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    Numéro 4- Volume 32- pp. 247-298 (Mars 2022)

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    • Corrélation entre épaisseur du détrusor, index de protrusion prostatique et débit urinaire maximal dans le suivi de l’hypertrophie bénigne de la prostate

      Résumé
      Introduction

      L’épaisseur du détrusor (ED) et l’index de protrusion prostatique (IPP) sont étroitement liés à l’obstruction sous vésicale. Le but de notre étude était d’évaluer le lien entre ces paramètres échographiques et le débit urinaire maximal (Qmax) chez les malades suivis pour hyperplasie bénigne de la prostate.

      Méthodes

      Il s’agit d’une étude prospective observationnelle incluant des patients de plus de 50 ans suivis pour hyperplasie bénigne de la prostate. Nous avons évalué la sévérité des troubles mictionnels par International Prostatic Symptom Score (IPSS). Une échographie pelvienne a été faite à tous les patients pour évaluer le volume prostatique, le volume de réplétion vésical, le résidu post mictionnel, l’ED et l’IPP. Tous les patients ont eu une débimètrie, avec évaluation du Qmax. Un Qmax inférieur ou égal à 15ml/s était considéré pathologique. Nous avons recherché des corrélations entre ED, IPP et le Qmax.

      Résultats

      Soixante malades ont été inclus dans notre étude. Nous avons mis en évidence une forte corrélation négative entre l’ED, l’IPP et le Qmax (r=−0,59, r=−0,61 respectivement). Les patients dont le Qmax était pathologique avaient une ED et une IPP plus élevées que ceux avec un Qmax normal, les différences étaient significatives (p <0,01). À partir de la valeur seuil de 3mm pour l’ED et 7mm pour l’IPP, le Qmax était pathologique. Les courbes ROC révèlent pour l’ED un AUC de 0,84 (95 % IC 0,76–0,92) et pour l’IPP un AUC de 0,88 (95 % IC 0,80–0,97).

      Conclusion

      L’épaisseur du détrusor et l’index de protrusion prostatique présentent une forte corrélation négative avec le Qmax. Ces paramètres échographiques pourraient dispenser de la mesure du Qmax en cas d’impossibilité de réaliser une débimètrie.

      Niveau de preuve

      Grade B.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Corrélation entre épaisseur du détrusor, index de protrusion prostatique et débit urinaire maximal dans le suivi de l’hypertrophie bénigne de la prostate

      Summary
      Introduction

      Detrusor thickness (DT) and intravesical prostatic protrusion (IPP) are closely related to bladder outlet obstruction. The aim of our study was to look for correlation between DT, IPP and maximum urinary flow (Qmax).

      Methods

      It is a prospective, observational study including men over fifty managed for benign prostatic hyperplasia. Low urinary tract symptoms were assessed with the International Prostatic Symptom Score (IPSS). Pelvic ultrasound was performed for all patients measuring prostatic volume, bladder volume, post- void residual, DT and IPP. Uroflowmetry was performed for all patients, Qmax was noted. Qmax equal or less than 15ml/s was considered pathologic.

      Results

      Sixty patients were included for our study. Strong negative correlation was noted between DT, IPP and Qmax (r=−0.59, r=−0.61 respectively). Patients with pathologic Qmax had higher DT and IPP than those with normal Qmax, the difference was significant (P <0.01). Threshold values predicting pathologic Qmax were 3mm for DT and 7mm for IPP. ROC analysis reveals for DT an AUC of 0.84 (95% CI 0.76–0.92) and for IPP an AUC of 0.88 (95% CI 0.80–0.97).

      Conclusion

      Detrusor thickness and intravesical prostatic protrusion have strong negative correlation with Qmax. These parameters could be an alternative to Qmax measurement if uroflowmetry is unavailable.

      Level of evidence

      Grade B.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2022, 4, 32, i

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    • 2021 opinion from the CUROPF on THE efficacy and safety of mid-urethral slings used in women WITH urinary stress incontinence

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    • Troubles pelvi-périnéaux : quelles connaissances en ont les adolescentes et les jeunes femmes ? Une revue de la littérature

      Résumé
      But

      Évaluer les connaissances des adolescentes et des jeunes femmes sur les troubles pelvi-périnéaux (TPP).

      Méthode

      Nous avons effectué une recherche dans des bases de données PubMed, Cochrane Library, Kinédoc et Semantic Scholar en utilisant les mots-clés MeSH : « knowledge » « awarness » « surveys » « young women » « pelvic floor » « adolescent » « teenager » « athletic injury » « urinary incontinence ». Les articles devaient avoir été publiés dans les 15 dernières années, rédigés en français ou en anglais, et traiter l’état de connaissances des adolescentes et des jeunes femmes concernant la sphère périnéale à l’aide de questionnaires.

      Résultats

      Au total, 8 études ont été incluses dans la revue, 5 transversales et 3 interventionnelles. Les connaissances des adolescentes et des jeunes femmes interrogées sur l’anatomie du plancher pelvien (PP), sa fonction et les facteurs de risques de TPP étaient faibles. La majorité des participantes souhaitaient plus d’informations concernant le PP. Deux études ayant mené une intervention éducative ont montré une amélioration significative des connaissances.

      Conclusion

      Les connaissances concernant les TPP et le fonctionnement du plancher pelvien sont faibles chez les adolescentes et les jeunes femmes. Pour mieux les évaluer, il serait nécessaire de valider un questionnaire reprenant tous les items sur les connaissances.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Troubles pelvi-périnéaux : quelles connaissances en ont les adolescentes et les jeunes femmes ? Une revue de la littérature

      Summary
      Aim

      To assess the knowledge of adolescent girls and young women on pelvic-perineal disorders (PPD).

      Method

      We searched on PubMed, Cochrane Library, Kinédoc and Semantic Scholar databases using the MeSH keywords: “knowledge” “awareness” “surveys” “young women” “pelvic floor” “adolescent” “teenager” “athletic injury” “urinary incontinence”. The articles had to have been published within the last 15 years, written in French or English, and deal with the state of knowledge of adolescents and young women concerning the perineal sphere using questionnaires.

      Results

      A total of 8 studies were included in the review, 5 cross-sectional studies and 3 intervention studies. The knowledge of adolescent girls and young women interviewed about the anatomy of the pelvic floor, its function, and risk factors for PPD was low. The majority of the participants wanted more information about the pelvic floor. Two studies that conducted an educational intervention showed a significant improvement in knowledge.

      Conclusion

      Knowledge of pelvic-perineal disorders and pelvic floor function is poor in adolescent girls and young women. To better assess them, it would be necessary to validate a questionnaire containing all the items about knowledge.

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    • Troubles mictionnelles après pose de TVT : 20 ans d’expérience de pose sous diazanalgésie et anesthésie locale

      Résumé
      But

      La bandelette de type TVT est devenue le gold standard dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine. Les dysuries et rétentions sont des complications relativement fréquentes survenant dans les suites de la pose. L’objectif est d’évaluer l’incidence de la dysurie et de la rétention chronique des urines après pose d’une TVT sous diazanalgésie associée à l’anesthésie locale.

      Matériel et méthode

      Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une cohorte de patientes prises en charge pour une IUE pure entre 1999 et 2019, et ayant bénéficié d’une pose d’une TVT sous diazanalgésie et anesthésie locale. Pour répondre à l’objectif principal de l’étude, la survenue d’un syndrome obstructif urinaire a été évalué.

      Résultats

      Trois cent deux patientes ont été incluses dans l’étude. À 3 et 12 mois, le taux de dysurie et de rétention chronique d’urine étaient de 4,3 et 2,6 % et de 1 et 0,3 %. Le taux de section de bandelette à 12 mois était de 1 % et d’auto-sondage au long cours de 0,3 %. Le taux d’efficacité objective était de 93 % et d’efficacité subjective de 92 %.

      Conclusion

      Cette étude a montré une bonne efficacité associée à une faible morbidité à type de dysurie/rétention chronique des urines après la mise en place de TVT sous diazanalgésie et anesthésie locale. Même si ces résultats soutiennent un recours plus fréquent à la diazanalgésie associée à l’anesthésie locale, il serait intéressant de pouvoir les suivre dans une étude prospective pour conclure.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Troubles mictionnelles après pose de TVT : 20 ans d’expérience de pose sous diazanalgésie et anesthésie locale

      Summary
      Background

      Trans-vaginal tape has become the gold standard for the cure of urinary stress incontinence, but post-operative voiding dysfunction is frequently reported. The purpose of this study is to assess the incidence of voiding dysfunction, dysuria, chronic urinary retention, and necessity of reoperation after retropubic TVT placement under local anaesthesia and sedation.

      Material and method

      We perform a retrospective study of a cohort of patient treated with the placement of a retropubic TVT under local anaesthesia and sedation between 1999 and 2019 for a SUI. Post-operative voiding dysfunction and necessity of reoperation were reviewed to access the principal aim of this study.

      Results

      Three hundred and two patients who met the eligibility criteria were included in the study. At 3 months, the dysuria rate and chronic urinary retention rate was 4.3% and 1%. At 12 months it was 2.6% and 0.3% respectively. The 12-month sling section rate was 1% and long-term self-catherization rate was 0.3%. The objective cure rate was 93% and subjective cure was 92%.

      Conclusion

      TVT placement under local anaesthesia and sedation resulted in few voiding dysfunctions at medium/long-term, necessity of re-operation for refractory obstructive disorder and well functional results. Even if these results support more frequent use of this type of anaesthesia, it would be interesting to be able to follow them in a prospective study to conclude.

      Level of evidence

      4.

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    • Male contraception: What do women think?

      Résumé
      Introduction

      La responsabilité contraceptive repose aujourd’hui presque exclusivement sur les femmes, avec un large panel de méthodes de contraception disponibles. Bien qu’il ait été démontré que les hommes souhaitent être impliqués dans le contrôle des naissances et de leur propre fertilité, les méthodes de contraception masculines restent anecdotiques. L’acceptabilité de la contraception masculine pour les femmes n’a jamais été étudiée. Le but de ce travail était d’étudier la perception féminine de la contraception masculine.

      Méthodes

      Une étude observationnelle transversale quantitative à travers des auto-questionnaires auprès de femmes âgées de 16 ans jusqu’à la ménopause a été menée entre novembre 2019 et février 2020. Une analyse statistique descriptive a été conduite, les variables sont exprimées en moyennes et pourcentages.

      Résultats

      Au total, 379 questionnaires interprétables ont été inclus. Dans notre cohorte, 69,7 % des femmes interrogées étaient favorables à laisser les hommes gérer la contraception du couple, sans faire référence à une méthode en particulier. Après avoir pris connaissance d’une information médicale exposant les méthodes contraceptives masculines disponibles et en cours d’évaluation, la proportion de femmes favorables chutait à 46,7 %. La méthode la plus acceptable pour la majorité des femmes de la cohorte était une pilule hormonale masculine, toujours en cours de recherche. La majorité (78,4 %) des femmes interrogées ne se sentait pas suffisamment informée en ce qui concerne la contraception masculine.

      Conclusion

      Dans notre étude, les femmes semblaient vouloir partager la responsabilité contraceptive avec les hommes, mais le manque d’information et de méthode acceptable restent des obstacles. Bien que des études à plus larges échelles soient nécessaire pour confirmer ces résultats, le développement d’une méthode contraceptive masculine fiable et efficace semble être attendu aussi bien par les hommes que par les femmes.

      Male contraception: What do women think?

      Summary
      Introduction

      Women currently bear the most responsibility in contraception, with a wide choice of methods, while only a few existing male contraceptives are available. However, it has been shown that men are willing to get involved in birth control and to control their own fertility. Our research was focused on female population and a survey was carried out to explore women's perceptions of male contraception.

      Methods

      An observational quantitative cross-sectional study using a self-administered-questionnaire was carried out between November 2019 and February 2020. All women aged from 16-years-old to menopause completing the questionnaire were included. Descriptive statistical analyses were conducted, qualitative variables were expressed as counts and frequency.

      Results

      In total, 379 interpretable completed questionnaires were included. Among the women, 69.7% were in favour of letting men deal with contraception, without referring to a specific method. After having been made aware of the medical information concerning existing male contraceptives and those in development, the proportion of women in favour dropped to 46.7%. The most acceptable method for a majority of women was the male pill, which is still being developed. The majority (78.4%) of the women in our survey felt insufficiently informed about male contraception.

      Discussion

      In our study, women seemed to want to share contraceptive responsibility with men, but the lack of information and of acceptable contraception methods available remained an obstacle. Although larger-scale studies are needed to confirm these results, the development of a wider range of male contraception methods seems to be what both men and women have long been expecting.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Sphincter urinaire artificiel chez les patients présentant une incontinence urinaire après High Intensivity Focused Ultrasound Therapy

      Résumé
      Introduction

      L’incontinence urinaire après ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est un sujet peu documenté dans la littérature. À notre connaissance, aucune étude n’a évalué les résultats fonctionnels des sphincters urinaires artificiel (SUA) après HIFU. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer les résultats fonctionnels des SUA pour incontinence urinaire post-HIFU.

      Méthodes

      Les données de tous les hommes implantés d’un SUA entre 2004 et 2020 dans 13 centres ont été analysées rétrospectivement. Seuls les hommes ayant eu un HIFU avant implantation du SUA ont été inclus. Le critère principal de jugement était la continence sociale à 3 mois définie par le port de 0 à 1 protection par jour.

      Résultats

      Sur un total de 1318 procédures, neufs hommes ont été implantés d’un SUA après HIFU, dont quatre avec un antécédent d’irradiation pelvienne (trois radiothérapies pelviennes et une curiethérapie prostatique). Les patients ont été séparés en deux groupes : cinq dans le groupe HIFU sans antécédents d’irradiation pelvienne et 4 patients dans le groupe HIRX avec antécédents d’irradiation pelvienne. L’âge médian était de 74 ans (IQR 71–76). Le suivi médian était de 47,5 mois (IQR 25–85,5). Il n’y a pas eu de complications périoperatoires. La continence sociale à 3 mois était de 75 % dans la cohorte totale, dont 80 % dans le groupe HIFU et 67 % dans le groupe HIRX.

      Conclusion

      L’implantation de SUA permettrait d’obtenir de bons résultats fonctionnels à moyen terme dans le traitement de l’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne après HIFU. Une plus vaste étude est nécessaire pour confirmer ces résultats.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Sphincter urinaire artificiel chez les patients présentant une incontinence urinaire après High Intensivity Focused Ultrasound Therapy

      Summary
      Introduction

      Urinary incontinence after High Intensity Focused ultrasound (HIFU) is a poorly documented issue. To our knowledge, no study has evaluated the outcomes of artificial urinary sphincter (AUS) after HIFU. The aim of this study was to evaluate the functional outcomes of AUS for post-HIFU urinary incontinence.

      Methods

      The charts of all male patients who underwent an AUS implantation between 2004 and 2020 in 13 centers were reviewed retrospectively. Only men with a history of HIFU were included. The primary endpoint was social continence at 3 months defined as wearing 0 to 1 pad per day.

      Results

      Out of 1318 procedures, nine men were implanted with an AUS after HIFU including four men with an history of pelvic irradiation: 3 pelvic radiation therapy and 1 prostatic brachytherapy. The patients were divided into two groups, 5 in the HIFU group without a history of pelvic irradiation, 4 patients in the HIRX group with a history of pelvic irradiation. The median age was 74 years (IQR 71–76). There was no perioperative complication. The median follow-up was 47.5 (IQR 25–85.5) months. Social continence at 3 months was 75% in the total cohort: 80% in the HIFU group and 67% in the HIRX group.

      Conclusion

      AUS implantation may provide satisfactory long-term functional outcomes in the treatment of stress urinary incontinence resulting from HIFU. Larger series are needed to confirm these findings.

      Level of evidence

      4.

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