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    Numéro 6- Volume 32- pp. 401-480 (Mai 2022)

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    • Néphrolithotomie percutanée chez les patients neurologiques : efficacité et morbidité à long terme

      Résumé
      Introduction

      Évaluer l’efficacité et la morbidité de la néphrolithotomie percutanée (NLPC) dans le traitement des calculs rénaux chez les patients présentant des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique.

      Matériel et méthodes

      Étude rétrospective, monocentrique, incluant tous les patients neurologiques opérés d’une NLPC entre 2005 et 2017. Les données cliniques préopératoires, périopératoires et postopératoires (succès et morbidité) ont été recueillies à partir des dossiers des patients. Le succès était défini par l’absence de fragment résiduel (FR), à l’imagerie ou à l’endoscopie peropératoire. L’efficacité partielle était définie par la présence de FR≤4mm. Les complications précoces étaient rapportées selon la classification de Clavien-Dindo.

      Résultats

      Au total, 53 NLPC ont été réalisées, chez 35 patients, majoritairement avec lésion médullaire. Les taux de succès et d’efficacité partielle étaient de 66,0 % et 71,7 % respectivement. Le taux d’échec était corrélé à l’augmentation de charge en calcul (p =0,03), à l’augmentation de la taille du plus volumineux calcul (p =0,02), et à la présence de calculs complexes (p <0,02). Le taux de complications précoces était 41,5 %, avec 27,3 % de majeures, majoritairement septiques, et hémorragiques. Le taux de retraitement dans les 3 ans était de 41,5 %.

      Conclusion

      Chez les patients neurologiques, la NLPC permet un taux de succès important, avec néanmoins un taux de retraitement et de complications infectieuses non négligeables. La NLPC reste cependant une intervention de choix dans cette population, notamment pour les calculs supérieurs à 20mm, permettant un taux de succès plus important que l’urétérorénoscopie, et un plus faible taux de retraitement.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Néphrolithotomie percutanée chez les patients neurologiques : efficacité et morbidité à long terme

      Summary
      Introduction

      To assess the efficacy and morbidity of percutaneous nephrolithotomy (PNLT) in the treatment of renal stones in patients with neurogenic lower urinary tract dysfunction (NLUTD).

      Methods

      Retrospective, monocentric study including all patients with NLUTD who had undergone PNLT between 2005 and 2017. Pre-operative clinical data (neurological condition, voiding mode, preoperative urine culture…), peri-operative and post-operative data (success and morbidity) were collected from the patients’ charts. Success was defined by the absence of residual fragment (RF), on imaging or intraoperative endoscopy. Partial efficacy was defined by the presence of RF lower than 4mm. Early complications were reported according to the Clavien-Dindo classification.

      Results

      In all, 53 PNLTs were performed, in 35 patients, mostly with spinal cord injury. The success and partial efficacy rates were 66.0% and 71.7% respectively. The failure rate was correlated with increased stone burden (P =0.03), increased size of the largest stone (P =0.02), and the presence of complex stones (P <0.02). The rate of early complications was 41.5%, with 27.3% major, mostly septic, and bleeding. The retreatment rate within 3 years was 41.5%.

      Conclusion

      In patients with NLUTD, PNLT allows a high success rate, but with a significant rate of retreatment and infectious complications. However, NLPC remains the gold standard in this population, especially for renal stones larger 20mm, allowing a higher success rate than ureteroscopy and a lower retreatment rate.

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    • À quelle vitesse peut-on traiter un calcul complexe en mini-percutané ?

      Résumé
      Objectifs

      La connaissance du temps de traitement d’un calcul est importante pour la programmation opératoire. Elle dépend du temps d’installation, du temps d’accès rénal et de la vitesse de fragmentation. L’objectif principal de l’étude est de calculer la vitesse de traitement des calculs complexes par la technique de mini-néphrolithotomie percutanée (mini-NLPC).

      Population et méthodes

      Une étude prospective monocentrique a été réalisée entre novembre 2019 et octobre 2020. Les patients traités par mini-NLPC et avec un résultat sans fragment ont été inclus. Le volume des calculs était mesuré grâce à un logiciel de reconstruction 3D et le temps opératoire était différencié en temps d’installation, temps d’accès rénal et temps de fragmentation.

      Résultats

      Sur les 36 patients traités par technique percutanée, 20 patients ont été inclus. Le volume 3D médian des calculs était de 4145 mm3 (2211–6998). Le durée médiane du temps d’intervention était de 104,5min (80–125). La vitesse de fragmentation médiane était de 48,2 mm3min−1 (30,2–62,5) en prenant en compte la durée totale de l’intervention et de 110,4 mm3min−1 (85,3–126,5) en prenant en compte uniquement la durée de fragmentation.

      Conclusion

      La vitesse de traitement pour les calculs complexes était de 48,2 mm3min−1 (30,2–62,5) en prenant en compte l’ensemble des différents temps opératoire. Il serait intéressant de comparer ces résultats à celui de l’urétéroscopie avec la même méthodologie.

      Niveau de preuve

      C.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      À quelle vitesse peut-on traiter un calcul complexe en mini-percutané ?

      Summary
      Objectives

      Knowing the treatment's time of a complex stone is important for operating programming. It depends on the installation time, renal access time and the rate of fragmentation. The main objective of the study is to calculate the processing speed of complex stones by the percutaneous mini-nephrolithotomy (mini-NLPC) technique.

      Population and methods

      A prospective single-center study was carried out between November 2019 and October 2020. Patients treated with mini-NLPC and with a result without fragment were included. The stone volume was measured using 3D reconstruction software and the operating time was differentiated into installation time, renal access time and fragmentation time.

      Results

      Of the 36 patients treated by the percutaneous technique, 20 patients were included. The median 3D volume of the stones was 4145 mm3 (2211–6998). The median duration of the intervention time was 104.5min (80–125). The fragmentation speed was 48.2 mm3min−1 (30.2–62.5) taking into account the total duration of the intervention and 110.4 mm3min−1 (85.3–126.5) in taking into account only the duration of fragmentation.

      Conclusion

      The fragmentation speed for complex stones was 48.2 mm3min−1 (30.2–62.5) taking into account all the different operating times. It would be interesting to compare these results with that of ureteroscopy with the same methodology.

      Level of proof

      C.

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    • The safety of continued low dose aspirin therapy during Complete Supine Percutaneous Nephrolithotomy (csPCNL)

      Résumé
      Objectif

      L’utilisation des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires chez les patients présentant des comorbidités cardiovasculaires et médicales est courante. En raison de la nature hyper vascularisée du rein, la prise d’aspirine est le plus souvent arrêtée avant un geste de néphrolithotomie percutanée (NLPC). L’objectif de cette étude est d’évaluer les impacts du maintien de l’aspirine à faible dose dans la NLPC en position de décubitus dorsal complet (DDC).

      Matériel et méthodes

      Les dossiers de 643 patients qui suivaient un traitement par aspirine et qui ont eu une NLPC en DDC entre 2012 et 2018 ont été analysés. Les résultats chirurgicaux et les complications ont été comparés entre les patients qui ont vu leur traitement maintenu pour le geste (groupe A) et ceux interrompu (groupe B).

      Résultats

      Sur les 643 NLPC en DDC, 40 (6 %) ont été réalisées chez des patients du groupe A et les 603 (94 %) autres cas appartenaient au groupe B. Les différences entre l’âge moyen des groupes étaient statistiquement significatives (60,08±9,45, groupe A et 48,66±12,32, groupe B) (p <0,001). Trente-neuf (97,5 %) des patients du groupe A et 548 (90,9 %) du groupe B étaient sans fragment résiduel (p =0,118). Il n’y avait pas non plus de différence significative entre les deux groupes en terme de temps opératoire moyen (43,20±21,37 et 44,83±16,83min; p =0,561) ni de complications. Une analyse multivariée a montré que l’utilisation d’aspirine périopératoire n’était pas un prédicteur significatif facteur prédictif significatif de transfusion, de baisse d’Hb, de temps opératoire et d’autres complications.

      Conclusions

      Le maintien d’un traitement par aspirine ne semble pas augmenter le risque de saignement, de transfusion et d’autres complications. Par conséquent, la poursuite de l’aspirine pour un geste de NLPC en DDC semble être sans danger au sein d’une équipe expérimentée.

      Niveau de preuve

      3.

      The safety of continued low dose aspirin therapy during Complete Supine Percutaneous Nephrolithotomy (csPCNL)

      Summary
      Objective

      Using anticoagulants and antiplatelet drugs in patients with cardiovascular and medical comorbidities is prevalent. Because of hyper vascular nature of kidney, physicians tend to stop using aspirin before percutaneous nephrolithotomy (PCNL). We have shown the effects of remaining on low dose aspirin in complete supine PCNL (csPCNL).

      Material and methods

      The records of 643 patients who underwent csPCNL between 2012 and 2018 were analyzed. Surgical outcomes and complications of patients who were on aspirin therapy and continued it daily (group A) were compared with those not taking aspirin (group B).

      Results

      Of the 643 csPCNLs, 40 (6%) were performed in patients of group A and the rest of 603 (94%) cases were in group B. The differences between the mean age of groups were statistically significant (60.08±9.45, group A and 48.66±12.32, group B) (P <0.001). Thirty-nine (97.5%) of patients in group A and 548 (90.9%) of group B were stone free by the end of the study which was not statistically significant (P =0.118). The mean operative time between groups A and B (43.20±21.37 and 44.83±16.83, respectively) was not considered significant (P =0.561). There was also no significant difference between 2 groups in any types of complications. Multivariate analysis showed that, perioperative aspirin use was not a significant predictor of transfusion, Hb drop, operative time and other complications.

      Conclusions

      Remaining on aspirin does not increase the risk of bleeding, transfusionand other complications. Consequently, continuing aspirin prioperatively in csPCNL appears safe. There is no fear for continuing aspirin in csPCNL.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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    • Is YouTube™ a reliable source for patient information about Holmium Laser Enucleation of Prostate?

      Résumé
      Introduction

      Avant chirurgie, le consentement éclairé du patient est indispensable. YouTube™, comme de nombreux réseaux sociaux, est devenu un moyen d’information majeur pour la population. Cependant, la fiabilité des informations y est discutable car le partage de vidéos n’est soumis qu’à un contrôle de sécurité et non de qualité. Notre objectif était d’évaluer la qualité de l’information disponible pour les patients sur YouTube™ concernant le HoLEP.

      Méthodes

      Il s’agit d’une étude descriptive. Nous avons passé en revue 472 vidéos répondant au terme HoLEP” sur YouTube™ le 24/12/2020. Trente-cinq videos répondaient aux critères d’inclusion. Pour évaluer la qualité de l’information fournie dans les vidéos sélectionnées, la fiche d’information patient de l’Association Française d’Urologie (AFU) a été utilisée pour créer une liste de 31 items classés en 4 thèmes : anatomie et physiopathologie (6 items), technique et préparation péri-opératoire (10 items), suites habituelles (10 items) et complications (5 items). Pour chaque item de la liste prédéfinie, les informations correctes, manquantes et incorrectes ont été notées respectivement 1,0 et -1.

      Résultats

      La durée moyenne des vidéos était de 6’06”±7’03” [00’20”;31’30”], avec un nombre moyen de vues de 5279±17 821 [8;87 354]. Les informations fournies étaient écrites et orales dans 51,4 % des cas, orales uniquement dans 34,3 % des cas et écrites uniquement dans 14,3 % des cas. Concernant le support de l’information, 22,9 % des vidéos montraient des séquences de chirurgie, 40 % montraient des animations, et 62 % impliquaient un médecin directement. Seule une vidéo (2,8 %) a obtenu un score supérieur à 80 %, et 7 vidéos (20 %) ont obtenu un score inférieur à 20 %. La meilleure vidéo a obtenu un score total de 81 % avec seulement 6 items non mentionnés sur 31. La majorité des vidéos était gradée « excellent » pour « anatomie et physiopathologie », « acceptable » pour « technique et préparation péri-opératoire », et « médiocre » pour « suites habituelles » et « complications ».

      Conclusion

      L’information disponible sur YouTube™ concernant le HoLEP n’était pas de qualité suffisante pour permettre aux patients de donner un consentement éclairé. Il incombe aux chirurgiens de prodiguer une information la plus complète possible, et d’orienter les patients vers des sources fiables. Il serait judicieux, devant l’essor actuel des réseaux sociaux, que des sociétés savantes proposent un format vidéo d’information patient.

      Niveau de preuve

      5.

      Is YouTube™ a reliable source for patient information about Holmium Laser Enucleation of Prostate?

      Summary
      Objectives

      Prior to benign prostate surgery, the patient's informed consent is mandatory. Among the multiple source of information for patients, social networks are very popular, but the quality of information delivered is unknown. The aim of this study was to evaluate the quality of the information freely available for patients on YouTube™ regarding HoLEP.

      Materials and methods

      The term “HOLEP” was searched on YouTube™ on December 24, 2020. Videos that were not in English, French or Arabic, specifically destined to the medical community, with no written or oral comment, patient testimonials, pure surgical technique or had content unrelated to HoLEP were excluded from the study. The patient information sheet by the French Urology Association (AFU) was used to create a list of 31 items classified into 4 categories as follows: anatomy and pathophysiology (6 items), technique and perioperative preparation (10 items), usual outcomes (10 items) and complications (5 items). For each item on the predefined list, correct, missing and incorrect information were rated respectively 1, 0 and -1.

      Results

      Thirty-five videos met the inclusion criteria. Their average length was 6’06”±7’03” [00’20”; 31’30”], with an average number of views of 5279±17,821 [8; 87,354]. The information provided on the videos was written and oral, oral-only and written-only in 51%, 34% and 14% of cases, respectively. 23% of the videos showed surgery sequences, 40% animations and 62% a doctor speaking. Only one video had a quality score greater than 80% and 7 videos got a score below 20%.

      Conclusion

      The information about HoLEP on YouTube™ seemed not of sufficiently high quality to allow patients to make informed decisions, and was occasionally misleading. Surgeons still have the duty to give the best quality information, and may point patients towards adequate sources of information, especially those delivered by national and international professional societies.

      Level of evidence

      5.

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    • Évaluation de la prise en charge des patients sous sondage intermittent propre par les médecins généralistes

      Résumé
      Introduction

      Le sondage intermittent propre (SIP) constitue le mode mictionnel de référence dans les troubles vésicosphinctériens qu’ils soient d’origine neurologique ou non. Le but de cette étude est d’évaluer les connaissances théoriques et pratiques des médecins généralistes sur le SIP.

      Matériel

      Étude prospective observationnelle (questionnaire anonyme en ligne) réalisée auprès de 224 médecins généralistes entre mars et avril 2020. Chaque médecin devait remplir un questionnaire portant sur la définition du SIP, les indications, les modalités de réalisation, les indications d’un examen cytobactériologique des urines et de l’antibiothérapie et les complications de ce mode de drainage.

      Résultats

      Une définition exacte du SIP a été donnée par seulement 18,3 % des médecins. Concernant l’intérêt du SIP, 67,9 % ont répondu qu’il permet de protéger le haut appareil urinaire et 37,1 % qu’il permet de prévenir les infections urinaires. Cinquante-deux pour cent des médecins ne connaissaient pas la fréquence nécessaire des SIP par jour. Des gants stériles étaient nécessaires pour la réalisation du SIP pour 58 % des médecins et un antiseptique pour 57,1 %. L’infection était considérée comme la principale complication du SIP par 87,1 % des médecins et 35,7 % demandaient un examen cytobactériologique des urines systématiques pour ces patients. Devant une bactériurie asymptomatique 65,6 % prescrivaient une antibiothérapie.

      Conclusion

      Le SIP doit être mieux connu par les médecins généralistes qui ont besoin de formations complémentaires sur son rôle, ses indications, ses modalités et la conduite à tenir devant une colonisation ou une infection urinaire pour améliorer la prise en charge de ces patients.

      Niveau de preuve

      2.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation de la prise en charge des patients sous sondage intermittent propre par les médecins généralistes

      Summary
      Introduction

      Clean Intermittent Catheterization (CIC) is the method of choice for bladder emptying in patients having bladder emptying disorders, acquired or pharmacologically induced, whether it is neurologically related or not. The aim of this study is to assess the theoretical and practical knowledge of general practitioners (GP) on CIC.

      Materials

      Observational prospective study (anonymous online questionnaire) was conducted with 224 GP between March and April 2020. Each physician had to complete a questionnaire about the definition of CIC, its indications and usage, the indications of urine culture, antibiotic therapy, and the complications of this method of drainage.

      Results

      Only 18.3% of GP that took part in the study gave an exact definition of CIC. As to the importance of it, 67.9% responded that it protects the upper urinary tract and 37.1% that it prevents urinary tract infections (UTI). Fifty-two per cent of physicians were unaware of the regular frequency at which it should carry out a day. Fifty eight percent prescribed sterile gloves and 57.1% an antiseptic. UTI was considered as the main complication of CIC by 87.1% of physicians and 35.7% requested a systematic urine culture for patients under CIC. For patients with an asymptomatic bacteriuria, 65.6% of GP prescribed antibiotic therapy.

      Conclusion

      GP need to improve their knowledge of SIP, its framework, indications, modalities, and the way to deal with colonization or urinary tract infection. This will improve the management of impacted patients.

      Level of evidence

      2.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2022, 6, 32, i

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    • Perioperative results of radical cystectomy after neoadjuvant chemotherapy according to the implementation of ERAS pathway

      Résumé
      Background

      La prise en charge actuelle de référence de tumeurs de vessie infiltrant le muscle repose sur l’administration d’une chimiothérapie néoadjuvante suivie d’une cystectomie totale. L’implémentation d’un protocole de Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie (RAAC) pourrait être réduire la morbidité périopératoire.

      Objectif

      L’objectif de l’étude était de comparer les résultats périopératoires de la cystectomie après chimiothérapie néoadjuvante en fonction de l’application d’un protocole de RAAC.

      Matériels et méthodes

      Tous les patients pris en charge par CNA et cystectomie pour une tumeur de vessie invasive du muscle dans un centre entre 2016 et 2020 ont été revus rétrospectivement. Le protocole de RAAC suivait les recommandations de l’AFU et a débuté en juin 2018. Les patients post-RAAC ont été inclus dans la base de données prospective GRACE audit. Les résultats périopératoires des patients pré- et post-RAAC ont été comparés (durée d’intervention, perte sanguine, transfusion, durée d’hospitalisation, complications selon Clavien–Dindo, résultats anatomopathologiques). Les analyses ont été réalisées avec le logiciel R studio.

      Résultats

      Au total, 79 patients ont été inclus, 50 patients pré-RAAC et 29 patients RAAC. L’âge médian était de 66 ans dans la population RAAC et pré-RAAC. Le score de Charlson médian était de 4,66 dans le groupe RAAC vs 4,35 dans le groupe pré-RAAC. La médiane de séjour était de 19j vs 12j (p <0,001) en faveur du groupe RAAC. Il n’a pas été observé de différence significative entre les groupes pour le taux de complications des tous grades confondus (77 % vs 65 %, p =0,4). En revanche, le taux de complications>Clavien 2 était très significativement inférieur dans le groupe RAAC (65 % vs 28 %, p =0,004). Le taux de transfusion dans le groupe était de 44,4 % vs 66 % dans le groupe pré-RAAC (p =0,119). Le taux de présence de marges positive sur la pièce opératoire était de 3,6 % dans le groupe RAAC vs 12 % (p =0,403). Pour les patients inclus dans le protocole RAAC, une médiane de 19 critères GRACE sur 24 ont été remplis.

      Conclusion

      L’application d’un programme de RAAC après chimiothérapie néoadjuvante a permis de réduire de façon significative la durée de séjour et les complications postopératoires. Une sur déclaration des évènements peu graves n’est pas a exclure du fait du caractère prospectif du recueil après RAAC. L’efficacité du protocole repose sur une application large des critères de recommandation.

      Perioperative results of radical cystectomy after neoadjuvant chemotherapy according to the implementation of ERAS pathway

      Summary
      Background

      The effect of ERAS protocols in a population of radical cystectomy (RC) patients fit for neoadjuvant chemotherapy has not been specifically explored.

      Objective

      To compare perioperative outcomes of open RC according to the application of an ERAS protocol in a population of patients treated by cisplatin-based NAC.

      Methods

      All consecutive patients treated by NAC and RC between 2016 and 2019 were included. The ERAS pathway was implemented in June 2018 and followed the EAU recommendations. All data were prospectively collected. Patients’ characteristics, operative outcomes, length of stay (LOS), complication rate according to Clavien–Dindo and pathological results were compared between pre- and post-ERAS. Statistical analysis was performed using R.

      Results

      In total, 79 patients were included, 29 in the ERAS group and 50 in the non-ERAS group. A median number of 19 out of 22 ERAS criteria were followed. Mean number of NAC cycles was 4.45 vs. 4.79 in the pre- and post-ERAS groups respectively (P =0.24). Median time between NAC and RC was 3.8months. Thirty-eight percent vs. 48% of patients received an ileal neobladder in the pre- and post-ERAS group respectively (P =0.51). No differences were observed regarding operative time, blood loss or operative transfusion rates. LOS was drastically reduced in the ERAS period (18.94 vs. 12.10days, P <0.001) as well as major (>Clavien 2) complications rate (65% vs. 28%, P =0.004).

      Conclusion

      ERAS drastically reduced the LOS and the rate of high-grade complications and can be effectively applied to patients receiving NAC without delaying RC.

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    • Variables affecting quality of life after Radical cystectomy and neobladder substitution: Egyptian National Cancer Institute experience

      Résumé
      Objectif

      Évaluer les résultats fonctionnels et la qualité de vie au-delà d’un an, chez les patients traités par cystectomie radicale et dérivation orthotopique pour cancer invasif de la vessie. Étudier divers facteurs potentiels contribuant à la qualité de vie des patients après une cystectomie radicale et une dérivation orthotopique.

      Matériels et méthodes

      Cette étude rétrospective a été menée au National Cancer Institute (NCI), Le Caire ; dont un total de 97 patients ayant subi une cystectomie radicale et une dérivation orthotopique. Les résultats fonctionnels et sexuels et la qualité de vie des patients ont été évalués par les questionnaires ICIQ-SF, IIEF-5 et QLQ-C30. L’association potentielle de la qualité de vie des patients avec des variables préopératoires et peropératoires a été étudiée.

      Résultats

      Nos résultats montrent que le statut de performance ECOG préopératoire 0 (p =0,0001) et la chirurgie à préservation nerveuse (p =0,001), étaient associés à une qualité de vie élevée et à des meilleurs résultats fonctionnels. Au contraire, l’indice de performance ECOG 2, les comorbidités préopératoires telles que les cardiopathies ischémiques (p =0,01), la récidive (0,041), la chimiothérapie adjuvante (p =0,017) et la radiothérapie (p =0,001) étaient associées à une faible qualité de vie et une détérioration fonctionnelle les résultats.

      Conclusion

      La vessie orthotopique est associée à une morbidité accrue. Une attention particulière doit être accordée aux caractéristiques préopératoires du patient au moment de la sélection du patient.

      Niveau de preuve

      3.

      Variables affecting quality of life after Radical cystectomy and neobladder substitution: Egyptian National Cancer Institute experience

      Summary
      Introduction

      To evaluate the functional outcomes and quality of life beyond 1 year, in patients treated with radical cystectomy and orthotopic diversion for invasive bladder cancer. To investigate various potential contributing factors on patient's quality of life after radical cystectomy and urinary diversion via orthotopic neobladder.

      Materials and methods

      This retrospective study was conducted at the National Cancer Institute (NCI), Cairo; including a total of 97 patients who underwent radical cystectomy and orthotopic diversion. Functional and sexual outcome and patient QoL were assessed by ICIQ-SF, IIEF-5 and QLQ-C30 questionnaires. Potential association of patient QoL with pre-and intraoperative variables was studied.

      Results

      Our results show that preoperative ECOG performance status 0 (P =0.0001), and nerve sparing surgery (P =0.001), were associated with high QoL and functional outcomes. On the contrary, ECOG performance status 2, preoperative comorbidities as ischemic heart diseases (P =0.01), recurrence (0.041), adjuvant chemotherapy (P =0.017) and radiotherapy (P =0.001) were associated with low QoL on univariate analysis. However, only ECOG performance status 2 (P <0.0001), incontinence (P <0.0001), non-nerve sparing surgery (P =0.001) and ureteric stricture (P =0.001) were independent predictors of worse QoL on multivariate analysis.

      Conclusion

      Orthotopic bladder is associated with increased morbidity. Attention should be given to preoprative patient characteristics at the time of patient selection, and intraoperative quality of functional preservation.

      Level of evidence

      3.

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    • Pratique de l’évaluation oncogériatrique et traitements du cancer de vessie infiltrant localisé des patients âgés de plus de 75 ans. Étude rétrospective multicentrique de 121 cas

      Résumé
      Objectif

      L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence de l’évaluation gériatrique des patients de plus de 75ans atteints de cancer de vessie infiltrant localisé.

      Matériels et méthode

      Une étude rétrospective multicentrique a été menée entre 2000 et 2015. Nous avons colligé les comorbidités par le score de Charlson et ASA, les EG ainsi que les traitements reçus.

      Résultats

      Cent vingt et un patients ont été inclus. L’âge médian était de 81ans (73–95). Trente-neuf patients (32 %) ont eu une EG, le score de G8 a été réalisé chez 16 % des patients. Les patients sans EG, avaient une moyenne d’âge plus élevée (82ans vs. 81ans) et avaient moins de comorbidités (Charlson≥2 à 61 % vs. 69 %). Soixante-quatorze pourcent des patients ont reçu un traitement curatif : 60 % une cystectomie totale, 9 % une radio-chimiothérapie, 26 % des patients ont reçu un traitement palliatif et 15 % étaient en abstention thérapeutique.

      Conclusion

      Les patients atteints de TVIM de plus de 75ans ont été sous évalués et sous traités. Bien que les pratiques se soient améliorées, l’évaluation oncogériatrique a été peu fréquente. La prise en charge de ces patients nécessite une standardisation pour adapter au mieux la thérapeutique à leur état général et ainsi les maintenir dans une stratégie curative.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Pratique de l’évaluation oncogériatrique et traitements du cancer de vessie infiltrant localisé des patients âgés de plus de 75 ans. Étude rétrospective multicentrique de 121 cas

      Summary
      Objective

      The aim of our study was to assess prevalence of geriatric assessment (GA) in patients over 75years with nonmetastatic invasive bladder cancer (MIBC).

      Material and methods

      We performed a retrospective study between 2000 and 2015. We assessed comobidity by Charlson score and ASA score, geriatric assessement (GA) and treatments.

      Results

      One hundred and twenty one patients were inclued. Median age was 81 (73–95) at diagnosis. Thirty nine patients (32%) were evaluated by GA, G8 screening tool was performed in 16% of patients. Patients without GA were older (82 vs. 81years) and had less comorbidities (Charlson≥2 à 61% vs. 69%). Seventy-four percent of patients received a curarive therapy: 60% were treated by RC, 9% by chemoradiotherapy, 26% received palliative therapy and 15% were only in observation.

      Conclusion

      Patients with MIBC over 75years were less evaluated and less treated. Patients in pallative care received mostly observation. Although practices have improved, GA was underused. Care of these patients needs standardization in order to adapt therapeutic to their comorbidities and to treat them with curative intent.

      Level of proof

      4.

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    • Urétroplasties pour sténoses de l’urètre masculin : taux de succès et facteurs prédictifs

      Résumé
      Introduction

      L’urétroplastie a des taux de succès rapportés variant de 60 à 98 %. Les facteurs prédictifs de récidive sont peu ou pas étudiés, notamment modalités de drainage urinaire postopératoire. L’objectif principal était d’évaluer le taux de succès des urétroplasties de notre centre. Les objectifs secondaires étaient de déterminer des facteurs prédictifs de récidive.

      Méthodes

      Cohorte rétrospective monocentrique incluant les hommes traités par urétroplastie pour sténose entre 2007-2017, suivis au minimum pendant 12 mois. La récidive correspondait à la nécessité d’une nouvelle intervention (endo-urétrale ou chirurgicale). Les données des sténoses de l’urètre pénien (SUP) et de l’urètre bulbo-membraneux (SUBM) ont été analysées séparément. La survie sans récidive (succès) a été analysée selon le modèle de Kaplan-Meier. Les caractéristiques des patients, de la sténose, de la technique chirurgicale, des modalités de drainage urinaire postopératoire ont été analysés en sous-groupes pour l’urètre bulbo-membraneux à la recherche d’une corrélation avec la récidive.

      Résultats

      Un total de 103 patients inclus : 25 avec une SUP, 78 avec une SUBM. Le taux de succès global était de 69 %IC95  % [60–79] avec un suivi moyen de 62,85 mois. Le succès était de 68 %IC95  % [46–82] pour les SUP, 69,23 %IC95  % [58–78] pour les SUBM. Les récidives survenaient lors des 12 premiers mois. Seul le drainage urinaire sus-pubien postopératoire était un facteur prédictif (HR=0,947 IC95  % [0,905–0,992]). Une durée supérieure à 14jours réduisait la récidive de 37 %.

      Conclusion

      L’urétroplastie avait un taux de succès de 69 %, comparable aux séries publiées ; le drainage urinaire sus-pubien en améliorait les résultats.

      Niveau de preuve

      2, Grade B.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Urétroplasties pour sténoses de l’urètre masculin : taux de succès et facteurs prédictifs

      Summary
      Introduction

      Urethroplasty has reported success rates ranging from 60 to 98%. Predictive factors for recurrence are rarely studied, postoperative urinary drainage modalities are not investigated. The primary objective was to evaluate the success rate of urethroplasty in our center. Secondary objectives were to identify recurrence predictive factors.

      Methods

      A single-center retrospective cohort including men treated with urethroplasty for stricture between 2007–2017, followed up for a minimum of 12 months. Recurrence was defined as the necessity of a new procedure (endo-urethral or surgical). Data from penile urethra (SUP) and bulbo-membranous urethra (SUBM) stenosis were analyzed separately. Recurrence-free survival (success) was analyzed according to the Kaplan-Meier model. The characteristics of the patients, the stenosis, the surgical technique, the modalities of postoperative urinary drainage were analyzed in subgroups for the bulbo-membranous urethra looking for a correlation with recurrence.

      Results

      A total of 103 patients included: 25 with SUP, 78 with SUBM. The overall success rate was 69%, CI95% [60–79] with a mean follow-up of 62.85 months. The success was 68%, CI95%[46–82] for SUP, 69.23%, CI95% [58–78] for SUBM. Recurrences occurred during the first 12 months. Only postoperative suprapubic urinary drainage was a predictive factor (HR=0.947, CI95% [0.905–0.992]). A period longer than 14 days reduced recurrence by 37%.

      Conclusion

      Urethroplasty had a success rate of 69%, comparable to published series. Suprapubic urinary drainage improved the surgery outcomes.

      Level of proof

      2, Grade B.

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    • A multi-institutional experience of Micro-percutaneous Nephrolithotomy (MicroPERC) for renal stones: Results and feasibility of day case surgery

      Résumé
      Introduction

      Rapporter les résultats multi-institutionnels de la MicroPERC pour les calculs rénaux et évaluer sa faisabilité en soins ambulatoires.

      Méthodes

      Nous avons identifié rétrospectivement tous les adultes traités par MicroPERC pour des calculs rénaux dans trois centres entre mai 2015 et mars 2021. Les interventions ont été réalisées par trois chirurgiens. Un chirurgien a adopté une stratégie unique en réalisant la MicroPERC en chirurgie ambulatoire, tandis que les deux autres chirurgiens réalisaient l’intervention en chirurgie conventionnelle. Le critère de jugement principal était la sortie de l’hôpital le jour même, sans consultation au service des urgences ni réadmission non planifiée dans les 30jours suivant l’intervention. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient les résultats du traitement et le taux de complications à 30jours.

      Résultats

      Parmi les 72 patients consécutifs inclus, 32 patients (44,4 %) ont été opérés en chirurgie ambulatoire. Le score de Charlson médian (1 [0–2]) et la taille cumulée des calculs (15 [12–20] mm) étaient comparables entre les deux groupes. Un mois après l’intervention, 32 patients (44,4 %) n’avaient plus de calculs et 23 patients (32 %) avaient des micro-fragments résiduels<3mm, soit un taux de réussite global de 76,4 % (groupe MicroPERC hospitalisé : 77,5 % vs groupe MicroPERC ambulatoire : 75 %, p =1). L’analyse du taux de complications à 30jours a montré des résultats similaires entre les deux groupes (Clavien I-II : 18,1 %, Clavien≥III : 4,1 %). Après la prise en charge ambulatoire, le taux d’admission immédiate et de réadmission non planifiée était de 12,5 % (n =4), principalement en raison d’une infection urinaire.

      Conclusion

      Dans cette étude multi-institutionnelle, nous rapportons que la MicroPERC est faisable en chirurgie ambulatoire chez des patients sélectionnés sans impact significatif sur les résultats postopératoires.

      Niveau de preuve

      3

      A multi-institutional experience of Micro-percutaneous Nephrolithotomy (MicroPERC) for renal stones: Results and feasibility of day case surgery

      Summary
      Purpose

      To report the multi-institutional outcomes of Microperc for nephrolithiasis and to assess its feasibility in outpatient care.

      Methods

      We retrospectively identified all adult patients who underwent Microperc for renal stones at three centres between May 2015 and March 2021. Interventions were performed by three Surgeons. One Surgeon adopted a “one-way” strategy and all Microperc were performed on an outpatient basis, while the other two Surgeons provided inpatient monitoring for at least one day after surgery. The primary endpoint was same-day discharge after Microperc without emergency department visits or unplanned readmission within 30 days of the procedure. The secondary endpoints included treatment outcomes and the 30-day complication rate.

      Results

      Out of 72 consecutive patients included, 32 patients (44.4%) had same-day discharge. Median Charlson score (1 [0–2]) and cumulative stone size (15 [12–20] mm) were comparable between both groups. At one month post procedure, 32 patients (44.4%) were stone free and 23 patients (32%) had residual micro-fragments<3mm, conferring an overall success rate of 76.4% (inpatient Microperc group: 77.5% vs outpatient Microperc group: 75%, P =1). Analysis of the 30-day complication rate showed similar results between the two groups (Clavien I-II: 18.1%, Clavien≥III: 4.1%). After outpatient care, the rate of immediate admission and unplanned readmission was 12.5% (n =4), mainly due to urinary tract infection.

      Conclusion

      In this multi-institutional study, we report that outpatient Microperc is feasible in selected patients with no significant impact on postoperative outcome.

      Level of evidence

      3

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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