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    Numéro 16- Volume 31- pp. 1055-1138 (Décembre 2021)

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    • Génitoplastie féminisante dans les anomalies du développement sexuel de l’enfant pré-pubère et de l’adolescente au Cameroun. À propos de 9 cas

      Résumé
      But

      Le but de ce travail était de rendre compte, après dix années de pratique, de notre expérience de la génitoplastie féminisante chez l’enfant pré-pubère et l’adolescente présentant une anomalie du développement génital (ADG) dans le contexte d’un pays en développement.

      Matériels et méthode

      Nous avons mené une étude observationnelle, descriptive et rétrospective, allant du 1er novembre 2009 au 1er avril 2019, soit une période de 9 ans. Ont été inclus tous les enfants pré-pubères (8–12 ans) et les adolescentes élevées filles, porteuses d’une anomalie du développement génital, désireuses de chirurgie ainsi que leurs familles et ayant été l’objet d’une génitoplastie féminisante. Les paramètres étudiés ont été : âge au moment de la présentation et de la chirurgie, diagnostic précis, gestes complémentaires, suites opératoires, résultat cosmétique et recul. Pour chaque patient, la chirurgie n’a été de mise qu’après un diagnostic précis au sein d’une équipe multidisciplinaire expérimentée. Les résultats cosmétiques prenaient en compte une réduction de la taille du clitoris et une ouverture séparée de l’urètre et du vagin au périnée.

      Résultats

      Neufs enfants pré-pubères et adolescentes élevés filles d’âge médian 8 ans (EI :10,75) ont été colligés. L’âge médian au moment de la chirurgie était de 11 ans (EI : 9,5). Les diagnostics précis retenus ont été : 46, XX ovotestis DSD élevée en fille (n =2) ; 46, XY DSD insensibilité partielle aux androgènes (n =2), 46, XY DSD déficit en 5 alpha réductase élevée fille (n =1), 46, XY DSD déficit en 17-céto-reductase élevée en fille (n =1), 46, XY DSD dysgénésie gonadique (mutation du gène NR5A1 ) élevée en fille (n =2) ; 45,X/46, XY dysgénésie gonadique mixte élevée en fille (n =1). La gonadectomie a dominé les gestes associés, bilatérale dans 7 cas et unilatérale gauche dans 2 cas. Avec un recul médian de 26 mois (EI: 18,25), aucune complication hémorragique n’a été notée, une rétention aiguë d’urine transitoire a pu être observée et les résultats cosmétiques jugés satisfaisants.

      Conclusion

      La génitoplastie féminisante au Cameroun reste un défi majeur pour le chirurgien pédiatrique et elle ne doit se concevoir qu’après un diagnostic précis. Le traditionnel retard porté à la consultation dans ce contexte apparaît comme un avantage, puisqu’il permet aux patientes de participer aux décisions thérapeutiques qui engagent leur avenir en termes de développement psychosocial mais aussi de fertilité.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Génitoplastie féminisante dans les anomalies du développement sexuel de l’enfant pré-pubère et de l’adolescente au Cameroun. À propos de 9 cas

      Summary
      Objective

      The aim of this study was to report our experience after 10 years of practice of feminizing genitoplasty in prepubertal and adolescent patients with disorders of sex development (DSD) assigned females as females in a developing country.

      Methodology

      This was a cross-sectional, descriptive and retrospective study over a period of 9 years. All pre-pubertal (8–12 years) and adolescent patients female sex assigned with DSD who had willfully consented to the surgery with their guardians and underwent feminizing genital surgery were enrolled in the study. Data collection included: age at presentation, precise diagnosis, surgical procedures, complications, cosmetic result and duration of follow-up. Each patient had a precise diagnosis and the surgery was planned after discussion with the multidisciplinary team. Cosmetic results were assessed based on: appearance of the clitoris and separation of the vaginal and urethral openings.

      Results

      Nine patients raised as females with a median age of 8 years (IR: 10.75) were recorded. Surgery was performed at a median age of 11 years (IR: 9.5). In this series, 6 had a 46, XY karyotype with varying diagnoses: partial androgen insensitivity syndrome (n =2); 5-alphareductase insufficiency (n =2); 17-ketoreductase insufficiency (n =2); gonadal dysgenesis with a mutation in the NR5A1 gene (n =2), 2 had ovostesticular DSD, (karyotypes 46, XX), and 1 had mixed gonadal dysgenesis (karyotype 45, X/46, XY). Partial or total gonad(s) removal in accordance with assigned gender was the most common associated procedure. It was bilateral in 7 cases and unilateral in 2 cases. Follow-up ranged from 3 months to 4.5 years (median: 26 months, IR:18.25). One patient had acute urinary retention in the early follow-up. No other complication such as incision bleeding was recorded. The cosmetic appearance of the external genitalia was satisfactory in all patients.

      Conclusion

      Feminizing genital surgery in Cameroon remains a major challenge and should seldom be realized without a precise diagnosis. Late age at presentation is peculiar to our setting; however, it gives room for the patients’ participation and input to decisions that will have a life-long personal impact on their lives in terms of psychosocial development and fertility.

      Level of evidence

      3.

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    • Impact de la varicocélectomie bilatérale chez l’homme hypofertile

      Résumé
      Introduction

      Parmi les causes identifiées d’infertilité masculine, la varicocèle occupe une place importante et est significativement associée à l’altération de la qualité du sperme. L’apport du traitement chirurgical de la varicocèle infraclinique est encore débattu de nos jours. Le but de notre travail était de comparer la varicocélectomie unilatérale à la varicocélectomie bilatérale quant à l’amélioration des paramètres du spermogramme (concentration, mobilité et vitalité des spermatozoïdes) chez les patients présentant une infertilité.

      Patients et méthodes

      Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique entre janvier 2007 et décembre 2015 colligeant tous les patients infertiles qui présentaient une varicocèle gauche clinique associée à une varicocèle droite infraclinique. Nous les avons réparti en deux groupes. Dans le groupe I, les patients ont eu un traitement unilatéral gauche. Dans le groupe II, ils ont eu une varicocélectomie bilatérale.

      Résultats

      Quatre-vingt-quinze patients ont été colligés. Les paramètres spermatiques préopératoires étaient équivalents dans les deux groupes et le traitement chirurgical a permis leur amélioration de façon évidente. L’augmentation de la concentration des spermatozoïdes était plus importante dans le groupe II (+9,67×106/mL Vs +8,11×106/mL) de même que la mobilité progressive (+8,87 % Vs +6,37 %). Cependant, cette différence n’était pas significative pour la concentration des spermatozoïdes (p =0,53) et pour leur mobilité progressive (p =0,37). Le taux de grossesse spontanée était meilleur dans le groupe II avec 26,6 % contre 22,8 % pour le groupe I (p =0,68).

      Conclusion

      Le traitement d’une varicocèle infraclinique droite, lorsqu’elle était associée à une varicocèle clinique gauche, a donné de meilleurs résultats en termes de paramètres spermatiques et de grossesse spontanée que la varicocélectomie unilatérale mais sans résultat statistiquement significatif.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact de la varicocélectomie bilatérale chez l’homme hypofertile

      Summary
      Background

      Although the progress in diagnosis methods revealed a high incidence of infra-clinical varicocele, the clinical signification of this pathology is controversial. We compared left unilateral varicocelectomy to bilateral surgery in patients with left clinical varicocele associated to an infra-clinical right one.

      Patients and methods

      It is a retrospective study conducted between January 2007 and December 2015 concerning men followed for a varicocele related infertility (one-year or more primary infertility) with two altered sperm analysis (oligospermia and/or asthenospermia) and had a left clinical varicocele associated to right infra-clinical one detected at Doppler Ultrasound. Surgical techniques used were open surgery (sub-inguinal way), antegrade sclerotherapy and coelioscopy. All patients were reviewed with a 6 month post operatively spermogram and minimum follow up of 1 year.

      Results

      Our study included 95 men. Thirty-five patients have had a unilateral left surgery (Group I) and 60 patients have had a bilateral surgical treatment (Group II). The pre-operative spermatic parameters (concentration and progressive mobility) were comparable for the 2 groups. After the surgical treatment, an improvement of these parameters was noted in all the patients without significant difference between the two groups regarding sperm concentration (24.07±9.36×106/mL Vs 23.29±3.88×106/mL) and their progressive mobility (30.47±9.04% Vs 32.39±9.54%). The spontaneous pregnancy rate was 22.8% for patients in group I and 26.6% for those in group II without any statistically difference (p =0.68).

      Conclusion

      Treatment of a right s infra-clinical varicocele, when combined with a left clinical varicocele, gave better results in terms of sperm parameters and spontaneous pregnancy than unilateral varicocelectomy but without statistically significant results.

      Level of evidence

      3.

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    • Auto-évaluation de professionnels de santé concernant la prise en charge des personnes trans dans un hôpital universitaire

      Résumé
      Introduction

      Les personnes trans sont moins bien pris en charge par la communauté médicale que la population cisgenre probablement à cause d’un manque de connaissance, d’enseignement et de confort de la part des professionnels de santé. Le but de cette étude était d’évaluer les connaissances et le confort ressentis par les professionnels de santé dans la prise en charge des personnes trans dans un centre hospitalo-universitaire (CHU) français.

      Méthodes

      Un auto-questionnaire a été envoyé par mail à des professionnels de santé travaillant dans des services habituellement impliqués dans la prise en charge de personnes transgenres dans un CHU français « non spécialisé » dans la transition hormono-chirurgicale trans. Le questionnaire comprenait des questions démographiques et des échelles de Likert concernant leur connaissance et leur confort ressentis dans la prise en charge des personnes trans. Les réponses des échelles de Likert de 7 degrés étaient réparties selon des groupes « faible », « moyen » et « élevé » et celles de 5 degrés étaient réparties selon des groupes « en faveur », « neutre » et « en défaveur ».

      Résultats

      Cent-deux (29 %) professionnels ont répondu au questionnaire. La moitié travaillaient en chirurgie (urologie, chirurgie plastique, gynécologie), 24 % travaillaient en médecine (endocrinologie, PMA, cytogénétique) et 26 % travaillaient en psychiatrie. La majorité (60,3 %) évaluaient leur niveau de connaissance comme « faible » et 39,7 % comme « moyen ». Seize pour cent évaluaient leur niveau de confort dans la prise en charge des trans comme « faible », 72,5 % comme « moyen » et 11,5 % comme « élevé ». Une majorité (77,5 %) étaient en faveur d’une prise en charge par la sécurité sociale de la transition hormonale, chirurgicale ou d’un soutien psychologique, 16,4 % étaient neutres et 6 % étaient en défaveur. Les sentiments concernant la transition hormono-chirurgicale étaient très majoritairement (96,4 %) en faveur ou neutre et 91 % souhaitaient plus de formation.

      Conclusion

      Le manque de confort des professionnels de santé d’un CHU non spécialisé dans la prise en charge des personnes transgenres semble être en rapport avec un manque de connaissance et de formation et non pas avec un désaccord concernant la nécessité de l’offre de soins aux personnes transgenres.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Auto-évaluation de professionnels de santé concernant la prise en charge des personnes trans dans un hôpital universitaire

      Summary
      Introduction

      Trans people face more barriers when seeking healthcare than the cisgender population probably due to a lack of knowledge, education and comfort of healthcare workers. The purpose of this study was to assess the knowledge and comfort felt by healthcare professionals in managing trans people in a French university hospital.

      Methods

      A self-questionnaire was emailed to healthcare professionals working in departments usually involved in the care of trans people in a French university hospital “not specialized” in medical and surgical gender transition. The questionnaire included demographic questions and Likert scales regarding their knowledge and comfort in taking care of trans people. Responses on the 7-point Likert scales were categorized into “low”, “medium” and “high” groups, and responses on the 5-point Likert scales were categorized into “in favour”, “neutral” and “against” groups.

      Results

      One hundred and two (29%) healthcare professionals answered the questionnaire. Half worked in surgical departments (urology, plastic surgery, gynecology), 24% worked in medical departments (endocrinology, reproductive medicine, cytogenetics) and 26% worked in psychiatry. The majority (60.3%) rated their level of knowledge as “low” and 39.7% as “medium”. Sixteen percent rated their level of comfort in managing trans people as “low”, 72.5% as “medium” and 11.5% as “high”. A majority (77.5%) were in favor of having the costs of gender transition care covered by the national health insurance system, 16.4% were neutral and 6% were against this idea. Feelings about surgical and hormonal gender transition were overwhelmingly (96.4%) in favour or neutral and 91% were willing to get more training and education to manage trans people.

      Conclusion

      The lack of comfort felt by healthcare professionals in university hospital in managing trans people seems to be related to a lack of knowledge and training in that field and not to a disagreement with the need of transgender healthcare.

      Level of evidence

      3.

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    • Quelle prise en charge pour les sténoses de l’urètre antérieur chez l’homme ? Recommandations 2021 du Groupe d’urologue de reconstruction uro-génitale (GURU) sous l’égide du CAMS-AFU (Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’association française d’urologie)

      Résumé

      L’objectif est de proposer les premières recommandations françaises pour le diagnostic, le traitement et le suivi des sténoses de l’urètre antérieur. Ces recommandations ont été établies par le sous-groupe travaillant sur la chirurgie de Reconstruction uro-génitale (GURU) du CAMS-AFU (Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’association française d’urologie).

      Matériel et méthodes

      Ces recommandations sont inspirées des recommandations de l’American Urological Association de 2016 sur les sténoses de l’urètre chez l’homme, augmentées d’un complément de bibliographie de janvier 2016 à décembre 2019. Elles abordent les principaux problèmes rencontrés en 27 points concernant le diagnostic, le traitement et le suivi. S’y ajoutent des schémas anatomiques, un algorithme de traitement, des tableaux de synthèse et de proposition d’évaluation et de suivi.

      Résultats

      Les sténoses de l’urètre antérieur sont des lésions fréquentes (0,1 à 1,4 %) chez l’homme. Le diagnostic repose sur un trépied comprenant l’interrogatoire avec questionnaires d’évaluation, la fibroscopie urétrale et l’Urethro-Cystographie rétrograde et mictionnelle (UCRM). Les sténoses méatiques courtes peuvent être traitées par dilatation ou méatotomie sinon on proposera une urétroplastie. Les sténoses péniennes seront traitées d’emblée par une urétroplastie. Les sténoses bulbaires courtes (<2cm) pourront bénéficier d’un traitement endo-urétral en première intention (urétrotomie interne ou dilatation). En cas de récidive ou lorsque la sténose mesure plus de 2 cm, on proposera une urétroplastie. Les séances répétées d’urétrotomie interne et/ou de dilatations (hétéro ou auto) ne sont plus actuellement recommandées sauf à titre palliatives. L’urétroplastie sera en général faite avec une greffe de la muqueuse buccale en une ou deux étapes selon l’importance de la sténose et de la qualité des tissus La résection-anastomose ou les techniques sans transection conserve une place pour les sténoses de l’urètre bulbaire. Une surveillance clinique et éventuellement par une fibroscopie ou une UCRM sera réalisée surtout la première année puis en fonction des symptômes.

      Conclusions

      Les sténoses de l’urètre antérieur doivent aujourd’hui être traitées en première intention par une urétroplastie dans un très grand nombre de cas ; ce qui impose un changement important de paradigme et de pratique. La formation à ses techniques de reconstruction est l’enjeu des années à venir pour pouvoir répondre à la demande.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Quelle prise en charge pour les sténoses de l’urètre antérieur chez l’homme ? Recommandations 2021 du Groupe d’urologue de reconstruction uro-génitale (GURU) sous l’égide du CAMS-AFU (Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’association française d’urologie)

      Summary
      Objective

      The purpose of this first french guideline is to provide a clinical framework for the diagnosis, treatment and follow-up of anterior urethral strictures. The statements are established by the subgroup working on uro-genital reconstruction surgery (GURU) from the CAMS-AFU (Andrology and Sexual Medicine Committee from the French Association of Urology).

      Material and methods

      These guidelines are adapted from the Male Urethral Stricture : American Urological Association Guideline 2016, updated by an additional bibliography from January 2016 to December 2019. Twenty-seven main scenarios seen in clinical practice are identified: from diagnosis, to treatment and follow-up. In addition, this guidelines are powered by anatomical diagrams, treatment algorithms, summaries and follow-up tables.

      Results

      Anterior urethral strictures are a common condition (0,1 à 1,4 %) in men. The diagnosis is based on a trifecta including an examination with patient reported questionnaires, urethroscopy and retrograde urethrography with voiding cystourethrography. Short meatal stenosis can be treated by dilation or meatotomy, otherwise a urethroplasty can be performed. First line treatment of penile strictures is urethroplasty. Short bulbar strictures (<2cm) may benefit from endourethral treatment (direct visual internal urethrotomy or dilation). In case of recurrence or when the stenosis measures more than 2 cm, a urethroplasty will be proposed. Repeated endourethral treatment management are no longer recommended except in case of palliative option. Urethroplasty is usually done with oral mucosa graft as the primary option, in one or two stages approach depending on the extent of the stenosis and the quality of the tissues. Excision and primary anastomosis or non-transecting techniques are discussed for bulbar urethra strictures. Follow-up by clinical monitoring with urethroscopy, or retrograde urethrography with voiding cystourethrography, is performed at least the first year and then on demand according to symptoms.

      Conclusion

      Anterior urethral strictures need an open surgical approach and should be treated by urethroplasty in most cases. This statement requires a major paradigm shift in practices. Training urologist through reconstructive surgery is the next challenge in order to meet the demand.

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    • Efficacité et tolérance des traitements locaux en injections pour le traitement de la maladie de La Peyronie : revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      La maladie de La Peyronie est une pathologie caractérisée par une déformation de verge en érection due à la présence de plaques de collagène et de fibrine au niveau de l’albuginée. À la phase stabilisée, un traitement peut être proposé en cas de déformation significative et gênante pour le patient. L’objectif de cette revue de la littérature était d’évaluer l’efficacité et la tolérance des traitements locaux en injection utilisée pour réduire la courbure de verge dans la maladie de La Peyronie.

      Matériels et méthodes

      Une revue de la littérature basée sur les études contrôlées a été réalisée selon les lignes directrices PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses) sur la base de donnée Medline en avril 2020, avec la recherche : « collagenase »[All Fields] OR « Interferon »[All Fields] OR « verapamil »[All Fields] OR « betamethasone »[All Fields] OR « hyaluronic acid »[All Fields] OR « Platelet-Rich Plasma »[All Fields] OR « Stem Cells »[All Fields] AND « peyronie's »[All Fields] AND Controlled Clinical Trial[ptyp].

      Résultats

      Sur 35 études identifiées, 6 études contrôlées contre placébo ont été incluses. Les injections intra-plaques de vérapamil n’ont pas montrées d’amélioration sur la courbure de verge. Les injections d’interferon α 2b et de collagénase de clostridium histolyticum ont permis une amélioration statistiquement significative par rapport au placebo en termes de réduction de courbure : 13,5 versus 4,5 degrés p <0,01 et 17 versus 9,3 degrés p <0,0001 respectivement. Cependant l’interferon α 2b n’a pas d’autorisation de mise sur le marché en France pour cette indication et la collagénase de clostridium histolyticum n’a plus l’autorisation de mise sur le marché depuis le 1 mars 2020. Aucune étude contrôlée n’est disponible concernant les corticostéroïdes, l’acide hyaluronique, le plasma riche en plaquettes ou encore les cellules souches.

      Conclusion

      Pour le traitement d’une déformation liée à une maladie de La Peyronie, cette revue basée sur les études contrôlées ne retrouve pas de traitement par injection efficace et disponible en France. La chirurgie garde sa place pour la correction d’une courbure d’au moins 30° associée à un handicap sexuel à la phase stabilisée de la maladie, au prix cependant de potentiels effets indésirables. Des études contrôlées relatives aux thérapies innovantes injectables telles que le plasma riche en plaquettes ou les cellules souches sont attendues afin de peut-être proposer une alternative thérapeutique injectable.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Efficacité et tolérance des traitements locaux en injections pour le traitement de la maladie de La Peyronie : revue de la littérature

      Summary
      Aim

      To assess the efficacy and safety of local injection used to reduce penile curvature in Peyronie's disease.

      Methods

      A review of the literature was carried out according to the PRISMA guidelines (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyzes) on the Medline database in April 2020, with the research: “collagenase”[All Fields] OR “Interferon”[All Fields] OR “verapamil”[All Fields] OR “betamethasone”[All Fields] OR “hyaluronic acid”[All Fields] OR “Platelet-Rich Plasma”[All Fields] OR “Stem Cells”[All Fields] AND “peyronie's”[All Fields] AND Controlled Clinical Trial[ptyp]. Only controlled studies with placebo group were included in this review.

      Results

      Of the 35 articles identified, 6 placebo-controlled studies were finally included. Intra-plaque injections of verapamil did not show improvement in penile curvature. Injections of interferon α 2b and clostridium histolyticum collagenase allowed a statistically significant improvement in terms of curvature reduction: 13.5 versus 4.5 degrees P <0.01) and 17 versus 9.3 degrees P <0.0001 respectively. However, interferon α 2b is not available in France for Peyronie's disease and clostridium histolyticum collagenase is no longer authorized since March 1, 2020. No controlled studies are available on corticosteroids, hyaluronic acid, platelet-rich plasma or stem cells injections.

      Conclusion

      To correct the deformity in Peyronie's disease in the chronic phase, there is no effective solution currently available in France based on controlled studies. Surgery retains its place for the correction of a curvature of at least 30° associated with a sexual handicap in the stable phase, however at the cost of potential adverse effects. Stem cell or Platelet-Rich Plasma injection might be an injectable therapeutic alternative but need controlled studies.

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    • Validation linguistique française de l’indice de satisfaction sexuelle (ISS)

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette étude était de proposer une version française de l’indice de satisfaction sexuelle (ISS).

      Matériel et méthode

      La traduction de l’anglais vers le français de l’ISS a été réalisée de manière indépendante par trois chirurgiens pédiatriques de langue maternelle française. Puis, un anglophone, parlant couramment le français, ignorant le questionnaire original, a traduit en anglais la version française réconciliée de l’ISS.

      Résultats

      La version française finale, a été testée avec succès sur 25 volontaires francophones.

      Conclusion

      Nous présentons une traduction validée de l’indice de satisfaction sexuelle.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Validation linguistique française de l’indice de satisfaction sexuelle (ISS)

      Summary
      Introduction

      The objective of this study was to propose a French version of the Index of Sexual Satisfaction (ISS).

      Material and method

      The translation from English to French of the ISS was performed independently by three pediatric surgeons whose mother tongue is French. Then, an English speaker, fluent in French, who was unaware of the original questionnaire, translated the reconciled French version of the ISS into English.

      Results

      The final French version was successfully tested on 25 French-speaking volunteers.

      Conclusion

      We present a validated translation of the Sexual Satisfaction Index.

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