifs en préopératoire avaient eu un nouveau dosage en postopératoire.

    Conclusion

    Le respect des recommandations encadrant la prise en charge des patients atteints d’une tumeur du testicule différait en fonction des items évalués. La prise en compte de ses résultats permettrait d’orienter la formation initiale des internes et la formation continue des praticiens.

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  • Photographie des pratiques d’antisepsie périopératoires auprès des urologues de France (enquête PPAP)

    Résumé
    Objectifs

    La prévention des infections du site opératoire (ISO) est un enjeu majeur pour les établissements de santé. Dans ce contexte, la préparation cutanée du patient opéré lors d’une chirurgie est réalisée suivant des protocoles d’antisepsie périopératoires qui se fondent sur les recommandations nationales. Cette enquête menée auprès des chirurgiens questionne les pratiques, afin d’identifier les mesures d’antisepsie mises en place dans les établissements de santé.

    Méthodes

    Une enquête observationnelle et descriptive a été menée de juillet 2020 à mars 2022 en France et envoyée par voie dématérialisée à 5 spécialités chirurgicales (chirurgie cardiaque, gynécologie obstétrique, urologie, chirurgie digestive et orthopédie). Les coordonnées des chirurgiens ont été identifiées grâce à des bases de données professionnelles et au support de groupes scientifiques de référence (ANC, GRACE, CNGOF, UNAIBODE). Le questionnaire comportait 18 questions qui concernaient le profil du chirurgien, la douche préopératoire, la dépilation, la détersion et le badigeonnage antiseptique. Pour l’urologie, le questionnaire portait sur 3 interventions : la prostatectomie, l’urétéroscopie, la chirurgie de l’adénome de prostate.

    Résultats

    Les données présentées concernent les résultats obtenus pour 90 urologues exerçant dans des établissements publiques (57 %) et privés (43 %). La douche préopératoire était réalisée une fois (56 %) et deux fois (41 %) avec, indifféremment, un produit antiseptique (povidone iodée (PVI) (97 %)) ou du savon. La zone opérée n’était pas systématiquement dépilée (24 %). Soixante-sept pour cents des répondants réalisaient une détersion, essentiellement à la PVI (86 %, chlorhexidine 12 %). Le premier badigeon était effectué majoritairement avec la PVI (55 % dermique, 44 % alcoolique). Il en était de même pour le deuxième badigeon lorsque celui-ci était effectué (non-effectué dans 33 % des cas). Quatre-vingt-onze pour cents des urologues faisaient la détersion indépendamment de la présence de souillure sur la peau. Quarante-trois pour cents des urologues se disaient susceptibles de modifier leur protocole d’antisepsie en fonction des situations cliniques.

    Conclusion

    L’enquête PPAP est une photographie représentative des pratiques des chirurgiens urologues. Les pratiques mises en évidence étaient relativement homogènes selon les profils (sexe, âge et mode d’exercice) concernant la réalisation de la douche préopératoire, la détersion et le badigeonnage. Les résultats ont montré que ces pratiques étaient proches des recommandations françaises et internationales.

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  • Réunion de concertation pluridisciplinaire en pelvi-périnéologie en France : résultats d’une enquête nationale auprès des urologues français

    Résumé
    Objectifs

    Les réunions de concertation multidisciplinaires (RCP) de pelvi-périnéologie ont vocation à se généraliser en France avec dorénavant une obligation légale de validation des dossiers avant toute promontofixation ou pose de bandelette sous-uréthrale. L’accès à ces réunions reste cependant inégal sur le territoire. Le but de cette étude était de réaliser un état des lieux de ces RCP en France.

    Méthodes

    Un questionnaire en ligne comportant 15 questions a été envoyé à l’ensemble des urologues membres de l’Association française d’urologie (AFU) avant et après la parution des arrêtés ministériels (en juin 2020 puis en décembre 2021). Étaient recueillies les données démographiques, le mode d’exercice, l’existence ou non d’une RCP et ses caractéristiques (responsable, fréquence, activité, contenu et modalités), l’impact des arrêtés ministériels sur la poursuite des activités de pelvi-périnéologie. Une analyse statistique descriptive a été réalisée.

    Résultats

    Au total, 322 questionnaires ont été retournés lors de la première phase et 158 questionnaires lors de la seconde. Les caractéristiques sont regroupées dans le Tableau 1. En juin 2020, 35 % des répondeurs déclaraient avoir accès à une RCP contre 62 % fin 2021. Malgré cette évolution positive, l’accès restait inégal sur le territoire (Fig. 1).

    Les données concernant le fonctionnement et le contenu des RCP sont regroupées dans le Tableau 2. Les centres impliqués étaient majoritairement issus du privé, et le coordonnateur de la RCP était dans la grande majorité des cas un urologue. La présentation de dossier, le plus souvent pour prise en charge d’une situation complexe, représente la principale activité (68 %).

    Fin 2021, 22 % des répondeurs envisageaient de réduire volontairement l’activité de pelvi-périnéologie, 5 % l’ayant déjà totalement interrompu.

    Conclusion

    Malgré un cadre légal renforcé concernant leur caractère obligatoire, le déploiement des RCP de pelvi-périnéologie reste encore insuffisant avec une répartition inhomogène sur le territoire national. De nombreux urologues déclarent ne pas y avoir accès et plusieurs envisagent une diminution volontaire de leur activité de pelvi-périnéologie dans ce contexte.

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  • « SYNOPTIC REPORT » : intérêts du compte rendu opératoire structuré standardisé en chirurgie rénale

    Résumé
    Objectifs

    Le compte rendu opératoire (CRO) standardisé structuré est un modèle présentant plusieurs avantages mais encore insuffisamment adopté. Le CRO narratif, plus répandu, pose un problème d’uniformité, de pertinence et d’exploitabilité des données. L’objectif était de comparer les performances des deux types de CRO.

    Méthodes

    Nous avons cherché à étudier les performances d’un modèle de CRO standardisé (FileMaker Pro®, FMP) vs le modèle de CRO texte habituel du service (DxCare) en comparant le nombre de données remplies, le taux d’exhaustivité, la durée de rédaction et la vitesse de rédaction, ainsi qu’en analysant la courbe d’apprentissage. Sur une période de 11 semaines entre mars et juin 2021, 118 CRO cas-témoin pour 59 interventions de néphrectomie partielle ou totale, cœlioscopique ou ouverte, toutes indications confondues, ont été rédigés prospectivement (Tableau 1).

    Résultats

    Le nombre de données remplies était supérieur sur FMP (méd 113, EIQ 92–122 vs 59, EIQ 54–70, Fig. 1). Les CRO FMP étaient plus exhaustifs (95,1 %±4,1 vs 85,5 %±6,1 ; p <0,001). Le temps de rédaction était plus long sur FMP (9,07±2,94 vs 7,66±2,88min ; p =0,008, Fig. 2). FMP générait une base de données et un CRO plus rapidement que DxCare (9,07±2,94min vs 2,9±3,2 ; p <0,001). La vitesse de remplissage des données était plus élevée sur FMP (12,9±3,5 vs 9,2±3,7 données/min ; p <0,001). Il existait une amélioration progressive du temps de rédaction avec un coefficient de corrélation de Pearson de −0,313 (p =0,044) indépendante du rédacteur.

    Conclusion

    L’usage du modèle de CRO standardisé structuré FMP semble plus performant sur le plan des données enregistrées mais une amélioration du modèle pour le rendre plus rapide doit être recherchée en passant par une modélisation consensuelle par un collège d’experts. L’implémentation directe de ce genre de modèle dans le dossier patient informatisé optimiserait la gestion et l’étude des données patient.

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  • Les évènements indésirables dus à la chirurgie ambulatoire en urologie : retour d’expérience des évènements indésirables associés aux soins (EIAS)

    Résumé
    Objectifs

    La chirurgie ambulatoire (CA) tient une place majeure dans les procédures chirurgicales et notamment en urologie. Une recherche d’évènements indésirables a été proposée suite à l’émergence de ces nouvelles procédures. Ce travail collige les déclarations d’EIAS sur trois ans dans le cadre de la CA en urologie.

    Méthodes

    Il s’agit du recueil, entre l’année 2018 et 2021, des EIAS déclarés par les urologues engagés dans l’accréditation sur tout le territoire français. Seules les déclarations d’EIAS ciblés étaient retenues sur la plateforme électronique de la haute autorité de santé. Les conséquences des EIAS ont été classées selon 5 niveaux de sévérité. Leurs causes ont été décrites et classées selon les phases pré-, per-, et postopératoires. Les statistiques étaient principalement descriptives.

    Résultats

    Sur la période de l’étude, 233 EIAS ont été acceptés en urologie. Les facteurs associés à ces EIAS ciblés étaient : la préparation du patient [39 (16,74 %)], la programmation opératoire [30 (12,87 %)], l’intervention chirurgicale [30 (12,87 %)], la sortie du patient [23 (9,87 %)], l’appel du patient en j−1 [21 (9 %)], la consultation chirurgicale [18 (7,72 %)], l’installation du patient [18 (7,72 %)], la gestion des examens complémentaires [18 (7,72 %)], la surveillance du patient en UCA [18 (7,72 %)], et la consultation anesthésique [18 (7,72 %)]. Douze EIAS (5,15 % [IC=2,53 ; 8,62]) étaient d’une gravité majeure (niveau 3), 3 (1,29 % [IC=0,157 ; 3,46]) d’une gravité critique (niveau 4) et un seul (0,43 % [IC=0,0318 ; 2,07]) était catastrophique (niveau 5).

    Conclusion

    En urologie, de plus en plus d’actes sont réalisés en ambulatoire. En France, 6,87 % des EIAS liés à la chirurgie urologique ambulatoire sont d’une gravité majeure à catastrophique. La formation des équipes et le retour d’expérience concernant les résultats et la morbidité spécifique parait nécessaire afin de garantir la sécurité des patients tout en développant la CA.

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  • Utilisation de l’intelligence artificielle pour faciliter la macrodissection pour les études omiques dans le cancer de la prostate

    Résumé
    Objectifs

    Il est communément admis que la macrodissection de cellules cancéreuses spécifiques améliore le résultat de l’analyse des omiques. Cependant, cela nécessite une contribution importante de pathologistes expérimentés qui ne sont pas toujours facilement accessibles à tous les groupes de recherche. La pathologie numérique et l’intelligence artificielle (IA) pourraient fournir un outil utile.

    Méthodes

    Notre étude pilote visait à déterminer quantitativement et qualitativement si l’identification des tumeurs avec Paige Prostate, un système d’IA avec détection, gradation de Gleason et fonctionnalité bêta de mesure, était applicable à un flux de travail transcriptomique. Une cohorte de 192 images de biopsies prostatiques de patients diagnostiqués avec un cancer a été évaluée par (1) deux uro-pathologistes expérimentés (gold standard), (2) un chercheur sans formation en uro-pathologie utilisant Paige, et (3) un pathologiste en formation utilisant Paige, qui ont contourné toutes les zones tumorales pour la macrodissection. Les contours produits par les trois approches ont été comparés.

    Résultats

    Le chercheur utilisant Paige s’accordait avec 95 % (182/192) des décisions des uro-pathologistes pour la sélection des échantillons. Lorsqu’un pathologiste en formation était impliqué, les 7/192 cas qui auraient été envoyés par erreur pour analyse par le chercheur utilisant Paige ont été réduits à seulement 1/192. Le chercheur et le pathologiste en formation ont contourné tous les cas en respectivement 6 et 11heures, tandis que les uro-pathologistes ont simultanément dessiné les contours et évalué le grade de Gleason en 15heures au total. Les uro-pathologistes ont également donné leur avis sur l’utilisation du système de détection de Paige dans un sous-ensemble de 102 images. Celle-ci a été notée comme « précise à plus de 70 % » dans 88 % des cas (90/102), y compris tous les cas bénins et≥Gleason 4+3.

    Conclusion

    Pour la macrodissection de biopsies prostatiques, Paige Prostate est un outil prometteur. Comme la vérification anatomopathologique est essentielle pour la recherche, cela permettrait d’économiser le temps dédié par le pathologiste, d’impliquer les internes dans la recherche et la pathologie numérique au début de leur formation et d’accélérer la recherche qui nécessite une contribution anatomopathologique (Fig. 1, Fig. 2).

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  • Un escape game pour sensibiliser les équipes de bloc à la check-list HAS

    Résumé
    Objectifs

    Année de la certification pour notre établissement, nous avons cherché à sensibiliser les acteurs du bloc opératoire à la check-list HAS, qui est un des critères impératifs de cette certification. Pour cela, les cadres de notre bloc opératoire ont créé un escape game pour aborder cette problématique de façon ludique et montrer l’utilité de la check-list.

    Méthodes

    Projet créé par l’encadrement, validé par la cellule qualité. Constitution de 6 équipes comprenant chirurgien, anesthésiste, aide-soignant, IBODE et IADE. Contrôle du jeu par un cadre et un aide-soignant muni d’une fiche d’observation pour analyser le déroulement. Les équipes successives devaient retrouver les erreurs et les énigmes d’une salle simulant un début d’intervention, puis une salle de fin d’intervention en temps limité. Les erreurs correspondaient à des items de la check-list HAS.

    Évaluation de cette technique par un questionnaire aux participants, et par une vérification de la conformité de remplissage de la check-list les mois précédents et suivants cet escape-game.

    Résultats

    Dynamique collective pendant le jeu, permettant une cohésion de groupe entre les différents acteurs du bloc travaillant habituellement ensemble (Fig. 1, Fig. 2).

    Débriefing collectif réunissant l’ensemble des équipes pour rappeler l’importance du rôle de chacun dans la sécurité à toutes les étapes de la prise en charge du patient.

    Satisfaction générale des participants sur questionnaire en fin de séance : 97 % amélioration de la conformité de remplissage de la check-list HAS passant de 45 % à 83 % après l’escape game (avec diminution dans le temps, actuellement à 73 %).

    Conclusion

    Vif enthousiasme au sein des équipes lors de la participation à cette activité divertissante de simulation. L’escape game est un concept novateur qui a permis aux équipes de communiquer pour éviter des évènements indésirables. Les notions abordées de façon ludique, remportent plus facilement l’adhésion, il en ressort une amélioration du remplissage de la check-list HAS au sein du bloc opératoire.

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  • Évolution nationale et régionale du nombre de patients hospitalisés et du nombre de séjours pour incontinence urinaire de 2016 à 2020 inclus à partir des bases du PMSI. Implication pour la prise en charge future de ces patients

    Résumé
    Objectifs

    L’incontinence urinaire féminine nécessite parfois une prise en charge hospitalière que cela soit en chirurgie ambulatoire ou en hospitalisation conventionnelle en secteur libéral ou public. L’évolution du nombre d’hospitalisation avec un diagnostic principal devrait permettre d’anticiper les besoins futurs et de suivre l’évolution des conséquences de la crise sanitaire liée à la COVID.

    Méthodes

    Nous avons interrogé les bases du PMSI de 2016 à 2020 inclus après avoir éliminé les doublons et en ne prenant compte que du diagnostic principal (CIM-10 N394 et R32). Les données sont présentées selon le nombre de patients incidents, le nombre de séjours générés pour la prise en charge de cette pathologie.

    Résultats

    Les résultats ont montré en 2016, 3699 séjours correspondant à la prise en charge de 2864 patients. Concernant les autres années, il a été mis en évidence 3682 séjours pour 3383 patients en 2017 ; 3677 séjours pour 3358 patients en 2018 ; 4140 séjours pour 3624 patients en 2019 et 3176 séjours pour 2775 patients en 2020.

    Conclusion

    La crise sanitaire à impactée le nombre d’hospitalisation pour prise en charge de l’incontinence urinaire féminine. Ces prises en charge ont augmenté de 26,5 % entre 2016–2019. Et entre 2019–2020 le nombre de prise en charge a baissé de 23,4 %. Ces constatations épidémiologiques doivent être connues pour la gestion et les politiques de santé concernant l’incontinence urinaire féminine.

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  • Effet de la chirurgie bariatrique sur l’incontinence urinaire : analyse actualisée après six ans de suivi

    Résumé
    Objectifs

    La chirurgie bariatrique est reconnu comme améliorant l’incontinence urinaire d’effort (SUI). Toutefois, il existe peu de données à long terme. De plus, il existe également peu de données sur l’effet de la chirurgie bariatrique sur l’hyperactivité vésicale (OAB).

    Nous proposons une mise à jour à six ans basée sur un registre prospectif monocentrique.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude prospective observationnelle monocentrique au sein d’un centre expert français en chirurgie bariatrique. Au total, 83 patientes ayant eu une chirurgie bariatrique (by pass ou sleeve ) entre septembre 2013 et septembre 2014 furent incluses. Les patientes ont complété les questionnaires USP et ICIQ avant, à un an et à six ans après la chirurgie. La perte de poids a été évaluée selon le pourcentage de poids excédentaire perdu (%EWL) basé sur le poids correspondant à un indice de masse corporel (IMC) de 25kg/m2. Les réponses aux questionnaires ont été analysées à l’aide de la méthode ANOVA.

    Résultats

    Sur les 83 femmes opérées puis revues à un an, 67(80,7 %) répondirent à notre sollicitation à six ans. SUI restait améliorée à six ans : le score USP diminuait de 2,0±2,7 avant la chirurgie à 0,5±1,1 (p =0,0010) un après la chirurgie à 0,7±1,6 (0,0253) six après la chirurgie. L’amélioration de l’OAB restait également significative : 4,4±4,1 avant la chirurgie versus 3,0±3,5 six ans après la chirurgie (p =0,0150). Toutefois cette amélioration était moins prononcée qu’à un an après la chirurgie : 1,0±2,1 (p =0,002). L’amélioration de la qualité de vie liée au symptôme urinaire à un an (1,4±3,3 versus 5,0±5,7 [p <0,0001]) n’était pas retrouvée à six ans : 3,4±4,2 (p =0,0740). On retrouve une dégradation de l’ICIQ (p =0,008) (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).

    Conclusion

    La chirurgie bariatrique semble améliorer la SUI et l’OAB chez la femme. Cet effet persiste six ans après la chirurgie. SUI ou OAB pourraient être des critères supplémentaires pour rendre éligible à la chirurgie bariatrique.

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  • État de santé perçu des femmes après reprise chirurgicale de bandelette sous-urétrale : à propos de 282 femmes

    Résumé
    Objectifs

    Après la pose d’une bandelette sous-urétrale (BSU), il peut survenir des complications diverses et une reprise chirurgicale peut être nécessaire chez environ 3,8 % des femmes. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’état de santé perçu des femmes avec un questionnaire après reprise chirurgicale pour complication d’une BSU.

    Méthodes

    Les femmes sont issues du registre VIGIMESH ayant eu des complications de grade III (Clavien–Dindo) après la pose d’une BSU. Nous avons utilisé le minimodule européen qui comprend la santé auto-perçue, la morbidité chronique et l’indicateur global de restriction d’activité. Pour l’amélioration perçue nous avons utilisé le PGI-I.

    Nous avons modélisé l’état de santé en tenant compte des caractéristiques des femmes, du type de BSU et des types de complication (analyse logistique). Nous avons comparé l’état de santé de notre échantillon à l’enquête d’EuroStat pour la population française.

    Enfin, les femmes pouvaient s’exprimer librement et une analyse textuelle qualitative a été réalisée.

    Résultats

    Le taux de réponse était de 73 % soit 282 femmes.

    La moitié (49 %) ont déclaré un bon état de santé (Fig. 1). Ce taux était inférieur à celui attendu dans la population française : 57 % selon Eurostat (p =0,0272).

    Les femmes se classant comme ayant un bon état de santé ne différaient pas des autres en ce qui concerne, le type de BSU, l’indication, la technique opératoire et le délai de reprise (analyse multivariée). Le fait d’avoir un bon état de santé était associé à un âge plus jeune et à moins de comorbidités.

    L’analyse textuelle nous montrait que parmi les 53 femmes sévèrement limitées, 30 ont lié leurs limitations aux chirurgies de la BSU (11 % de notre échantillon, 30/282) (Tableau 1).

    Conclusion

    Selon nos résultats, un bon rétablissement est obtenu pour la moitié des femmes après reprise chirurgicale de BSU. Néanmoins, celles-ci demeurent en moins bonne santé que la population générale et 11 % restent sévèrement limitées. Nos résultats sont utiles pour informer les femmes avant la pose d’une BSU ou après en cas de complication nécessitant un traitement chirurgical.

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  • Injections péri-urétrales de Bulkamid® en consultation sous anesthésie locale pour incontinence urinaire d’effort chez la femme

    Résumé
    Objectifs

    Les injections péri-urétrales d’agents de comblement ont historiquement été faiblement utilisés en France. Le polyacrylamide hydrogel (Bulkamid®) est un agent relativement récent qui pourrait avoir un risque de complications inférieur que les précédentes générations et une efficacité supérieure. L’objectif de cette étude était de décrire une expérience préliminaire d’injections péri-urétrales de Bulkamid® en consultation sous anesthésie locale pour incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme.

    Méthodes

    Les données de toutes les patientes ayant eu une séance d’injections péri-urétrales de Bulkamid® en consultation sous anesthésie locale pour IUE entre novembre 2019 et avril 2022 ont été recueillies prospectivement. Cette option thérapeutique était proposée aux patientes ayant une IUE par insuffisance sphinctérienne si>80 ans et/ou lourdes comorbidités ou si IUE+refus des autres options thérapeutiques. Le protocole d’anesthésie locale comprenait l’instillation endo-urétrale de xylogel avant l’injection auquel on ajoutait une inhalation de protoxyde d’azote si nécessaire. La tolérance de l’injection était évaluée par une EVA dès la fin des injections. Le résultat anatomique était également évalué par le praticien immédiatement après l’injection.

    Résultats

    Quarante-quatre patientes ont été incluses. L’age moyen était de 78 ans (30–97). La pression de clôture moyenne en préopératoire était de 26,0cmH2O et 14 avaient eu au moins un traitement chirurgical de l’IUE (32,6 %). L’EVA tolérance médian était 5 (0–10). Le recours au protoxyde d’azote a été nécessaire chez 12 patientes (27 %). Sept patientes ont eu complication une postopératoire (16 %) : il s’agissait d’une rétention aiguë d’urine dans tous les cas, résolutives après 48 heures de sonde à demeure pour sept patientes (Clavien 1). Les résultats fonctionnels sont présentés dans le Tableau 1. Les sous scores USP incontinence d’effort et HAV ainsi que l’ICIQ-SF étaient tous significativement améliorés à 3 mois. À 3 mois, 18 patients étaient très améliorées (PGII=1 ; 40,9 %), 17 étaient améliorées ou légèrement améliorées (PGII=2 ou 3 ; 38,6 %) et neuf étaient inchangées (PGII=4 ; 20,5 %).

    Conclusion

    Les injections péri-urétrales de Bulkamid® pour IUE apparaissent faisables en consultation avec un protocole d’anesthésie locale simplifié, une bonne tolérance, un faible taux de complications et un taux de résolution ou amélioration de l’incontinence de 80 %. Cette option semble intéressante pour les patientes souhaitant un traitement peu invasif et les patientes fragiles. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

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  • Résultats à très long terme du traitement de l’incontinence urinaire féminine par sphincter urinaire artificiel

    Résumé
    Objectifs

    L’incontinence urinaire d’effort est un problème de santé publique. Le sphincter urinaire artificiel chez la femme est un traitement de l’insuffisance sphinctérienne encore insuffisamment utilisé malgré de bons résultats fonctionnels. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications à long terme ainsi que la survie du matériel prothétique du sphincter urinaire artificiel.

    Méthodes

    Étude rétrospective monocentrique incluant des patientes opérées d’un sphincter urinaire artificiel pour incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne entre novembre 1986 et mai 2021. La continence et les complications ont été comparées par test de Fisher et test du Chi2. La méthode de Kaplan–Meier a été utilisée pour réaliser des courbes de survie et un test du Log Rank pour rechercher des facteurs influençant la survie.

    Résultats

    Au total, 592 prothèses ont été posées à 480 patientes avec un âge moyen à l’implantation de 60,6 ans. Le suivi médian était de 13,2 ans avec le suivi le plus long à 34,6 ans.

    Continence totale 84 %. Les patientes opérées selon la technique « double abord du col » réalisée dans notre centre depuis 1999 avaient un taux de continence totale de 87 % contre 77 % auparavant.

    Taux d’infection ayant motivé une ablation de prothèse 12 %.

    Taux de défaillance mécanique ayant motivé une révision de la prothèse 24 %.

    La survie mécanique était de 95 % à 5 ans, 84 % à 10 ans, 44 % à 20 ans et de 20 % à 30 ans.

    La survie mécanique médiane était de 18,8 ans avec survie maximale d’un sphincter de 30,8 ans (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).

    Conclusion

    Le sphincter urinaire artificiel donne d’excellents résultats à très long terme sur la continence avec un taux d’explantation faible et une survie longue pouvant aller jusqu’à 30 ans. Les patientes pouvaient garder un bon état de continence malgré une ou plusieurs révisions.

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  • Impact chez la femme de la taille de manchette du sphincter urinaire artificiel (SUA) sur la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) : étude urodynamique sur sujets anatomiques

    Résumé
    Objectifs

    Le SUA est une option thérapeutique pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort sévère chez la femme.

    Ce traitement est sûr et efficace mais néanmoins associé à un risque de rétention postopératoire immédiate pouvant atteindre 20 % selon les études.

    Notre objectif est d’évaluer la corrélation entre la taille de la manchette occlusive et la PCUM sur des sujets anatomiques féminins implantés avec un AMS800™.

    Méthodes

    Quatre sujets anatomiques féminins ont chacun été implantés avec 3 tailles différentes de manchettes, toutes connectées à un ballon de 61–70cmH2O.

    La taille de référence (T) était celle déterminée par le mesureur du kit accessoire AMS. Les tailles T−0,5 et T+0,5 correspondent aux tailles de manchette inférieure et supérieure.

    Des profils urétraux ont été réalisés pour chaque taille de manchette (T, T+0,5 et T−0,5), manchette ouverte puis manchette fermée. Le critère de jugement principal était la PCUM.

    Les PCUM ont été comparées, pour chaque taille de manchette (T, T+0,5 et T−0,5), manchette ouverte puis manchette fermée (test de Student).

    Résultats

    Les tailles de références (T) des manchettes implantées étaient de 5cm (n =1) et de 5,5cm (n =3).

    La PCUM moyenne manchette ouverte était de 21 [5 ; 37], 53 [37 ; 68], et 9 [0 ; 25] cmH2O respectivement pour les manchettes T, T−0,5 et T+0,5.

    La PCUM manchette fermée était en moyenne de 70 [54 ; 85], 70 [54 ; 85], et 59 [43 ; 75] cmH2O respectivement pour les manchettes T, T−0,5 et T+0,5.

    La différence moyenne de PCUM manchette ouverte était de 40cm d’H2O [10 ; 69] (p =0,02), entre les manchettes T et T−0,5 (Fig. 1).

    La différence moyenne de PCUM manchette fermée était de −15cm d’H2O [−24 ; −6] (p =0,02) entre les manchettes T et T+0,5 (Fig. 2).

    Conclusion

    Le choix de la taille de manchette est une étape importante de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme.

    Une manchette trop serrée peut fournir une pression d’occlusion urétrale de 50cmH2O tout en étant ouverte. À l’inverse, une manchette trop large aura une moins bonne restitution de la pression d’occlusion fournie par le ballon.

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  • Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire AMS-800 chez la femme : une série multicentrique internationale de 182 patientes

    Résumé
    Objectifs

    L’Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire AMS-800 (SAU) chez la femme s’est considérablement développée dans plusieurs pays. Cependant, les données sur le sujet restent relativement limitées. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats périopératoires et fonctionnels de l’implantation robot-assistée du SAU chez les femmes souffrant d’incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne.

    Méthodes

    Toutes les patientes ayant eu une implantation robot-assistée de SAU selon une technique standardisée (approche antérieure) entre 2013 et 2022 dans seize institutions européennes ont été incluses dans une étude rétrospective. L’indication de l’implantation d’un SAU était l’incontinence urinaire d’effort de type III par insuffisance sphinctérienne définie par la combinaison d’une faible pression de clôture ou Valsalva Leak Point Pressure et de fuites objectivées à la toux avec un urètre peu mobile. Le critère d’évaluation principal était le résultat fonctionnel catégorisé en continence complète (0 protection), améliorée ou inchangée.

    Résultats

    Cent quatre-vingt-deux patients ont eu une implantation robot-assistée d’un SAU. Les caractéristiques des patients sont résumées dans le Tableau 1. Il y a eu 26 complications peropératoires (15,6 %) : 14 plaies du col vésicale et 12 plaies vaginales. Les chirurgiens ont poursuivi l’implantation dans tous les cas de plaie peropératoire sauf un. Trente-huit patients ont présenté des complications postopératoires (22,3 %) mais seulement dix avaient une complication Clavien ≥ 3 (5,5 %). Après un suivi médian de 12 mois, 11 explantations de SAU ont été nécessaires (6,1 %) dont 8 pour extrusion urétrale ou exposition vaginale (4,4 %). La survie sans explantation à 5 ans a était de 88,8 %. Lors de la dernière visite de suivi, 152 patientes étaient sèches (83,5 %), 15 étaient améliorés (8,2 %) et 15 étaient inchangés (8,2 %) (Fig. 1).

    Conclusion

    Dans cette grande série internationale multicentrique, l’implantation robotique du SAU chez la femme était associée à des résultats périopératoires et fonctionnels prometteurs. Cette série confirme la reproductibilité de la technique robotique « antérieure » d’implantation du SAU chez la femme.

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  • Récidive d’incontinence urinaire d’effort après révision chirurgicale de bandelette sous-urétrale : prévalence et facteurs de risque

    Résumé
    Objectifs

    Toute révision de bandelette sous-urétrale (BSU) expose à un risque de récidive de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). Le risque rapporté dans la littérature est extrêmement variable. L’objectif de cette étude était de rapporter le taux de récidive de l’IUE après révision de BSU et de rechercher les facteurs prédictifs de récidive d’IUE.

    Méthodes

    Les patientes ayant eu une révision de BSU pour complications prothétiques (douleur, extrusion urétrale ou vésicale, exposition vaginale, obstruction sous vésicale [OSV] ou infection) dans 5 centres entre 2005 et 2022 ont été incluses dans une étude rétrospective. Les techniques de révision chirurgicales étaient divisées en : urétrolyse/détente de la BSU sans section ni excision (DETENTE), section de la BSU (SECTION), excision partielle de la BSU (PARTIELLE) et ablation totale de la BSU (TOTALE). Le critère de jugement principale était la récidive de l’IUE a 3 mois de la révision de BSU objectivée par un test à la toux.

    Résultats

    Soixante-neuf patientes ont été incluses. La technique de révision était : 16 DETENTE (23,2 %), 10 SECTION (14,5 %), 22 ablation PARTIELLE (31,9 %) et 21 ablation TOTALE (30,5 %). Le taux global de récidive d’IUE à 3 mois de la révision était de 46 %. Le risque de récidive d’IUE était plus faible en cas de révision pour OSV (27,3 % vs 66,7 % ; p =0,002), de révision de bandelette TOT (68,4 % vs 35,7 % ; p =0,02). Le taux de récidive de l’IUE différent significativement en fonction de la technique de révision : 7,7 % dans le groupe DETENTE, 22,2 % dans le groupe SECTION, 60 % dans le groupe PARTIELLE, et 66,7 % dans le groupe totale (p =0,001). En analyse multivariée, seule la technique de révision restait significativement associée au risque de récidive de l’IUE (p =0,02).

    Conclusion

    Dans cette série le taux de récidive d’IUE après révision de BSU était de 46 % mais il variait selon la technique. Si celle-ci est bien sur dictée par l’indication il semble que plus le geste est minimaliste plus le risque de récidive est faible. Ces données sont susceptibles d’améliorer l’information des patientes avant un geste de révision de BSU.

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  • Impact du COVID-19 sur l’activité chirurgicale urologique dans les établissements de santé publics et privés sur le territoire national français entre 2019 et 2021

    Résumé
    Objectifs

    La pandémie de COVID-19 a perturbé fortement l’organisation des soins. Notre objectif était de rapporter le nombre de codages de tous les actes chirurgicaux urologiques dans les établissements de santé publics et privés français en 2019, 2020 et 2021 afin de (i) quantifier la variation d’activité chirurgicale liée à la crise en 2020 et (ii) étudier le rattrapage éventuel des actes sur l’année 2021.

    Méthodes

    Pour chaque acte chirurgical classant Classification commune des actes médicaux (CCAM) relatif au domaine de l’urologie, le nombre de codages réalisés en 2019, en 2020 et en 2021 en établissement public et privé a été extrait de la base de données en libre accès de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). Les 453 actes chirurgicaux ont été répartis en 9 catégories : cancérologie, lithiase, organes génitaux externes, haut appareil, vessie, hypertrophie bénigne de prostate (HBP), traumatologie, urologie fonctionnelle (pelvi-périnéologie/neuro-urologie/incontinence), et transplantation. L’impact du COVID a été analysé par la variation 2020/2019 (année de référence), et le rattrapage post-COVID par la variation 2021/2019.

    Résultats

    Les établissements publics ont subi une baisse d’activité de 13,2 % en 2020, contre 7,5 % dans le privé, variable selon les thématiques (Tableau 1). La pelvi-périnéologie et les chirurgies bénignes furent sévèrement impactées, la cancérologie restant relativement préservée, en accord avec les recommandations. La chirurgie de l’HBP et de la lithiase furent beaucoup moins impactées dans le secteur privé notamment pour l’urétéroscopie.

    L’analyse des données 2021 montre un rattrapage d’activité supérieur dans le secteur privé dans quasiment tous les domaines, notamment en onco-urologie, à l’exception notable des cystectomies carcinologiques. La chirurgie du prolapsus et de l’incontinence, impactés par ailleurs par les arrêtés ministériels d’encadrement des pratiques, restait réduite en 2021 sans aucun rattrapage. L’activité de transplantation restait aussi significativement réduite.

    Conclusion

    La diminution d’activité chirurgicale urologique fut beaucoup plus importante dans le secteur public en 2020, avec une préservation de la cancérologie. Les données 2021 montrent un rattrapage d’activité notablement plus élevé dans les établissements privés, à l’exception notable de la chirurgie de l’incontinence et du prolapsus, également impactés durant cette période par des mesures d’encadrement restrictives.

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  • Optimisation de l’oxygénation tissulaire au cours de la préservation par perfusion hypothermique associée à un transporteur d’oxygène M101 dans un modèle préclinique de transplantation pancréatique

    Résumé
    Objectifs

    Les transplantations pancréatiques à partir de donneurs marginaux (ECD ou Maastricht 3) se développent. La perfusion améliore la préservation des transplants rénaux et hépatiques. Nous proposons d’évaluer l’effet de la perfusion hypothermique oxygénée plus ou moins associée à un transporteur d’oxygène M101 sur la pression partielle en oxygène tissulaire à l’aide d’une technique innovante au cours de la préservation des transplants pancréatiques.

    Méthodes

    Nous avons mis en place un modèle préclinique porcin de donneur Maastricht 3 (ischémie chaude de 30 minutes) (n =40). Après prélèvement, les pancréas ont été préservés durant 24 heures en hypothermie soit en condition statique (n =8), soit sur machine de perfusion (n =24) (Waves machine, Institut Georges Lopez) associée ou non à une oxygénation (21 % ou 100 %, 2L/min). L’ajout d’un transporteur d’oxygène (M101, Hémarina) a également été évalué. La pression partielle d’oxygène intratissulaire était mesurée par des sondes implantées dans le parenchyme (Oxylite Pro, Oxford Optronix) (Fig. 1).

    Résultats

    La pression partielle intratissulaire en oxygène diminuait au cours de la conservation statique jusqu’à devenir nulle après 2 heures et ceci tout au long de la préservation. Au cours de la perfusion sur machine, la pression partielle en oxygène augmentait pendant les 2 premières heures avant de se stabiliser. La perfusion sur machine sans ajout d’oxygène était un moyen suffisant pour apporter de l’oxygène au parenchyme. La perfusion à 100 % d’oxygène correspondait à une situation d’hyperoxie (Fig. 2). En parallèle, l’indice de résistance diminuait pendant les 2 premières heures avant de se stabiliser. Il existait une corrélation entre pression partielle en oxygène et index de résistance. L’ajout d’un transporteur d’oxygène n’influençait pas la pression partielle en oxygène.

    Conclusion

    La perfusion hypothermique qu’elle soit oxygénée ou non semblait être une modalité de préservation efficace pour oxygéner les transplants pancréatiques au cours de l’hypothermie. L’étude de la corrélation oxygénation–index de résistance permettrait d’établir des objectifs de perfusion adaptés à chaque transplant.

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  • La perfusion normothermique, une méthode innovante d’évaluation des transplants pancréatiques ?

    Résumé
    Objectifs

    À ce jour, il existe peu de marqueurs disponibles pour prédire la fonction précoce des transplants pancréatiques ainsi que la survenue d’une thrombose veineuse imposant une transplantectomie. La perfusion normothermique semble être une méthode d’intérêt à cet effet. Nous rapportons ici le développement de la perfusion normothermique dans un modèle préclinique porcin puis primate non humain et enfin dans un modèle préclinique humain.

    Méthodes

    La machine de perfusion normothermique est dérivée d’une circulation extracorporelle pédiatrique (Sorin Groupe, LivaNova, Londres, Royaume-Uni) (Fig. 1). Elle est composée d’une chambre d’organe qui fait office de réservoir veineux, d’une pompe centrifuge, d’une membrane d’oxygénation et d’un réchauffeur. La solution de perfusion est composée de sang total déleucocyté obtenu à partir du donneur. La perfusion est réalisée à 40mmHG, 37°C et avec une oxygénation à 1L/minute (95 % d’oxygène). Les pancréas ont été perfusés durant 2 à 6H (Fig. 2).

    Résultats

    La mise en place de la perfusion normothermique a été réalisable successivement quel que soit le modèle. L’index de résistance, le débit artériel mais aussi la température au niveau du parenchyme et la pression partielle intratissulaire en oxygène semblent être des marqueurs importants d’une perfusion satisfaisante des tissus. Une évaluation de la revascularisation est également possible par des modalités d’imagerie innovantes et en particulier par la photo-acoustique (Fig. 3). La souffrance exocrine peut être évaluée en mesurant les niveaux de lipase et d’amylase sanguins. La fonction exocrine peut être approchée par le recueil des sécrétions pancréatiques et duodénales (volume, aspect, biochimie). La fonction endocrine peut être évaluée par des tests de stimulations glucidiques.

    Conclusion

    La perfusion normothermique est réalisable quel que soit le modèle et semble permettre de prédire la fonction des transplants pancréatiques avant une éventuelle transplantation. Elle semble également être une méthode innovante pour permettre un pré-conditionnement des transplants.

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  • Pré-conditionnement des transplants sur machine de perfusion hypothermique dans un modèle préclinique de transplantation pancréatique

    Résumé
    Objectifs

    Les transplantations pancréatiques à partir de donneurs marginaux (ECD ou Maastricht 3) augmentent. La perfusion améliore la préservation des transplants rénaux et hépatiques. Nous proposons d’évaluer l’effet de la perfusion hypothermique sur la revascularisation des transplants pancréatiques lors de la transplantation.

    Méthodes

    Nous avons mis en place un modèle préclinique porcin (n =40) de donneur Maastricht 3 (ischémie chaude de 30minutes). Après prélèvement, les pancréas ont été préservés durant 24 heures en hypothermie soit en condition statique (n =8), soit sur machine de perfusion (n =24) (Waves machine, Institut Georges Lopez) associée ou non à une oxygénation (21 % ou 100 %, 2L/min). Après 24 heures de préservation en hypothermie, les transplants pancréatiques ont été reperfusés selon un modèle de perfusion normothermique dérivée d’une circulation extracorporelle pédiatrique (Fig. 1). Une validation des résultats précédemment obtenus a ensuite été réalisée sur une durée de préservation courte (2 heures) (n =8).

    Résultats

    Les pancréas préservés sur machine de perfusion hypothermique avaient lors de la reperfusion des index de résistance moins élevés associées à un meilleur débit de perfusion que les pancréas conservés selon une méthode de préservation statique (Fig. 2). Cette diminution de résistance se traduisait par un apport en oxygène améliorée lors de la reperfusion (Fig. 3). Il n’y avait pas d’impact d’une oxygénation lors de la préservation sur les index de résistance et le niveau d’oxygénation lors de la reperfusion. La réalisation d’une perfusion courte (2 heures) permettait de confirmer ces données.

    Conclusion

    La perfusion hypothermique des transplants pancréatiques permet un pré-conditionnement à la reperfusion. L’ouverture du lit vasculaire permet une meilleure vascularisation (c.-à-d., oxygénation) au déclampage des transplants.

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  • Impact de la perfusion hypothermique sur la fonction endothéliale dans un modèle préclinique de transplantation pancréatique

    Résumé
    Objectifs

    La perfusion hypothermique oxygénée (HOPE) est actuellement évaluée en transplantation rénale et hépatique pour améliorer la sécurité et les résultats des transplantations issues de donneurs marginaux. L’effet de la HOPE sur la fonction endothéliale n’a été que peu évalué en transplantation d’organe. Nous proposons d’évaluer l’effet de la HOPE sur la fonction endothéliale dans un modèle préclinique de transplantation pancréatique.

    Méthodes

    Dans un modèle porcin de donneur Maastricht 3 (ischémie chaude de 30 minutes). Après prélèvement, les pancréas ont été préservés durant 24 heures en hypothermie soit en condition statique (n =4), soit sur machine de perfusion hypothermique oxygénée (n =4) (Waves machine, Institut Georges Lopez, oxygénation 100 % à 2L/min). Des biopsies chirurgicales ont été réalisées après le prélèvement d’organe et après 3 et 24 heures de préservation. L’expression différentielle entre les 2 modalités de préservation des marqueurs de la fonction endothéliale a été évaluée par RT-PCR quantitative (RT-Profiler PCR Array, Qiagen). L’expression de 84 gènes impliqués dans la physiologie endothéliale a été évaluée.

    Résultats

    L’analyse de l’expression des marqueurs de la fonction endothéliale mettait évidence une surexpression des marqueurs liés à l’inflammation, à l’adhésion cellulaire et à l’apoptose lors de la conservation statique à partir de 3h et jusqu’à 24h de conservation. En revanche, une diminution des marqueurs liés à l’activité antithrombotique a été observée lors de la conservation statique (THBD). La comparaison de l’expression des gènes lors de la conservation statique et la HOPE suggérait une diminution de l’expression de plusieurs gènes impliqués dans l’inflammation (IL-6, F2RL-1, TNFS10, F3), l’apoptose (CASP3), ou liés à l’ischémie (VEGFA), associée à une augmentation de l’expression de gènes liés à la vasodilatation et à une action anticoagulante (THBD) (Fig. 1).

    Conclusion

    La surexpression du gène codant la thrombomoduline (THBD) au cours de la perfusion hypothermique oxygénée est un effet notable qui pourrait se traduire cliniquement par une diminution du taux de thrombose veineuse. Ces données doivent être confirmées par des études du phénotype puis par des études cliniques.

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  • Inhibiteur du TNFalpha en transplantation pancréatique. Effet sur la thrombose veineuse du transplant

    Résumé
    Objectifs

    La thrombose veineuse du transplant est la principale cause de perte précoce des transplants pancréatiques. Les inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale alpha (TNFi) ont des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient réduire la pancréatite et par conséquent le taux de thrombose veineuse. Nous proposons d’évaluer la sécurité et l’effet du TNFI sur la morbidité postopératoire.

    Méthodes

    Les TNFi ont été introduits dans notre centre en pratique clinique à partir d’avril 2017. Le TNFi (etanercept) a été administré à j0 (50mg), j3, j7 et j10 (25mg) en complément du traitement d’induction classique (globuline antithymocytaire, corticostéroïdes, tacrolimus, acide mycophénolique). Les patients qui ont eu une transplantation pancréatique après avril 2017 et avec un suivi minimum d’un an ont été comparés aux patients transplantés avant avril 2017. Les données ont été extraites de la base de données prospective : DIVAT. L’effet du TNFi sur le taux de thrombose veineuse du transplant et sur la morbidité postopératoire ainsi que la sécurité du traitement ont été analysés.

    Résultats

    Entre avril 2017 et décembre 2020, 60 transplantations pancréatiques ont été réalisées et comparées aux 60 dernières transplantations réalisées avant avril 2017. Les caractéristiques sociodémographiques étaient similaires entre ces 2 périodes. La majorité des transplantations étaient des transplantations simultanée rein-pancréas (79 %). Le taux de thrombose dans le groupe TNFi était de 13,6 % contre 25 % à 1 mois (p =0,11) (Fig. 1). Aucune thrombose n’est survenue après 1 mois. Les taux de survie des transplants à un mois et à un an étaient respectivement de 96,6 % et 93,2 % dans le groupe TNFi contre 93,3 % et 88,3 % dans le groupe contrôle (p =0,23) (Fig. 2). Les taux de survie des patients à un mois et à un an étaient similaires. Les taux d’infections par le CMV et la tuberculose étaient identiques dans les 2 groupes.

    Conclusion

    L’administration postopératoire de TNFi en transplantation pancréatique semble être sûre et pourrait diminuer le taux de thrombose veineuse des transplants ainsi que la morbidité liée à la transplantation pancréatique.

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  • Transplantation rénale robot assisté avec donneur vivant : courbe d’apprentissage d’un chirurgien

    Résumé
    Objectifs

    La transplantation rénale robot-assistée (TRRA) nécessite une courbe d’apprentissage pour obtenir des résultats reproductibles en termes de durée opératoire, de taux de complications postopératoire et de résultats fonctionnels. L’objectif était de comparer les résultats de la TRRA avec donneur vivant (DV), en fonction de l’expérience du chirurgien.

    Méthodes

    Pour cette étude de cohorte rétrospective, nous nous sommes basés sur les 50 premières interventions réalisées dans notre centre, de juillet 2015 à avril 2022. Ainsi, nous avons créé deux groupes : le groupe 1 où nous avons inclus les résultats de la 1re TRRA jusqu’à la 25e TRRA et le groupe 2 où nous avons inclus les résultats de la 25e TRRA jusqu’à la 50e TRRA.

    Résultats

    L’âge et l’IMC médian des receveurs étaient comparables entre les deux groupes. La durée opératoire totale, le temps de console, le temps d’ischémie tiède et le temps d’anastomose urinaire étaient restés comparables. Les durées d’anastomoses artérielle et veineuse étaient améliorées après la 25e TRRA avec un temps médian d’anastomose artérielle de 12 (10–13,5) contre 15 (11–21) minutes (p =0,02), et un temps veineux de 12 (8–13,5) contre 13 (10–18,5) minutes (p =0,03). Les complications postopératoires, les dosages d’hémoglobinémie et de la créatininémie et la survie du transplant à 90 jours, étaient comparables dans les deux groupes. La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe 2 avec une médiane de 7 (7–9) contre 9 (8–14) jours (p =0,03). À 2 ans de suivi, la survie du transplant était identique dans les deux groupes (Fig. 1).

    Conclusion

    La transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant, présente de bons résultats fonctionnels à moyen terme. Le perfectionnement de la technique chirurgicale semble avoir un retentissement sur les résultats peropératoires, mais sans lien encore notable sur les résultats fonctionnels à distance.

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  • L’impact de l’éducation sur l’amélioration des connaissances, des croyances et des attitudes des étudiants en médecine de Marrakech vis-à-vis du don d’organes

    Résumé
    Objectifs

    La pénurie persistante d’organes à transplanter pourrait être réduite en augmentant la volonté de donner ses organes. Notre objectif est de démontrer l’intérêt d’une éducation appropriée et d’une attitude positive envers le don d’organes parmi les étudiants en médecine et les médecins qui pourraient avoir un impact positif sur les attitudes du grand public.

    Méthodes

    Nous avons mené une étude éducative interventionnelle qui a consisté à évaluer les connaissances, les croyances et les attitudes des étudiants en médecine avant et après une session éducative concernant le don et la transplantation d’organes afin de voir l’impact de l’éducation sur celles-ci. Les 2 questionnaires avant et après la session ont été remplis par ces étudiants à travers un appel à participation volontaire. Les variables qualitatives ont été exprimées sous forme d’effectif et de pourcentage, et les variables quantitatives sous forme de moyennes et d’écart-type. Le test Chi2 a été utilisé pour l’analyse des facteurs associé à l’acceptation du don d’organes.

    Résultats

    Un total de 103 participants, dont 64,1 % femmes. La moyenne d’âge était 24,7±5,99 ans. Une nette amélioration des connaissances, des croyances et des attitudes a été constatée après notre session éducative.

    Presque tous les participants avaient une attitude positive à l’égard du don d’organes : il y a eu une augmentation du nombre de sujets qui se sont engagés à donner leurs organes (avant l’intervention 61,2 %, après l’intervention 90,2 %). Cela montre que l’intervention éducative a réussi à accroître les connaissances, la motivation et la sensibilisation au don d’organes chez les futurs médecins.

    La position de la religion (p =0,006), l’objection de la famille (p =0,002) et la connaissance d’informations sur la procédure du don d’organes (p <0,001) étaient significativement associés à l’acceptation de don d’organes chez ces étudiant de médecine (Tableau 1).

    Conclusion

    La mise en œuvre d’un programme d’éducation est un outil efficace pour augmenter le nombre des donneurs d’organes potentiels. Une diffusion plus large de telle intervention est fortement recommandée. Fournir des informations claires et ouvrir la discussion sur le don d’organes reste une première étape importante et prometteuse vers des taux d’inscription plus élevés.

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  • Production et analyse mécanique de dispositifs intravaginaux multi-alvéolés au sein d’un modèle d’étude pelvien personnalisé

    Résumé
    Objectifs

    Bien que recommandés par la HAS en première intention dans le traitement des prolapsus pelviens symptomatiques, les pessaires sont parfois mal tolérés. La personnalisation anatomique et l’utilisation de matériaux déformables permettraient d’améliorer l’acceptabilité de ces dispositifs. L’objectif était la création d’un modèle d’étude pelvien personnalisé simulant les contraintes exercées sur la cavité vaginale afin de réaliser une évaluation mécanique in vitro de dispositifs intravaginaux multi-alvéolés (DIM).

    Méthodes

    La cavité vaginale, la vessie, les ligaments utérosacrées et cardinaux, le cadre osseux et le plancher pelvien ont été modélisés sur la base d’une IRM pelvienne. Des moules personnalisés ont été imprimés par dépôt de fil fondu (Fig. 1). Les matériaux utilisés devaient présenter des modules élastiques comparables aux données de la littérature, tout en respectant les contraintes liées à l’étude des dispositifs (transparence, tribologie).

    La forme du DIM était issue de la segmentation de la partie supérieure du vagin à l’IRM, au-dessus de la ligne pubo-coccygienne. Le matériau utilisé était une émulsion de polydimethylsiloxane (PDMS) permettant la création d’une structure alvéolée après réticulation.

    Résultats

    Les matériaux retenus après caractérisation mécanique pour la conception du modèle d’étude sont présentés dans le Tableau 1. La mise en forme de ces matériaux par moulage permettait la création de fantômes respectant l’anatomie de la patiente et les paramètres biomécaniques des organes représentés (Fig. 2). La validation de ce modèle est en cours. Elle comprend la mesure des pressions intravaginales durant la mise sous contrainte du modèle, de la compliance vésicale et la réalisation d’une élastométrie périnéale.

    Un moule imprimé par stéréolithographie était utilisé pour la réalisation du dispositif en PDMS alvéolé permettant une insertion facile au sein de la cavité vaginale (Fig. 2). L’évaluation des dispositifs comporte la mesure de la déformation des parois vaginales et du dispositif au sein du modèle lors de l’application de contraintes.

    Conclusion

    La validation du modèle d’étude pelvien et l’évaluation des dispositifs seront présentées lors du congrès.

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  • Reprise chirurgicale après TVT et TOT ; à propos des 280 000 cas opérés en France entre 2009 et 2020 : un taux de reprise sous-estimé ?

    Résumé
    Objectifs

    Analyser le taux de reprise chirurgicale, après les 280 000 cas de TVT et de TOT opérés en France pendant la période 2009–2020, tel que rapporté par les chirurgiens des hôpitaux publics et cliniques privées. Les données ATIH et PMSI ont été consultées. Le nombre de TVT et TOT opérés chaque année, et le nombre de reprises chirurgicales rapportés chaque année ont été analysés.

    Méthodes

    Avant 2012, le même code JDDB010 était utilisé pour le TVT et TOT. Depuis 2012, un code différent est utilisé, TVT JDDB007 et TOT JDDB005. Six types de ré-opération ont été étudiés. Section de bandelette voie vaginale JRPA001, ablation voie vaginale JRGA001, ablation partielle par laparotomie JRGA002, ablation totale voie vaginale et laparotomie JRGA003, ablation totale voie vaginale et laparoscopie JRGA 004, ablation partielle laparoscopie JRGC001. Il n’a pas été possible de distinguer les complications respectives du TVT et du TOT. Le délai entre pose et la reprise chirurgicale a été étudié. Sur 9 ans le nombre total de TVT, TOT a été de 280 734.

    Résultats

    Le nombre annuel d’interventions a légèrement baissé de 32 845 cas en 2009 à 28 166 en 2018. Par contre, le nombre de reprise chirurgicale a été remarquablement stable, 2300 en 2009 et 2394 en 2018. Le taux de reprise chirurgicale par année a été en moyenne de 8,4 % pour l’ensemble des TVT et TOT réalisés. Reprises chirurgicales les plus fréquentes : ablation de bandelette voie vaginale 54 %, et section de bandelette voie vaginale 33 %. L’analyse longitudinale du délai avant reprise montre que 44 % des reprises ont été réalisées pendant la première année après pose, 76 % pendant les 3 premières années, et 84 % pendant les 4 premières années. Au-delà, le nombre de reprises est très faible. Le TVT et TOT ont la réputation d’être une opération simple, une opération d’interne (Fig. 1).

    Conclusion

    Cette étude montre une discordance entre l’opinion de facilité des chirurgiens et ces données nationales officielles : un taux élevé de reprises chirurgicales, sans considérer toutefois les complications médicales, la part immergée de l’iceberg. Causes possibles : compétence des opérateurs ? Matériel ? Technique opératoire ? L’utilisation de matériel autologue, réajustable, permettant une ablation totale si nécessaire sont à considérer.

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  • Évaluation des bandelettes sous-urétrales issues de vaisseaux ombilicaux humains dans un modèle de rats femelles incontinentes

    Résumé
    Objectifs

    Les bandelettes sous-urétrales (BSU) sont le traitement de référence des femmes ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) résistante à un traitement non conservateur avec un risque d’infection ou d’érosion postopératoires liées à leur composition. Nous avons évalué des bandelettes issues de vaisseaux ombilicaux (BVO) dans une population de rats femelles incontinentes.

    Méthodes

    Les BVO ont été créés à partir de lignées de cordons ombilicaux humains et ont été placées chirurgicalement après randomisation chez des rattes ayant eu une section bilatérale des nerfs pelviens (SBNP) pour induire une IUE (groupe 3). Deux groupes contrôles ont servi de comparateur : un groupe naïf (groupe 1) et un groupe de rattes ayant subi une SBNP sans BVO. Le calendrier mictionnel était enregistré à l’aide de cages métaboliques et le VLPP était mesuré à j28. Après mesure du VLPP, les rattes étaient sacrifiées pour analyse histologique des tissus urétraux et vésicaux.

    Résultats

    Au total, 24 rats ont été inclus : 4 dans le groupe 1, 10 dans le groupe 2 et 10 dans le groupe 3. Il n’y a eu aucun échec de pose de BVO. Comparé au groupe 2, les rats du groupe 3 avaient un VLPP maximal plus élevé (respectivement 21,8±2,1mmHg contre 28,4±4,1mmHg, p =0,2). Le calendrier mictionnel était relativement comparable entre les 3 groupes excepté pour le volume total uriné qui était plus élevé dans le groupe 3 comparé au groupe 2 à la fin de l’étude (12,5±1,1mL contre 9,4±0,6mL, p <0,05). Les analyses histologiques retrouvaient une bonne tolérance locale des BVO et une intégration aux tissus allant de modérée à élevée (Fig. 1).

    Conclusion

    Des bandelettes issues de vaisseaux ombilicaux humains ont pu être placés sans complication avec une amélioration du VLPP et sans modification majeure du calendrier mictionnel chez des rats femelles ayant eu une SBNP. Les BVO pourraient être un biomatériel prometteur dans la prise en charge de l’IUE. Des essais cliniques humains sont nécessaires.

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  • Intérêt de la résection de brides hyménéales dans le traitement des cystites post-coïtales récidivantes

    Résumé
    Objectifs

    Dans les cystites post-coïtales récidivantes, la persistance de brides hyménéales, entraînant l’ouverture de l’urètre lors des rapports sexuels, est un facteur favorisant l’ascension de bactéries uropathogènes. L’objectif de cette étude est d’évaluer rétrospectivement l’intérêt de la technique de résection chirurgicale des brides hyménéales dans le traitement des cystites récidivantes post-coïtales.

    Méthodes

    Étude observationnelle monocentrique rétrospective incluant les patientes opérées de résection de brides hyménéales pour cystites récidivantes post-coïtales entre 2013 et 2020.

    L’indication opératoire reposait sur 4 conditions : au moins 3 épisodes de cystites post-coïtales par an confirmés par ECBU, un rythme post-coïtal prédominant, un échec des règles hygiéno-diététiques, un bilan étiologique négatif par ailleurs. Le recueil comprenait : données d’examen clinique ou complémentaires, antécédents, âge, anesthésie, durée opératoire, événements indésirables postopératoires. Les paramètres de suivi étaient : nombre de cystites post-coïtales avant/après intervention, et satisfaction des patientes en lien avec l’intervention.

    Les ECBU réalisés sur les laboratoires du territoire ont été récupérés.

    Résultats

    Au total, 23 patientes ont été incluses. Les interventions ont été réalisées sous anesthésie, en ambulatoire, sans nécessité de sondage urinaire. Avec un suivi moyen de 36,5 mois (écart type : 22,3), 21 patientes (91 %) déclaraient un correction des cystites récidivantes post-coïtales, 16 (70 %) ont présenté 1 à 2 épisodes annuels de cystite, 19 (83 %) rapportaient être améliorées par la chirurgie et la satisfaction étaient en moyenne côtée 8,5 (écart type : 2,15) sur une échelle de 0 à 10. Sur les 238 ECBU préopératoires, 108 étaient positifs (45 %), dont 74 à E. coli (68 %). Aucune des 23 patientes n’a eu de persistance de cystite documentée récidivante après l’intervention, 12 (52 %) ont eu 1 à 2 épisodes documentés annuels, 11 (48 %) n’ont eu aucune récidive de cystite documentée.

    Conclusion

    En cas de cystites récidivantes post-coïtales, résistantes aux règles de prévention habituelles, s’accompagnant de brides hyménéales, et sans autre cause favorisante identifiée, l’ablation des brides hyménéales constitue une alternative aux antibiothérapies itératives. Avec l’augmentation de l’âge moyen de première grossesse, elle constitue option thérapeutique intéressante.

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  • Lithiase urinaire et hospitalisation : quelle incidence sur le territoire français ?

    Résumé
    Objectifs

    L’épidémiologie de la lithiase en France est mal connue mais peut être approchée par l’étude de l’incidence des hospitalisations : le système national des données de santé (SNDS) est une des plus grosses bases de données de santé au monde dont l’accès est gratuit pour les chercheurs, et permet des analyses épidémiologiques sur la totalité de la population française.

    Méthodes

    Une extraction des données concernant les hospitalisations pour lithiase urinaire (diagnostic principal) a été réalisée sur les années 2016 à 2020, permettant une analyse de l’incidence selon la classe d’âge, le sexe, la région, le mois de l’année.

    Résultats

    L’incidence pour 100 000 habitants par tranches d’âges de 00-17/18-39/40-64/65+ ans est respectivement de 06/100/210/180 et ces proportions varient peu selon les régions. L’incidence moyenne augmente par contre du nord au sud et de l’ouest vers l’est (92, 114, 110, 129 respectivement en Bretagne, Pays de Loire, Normandie & Hauts de France pour 131, 166, 182 & 348 pour Auvergne Rhône Alpes, Nouvelle Aquitaine, PACA, Corse). Elle augmente en moyenne de 5 points dans toutes les régions entre 2016 et 2019. Le sex-ratio varie de 1,61 à 1,98 selon les régions. L’hypothèse d’une variation saisonnière des hospitalisations est également étudiée. Ces données mensuelles ainsi que celles de 2021 seront disponibles à l’été 2022.

    Conclusion

    Analysée à partir des hospitalisations, la maladie lithiasique est une pathologie plus fréquente chez l’homme, entre 40 et 65 ans, dont l’incidence augmente en France selon un axe nord-ouest/sud-est et au cours des dernières années.

    Ces données nouvelles pourront être comparées à d’autres enquêtes sur l’alimentation, les types de lithiase, la météo … et permettront d’orienter l’offre de soin.

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  • Le drainage des voies excrétrices en urgence versus urgence différée de la pyélonéphrite aiguë lithiasique obstructive : étude analytique et comparative

    Résumé
    Objectifs

    Le drainage de la voie excrétrice supérieure est un des principaux piliers du traitement de pyélonéphrite aiguë obstructive(PNA) bien que le moment opportun du drainage ne fait pas l’unanimité des recommandations. Le but de notre travail est de comparer le drainage urétéral en urgence versus en urgence différée, et d’analyser les facteurs prédictifs des résultats après traitement.

    Méthodes

    Étude rétrospective descriptive et analytique du janvier 2010–février 2022. Nous avons inclus les patients traités pour PNA obstructive lithiasique. Nous n’avons pas inclus : PNA gravidiques, postopératoires, au décours d’un traitement par LEC. Les patients ont été répartis en deux groupes ; GI un drainage urétéral dans un délai<24hr, et Le GII drainage≥72hr. Les comparaisons des moyennes des variables quantitatives des 2 groupes ont été effectuées au moyen du test F de Snedecor au seuil de 0,05. En cas de significativité c’est le test du chi-deux de Pearson (0,05). Le seuil de signification p a été fixé à 0,05.

    Résultats

    Au total, 93 cas de PNA obstructive : le GI comportait 49 et G II 44 patients. GI et GII avaient les mêmes données démographiques et cliniques. Tous les patients ont bénéficié d’une ATB thérapie : CG3 dans 21 cas, CG3+Aminoside dans 42 cas. Les germes isolés : les BGN dans 83 % des cas. Le drainage urétéral était : sonde JJ dans 81 cas et néphrostomie percutanée dans 12 cas. Le délai moyen d’apyrexie était plus court dans le GI :41hr vs 69hr, p =0,001, le délai de normalisation de la biologie (GB, CRP) était 7,4jours GI vs 6,8jours GII. Nous avons objectivé une corrélation positive entre le taux initial de PNN et le délai de normalisation de la biologie (Coefficient de Spearman=+0,425, p =0,02) et la durée de séjour(Coefficient de Spearman=+0,389, p =0,000).

    Conclusion

    Le drainage urétéral en urgence d’une PNA obstructive lithiasique est corrélé à une meilleure réponse clinique et biologique comparativement au drainage en urgence différée qui reste préconisée chez les malades non anesthésiables du fait du terrain ou des comorbidités associées.

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  • Étude OXAGO – mesure de l’oxalate plasmatique au cours de l’hyperoxalurie entérique secondaire au syndrome du grêle court de type 2 et 3

    Résumé
    Objectifs

    Le syndrome du grêle court (SGC) de type 2 et 3 est responsable d’une hyperabsorption colique d’oxalate alimentaire, compensée par une élimination rénale accrue appelée hyperoxalurie entérique. Cette condition pathologique favorise l’apparition de lithiases rénales, d’une néphrocalcinose et d’une maladie rénale chronique. Des travaux suggèrent qu’une élévation de l’oxalate plasmatique est possible au cours du SGC de type 2 et 3.

    Méthodes

    Nous avons inclus prospectivement des patients suivi en nutrition clinique ayant un SGC de type 2 et 3 lors de leur exploration fonctionnelle rénale annuelle pour étudier la dispersion de l’oxalate plasmatique. Les critères de jugement secondaires étaient la corrélation entre la concentration plasmatique d’oxalate et des paramètres néphrologiques (fonction rénale mesurée par clairance à l’Iohexol, antécédents et bilan métabolique de lithiases) et nutritionnels (taille d’intestin grêle et de côlon, stéatorrhée, pullulation microbienne, supplémentations en vitamines et acides aminés).

    Résultats

    Le dosage de l’oxalate plasmatique (Fig. 1, Fig. 2) a été réalisé chez 30 patients. L’oxalémie est pathologique (supérieure ou égale à 5μmol/L) chez 10 patients (33 %), dont 3 patients avec une mesure du débit de filtration glomérulaire (DFG) supérieure à 60mL/min/1,73m2. L’oxalémie est corrélée de façon significative au débit de filtration glomérulaire (r=−0,594 ; p =0,0017). Sous réserve d’un faible effectif, il n’y a pas d’association statistiquement significative entre l’élévation de la concentration d’oxalate plasmatique et la concentration d’oxalate urinaire, la survenue d’évènements lithiasiques, l’anatomie digestive (taille de l’intestin grêle et du côlon), la stéatorrhée ou les précurseurs métaboliques de l’oxalate (vitamineC, glycine, hydroxyproline).

    Conclusion

    L’étude OXAGO confirme qu’une élévation de la concentration plasmatique d’oxalate est possible au cours de l’hyperoxalurie entérique secondaire au syndrome du grêle court de type 2 et 3 même sans maladie rénale sévère. Le principal facteur associé à l’élévation de la concentration plasmatique d’oxalate est la diminution du débit de filtration glomérulaire.

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  • Étude de corrélation entre la densité spontanée des papilles (DSP) à la tomodensitométrie et anomalies endoscopiques papillaires chez les patients lithiasiques

    Résumé
    Objectifs

    L’objectif de cette étude était d’étudier l’éventuelle corrélation entre anomalies papillaires endoscopiques et la présence d’une hyperdensité papillaire au scanner chez les patients qui ont eu un traitement de calculs rénaux par urétéroscopie rétrograde souple (fURS).

    Méthodes

    Les données d’une base collectée prospectivement incluant les patients atteints de lithiase rénale traités par fURS entre mai 2016 et octobre 2020 avec description et classification des anomalies papillaires et ayant eu une TDM en préopératoire, ont été analysées après mesure de la DSP par un radiologue de manière rétrospective en simple aveugle (Fig. 1, Fig. 2). La corrélation a été étudiée entre une DSP élevée (≥43U.H.) et les anomalies papillaires décrites en fURS, mais aussi l’âge, le sexe, la composition des calculs et les anomalies métaboliques. L’analyse statistique a été menée en uni- et multivarié. Une valeur-p <0,05 a été considérée comme statistiquement significative.

    Résultats

    Sur 165 cas consécutifs, 131 étaient exploitables. L’âge médian des patients au moment du traitement était de 55 ans (IQR 43–67). La densité médiane des papilles était de 40 U.H. (IQR 36–45). Quatre-vingt patients (61 %) avaient une densité<43U.H. et 51 patients (39 %) avaient une densité≥43U.H. En analyse uni- puis multivariée, seuls l’âge jeune (valeur-p =0,017) et une diurèse insuffisante (valeur-p =0,008) étaient corrélées à une DSP élevée. Aucune corrélation significative n’a été retrouvée avec les anomalies papillaires décrites en endoscopie, et notamment l’intensité des plaques de Randall.

    Conclusion

    Dans cette série, une DSP élevée semble être un signe uniquement de diurèse insuffisante, sans corrélation significative avec de potentielles anomalies papillaires. Une mesure systématique de cette densité chez les patients lithiasiques pourrait être un élément pronostique indépendant de récidive.

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  • Reconnaissance morphologique automatique des calculs rénaux par intelligence artificielle à l’aide de vidéos numériques endoscopiques peropératoires : premiers résultats

    Résumé
    Objectifs

    Le recueil et l’analyse des critères morphologiques des calculs rénaux sont indispensables au diagnostic étiologique de la maladie lithiasique. Cependant, la fragmentation LASER in situ détruit ces informations diagnostiques capitales. Dans cette étude, nous évaluons la performance et la valeur ajoutée du traitement de séquences vidéo endoscopiques numériques pour la reconnaissance automatique des caractéristiques morphologiques des calculs.

    Méthodes

    Un classificateur automatique assisté par ordinateur a été développé pour prédire la morphologie des calculs purs (une seule morphologie) et mixtes (au moins deux morphologies) les plus fréquents visionnés lors d’une séquence vidéo endoscopique peropératoire. L’analyse par intelligence artificielle proposée comprend les quatre étapes suivantes :

    – un réseau de neurones profond localise les calculs présents dans les images endoscopiques ;

    – les images de qualité suffisante sont sélectionnées ;

    – un second réseau de neurones prédit les morphologies des calculs dans chaque image ;

    – un typage des calculs entiers est réalisé à l’aide des observations morphologiques recueillies lors les étapes précédentes.

    Résultats

    Au total, 585 images endoscopiques numériques ont été recueillies (respectivement 349 et 236 observations de morphologies surface et de tranches sectionnelles de calculs connus les plus fréquents) et employées pour la formation du réseau de neurones profond (« deep learning ») de l’intelligence artificielle (IA) (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1). 71 vidéos endoscopiques numériques, dont 50 comportaient un seul type morphologique (Ia whewellite, IIb weddellite, IIIb acide urique) et 21 comportaient deux types morphologiques (Ia+IIb et Ia+IIIb), ont été analysées à l’aide du classificateur vidéo pour un total de 56 840 trames traitées. La précision était de [88±6] % en moyenne, supérieure à 81 % pour chaque type morphologique de calcul pur et mixte.

    Conclusion

    Les résultats obtenus montrent que l’IA appliquée sur des séquences vidéo endoscopiques numériques des calculs les plus fréquents est un outil prometteur pour collecter des informations morphologiques diagnostiques au cours du processus de fragmentation LASER du calcul sans recourir à aucune intervention humaine.

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  • La poussière de calcul est-elle suffisante pour définir la composition du calcul après lithotritie avec le laser thulium fibré : étude in vitro ?

    Résumé
    Objectifs

    La popularisation des techniques de pulvérisation laser en urétéroscopie sont responsables d’une diminution des fragments disponibles pour l’analyse spectro-photométrie-infra-rouge postopératoire. L’objectif était d’évaluer si la composition biochimique des calculs urinaires peut être déterminée en analysant uniquement la poussière des calculs(DUST), puis si une photo prise lors de la chirurgie pourrait être utile pour compléter l’analyse morpho-constitutionnelle.

    Méthodes

    Ont été inclus les patients opérés d’une ureterosopie souple(URSS) pour le traitement des calculs rénaux avec laser Thulium fibre (TFL, QuantaFiber-Dust©). Après la lithotripsie laser endocorporelle (LLE), les fragments résiduels (FR) étaient extériorisés par un panier (ZeroTip, Boston Scientific©) et les débris lithiasiques flottants, considérés comme du DUST, ont été aspirées par le canal opérateur. Les FR et le DUST ont été identifiés et envoyés à l’analyse par microscopie électronique et spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR). Des photos du calcul(surface et section) ont été prises à partir de vidéos enregistrées pendant l’URSS.

    Résultats

    Au total, 20 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 49,8 ans avec des troubles métaboliques et génétiques (Tableau 1). Le volume moyen des calculs était de 750mm3 pour les calculs urétéraux et de 2334mm3 pour les calculs rénaux. La densité moyenne des calculs était de 1187HU. Un ECBU positif a été trouvé chez 25 % des patients. Pour deux patients (10 %), la biochimie ne différait que dans les proportions relatives de chaque constituant, tandis que pour 25 % des patients(5/20) un seul composant manquait (Tableau 2). Une conversion cristalline laser a été rapportée dans 15 % (3/20). Des couches de whewellite et de weddellite, identifiées sur les photos peropératoires, ont fourni des informations manquantes à l’analyse de la poussière (Tableau 3).

    Conclusion

    En analysant le DUST, aspiré à travers le canal opérateur de l’urétéroscope souple avec des techniques physiques, nous pouvons disposer d’information similaire à l’analyse des FR, pour comprendre le mécanisme lithogène. L’analyse morphologique, donnée par une image appropriée pendant l’intervention, fournit des informations manquantes pour des situations spécifiques.

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  • Quels sont les facteurs prédictifs d’incrustation de haut grade d’une sonde double J ?

    Résumé
    Objectifs

    Malgré les innovations et l’amélioration des matériaux des sondes double J, des complications sérieuses sont régulièrement rencontrées. L’incrustation des sondes double J est responsable d’une morbidité qui s’ajoute aux phénomènes d’intolérance. L’objectif de notre étude était d’étudier les facteurs d’incrustations de haut grade des sondes double J.

    Méthodes

    Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une série de patients présentant une incrustation de sonde double J. Pour l’évaluation et la classification de l’incrustation, nous avons adopté la classification FECal (Fig. 1), permettant de subdiviser les patients en deux groupes : calcifications de bas grade (grade 2) et de haut grade (grade 3,4 et 5). Les facteurs prédictifs de calcification de haut grade ont été subdivisés en trois groupes : facteurs liés aux caractéristiques des patients, liés à la sonde double J et des facteurs biologiques. Nous avons réalisé une analyse univariée puis multivariée en régression logistique avec un seuil de significativité fixé à 0,05.

    Résultats

    Cinquante patients ont été inclus dans l’étude. La durée moyenne de drainage était de 11,4±13,6 mois avec un dépassement de délai observé dans 50 % des cas. Les incrustations de haut grade étaient observées chez 62 % de nos patients avec 22 % de calcifications grade 5. Aucun facteur lié aux patients n’était associé aux calcifications de haut grade (Tableau 1). Les sondes double J non siliconées (p =0,001) et le dépassement de délai (p =0,002) étaient corrélés de façon significative à la survenue d’une incrustation de haut grade (Tableau 1). Parmi les facteurs biologiques, seule la calcémie (p =0,048) était associée aux calcifications de haut grade. Le PH urinaire (p =0,111) et le bilan métabolique urinaire n’étaient pas associés aux calcifications de haut grade (Tableau 2).

    Conclusion

    A la lumière de cette étude, les facteurs liés aux caractéristiques de la sonde prédictifs de calcification de haut grade sont les sondes double J non siliconées et le dépassement de délai. Concernant les données biologiques, seule la calcémie était associée aux calcifications de haut grade contrairement au PH urinaire et le bilan métabolique urinaire.

    Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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  • Enquête de pratiques des urologues dans la prise en charge de la lithiase récidivante

    Résumé
    Objectifs

    L’urologue est le spécialiste consulté en 1ère intention en cas de lithiase et joue un rôle primordial dans l’orientation diagnostique du patient. L’apparition d’une lithiase à un âge jeune ou sur un mode de calculs à répétition peut être la conséquence de maladies métaboliques génétiques comme l’hyperoxalurie primitive (HP). L’objectif de cette étude était d’évaluer la pratique des urologues face à ces situations à risque.

    Méthodes

    Une enquête rétrospective de pratique a été menée auprès d’un échantillon représentatif d’urologues confrontés à des patients<25 ans avec un 1er calcul rénal ou à des patients>25 ans avec des calculs rénaux récidivants (>1/an), via un questionnaire en ligne comportant 3 sessions entre février 2021 et mai 2022. Les données recueillies étaient les profils professionnels, les différentes caractéristiques cliniques, le mode opératoire, les examens complémentaires réalisés et les diagnostics envisagés. 86 urologues ont participé à cette étude et complété 917 cas-patients dont 699 exploitables en tant que résultats intermédiaires présentés ici.

    Résultats

    60 % des patients avaient des antécédents de lithiase urinaire : 3,4 événements avec une antériorité de 10,4 ans (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3). Les principaux modes opératoires étaient l’urétéroscopie souple (51 % des cas) et la LEC (22 %). La surveillance et l’alcalinisation des urines étaient réalisées dans 22 et 11 % des cas. Le bilan métabolique n’a pas été réalisé dans 42 % des cas, en raison pour 33 % de l’absence du patient à son rendez-vous post-opératoire. L’analyse morpho-constitutionnelle et SPIR (MMSPIR) du calcul n’était réalisée que dans 50 % des cas et la non-récupération du calcul en était la cause dans 51 % des cas. Parmi les 348 cas avec typage du calcul : 59 calculs Ia et 6 Ic. L’hyperoxalurie primaire était suspectée pour 50 patients (7 %), dont aucun calcul Ic. L’oxalurie était dosée dans 58 % des cas.

    Conclusion

    Cette enquête met en évidence que dans la pratique courante, au risque d’un retard diagnostique, la réalisation d’examens clés tels que le bilan métabolique ou l’analyse morpho constitutionnelle et SPIR ne sont pas réalisés de manière systématique et ce, même en présence de facteurs de risque.

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  • Mise en place des mesures hygiéno-diététiques après prise en charge urologique des calculs urinaires : évaluation des connaissances des urologues en formation par un questionnaire dédié

    Résumé
    Objectifs

    Après prise en charge urologique des calculs urinaires et réalisation d’un bilan métabolique, une mise en place de mesures hygiéno-diététiques (MHD) est recommandée. L’Association française d’urologie a créé pour cela une fiche d’information dédiée. L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances des urologues en formation sur les MHD dans la prise en charge de la maladie lithiasique et l’impact d’une formation dédiée aux MHD.

    Méthodes

    De mars à mai 2022, les urologues en formation (internes, docteurs junior (DJ)/chefs de clinique (CCA)/assistants) ont été invités à répondre à un questionnaire dédié comprenant 10 questions autour des MHD dans la prise en charge de la maladie lithiasique. En sus des réponses aux questions, était recherchée leur participation à un enseignement dédié pour la prise en charge de la maladie lithiasique (DU Lithiase-Endourologie, Enseignement du Collège d’Urologie). Des analyses descriptives étaient réalisées pour définir les points forts et faibles des urologues en formation. Une analyse en sous-groupes (sans DU/ECU versus DU/ECU, et<30 urétéroscopies versus>30 urétéroscopies) évaluait secondairement l’impact de ces formations sur leurs connaissances des MHD.

    Résultats

    Au total, 56 urologues en formation ont participé, dont 43 % était d’Île-de-France (internes (46 %) CCA (37,5 %) (DJ) 9 %). 61,8 % ont répondu qu’il faut boire suffisamment pour avoir une diurèse>2L par jour, 76,4 % qu’il faut boire toute la journée, 78,2 % qu’il faut éviter les sodas (Tableau 1). Au total, 89,1 % ont répondu qu’il faut limiter la consommation en charcuterie, restauration rapide et plats cuisinés, 72,7 % qu’il ne faut pas rajouter de sel à table. 72,7 % ont répondu qu’il faut consommer de façon limitée du chocolat pour limiter la consommation en oxalate, et de la charcuterie celle d’acide urique (90,9 %). L’analyse en sous-groupes a retrouvé un meilleur taux de réponses justes dans le groupe DU/ECU, par rapport au groupe sans DU/ECU (57 % versus48 %, p =0,02). Il n’existait pas d’influence du nombre d’urétéroscopies par an sur le taux de bonnes réponses(>30 vs<30 : 53 % vs 54 %, p =0,33) (Tableau 2).

    Conclusion

    Les connaissances des urologues en formation sur les MHD sont d’un bon niveau et sont améliorées par les formations dédiées, au contraire du nombre d’urétéroscopies réalisées en tant que principal opérateur. Une étude à l’échelle nationale devrait confirmer ces premiers résultats et encourager la participation à ces formations.

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  • Analyse en vie réelle des séquences de traitement de patients initiant de l’abiratérone et de l’enzalutamide pour un cancer de prostate résistant à la castration métastatique

    Résumé
    Objectifs

    Nous présentons ici les résultats ancillaires d’une étude de cohorte française (SPEAR) incluant des patients initiant un traitement par abiratérone (ABI) et enzalutamide (ENZ) dans le cadre d’un cancer de prostate résistant à la castration métastatique (CRPCm) chimio-naïf, et comparant la survie globale de ces traitements. L’objectif est ici de décrire les séquences thérapeutiques durant les 2 ans qui ont suivi l’initiation d’ABI et d’ENZ.

    Méthodes

    Le système national des données de santé (SNDS) a été utilisé pour inclure les patients de la cohorte SPEAR entre 2014 et 2018 et présenter le nombre de lignes reçus par les patients.

    Via une analyse descriptive des séquences (optimal matching ) et utilisant les différents états pris par un patient mensuellement depuis l’initiation d’ABI/ENZ (traité ABI/ENZ, chimio, décès…), des clusters de patients ayant la plus grande ressemblance des séquences ont été constitués sur la période 0–12 mois puis 13–24 mois.

    L’âge, le score de Charlson, la durée d’ADT et le nombre de décès ont été fournis pour chaque cluster de la première année de suivi.

    Résultats

    La cohorte SPEAR incluait 10 308 patients dont 64 % ont initié un traitement par ABI et 35 % par ENZ. Globalement, 49 % n’ont reçu qu’une ligne de traitement. Parmi les séquences de la période 0–12 mois, quel que soit le traitement initié, les principaux clusters concernaient les patients poursuivant ABI/ENZ (54–65 % respectivement) et ceux interrompant leur traitement mais restant en vie (14,5 % dans les deux groupes). Le sous-groupe de patients avec ADT<2 ans avant l’initiation d’ABI/ENZ étaient plus fréquemment observés dans certains clusters (clusters décès et relais ABI/ENZ vers docétaxel) suggérant un cancer évolutif. Un score Charlson>2 a été observé chez plus de 90 % des patients. Les clusters de relais (« précoce » ou « tardif ») d’ABI/ENZ vers ENZ/ABI impliquaient 3 à 7 % des patients.

    Conclusion

    Nos résultats suggèrent une présentation similaire des séquences entre les initiateurs d’ABI et d’ENZ traités pour un CRPCm mais leur bénéfice comparé sur des critères oncologiques reste à établir. Une meilleure connaissance de l’utilisation de ces traitements dans le CPRCm, en vie réelle, permettra d’améliorer leur utilisation à des stades plus précoces de la maladie, ce qui est désormais recommandé.

    Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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  • [177Lu]Lu-PSMA-617 dans le cancer de la prostate métastatique positif au PSMA et résistant à la castration : analyses des sous-groupes de traitement antérieurs et concomitants de l’essai vision

    Résumé
    Objectifs

    Dans la phase 3 VISION, une thérapie ciblée par radioligand avec du lutétium vipivotide tétraxétan ([177Lu]Lu-PSMA-617) améliore significativement la SSPr et la SG en association avec le SoC, chez les patients atteints d’un CPRCm TEP positif au PSMA. Dans cette analyse exploratoire post-hoc, l’objectif est d’évaluer la SSP et SG pour déterminer l’impact des traitements antérieurement reçus.

    Méthodes

    Les patients préalablement traités avec au moins 1 ARDT et 1-2 chimiothérapies par taxane ont été randomisés 2:1 par 177Lu-PSMA-617 (7,4GBq toutes les 6 semaines, jusqu’à 6 cycles)+SoC ou SoC seul. Le SoC autorisé par le protocole excluait la chimiothérapie cytotoxique, les radio-isotopes systémiques, l’immunothérapie ou autres médicaments expérimentaux. Des analyses exploratoires en sous-groupes de la SSPr et SG ont été réalisées par : nombre d’ARDT antérieurs, traitements par taxanes, sans taxane, immunothérapies, traitement antérieur avec des agents ciblants les os, inhibiteurs de 223Ra et de PARP, et traitements concomitants avec ARDT, radiothérapie, agents ciblant les os.

    Résultats

    Les traitements antérieurs et concomitants étaient bien équilibrés entre les groupes d’étude (voir Tableau 1). Les bénéfices sur la SSPr et la SG avec 177Lu-PSMA-617 étaient homogènes pour tous les sous-groupes. Notamment, l’analyse a montré des bénéfices pour les patients qui n’avaient pas reçu préalablement de deuxième chimiothérapie par taxane. Dans le cadre du SoC, des bénéfices homogènes ont été observés indépendamment de la thérapie systémique et de la radiothérapie concomitante.

    Conclusion

    L’efficacité clinique du 177Lu-PSMA-617 a été observée quel que soit le traitement antérieur ou le SoC choisi, ce qui suggère que la biologie de la maladie détermine les résultats. De légères différences dans les résultats entre les sous-groupes peuvent justifier une étude plus approfondie afin de mieux comprendre les indicateurs de l’amélioration du bénéfice clinique.

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  • Mise en place d’un programme connecté en activité physique adaptée dans un service d’urologie pour les hommes atteints d’un cancer de la prostate hormono-sensible : étude de faisabilité

    Résumé
    Objectifs

    À l’heure actuelle, seuls 30 % des patients atteints d’un cancer de la prostate (PCa) suivent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique (AP). L’objectif de cette étude était de déterminer si la télémédecine, en plein essor ces dernières années, est un outil efficace pour augmenter la quantité d’AP réalisée par les patients atteints d’un PCa homono-sensible (HS).

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus les patients PCa HS sous hormonothérapie suivis dans un service d’urologie entre janvier et avril 2022. Une prise en charge en activité physique adaptée (APA) comprenant une consultation dédiée (CS) et la mise en place d’un programme d’APA connecté était proposée systématiquement. Le programme d’APA connecté a été développé sur une plateforme de télésurveillance, des vidéos et fiches d’exercices y étaient disponibles. La quantité d’AP était évaluée par l’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) lors de la CS. Les stades de comportement au regard de l’AP étaient recueillis via le questionnaire des stades de changement selon Prochaska et DiClemente.

    Résultats

    Sur les soixante et un patients inclus, quatorze ont accepté le suivi connecté, soit ∼23 %. L’âge moyen des patients inclus était de 73 ans±8,2 contre 81 ans±8,3 pour les patients ayant refusé. Les principaux freins mentionnés par les patients étaient : l’accès à un ordinateur (n =16), le manque de connaissances liées à l’utilisation de l’outil numérique (n =6) et le refus de participer (n =19). Les scores IPAQ indiquent qu’au moment de la CS, les patients en télémédecine sont en moyenne plus actifs (+622 MET-min/semaine). Parmi les quatorze patients, seulement quatre n’atteignent pas les recommandations de l’OMS en matière d’AP. Enfin, les stades de comportement vis-à-vis de l’AP montrent que les patients en télémédecine sont en majorité dans l’action et le maintien.

    Conclusion

    Seuls 23 % des patients suivis dans le service d’urologie acceptent un suivi d’APA à l’aide de la télémédecine. L’âge, l’accès à ces outils informatiques et le défaut de connaissances les concernant restent les principales limites à l’adhésion de ces programmes. Des sessions d’accompagnement à la prise en main de ces outils pourraient permettre un meilleur développement de l’APA connectée.

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  • Évaluation in vitro des taux d’ablation avec Ho:YAG et TFL : influence de l’homogénéité de l’échantillon

    Résumé
    Objectifs

    L’étude in vitro de l’efficacité de la lithotripsie (LE) nécessite des échantillons de calculs artificiels ou humains(AS, HS, respectivement). Avec le développement de la pulvérisation lithiasique (dusting ), moins de HS ex vivo sont disponibles. Notre objectif était de comparer LE des lasers Thulium Fibré (TFL) et HolmiumYAG (HoYAG) et de définir le meilleur paramètre LE en fonction de l’homogénéité de l’AS.

    Méthodes

    Des AS homogènes et hétérogènes durs et tendres(Ho-AS, He-AS) ont été confectionnés pour reproduire des calculs d’oxalate de calcium monohydraté et d’acide urique, respectivement par brassage rapide ou lent de BegostonePlus (Bego) et d’eau distillée. Des fibres laser de 150 et 272μm, connectées à des générateurs TFL de 50W et HoYAG de 30W, ont comparés trois réglages pour le TFL : « fine dusting » (FD : 0,15J/100Hz) ; « dusting » (D : 0,5J/30Hz) « fragmentation » (Fr : 1J/15Hz) et deux pour HoYAG (D et Fr). Une émission laser en spirale de 20 secondes en contact avec les cubes Ho-AS et He-AS durs ou tendre, fut répétée quatre fois. Après émission, les échantillons étaient séchés, pesées et μ-scannées, pour mesurer les volumes d’ablation (AV) (Fig. 1).

    Résultats

    Dans le groupe He-AS, les VA en dusting étaient quatre et trois fois plus élevés avec le TFL par rapport à l’HoYAG contre AS durs et tendres (p <0,05). En fragmentation, les AV étaient deux fois plus élevés avec le TFL par rapport au HoYAG contre AS durs (p <0,05) et mous (p <0,05) (Tableau 1). Dans le groupe Ho-AS, des différences non significatives entre les groupes TFL-150μm, TFL-272μm et HoYAG ont été retrouvées. La corrélation poids–volume d’ablation (cAW-VA) était meilleure avec les Ho-AS par rapport aux He-AS (p <0,0001), et avec un AS dur qu’un AS tendre (Tableau 2). Si la LE peut être estimée par le poids pour des AS durs, cette approximation n’est pas cohérente pour les AS tendres.

    Conclusion

    Les VA du TFL étaient significativement supérieurs à ceux de l’Ho:YAG, en cas d’He-AS. Si l’approximation de LE par le poids est acceptable et moins coûteuse pour les Ho-SA et AS durs, le VA est plus précis pour apprécier la LE en cas de He-AS, ressemblant plus à des calculs humains.

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  • Expérience clinique initiale avec le laser thulium fibre « Fiber Dust » (Quanta System©) : 50 premiers cas

    Résumé
    Objectifs

    Si le laser Holmium:YAG reste à ce jour l’outil de référence pour la lithotritie endocorporelle, le laser Thulium Fibré (TFL) est actuellement évalué in vivo comme une alternative prometteuse. L’objectif était d’analyser l’efficacité, la sécurité et les paramètres laser du FiberDust™ (TFL, Quanta System©), pour la lithotritie laser au cours d’urétéroscopie souple (URSS) pour les calculs urétéraux et rénaux.

    Méthodes

    Ont été inclus prospectivement et consécutivement les 50 premiers patients de notre centre (10 calculs urétéraux et 40 calculs rénaux), opérés d’une URSS avec TFL-FiberDust (Quanta System©, Italie). Des fibres laser de 200μm et 150μm ont été utilisées. La taille du calcul (mm3), la densité du calcul, le temps d’activation du laser (LAT) et les réglages du laser ont été rapportés, de même que les taux d’ablation (mm3/s), Joules/mm3 et de puissance laser (W) pour chaque lithotripsie laser endocorporelle (LLE).

    Résultats

    Cinquante patients ont été inclus dans l’étude avec un âge médian de 54,5 (43–65) ans. Le volume médian des calculs était de 347 (147–1800) mm3 et 1125 (294–4000) mm3, avec une densité médiane de 900 (400–1500) UH et 950 (725–1125) pour les calculs urétéraux et rénaux, respectivement. L’énergie médiane était de 0,6 (0,5–1) J et 0,6 (0,5–0,9) J pour les calculs urétéraux et rénaux, respectivement. La fréquence médiane des calculs urétéraux était de 10 (10–20) Hz ; et pour les calculs rénaux, 15 (10–20) Hz (Tableau 1). Les J/mm3 médians étaient de 8,7 (4,8–65,2) pour les calculs urétéraux contre 14,3 (7,8–24,7) pour les calculs rénaux. Le taux d’ablation médian était de 0,3 (0,2–1,3) mm3/s pour les calculs urétéraux contre 0,7 (0,4–1,2) mm3/s pour les calculs rénaux. Il n’y avait aucune différence concernant les énergies, fréquences, puissances ou le LAT, les J/mm3 et taux d’ablation entre les deux groupes. Aucune complication liée au TFL n’a été rapporté (Tableau 2).

    Conclusion

    Le laser TFL-FiberDust est sûr et efficace pour la lithotripsie des calculs rénaux et urétéraux, en utilisant différents réglages selon le type de calcul et la localisation sans complications peropératoires spécifiques. Une étude comparatives entre différents TFL et Ho:YAG est nécessaire pour confirmer ces résultats.

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  • Comparaison de l’efficacité et les complications des urétérorénoscopies pour calcul entre sédation et anesthésie générale

    Résumé
    Objectifs

    Les études évaluant les résultats d’urétérorénoscopies (URS) sous sédation en alternative à l’anesthésie générale (AG) concernaient le plus souvent les calculs de l’uretère distal. L’objectif principal de cette étude est de comparer, pour tout calcul, le taux de patients stone free entre ceux ayant eu une URS sous sédation versus AG. L’objectif secondaire est de comparer le taux de complications entre les deux méthodes.

    Méthodes

    Une étude rétrospective comparative monocentrique a été menée incluant toutes les URS pour calcul consécutives de janvier à juin 2019 et de janvier à juin 2021. Le statut stone free (SF) était défini comme l’absence de calcul ou de fragment>4mm après la première URS. Les taux de complications étaient évalués selon les classifications SATAVA et Clavien–Dindo. Les analyses statistiques étaient réalisées par test du Chi2.

    Résultats

    Cent quatre-vingt-cinq patients ont été inclus pour un total de 206 URS. Quatre-vingt-deux ont bénéficié d’une AG et 103 d’une sédation. Cent cinquante patients avaient au moins un calcul intrarénal. Le taux de SF était similaire dans les deux groupes (67 % groupe AG, 69 % groupe sédation, p =0,912). Ce taux était similaire dans les deux groupes pour toutes les localisations des calculs (p >0,05). Les taux de complications grade I, IIa et IIb de SATAVA étaient de 6 %, 6 % et 1 % dans le groupe AG et de 6 %, 1 % et 3 % dans le groupe sédation respectivement (p =0,214). Les taux de complications grade I, II, III et IV de Clavien–Dindo étaient de 7 %, 4 %, 0 % et 2 % dans le groupe AG et de 6 %, 4 %, 1 % et 4 % dans le groupe sédation respectivement (p =0,928) (Tableau 1).

    Conclusion

    Notre étude a montré une efficacité similaire entre URS sous sédation et AG, quelle que soit la localisation du calcul. L’URS sous sédation apparaît aussi sûre que sous AG. Nos résultats confirment l’intérêt de la procédure de sédation notamment dans le cadre de la chirurgie ambulatoire.

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  • Risque et efficacité laser durant une lithotritie endocorporelle avec les lasers Holmium:YAG et Thulium Fibre : une étude in vitro

    Résumé
    Objectifs

    La lithotritie laser est la technique de fragmentation de référence au cours d’une urétéroscopie rigide ou souple. Les objectifs de cette étude in vitro étaient d’évaluer le risque de lésion thermique et l’efficacité laser à haute fréquence et à haute énergie et sa combinaison entre les mains d’urologues débutants et expérimentés avec les laser HolmiumYAG (Ho:YAG) et Thulium Fibré (TFL).

    Méthodes

    Un Cyber:Ho 150 WTM et Fiber Dust TFL (Quanta System©) avec des fibres laser de 200μm de diamètre ont été utilisés dans un modèle urétéral salin in vitro. Chaque participant (5 juniors – 5 assistants) a effectué 32 séances de lithotritie laser de 5minutes (calculs artificiels de 125mm3, BegoStonesTM©), comparant quatre modes (3J/5Hz [1,5W], 0,3J/20Hz [6W], 1,2J/5Hz [6W] et 1,2J/20Hz [24W]). Les urétéroscopes souples numériques et à fibre optique ont également été comparés, de même que l’utilisation d’une fibre sectionné (TTC) ou pointe transparente laissée en place (TT). Les lésions urétérales ont été classées (échelle 0–5) en fonction des brûlures et des perforations observés à la surface du modèle urétéral synthétique (Fig. 1).

    Résultats

    Pour les deux lasers, des lésions urétérales plus importantes ont été observées dans le groupe 24W (p =0,006) et chez les urologues juniors (p =0,03) (Tableau 1). Entre les groupes 6W, différents types de lésions étaient rapportés et l’urologue junior réalisait plus de lésions en haute fréquence, à la fois pour l’Ho:YAG (p =0,05) et TFL (p =0,04). Le réglage haute puissance (24W) était associé à une énergie délivrée plus élevée et à des taux d’ablation plus élevés dans les deux lasers (p <0,001). Quels que soient les paramètres, un taux d’ablation plus élevé a été observé avec le TFL par rapport à l’Ho:YAG (0,5 Δmg/s±0,33 vs 0,39 Δmg/s±0,31, p =0,002). Un taux d’ablation moyen plus élevé étaient retrouvé avec TTC par rapport à TT (p =0,03) avec TFL (Tableau 2).

    Conclusion

    L’utilisation de la haute puissance est associée à un taux d’ablation plus élevé et peut réduire le temps opératoire, avec cependant plus de lésions urétérales observées. De même, plus de lésions thermiques liés à l’impact du laser sont observées avec des réglages à haute fréquence et dans des mains inexpérimentées.

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  • Évaluation de la douleur postopératoire et de la satisfaction des patients après l’urétéroscopie (URS) sans utilisation systématique d’un cathéter à double J

    Résumé
    Objectifs

    La mise en place systématique du cathéter urétéral JJ après avoir effectué l’URS est une pratique standard rapportée dans de nombreuses séries publiées malgré l’augmentation de la morbidité associée. Il n’existe pas de données dans la littérature sur la douleur et la satisfaction des patients après la technique dite « sans jj ». L’objectif de cette étude était d’évaluer la douleur postopératoire et de la satisfaction des patients après l’acte.

    Méthodes

    Étude observationnelle prospective incluant les patients opérés par URS avec lithofragmentation sans mise en place d’une JJ entre janvier 2020 et décembre 2021. Nous avons examiné les caractéristiques radiologiques des calculs : la taille, la localisation et la densité. L’ensemble des caractéristiques préopératoires des patients ont été enregistré (la durée opératoire, le taux de fragment résiduels en fin d’intervention). Le taux de complications et de réintervention ont été aussi notés. Après l’intervention, la douleur rapportée par les patients a été codée à l’aide d’une échelle visuelle analogue (EVA) à 24 heures, à 7 jours et à 30 jours après le geste. Les traitements analgésiques ont été notés. Pour le registre des complications chirurgicales, nous avons utilisé la classification Clavien–Dindo.

    Résultats

    Quarante-deux patients, 59,52 % des hommes (25 hommes et 17 femmes) avec un âge moyen de 49±15 ans, un IMC<25 chez 32,43 % (n =12), l’ASA I-II chez 90,47 % (n =38) et l’absence de cathéter avant l’URS chez 64,28 % (n =27). Pour les caractéristiques des calculs : un calcul unilatéral (66,67 %, n =28), de l’uretère gauche (80,95 %, n =34), une localisation distale (73,80 %, n =31) avec une taille moyenne des calculs de 15,4±0,9mm.

    L’absence ou une douleur légère à modérée (EVA<5) à 24h, à 7j et à 30j déclarée respectivement chez 80,95 % (n =34), 83,33 % (n =35) et 100 % de la population. Le pic de douleurs et de consommation d’antalgiques était noté à la 5e heure postopératoire suivi d’une décroissance rapide, les patients étant sous antalgiques simples. De plus, tous les patients sont satisfaits de la procédure. Pour les complications postopératoires, un seul patient qui a été admis pour une fièvre à 72h (Clavien II) (Tableau 1). D’un point de vue économique, la technique sans JJ pourrait permettre de réduire le coût lié au matériel (moins de drainage postopératoire) sans impacter les résultats chirurgicaux.

    Conclusion

    Le non-placement systématique du cathéter JJ après une URS est un processus sûr et efficace, réduisant la morbidité associée à la procédure. C’est une technique efficace avec une morbidité réduite, notre étude confirme que les douleurs engendrées par cette technique sont peu importante et régressent rapidement.

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  • Traitement endourologique des calculs du haut appareil urinaire de 10–20 mm : étude comparative entre l’URSS et la MNLPC

    Résumé
    Objectifs

    Les études comparant l’efficacité et la morbidité des techniques endourologiques, à savoir l’URSS et la NLPC, dans le traitement de la lithiase urinaire, sont peu nombreuses et leurs résultats fluctuent d’un travail à l’autre, d’autant plus qu’elles sont en perpétuelle innovation. Le but de ce travail est de comparer leurs efficacité et sécurité dans le traitement des calculs du HAU de 10 à 20mm.

    Méthodes

    Il s’agit d’une étude rétrospective comparative portant sur une période de 6 ans, allant du janvier 2016 au décembre 2021, colligeant toutes les procédures d’URSS et de mNLPC réalisées pour traiter des calculs du HAU de 10 à 20mm. Pour chaque procédure, Les caractéristiques des patients, de leur maladie lithiasique et de l’acte opératoire ont été collectées. Les patients ont été répartis en deux groupes selon la procédure effectuée et une analyse statistique a été faite. L’efficacité et la sécurité de chaque technique ont été jugées, principalement, sur le SFR et les complications postopératoires selon Clavien–Dindo.

    Résultats

    Cette étude a inclus 151 patients qui ont eu 93 URSS et 65 mNLPC. La taille lithiasique moyenne était comparable entre les deux groupes (17±2mm et 18±2mm respectivement pour URSS et mNLPC, p =0,11). Les localisations multiples étaient plus fréquentes dans le groupe URSS (66 % vs 5 %, p <0,001). Le SFR à 1 mois était plus élevé dans le groupe URSS sans être statistiquement significatif (77 % vs 75,7 %, p =0,49). À 6 mois, ce SFR s’est élevé dans le groupe mNLPC à 84,3 % avec plus de recours à des interventions complémentaires (22,8 % vs 16 %, p =0,32). Le taux de complications postopératoires était plus élevé dans les mNLPC (34,3 % vs 13 %, p =0,001). Moins de complications de faible grade (13 % contre 28,6 %, p =0,001) et aucune complication de haut grade n’a été retrouvé après URSS (Tableau 1, Tableau 2).

    Conclusion

    Les deux techniques endourologiques sont, à ce jour, les principales options à même de traiter efficacement les calculs de 10 à 20mm. L’URSS a prouvé une bonne sécurité avec une durée opératoire et de séjour réduite. Compte tenu du concept « Cost–Effect », le coût de ces techniques doit être évalué surtout dans l’ère des urétéroscopes à usage unique.

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    Progrès FMC, 2022, , 32, i

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  • Comparaison de la survie globale à 4 ans des patients ayant un cancer de la prostate métastatique synchrone ou métachrone issus d’une étude « en vie réelle »

    Résumé
    Objectifs

    Le pronostic des patients présentant un cancer de la prostate métastatique (CapM) synchrone semble plus sombre que celui des CapM métachrones. Cependant, ce critère est rarement pris en considération lors de la conception des essais cliniques en dehors d’analyses en sous-groupes de faibles effectifs. L’objectif de cette étude était de comparer la survie globale à 4 ans du diagnostic de CapM dans ces deux populations.

    Méthodes

    Les patients présentant un CapM synchrone ou métachrone diagnostiqués en 2018 ont été évalués dans une étude publiée de vraie vie à partir des «RCP sentinelles» de l’AFU intégrant 39 centres français. Ces populations ont été comparées sur leur présentation clinique, leur volume métastatique et le traitement instauré. Les données de survie globale de cette même cohorte ont été colligées à partir des registres nationaux de décès. Les survies globales de ces deux populations ont été comparées par un test du log rank et une régression de COX a été réalisée afin de mettre en évidence les facteurs de risque de décès.

    Résultats

    En 2018, 780 patients dont 372 patients métastatiques métachrones (MM) et 408 patients métastatiques synchrones (MS) avaient été inclus (Tableau 1). Les données de survie globale ont été obtenues pour 780 patients (372 MM et 408 MS).

    Le suivi médian était de 41,8 mois. Les médianes de survie n’étaient pas atteintes dans les deux populations avec 158 décès dénombrés chez les patients MM (42,5 %) et 180 (44,1 %) sans différence statistiquement significative (Fig. 1). En analyse multivariée, la douleur apparaissait comme un facteur de risque indépendant de décès dans la population MM tandis que dans la population MS, l’ECOG, l’âge et la présence d’au moins 5 lésions osseuses apparaissaient comme des facteurs de risque indépendants de décès (Tableau 2).

    Conclusion

    Avec 4 ans de recul, aucune différence sur la survie globale n’a été mise en évidence chez les patients MM et MS avec cependant des facteurs de risques de décès différents dans ces deux populations.

    Les données sur la survie spécifique et le délai de résistance à la castration sont en cours de récupération mais seront disponibles lors du congrès.

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  • Estimation des survies globale et sans progression des patients afro-caribéens atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration

    Résumé
    Objectifs

    Plusieurs études dans la population caucasienne ont montré le bénéfice de l’utilisation du docétaxel, de l’abiratérone ou de l’enzalutamide chez les patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm). Cependant, il existe peu de données pour les hommes d’ascendance africaine. L’objectif de cette étude était d’estimer la survie globale et sans progression des patients au stade CPRCm.

    Méthodes

    Étude rétrospective monocentrique qui porte sur 211 hommes consécutifs atteints d’un CPRCm entre le 1er juin 2009 et le 31 août 2020. Pour les analyses, 180 patients ont été inclus car 31 ont été exclus pour données manquantes. Le critère d’évaluation principal était la survie globale (SG). Le critère d’évaluation secondaire était la survie sans progression (SSP). Une analyse de survie de Kaplan–Meier et une analyse des risques proportionnels de Cox ont été effectuées.

    Résultats

    Quel que soit le traitement administré en première ligne, il n’existe pas de différence en survie globale (test Log Rank=0,73) avec un suivi médian de 20,7 mois (Fig. 1). Les hommes atteints d’un CPRCm ayant reçu une hormonothérapie (abiratérone ou enzalutamide) ont eu une meilleure survie sans progression que les patients ayant reçu du docétaxel (test du log Rank=0,004), avec une tendance en faveur de l’abiratérone IC 95 % [0,33–0,84] (p =0,0133) (Fig. 2). Quel que soit le traitement administré en première ligne, les caractéristiques des patients étaient similaires sauf pour les lésions osseuses (p =0,04). Après analyse univariée puis multivariée, seul le statut OMS et les métastases au moment du diagnostic étaient significativement associés à la progression.

    Conclusion

    Le docétaxel, l’abiratérone et l’enzalutamide améliorent la survie globale et sans progression des patients au stade CPRCm. Nos résultats suggèrent l’utilisation de l’hormonothérapie (abiratérone ou enzalutamide) avec une tendance pour l’abiratérone en première intention pour les hommes d’ascendance africaine au stade CPRCm.

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  • L’intensification du traitement du cancer de la prostate métastatique hormonosensible (MHSPC) est devenue un standard de prise en charge en France (étude profile)

    Résumé
    Objectifs

    L’étude PROFILE avait pour objectifs de décrire de manière rétrospective les caractéristiques d’une population de patients mHSPC traités par les différents spécialistes médicaux impliqués (urologues, oncologues, onco-radiothérapeutes) et de décrire les pratiques de prise en charge en fonction du profil patient.

    Méthodes

    Entre novembre 2020 et mai 2021, 45 investigateurs (27 oncologues, 10 urologues et 8 radiothérapeutes) répartis dans 45 centres français ont inclus de manière rétrospective 416 patients. Les patients inclus étaient des patients adultes atteints de cancer de la prostate mHSPC diagnostiqués métastatiques « de novo » (synchrones) ou après progression à partir d’un stade localisé ou localement avancé (métachrones). Les méthodes diagnostiques, les caractéristiques de cette population ainsi que les stratégies de prise en charge ont ensuite été étudiées. Les sous-groupes des patients synchrones et métachrones ont été comparés.

    Résultats

    L’étude PROFILE décrit les caractéristiques des patients mHSPC et des pratiques de prise en charge en France. Les caractéristiques de la population constituée de patients synchrones (76 %) et de patients métachrones (24 %), sont décrites dans le Tableau 1. Lors de la prise en charge, 9 % des patients n’étaient pas concernés par la castration. Une intensification du traitement systémique par hormonothérapie nouvelle génération (HTNG) a été prescrite chez une majorité de patients synchrones et métachrones (67 % et 62 %, respectivement). L’intensification par chimiothérapie est beaucoup moins fréquente (12 % et 2 % des patients, respectivement). Par ailleurs, la radiothérapie de la tumeur primitive associée aux traitements systémiques, est plus fréquente chez les individus synchrones (12 % en association avec la castration et 9 % en association avec la castration, HTNG et la chimiothérapie) (Fig. 1).

    Conclusion

    L’étude PROFILE a permis d’identifier le profil des patients des différents sous-groupes (synchrones et métachrones). Cette étude montre également qu’en accord avec les guidelines internationales et françaises actuelles, (1) l’intensification thérapeutique par HTNG et chimiothérapie, devient un standard de traitement au stade mHSPC, (2) la prescription de la radiothérapie de la tumeur primitive est plus fréquente chez les patients synchrones.

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  • Une qualité d’IRM insuffisante (PI-QUAL

    Prog Urol, 2014, 24, 12, 723-732

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