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    Numéro 2- Volume 32- pp. 71-154 (Février 2022)

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    • Linguistic validation and cognitive assessment of the French version of the Acute Cystitis Symptom Score questionnaire

      Résumé
      Introduction

      Le questionnaire Acute Cystitis Symptom Score (ACSS) a été développé, pour la première fois, en langues russe et ouzbek, et est maintenant disponible dans de nombreuses autres langues. Il peut être utilisé pour les diagnostics cliniques et les résultats rapportés par les patientes atteintes de cystite aiguë non compliquées (AUC). Le but de la présente étude était la validation linguistique et l’évaluation cognitive de la version française du questionnaire ACSS selon les lignes directrices internationalement reconnues.

      Méthodes

      Après deux traductions depuis le russe vers le français, puis du français vers le russe et l’ouzbek, les deux langues originales, le comité scientifique (SC) a réalisé une version française adaptée, qui a finalement été évaluée cognitivement par des sujets féminins d’âges et de niveaux d’éducation différents et des professionnels de la santé, tels que les infirmières, les médecins et les pharmaciens.

      Résultats

      Tous les commentaires des sujets féminins et des professionnels ont été discutés au sein du SC et après des adaptations légères, mais nécessaires, le SC a approuvé la version finale de l’étude de l’ACSS français.

      Conclusion

      Désormais, la version française, validée sur le plan linguistique et évaluée cognitivement de l’ACSS, peut être utilisée pour les études cliniques et la pratique.

      Linguistic validation and cognitive assessment of the French version of the Acute Cystitis Symptom Score questionnaire

      Summary
      Introduction

      The Acute Cystitis Symptom Score (ACSS) questionnaire first developed in Russian and Uzbek languages and now available in many other languages can be used for clinical diagnostics and patient-reported outcome (PRO) in female patients with acute uncomplicated cystitis (AUC). The aim of the current study was the linguistic validation and cognitive assessment of the French version of the ACSS questionnaire according to internationally accepted guidelines.

      Methods

      After two forward translations from Russian into the French language and backward translation into Russian and Uzbek, the two original languages, the scientific committee (SC) performed a slightly adapted French version, which finally was cognitively assessed by female subjects with different ages and educational levels and medical professionals, such as nurses, physicians, and pharmacists.

      Results

      All comments of the female subjects and professionals were discussed within the SC and after slight, but necessary adaptations, the SC agreed on the final study version of the French ACSS.

      Conclusion

      Now, the linguistically validated and cognitively assessed French version of the ACSS can be used for clinical studies and practice.

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    • Miniaturized percutaneous nephrolithotomy versus retrograde intrarenal surgery in the treatment of lower pole renal stones

      Résumé
      Objectifs

      La miniaturisation des techniques de chirurgie percutanée est à l’origine d’une extension de ses indications pour le traitement des calculs du pôle inférieur du rein, parfois difficiles d’accès par voie rétrograde. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer et comparer les résultats de la mini-néphrolithotomie percutanée (mini-NLPC) et l’urétéroscopie souple (URS) pour le traitement des calculs du pôle inférieur du rein.

      Population et méthodes

      Une étude rétrospective a été réalisée au sein de 2 centres de référence universitaires disposant des 2 techniques entre janvier 2016 et juin 2019. Les patients avec un ou plusieurs calculs du calice inférieur et/ou pyélon, mesurant entre 10 et 40mm au scanner et traités par mini-NLPC ou URS ont été inclus.

      Résultats

      Au total, 115 mini-NLPC et 118 URS ont été analysées. Le taux de patients sans fragment résiduel (SFR) après la première procédure était plus élevé dans le groupe mini-NLPC (69 % vs 52 % p =0,01), particulièrement pour les calculs>20mm (63 % vs 24 %, p <0,001) et les calculs de densité≥1000HU (69 % vs 42 %, p =0,009). Le taux de patients sans fragment résiduel supérieur après mini-NLPC était confirmé en analyse multivariée, après ajustement sur la taille et le nombre des calculs, OR 4,02 (95 % CI 2,08–8,11, p <0,0001). Le taux de complications postopératoires était plus élevé après mini-NLPC (23 % vs 11 %, p =0,01). Une seconde intervention pour le traitement des fragments résiduels était nécessaire chez 9,6 % des patients traités par mini-NLPC versus 30,5 % des patients traités par URS (p <0,001). Le taux de préparation urétérale par sonde JJ et la durée du drainage urétéral postopératoire (2 [1–8] vs 25 jours [7–37], p <0,001) étaient inférieurs dans le groupe mini-NLPC.

      Conclusions

      Le taux de patients sans fragment résiduel était supérieur après mini-NLPC, en particulier pour les calculs>20mm et de densité>1000HU, au prix d’un taux plus élevé de complications postopératoires et d’une durée de séjour allongée. L’URS était à l’origine d’un moindre taux de complications, mais associée à un taux plus élevé de ré-interventions et une durée de drainage urétéral supérieure.

      Niveau de preuve

      3.

      Miniaturized percutaneous nephrolithotomy versus retrograde intrarenal surgery in the treatment of lower pole renal stones

      Summary
      Objectives

      Miniaturization of percutaneous nephrolithotomy techniques have led to their increased consideration for lower pole renal stones that can prove more challenging to reach using retrograde intrarenal surgery. The objectives of the present study were to evaluate and compare the outcomes of miniaturized percutaneous nephrolithotomy (miniPCNL) and retrograde intrarenal surgery (RIRS) for the treatment of lower pole renal stones.

      Materials and methods

      A retrospective study was performed in two academic urology departments between January 2016 and June 2019. Patients presenting with one or multiple stones of the lower calyx and/or renal pelvis, between 10 and 40mm based on CT-scan treated by miniPCNL or RIRS were included.

      Results

      In all, 115 miniPCNL and 118 RIRS procedures were included. The rate of patients with no significant residual fragment (stone free rate) after the first procedure was higher in the miniPCNL group (69% vs. 52% P =0.01), especially for stones>20mm (63% vs. 24% respectively, P <0.001) and stones with a density≥1000HU (69% vs. 42% respectively, P =0.009). The higher stone free rate of miniPCNL was confirmed in multivariate analysis, adjusting for stone size and number of stones, OR 4.02 (95% CI 2.08–8.11, P <0.0001). The overall postoperative complication rate was higher in the miniPCNL group than in the RIRS group (23% vs. 11%, P =0.01). A second intervention for the treatment of residual fragments was necessary for 9.6% of patients in the miniPCNL group versus 30.5% of patients in the RIRS group (P <0.001). Pre-stenting rate and duration of ureteral drainage (2 [1–8] vs. 25 days [7–37], P <0.001) were lower in the miniPCNL group.

      Conclusions

      The stone free rate was higher after miniPCNL, especially for stones>20mm and with a density>1000 HU, but was associated with a higher risk of postoperative complications and a longer hospital stay. RIRS resulted in fewer complications at the cost of a higher retreatment rate and longer ureteral stenting.

      Level of evidence

      3.

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    • Predictive factors of postoperative septic complications after flexible ureteroscopy for urinary stones

      Résumé
      Introduction

      L’urétéroscopie souple est l’un des traitements recommandés pour la prise en charge chirurgicale de certaines calculs urinaires. Le sepsis urinaire est une des complications les plus fréquentes de cette intervention. Cependant, ses facteurs prédictifs ne sont pas tous bien connus. Notre objectif était d’évaluer le taux de complications septiques des urétéroscopies souples et de définir les facteurs prédictifs de ces complications.

      Méthodes

      Notre analyse rétrospective a inclus tous les patients admis pour urétéroscopie souple pour calcul dans notre centre de décembre 2009 à avril 2013. Les antécédents, l’ECBU, la nature du calcul, les données chirurgicales et anesthésiques ont été recueillis. Le critère de jugement principal était défini par l’apparition de n’importe quelle complication septique (fièvre postopératoire, sepsis, choc septique ou décès). Une régression logistique multivariée a été réalisée pour définir les facteurs prédictifs de complications septiques lors d’urétéroscopie souple.

      Résultats

      Deux cent quatre-vingt-deux patients ont été inclus dans cette étude. Le taux de sepsis urinaire était de 9,8 %, montant à 18,9 % d’hyperthermies postopératoire (>37,5°C). En analyse multivariée, les facteurs de risque prédictifs de complications septiques retrouvés étaient : une affection neurologique (OR=6,1 ; IC95 % : 2,9–17,1), une infection urinaire lors de l’épisode lithiasique (OR=19,6 ; IC95 % : 7,3–52,1), l’utilisation peropératoire de protoxyde d’azote (OR=3,2 ; IC95 % : 1,5–6,8) ou de laser en peropératoire (OR=8,0 ; IC95 % : 12,0–30,3).

      Conclusion

      La réalisation d’une urétéroscopie est associée relativement fréquemment avec des complications infectieuses. Les patients avec une affection neurologique ou un épisode infectieux au préalable doivent être surveillés devant le risque majoré de complications postopératoires. L’utilisation du protoxyde d’azote doit également être limitée. Ces résultats nécessitent cependant des investigations complémentaires pour être validés.

      Niveau de preuve

      3.

      Predictive factors of postoperative septic complications after flexible ureteroscopy for urinary stones

      Summary
      Background

      Flexible ureteroscopy (fURS) is one of the recommended treatments for urinary stones. Urosepsis is one of the most frequent complications of fURS however its predictive factors remain uncertain. Our objective was to assess the septic complications rates of fURS and to determinate predictive factors of these complications in patients undergoing fURS.

      Methods

      Our retrospective analysis included all patients admitted for any fURS for stone disease in our center from December 2009 to April 2013. Patients’ medical history, urine culture, stone composition, surgical and anesthetic characteristics were collected. The primary endpoint was defined by the presence of any septic complication (i.e. postoperative fever, urosepsis, septic shock or death). We used multivariate logistic regression to assess predictive factors of septic complication related to fURS.

      Results

      Two hundred and eighty-two patients were included in this study. Urosepsis rate was 9.8% while 18.9% developed postoperative hyperthermia (>37.5°C). In multivariate analysis, the predictive risk factors of septic complication were: a neurologic disorder (OR=6.1; CI95%: 2.9–17.1), a history of urinary tract infection (UTI) (OR=19.6; CI95%: 7.3–52.1), exposure to peroperative nitrous oxide (OR=3.2; CI95%: 1.5–6.8) and intraoperative use of a laser (OR=8.0; CI95%: 13.0–30.3).

      Conclusion

      The use of fURS is associated with relatively frequent septic complications. Patients with neurologic disorders or a history of UTI carry an increased risk of postoperative complications. Limitations should be drawn with the use of peroperative nitrous oxide. These results should be further validated.

      Level of evidence

      3. Retrospective cohort study.

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    • TORSAFUF – Surgical exploration for torsion of spermatic cord suspicion and risk factors for unnecessary surgery: Results of a French nationwide retrospective study on 2940 patients

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette étude était de déterminer les caractéristiques cliniques et chirurgicales des jeunes patients ayant eu une exploration chirurgicale pour suspicion de torsion du cordon spermatique et identifier les facteurs de risques d’intervention chirurgicale inutile.

      Méthodes

      Nous avons collecté rétrospectivement les données nationales de patients âgés de 12 ans et plus ayant eu une exploration chirurgicale pour suspicion de torsion du cordon spermatique entre 2005 et 2019 dans 17 centres hospitaliers. Nous avons analysées les données cliniques, chirurgicales et postopératoires et comparer les données selon le statut peropératoire « présence ou absence de torsion ».

      Résultats

      Au total, 2940 patients ont eu une exploration chirurgicale : 1802 (61,3 %) patients avaient une torsion du cordon spermatique, 1138 (38,7 %) avaient un autre diagnostic. En analyse multivariée, l’âge (OR : 1,04 ; IC95 % : 1,01–1,06 ; p =0,005), l’antécédent de cryptorchidie (OR : 4,14 ; IC95 % : 1,05–16,31 ; p =0,042) et la douleur selon EVA (OR : 0,91 ; IC95 % : 0,83–0,98 ; p =0,018) étaient statistiquement associés au risque d’intervention chirurgicale inutile. Le taux de complications dans les 90 jours suivants l’intervention étaient de 11 % en cas de torsion du cordon spermatique et de 9,7 % en cas de « non-torsion » (p =0,28).

      Conclusion

      La torsion du cordon spermatique, dont la présentation clinique est souvent décrite comme classique, n’est pourtant confirmée que dans environ 60 % des cas, entraînant près de 40 % de gestes chirurgicaux inutiles. La douleur selon EVA et l’antécédent de cryptorchidie sont des éléments contributifs au diagnostic mais l’exploration chirurgicale reste le meilleur moyen diagnostique.

      TORSAFUF – Surgical exploration for torsion of spermatic cord suspicion and risk factors for unnecessary surgery: Results of a French nationwide retrospective study on 2940 patients

      Summary
      Backgrounds

      Spermatic cord torsion is a frequent urological emergency that mostly concerns teenagers and young adults. This study aimed to determine the clinical and surgical characteristics of young adults who had scrotal exploration for suspected spermatic cord torsion and to identify clinical risk factors associated with needless scrotal exploration.

      Methods

      We retrospectively collected national data from patients aged 12years and older who underwent a surgical exploration for suspicion of torsion of the spermatic cord between 2005 and 2019 in 17 hospitals. We analyzed demographics, surgical and postoperative characteristics in our population. We compared the cohort according to the intraoperative diagnosis of torsion or not.

      Results

      In total, 2940 had surgical exploration: 1802 (61.3%) patients had torsion of the spermatic cord and 1138 (38.7%) had another diagnosis. In multivariate analysis, age (OR: 1.04; 95% CI: 1.01–1.06; P =0.005), medical history of cryptorchism (OR: 4.14; 95% CI: 1.05–16.31; P =0.042) and VAS pain score (OR: 0.91; 95% CI: 0.83–0.98; P =0.018) were risk factors significantly associated with unnecessary surgical exploration. The rate of complications in the 90days after surgery was 11% in the “torsion” group, and 9.7% in the “non-torsion” group (P =0.28).

      Conclusion

      Scrotal exploration without intraoperative diagnosis of torsion was performed in 40% of our cohort. VAS pain score and cryptorchism history can help for the diagnosis but scrotal exploration remains the way to diagnose spermatic cord torsion and should be performed on the slightest suspicion, even after 24hours of symptoms, as the chances for testicular salvage remains around 50%.

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    • Traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine avec insuffisance sphinctérienne récidivée ou non : la bandelette rétropubienne ajustable Remeex

      Résumé
      Introduction

      Les recommandations du traitement de l’incontinence urinaire à l’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne (IS) ou récidivée sont complexes. Elles acceptent la pose de bandelette sous-urétrales (BSU), si échec le sphincter urinaire artificiel. L’objectif était de rapporter les résultats en terme de continence et de morbidité de la BSU Ajustable Remeex® dans le traitement de l’IUE par IS récidivée ou non.

      Matériel et méthode

      Étude rétrospective monocentrique d’une cohorte de 70 patientes d’âge moyen 67,7 ans (±12) opérées de bandelette Remeex entre 2015 et 2019. Les caractéristiques préopératoires et postopératoires ont été analysées à partir des dossiers médicaux. Deux groupes ont été analysés : Groupe A (n =28) sans antécédents de chirurgie pour incontinence et Groupe B (n =42) avec antécédents (récidivée). Était considéré comme succès les patientes totalement continentes (0protection) et celles socialement continentes (1protection de sécurité).

      Résultat

      Le taux de succès post opératoire était similaire entre les groupes B(90 %) et A(92 %) avec respectivement : 64 % versus 71 % de patientes totalement continentes, 26 % versus 21 % portant une protection de sécurité. Les complications post opératoires étaient majoritairement de Clavien II (28 %) à type d’infections urinaires (6 %), de rétention urinaire transitoire(3 %) et d’hyperactivité vésicale de novo (20 %) sans différence statistique significative entre les groupes. Six patientes ont été réopérées (Clavien III) : pour détendre la BSU (1 %), exposition vaginale (4 %) (dont une ablation totale de matériel pour infection), explantation de varitenseur(1 %) ou désunion de la cicatrice (1 %).

      Conclusion

      La BSUA Remeex® semble aboutir à des résultats péri-opératoires satisfaisants chez les patientes avec IUE avec IS récidivée ou non.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine avec insuffisance sphinctérienne récidivée ou non : la bandelette rétropubienne ajustable Remeex

      Summary
      Introduction

      Recommendations for the treatment of stress urinary incontinence (SUI) due to intrinsic sphincteric deficiency (ISD) or recurrent, are complex. They accept the use of sub-urethral slings (BSU), if unsuccessful the artificial urinary sphincter. The objective was to report the results in terms of continence and morbidity of the Remeex® Adjustable BSU in the treatment of SUI by ISD recurrent or non-recurrent.

      Method

      Monocentric retrospective study of 70 patients with a mean age of 67.7 years (±12) operated of Remeex sling, between 2015 and 2019, was conducted. Preoperative and postoperative characteristics were analyzed from medical records. Two groups were analyzed: Group A (n =28) with no history of incontinence surgery and Group B (n =42) with history (recurrent). Patients who were totally continent (0 protection) and those who were socially continent (1 safety protection) were considered successful.

      Result

      Postoperative success rate was similar between groups B (90 %) and A (92%) with respectively: 64% versus 71% of totally continent patients, 26% versus 21% wearing safety protection. The postoperative complications were mainly Clavien II (28%) such as urinary tract infections (6%), transient urinary retention (3%) and de novo bladder overactivity (20%) with no significant statistical difference between the groups. Six patients were reoperated (Clavien III): BSU detension (1%), vaginal exposure (4%) (including one total material removal for infection), varitensor explantation (1%) or scar disunion (1%).

      Conclusion

      The Remeex® BSUA seems to lead to satisfactory perioperative results in patients with SUI with ISD recurrent or non-recurrent.

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    • Recul à 10 ans des patients opérés pour un cancer de prostate Gleason 6 (ISUP1)

      Résumé
      Objectif

      Le cancer prostatique (CaP) classé Gleason 6 (G6) ISUP 1 est considéré de bon pronostic. L’objectif de cette étude était d’évaluer, dans une population traitée par prostatectomie radicale (PR) pour un CaP G6, l’association avec des stades extraprostatiques et la survie.

      Méthodes

      Les données ont été extraites de 2 bases de données hospitalo-universitaires selon les critères suivants : CaP classé G6 à la biopsie (BP) et à la PR entre 1998 et 2008. Les lames des CaP des patients ayant présenté une extension extraprostatique et/ou une récidive ont été relues par un anatomopathologiste référent.

      Résultats

      Parmi les 534 patients qui répondaient aux critères de sélection, 66 (12,2 %) présentaient un stade pT3 et 1 seul patient était classé pN+ parmi les 198 curages effectués. À la date de point, la médiane de suivi était de 10,3 ans (IQR 84,1). Un seul patient a présenté une progression métastatique et aucun décès spécifique n’a été observé. Parmi les 70 patients qui avaient présenté un stade pT3 et/ou une récidive, une relecture centralisée a été faite dans 58 cas (matériel pour relecture non disponible dans 12 cas). Après relecture, tous les stades pT3b et 12 pT3a/14 ont été reclassés ISUP2 ou plus. C’était également le cas pour le stade pN+, ainsi que pour le patient ayant évolué vers un stade métastatique.

      Conclusion

      Aucun stade pT3b ou pN+ n’était associé au G6 dans notre étude. La seule progression constatée avec un recul médian de plus de 10 ans était biologique.

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      Recul à 10 ans des patients opérés pour un cancer de prostate Gleason 6 (ISUP1)

      Summary
      Objective

      To evaluate extraprostatic extension and 10 years cancer specific survival in a population of patients with Gleason 6 (ISUP 1) prostate cancer (PCa) treated by radical prostatectomy (RP) in two French third referral centers.

      Materials and methods

      The data were extracted from 2 university hospital databases according to the following criteria: PCa classified ISUP 1 following both biopsy (PB) and surgery (RP) between 1998 and 2008. Pathology slides of patients having presented an extraprostatic extension and/or a recurrence were reviewed by a uropathologist.

      Results

      Among the 534 patients who met the inclusion criteria, 66 (12.2%) had a pT3 stage. One patient out of 198 who received lymph node dissection had a positive node. Median follow-up was 10.3 years. Only one patient presented with metastatic progression. No cancer specific death was observed. An independent pathologist reviewed the slides of 58 out of the 70 patients who presented pT3 disease and/or a recurrence (in 12 cases, pathological material was not available). After review, all pT3b stages and 12 pT3a (out of 14) were upgraded to ISUP2 or higher. Similarly, the patient with a positive node and the patient who progressed towards a metastatic disease were both upgraded to ISUP 3.

      Conclusion

      No pT3b or pN+stage was associated with ISUP 1 PCa in our study. With a median follow-up of more than 10 years, biological progression was the only type of progression observed.

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    • Comparison of water vapor thermal therapy and prostate artery embolization for fragile patients with indwelling urinary catheters: Preliminary results from a multi-institutional study

      Résumé
      Objectif

      Rapporter notre expérience préliminaire de la thérapie à la vapeur d’eau via le système Rezūm™ et de l’embolisation des artères prostatiques (EAP) dans le traitement de la rétention aiguë d’urine (RAU) complète et médicalement réfractaire pour permettre le sevrage de la sonde urinaire chez les patients fragiles.

      Méthodes

      Une étude multi-institutionnelle incluant tous les patients traités par Rezūm™ et EAP a été conduite entre octobre 2017 et juin 2020. Seuls les patients fragiles avec RAU réfractaire étaient éligibles. Les patients Rezūm™ ont été identifiés et appariés (1:1) avec les patients embolisés. Les critères d’appariement étaient : age, score de Charlson, volume prostatique et durée de suivi. Le critère de jugement principal était la survie sans cathéter, définie comme une miction spontanée sans dépendance à une sonde urinaire.

      Résultats

      Onze patients du groupe Rezūm™ ont étaient appariés à onze patients embolisés. Les groupes EAP et Rezūm™ étaient comparables en âge (77 vs. 75 ans), score de Charlson (6 vs. 6) et volume prostatique (74 vs. 60cc). Les interventions étaient significativement plus longues dans le groupe EAP (148 vs. 8min, p <0,001). Après une durée de suivi médiane de 12 mois, une miction spontanée étaient conservée chez tous les patients du groupe Rezūm™ (100 %) et chez 5 patients (45,4 %) embolisés (p =0,01). Chez les patients sans sonde urinaire, le taux de consommation de médicaments de l’HBP était de 40 % et 18,2 %, respectivement dans les groupes EAP et Rezūm™ (p =0,54).

      Conclusion

      Notre expérience préliminaire du traitement de la RAU réfractaire chez les patients fragiles montre la faisabilité du Rezūm™ et de l’EAP pour restaurer une miction spontanée sans être associés à la survenue de complications majeures. Les données précoces suggèrent que le Rezūm™ fournirait des résultats supérieurs dans le sevrage de la sonde urinaire. De futures études sont nécessaires pour définitivement évaluer quel traitement est le plus adapté pour chaque patient.

      Niveau de preuve

      3.

      Comparison of water vapor thermal therapy and prostate artery embolization for fragile patients with indwelling urinary catheters: Preliminary results from a multi-institutional study

      Summary
      Purpose

      To report our preliminary experience with water vapor thermal therapy with the Rezūm™ System and Prostate Artery Embolization (PAE) for treatment of medically refractory, complete urinary retention to achieve successful cessation of catheter dependency in frail-patients.

      Patients and methods

      A multi-institutional study was conducted including all patients who underwent Rezūm™ procedure and PAE between October 2017 and June 2020. The included population focused on frail-patients unsuitable for conventional surgery with complete urinary retention. Rezūm™ patients were identified and matched (1:1) with patients who underwent PAE. The matching criteria were age, Charlson score, prostate volume and duration of follow-up. The primary outcome was catheter-free survival, defined as spontaneous voiding and release from catheter dependence.

      Results

      Eleven patients from the Rezūm™ group were matched to 11 embolized patients. PAE and Rezūm™ patients were comparable in age (median: 77 vs. 75 years), Charlson score (median: 6 vs. 6) and prostate volume (74 vs. 60 cc). Procedures were significantly longer in the PAE group compared to the Rezūm™ procedures (median: 148 vs. 8min, P <0.001). After a median follow-up of 12 months, spontaneous voiding was conserved in all cases (100%) after the Rezūm™ procedure and in 5 cases (45.4%) after PAE (P =0.01). In catheter-free patients, the rate of benign prostatic hyperplasia medication use after procedure was 40% for PAE and 18.2% for Rezūm™ patients (P =0.54).

      Conclusions

      Our preliminary experience for treatment of complete urinary retention in frail-patients shows the feasibility of PAE and Rezūm™ to restore spontaneous urination without being associated with the occurrence of major complications. Early data suggests that Rezūm™ may provide superior results in terms of cessation of catheter dependence. Future studies are needed to definitively assess which treatment would be best suited for each patient.

      Level of evidence

      3.

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    • Holmium laser en-bloc enucleation of the prostate: Bi-centric prospective evaluation of 109 consecutive cases

      Résumé
      Introduction

      L’énucléation de la prostate au laser Holmium (HoLEP) est une alternative à la RTUP et à l’adénomectomie par voie ouverte (AVH) pour les traitements chirurgicaux de l’obstruction sous vésicale (OSV) liée à une hyperplasie prostatique bénigne (HBP). La technique opératoire peut varier selon le chirurgien: en trois lobes, en deux lobes ou en « monobloc ». La technique monobloc pourrait avoir comme avantage de réduire la durée opératoire mais il n’existe que très peu de résultats publiés sur cette technique. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats périopératoires de la technique « monobloc ».

      Matériels et méthodes

      Au total, 109 patients consécutifs ont été inclus dans cette étude sans aucun critère d’exclusion particulier. Les patients étaient opérés dans l’un des deux centres, par l’un des deux chirurgiens participants, et avec une technique chirurgicale monobloc. Les chirurgiens impliqués dans ce travail étaient des chirurgiens expérimentés: plus de 200 cas chacun réalisés avant le début de l’étude, dont plus de 50 interventions « monobloc ». Les données cliniques étaient recueillies de manière prospective dans une base de données informatisée commune et analysées de manière rétrospective après un suivi de 3 mois comprenant notamment les complications périopératoires, une débitmétrie (Qmax), une mesure du résidu post-mictionnel (RPM) et le questionnaire IPSS et score de Qualité de vie (QoL).

      Résultats

      Au total, 109 patients consécutifs ont été inclus avec des scores médians d’IPSS et Qol de 20/35 et 5/6 respectivement. À l’inclusion, le volume prostatique médian était de 70mL, un Qmax de 8mL/s et un RPM de 160mL. Les durées opératoire, d’énucléation et de la morcellation médianes étaient respectivement de 41min, 30min et 10min. La vitesse moyenne d’énucléation et de morcellation étaient de 1,5g/min et de 4,5g/min. Les durées médianes de sondage et d’hospitalisation étaient de 18heures et de 1 jour respectivement et 41 % des patients ont été en ambulatoire. La survenue de complications précoces post-opératoires ont été retrouvées pour 17 patients (16 %) dont 3 classées Clavien IIIb (décaillotage au bloc opératoire). A 3 mois, les scores IPSS et QoL ont diminué à 3/35 et 1/6 respectivement et le Qmax et le RPM ont été améliorés à 26mL/s et 40mL.

      Conclusion

      Dans cette étude bi-centrique évaluant les résultats à court terme d’une énucléation monobloc, la durée opératoire médiane était très courte (41min) et s’associait à de très bons résultats fonctionnels. Un essai clinique comparatif est nécessaire pour affirmer que ces bons résultats sont liés à la technique plutôt qu’aux compétences des chirurgiens.

      Holmium laser en-bloc enucleation of the prostate: Bi-centric prospective evaluation of 109 consecutive cases

      Summary
      Introduction

      Holmium laser enucleation of the prostate (HoLEP) is a validated alternative to transurethral resection of the prostate (TURP) and open prostatectomy (OP) for surgical treatment of bladder outlet obstruction (BOO) due to benign prostatic hyperplasia (BPH). The surgical technique may vary considerably from one surgeon to another. The three-lobe technique remains the reference procedure, but some surgeons claim “en bloc” enucleation could help to shorten enucleation time. Our objective was to prospectively assess the clinical results of “en bloc” HoLEP.

      Methods

      Consecutive 109 patients presenting with lower urinary tract symptoms (LUTS) related to BPH and selected for surgical treatment were prospectively included in an observational clinical study. There were no exclusion criteria as long as the patient was operated on by one of the two participating surgeons. The surgeons involved had previous experience of more than 200 HoLEP cases, including more than 50 “en bloc” procedures, before starting the clinical study. Clinical data were prospectively collected in a common computerized database and analysed once the 3-month follow-up data were collected including complications, maximum urinary flow rate (Qmax), post-void residual urine volume (PVR), the International Prostate Symptom Score (IPSS) and the Quality of life score (QoL).

      Results

      Overall, 109 consecutive patients were included with median IPSS and QoL score of 20/35 and 5/6 respectively. At inclusion median prostatic size was 70mL, Qmax was 8mL/s, and PVR was160mL. The median length of the complete procedure, the enucleation and the morcellation were, respectively, 41min, 30min and 10min. The mean enucleation efficiency was 1.5g/min, and the mean morcellation efficiency was 4.5g/min. The median bladder catheterization and hospitalization length were of 18hours and 1 day respectively and 41% of patients had day-case procedure. Early post-operative complications were reported in 17 cases (16%) including 3 Clavien IIIb (bladder clot removal in the operating room). At 3-month, the IPSS and QoL decreased to 3/35 and 1/6 while Qmax and PVR improved to 26mL/s and 40mL.

      Conclusion

      In this bi-centric study evaluating short-term outcomes of the “en bloc” technique, the operating time was very short (41min) with excellent functional outcomes. A prospective clinical trial is necessary to confirm these results are due to the surgical technique itself and not only to the skills of the surgeons.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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    • Évolution du score USP et IPSS après appareillage du syndrome d’apnées du sommeil par pression positive continue nocturne

      Résumé
      Introduction

      Évaluer l’impact du traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) par pression positive continue (PPC) nocturne sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU).

      Matériels et méthodes

      Une étude prospective, monocentrique, a été menée entre juin 2018 et août 2019. Ont été inclus, les patients présentant un SAOS modéré ou sévère avec indication de traitement par PPC nocturne, associé à des SBAU. Les SBAU et leur retentissement ont été évalués par le remplissage de deux auto-questionnaires (Urinary Symptom Profile (USP) et International Prostate Score Symptom (IPSS)) remplis lors de la réalisation de la polygraphie ventilatoire nocturne ou polysomnographie de diagnostic du SAOS et après 4 mois de traitement par PPC.

      Résultats

      Chez 79 patients, après quatre mois de traitement par PPC, les scores USP sur l’incontinence urinaire d’effort et l’hyperactivité vésicale étaient significativement améliorés, respectivement 0,65±1,38 vs 1,13±2,10 ; p<0,0001 et 3,24±2,58 vs 5,43±3,66 ; p<0,0001, l’IPSS et l’IPSS-Qdv étaient significativement améliorés, respectivement 5,20±3,78 vs 7,44±5,05 ; p<0,0001 et 1,93±1,26 vs 2,27±1,56 ; p=0,002 ainsi que les items du score IPSS sur la pollakiurie, l’urgenturie et la nycturie.

      Conclusion

      Le traitement par PPC a permis d’améliorer significativement les SBAU en quatre mois. Rechercher les symptômes de SAOS chez les patients consultant en urologie pour des SBAU permettrait d’adresser les patients suspects de SAOS vers un spécialiste afin d’en faire le diagnostic et de le prendre en charge le cas échéant.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évolution du score USP et IPSS après appareillage du syndrome d’apnées du sommeil par pression positive continue nocturne

      Summary
      Introduction

      To assess the impact of nocturnal continuous positive airway pressure (CPAP) treatment of obstructive sleep apnea (OSA) on lower urinary tract (LUTS) symptoms.

      Materials and methods

      A prospective, monocentric study was conducted between June 2018 and August 2019. Patients with moderate to severe OSA with an indication for treatment with nocturnal CPAP in combination with SBAU were included. SBAUs and their impact were evaluated by completing two self-administered questionnaires (Urinary Symptom Profile (USP) and International Prostate Score Symptom (IPSS)) filled out during the night-time ventilatory polygraph or diagnostic polysomnography for OSA and after 4 months of CPAP treatment.

      Results

      In 79 patients, after four months of CPAP treatment, USP scores for stress urinary incontinence and overactive bladder were significantly improved, respectively 0.65±1.38 vs 1.13±2.10 ; p<0.0001 and 3.24±2.58 vs 5.43±3.66 ; p<0.0001, IPSS and IPSS-Qdv were significantly improved, respectively 5.20±3.78 vs. 7.44±5.05 ; p<0.0001 and 1.93±1.26 vs. 2.27±1.56 ; p=0.002 as well as IPSS score items on pollakiuria, urgency and nocturia.

      Conclusion

      Treatment with CPAP significantly improved SBAU in four months. Testing urology patients for symptoms of OSA in urology patients seeking SBAU would allow referral of patients suspected of OSA to a specialist for diagnosis and management if necessary.

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    • Cure de fistule recto-urétrale par la technique modifiée de York Mason : évaluation des facteurs d’échec

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer les résultats chirurgicaux et les facteurs d’échecs concernant la prise en charge des fistules recto-urétrales traitées chirurgicalement par la technique modifiée de York Mason sur la base des 25 années d’expérience de notre centre.

      Méthodes

      Les données enregistrées entre 1997 et 2021 de tous les patients ayant été pris en charge dans notre centre pour une cure de fistule recto-urétrale par la technique modifiée de York Mason ont été observées. Les caractéristiques préopératoires des patients, les résultats chirurgicaux et les facteurs d’échec ont été évalués.

      Résultats

      Un total de 35 patients ont été pris en charge en utilisant la technique de York Mason modifiée pour une cure de fistule recto-urétrale. Aucune récidive de fistule n’est survenue dans 28 de ces réparations au cours de la période de suivi. L’âge médian était de 67 ans (IQR 62–72) et la durée médiane du suivi était de 71 mois (IQR 30–123). Il n’a pas été mis en évidence de différence significative entre les deux groupes.

      Conclusions

      La technique modifiée de York Mason pour la cure de fistule recto-urétrale iatrogène offre une bonne exposition et un taux élevé de succès. Nous n’avons pas mis en évidence de facteurs prédictifs d’échecs d’une première prise en charge chirurgicale par la technique modifiée de York Mason.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Cure de fistule recto-urétrale par la technique modifiée de York Mason : évaluation des facteurs d’échec

      Summary
      Objectives

      To assess surgical outcomes and failure factors in the management of rectourethral fistulas treated surgically with the modified York Mason technique based on our center's 25 years of experience.

      Methods

      From 1997 to 2021, in a single center study, a total of 35 consecutive patients, underwent rectourethral fistula cure, using the modified York Mason technique. Preoperative patient data, surgical outcomes and failure factors were assessed.

      Results

      Of the 35 patients, 28 were successfully managed without the need of further intervention (80%). Median age was 67 years (IQR 62–72) and median follow-up time was 71 months (IQR 30–123). There was no significant difference between the patients that had recurrence or not after the first York Mason.

      Conclusions

      The modified York Mason technique offers a high success rate for the cure of iatrogenic rectourethral fistulas. No predictive factor of failure, after a first cure of recto-uretral fistula by modified York-Mason technique was reported.

      Level of evidence

      3.

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    • Quality of life of children operated for bladder exstrophy

      Résumé
      Introduction

      L’exstrophie vésicale est une malformation rare entraînant des répercutions fonctionnelles et psychologiques affectant la qualité de vie des enfants. Cette étude vise à évaluer la continence urinaire et la qualité de vie des patients opérés pour une exstrophie vésicale dans notre institution.

      Méthodes

      Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur quinze patients opérés pour une exstrophie vésicale entre 1995 et 2015. Tous les patients ont eu un examen physique par un chirurgien pédiatre et un orthopédiste ainsi qu’un entretien avec un psychiatre. La continence urinaire a été évaluée par des périodes de sécheresse. La qualité de vie a été évaluée par l’échelle QoL SF-36.

      Résultats

      Tous les patients ont subi une fermeture primaire précoce de la vessie. Une ostéotomie postérieure a été réalisée dans un premier temps dans 6 cas et lors de la reprise chirurgicale dans 7 cas. Un lâchage a été noté dans 4 cas et une fistule chez 9 patients. Douze patients ont été opérés à plusieurs reprises. Le taux de réussite finale de la fermeture de la vessie était de 80 %. Une chirurgie d’incontinence a été effectuée selon la technique de Young Dees dans 8 cas et en combinant un agrandissement vésical à une dérivation continente type Mitrofanoff dans 5 cas. Seuls deux patients de plus de quinze ans étaient parfaitement continents sans besoin de protection. Tous les items du score QoL selon SF-36 étaient inférieurs à la valeur normale (75 %) sauf le fonctionnement physique et la limitation physique. Ces scores diminuent encore avec l’âge. Les scores étaient meilleurs pour les garçons continents sur le plan physique et psychologique, mais la différence n’était pas significative. Cependant, la différence était significative entre les garçons ayant eu moins de 3 chirurgies par rapport à ceux multi-opérés. Les scores concernant les domaines psychologiques et sociaux étaient meilleurs pour les filles que pour les garçons et les différences étaient significatives.

      Conclusions

      Le risque d’incontinence urinaire est élevé chez les enfants opérés pour une exstrophie vésicale. Les garçons sont plus touchés que les filles avec des répercussions psychologiques et sociales. Dans notre étude, la qualité de vie dépend plus du nombre de chirurgies que des résultats de la continence. Les problèmes psychologiques doivent être dépistés tôt pour un traitement précoce.

      Niveau de preuve

      3.

      Quality of life of children operated for bladder exstrophy

      Summary
      Introduction

      Bladder exstrophy is a rare malformation with functional and psychological issues affecting children's quality of life. This study aims to evaluate the urinary continence and the quality of life of patients operated for bladder exstrophy in our institution.

      Methods

      This is a retrospective study including fifteen patients operated for bladder exstrophy between 1995 and 2015. All patients underwent a physical examination and an interview with a psychiatrist. Urinary continence was evaluated by dryness periods. Quality of life was evaluated by the QoL SF-36 scale.

      Results

      All patients underwent primary early bladder closure. Posterior osteotomy was performed initially in 6 cases, and during the redo surgery in 7 cases. Leakage was recorded in 4 cases, fistula in 9 patients. Twelve patients had one or more redo surgery. Final bladder closure success rate was of 80%. Additional continence surgical procedures were performed by a Young Dees technique in 8 cases and with bladder enlargement associated with Mitrofanoff continent derivation in 5 cases. Only two patients over fifteen did not use diapers. All the items of QoL score according SF-36 were under the normal value (75%) except physical functioning and physical limitation. These scores go worst with age. Scores were better for continent boys in both physical and psychological items, but the difference was not significant However, significant difference was observed between boys having less than 3 surgeries and those having more than three procedures. Psychological and social scores were better for girls than for boys and differences were significant.

      Conclusions

      The risk of urinary incontinence is high in children managed for bladder exstrophy. Boys are more affected than girls with subsequent psychological and social repercussions. In our study, quality of life depends more on number of surgery than continence results. Psychological problems should be screened early for accurate treatment.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2022, 2, , i

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