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    Numéro 14- Volume 31- pp. 911-942 (Novembre 2021)

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 14, 31, i

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    • Éducations aux auto-sondages : pour quels patients ? Pourquoi ? Comment ?

      Résumé

      Pratiquée depuis les années 1970, l’auto-sondage est la méthode de référence de drainage des urines en cas de rétention urinaire d’origine neurologique (paraplégie, sclérose en plaque…) et non neurologique (hypertrophie bénigne de la prostatique, vessie acontractile du sujet âgé…). L’objectif principal est de permettre l’alternance physiologique de phase de remplissage et de vidange complète, pour préserver la fonction rénale et prévenir les infections urinaires. L’apprentissage du geste est simple mais nécessite une séance d’éducation thérapeutique avec un personnel formé, à domicile ou dans un centre spécialisé. Les troubles cognitifs, une mauvaise vision, un manque de dextérité ou la non-connaissance de l’anatomie uro-génitale sont les principales limites à leur mise en place. Leur succès repose sur la fréquence des sondages (toutes les 4h) qui sont réalisées de façon propre mais non stérile. Le rapport bénéfice/risque est largement en faveur de leur utilisation afin de remplacer la sonde à demeure chaque fois que possible.

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      Éducations aux auto-sondages : pour quels patients ? Pourquoi ? Comment ?

      Summary

      Since the 1970s, self-catheterization is the preferred method of urine drainage in case of urinary retention of neurological etiology (paraplegia, multiple sclerosis…) and non-neurological cause (benign prostatic hypertrophy, acontractile bladder of the elderly subject…). The main objective is to allow the physiological alternation of filling and complete emptying phases, in order to preserve the renal function and prevent urinary infections. The learning of self-catheterization is simple but requires a therapeutic education session with trained personnel, at home or in a specialized center. Cognitive disorders, poor vision, lack of dexterity or lack of knowledge of urogenital anatomy are the main limitations to their implementation. Their success depends on the frequency of catheterization (every 4h), which is performed in a clean but non-sterile manner. The benefit/risk ratio is largely in favor of using them to replace the indwelling probe whenever possible.

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    • Les sondes en urologie : indications et prise en charge infirmière

      Résumé

      L’infirmière d’urologie est amenée à prendre en charge des patients porteurs de « sondes urinaires ». Son rôle en consultation, dans les services de soin, au bloc opératoire ou à domicile est fondamental à toutes les étapes. Nous avons effectué un état de l’art des bonnes pratiques et des recommandations actuelles pour l’indication, la pose et l’entretien de ces dispositifs médicaux de plus en plus nombreux sur le marché. Les sondes vésicales sont posées, entretenues et retirées par les IDE selon des indications médicales. Le matériel doit être adapté lors de la pose : taille, forme, nature, nombre de voie. L’entretien doit permettre, outre le confort du patient, une prévention efficace du risque infectieux associé. Les sondes urétérales, simples ou doubles J ou néphrostomies sont essentiellement d’indication opératoires. Nous avons précisé le matériel disponible et la technique de pose indispensables à l’IBODE. Les modalités de manipulation et d’entretien de ces sondes par l’IDE sont détaillées. Cet inventaire des cathéters urologiques disponibles et de leurs indications se veut être une aide pour l’infirmière au quotidien. Son rôle est essentiel dans le choix du matériel tant pour l’urologue que pour le patient.

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      Les sondes en urologie : indications et prise en charge infirmière

      Summary

      The urology nurse cares for patients wearing many different types of urinary catheters. Her role in the management of these devices in external care, clinical units, operating room or at home is fundamental. We performed a state of the art of good practices and of the up to date knowledge regarding the indication, placement, and specific care of these devices, which are every day more numerous on the market. Indwelling bladder catheter are placed, daily managed and removed by nurses, depending on an initial medical indication. The type of catheter must be adapted to the patient and to the clinical situation. Its daily care and management should allow not only the best comfort for the patient, but also an efficient management of the associated infectious risk. The placement of ureteral catheters (simple monoJ, double J or nephrostomy), are mainly of surgical initial indication. We developed what we thought was compulsory knowledge about them for an operating theater's nurse. The associated care for urology's nurses is also detailed. This inventory of available urinary catheter's, of their indications and management, aims to be a help for the urology nurse in her daily practice. Her/his role is essential in the choice of the adequate catheter and in its correct management, not only for the urologist but also for the patient himself.

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    • Troubles de la vidange vésicale chez la femme : l’autosondage n’est pas la seule solution

      Résumé

      Les troubles de la vidange vésicale de la femme existent et sont actuellement largement sous diagnostiqués, particulièrement en France. Ils sont sous-tendus par deux grands mécanismes : l’hypocontractilité vésicale et l’obstruction sous vésicale, dont la physiopathologie et les modalités de prise en charge sont très différentes. Il existe beaucoup d’options thérapeutiques, y compris chirurgicales, en alternative aux auto-sondages souvent contraignants pour les patientes. En dépistant les troubles de la vidange vésicale chez les femmes et en recherchant leur cause pour la traiter, un changement de paradigme dans la prise en charge des patientes est possible : d’un traitement standardisé vers une prise en charge personnalisée. L’infirmier(e) diplomé(e) d’État (IDE) peut dépister un certain nombre de signes d’alerte faisant suspecter un trouble de la vidange vésicale, et a donc un rôle à jouer dans l’amélioration du dépistage, de la prise en charge et dans l’éducation des autres professionnels de santé autour des troubles de la vidange vésicale chez la femme.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Troubles de la vidange vésicale chez la femme : l’autosondage n’est pas la seule solution

      Summary

      Female voiding dysfunction exists but are largely underdiagnosed, especially in France. They can result from two different mechanisms: detrusor underactivity or bladder outlet obstruction, with very different pathophysiology and therapeutic management. There are many different therapeutic options, including surgical treatments, to offer as alternative to clean intermittent catheterization which are often burdensome for patients. Seeking voiding dysfunction in female patients with lower urinary tract symptoms and searching for their etiology to tackle it could lead to a paradigm change in these women: from standardized treatment to individualized treatment. In their practice, nurses can detect warning symptoms suspect of voiding dysfunction, and have thus a role to play in the improvement of patients’ screening, education other healthcare providers, and management of female voiding dysfunction.

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    • Traitement de l’HBP en consultation : le point sur les nouvelles thérapies mini-invasives

      Résumé
      Introduction

      Plusieurs thérapies chirurgicales mini-invasives ont été développées dans le traitement des Symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) liés à l’Hypertrophie bénigne de prostate (HBP). L’objectif était de réaliser une mise au point sur les nouvelles techniques mini-invasives pour le traitement de l’HBP potentiellement réalisables en consultation.

      Méthodes

      Ce travail de synthèse est basé sur les données disponibles dans la littérature sur les techniques chirurgicales mini-invasives de l’HBP réalisables en consultation. Une recherche PubMed et un examen narratif des données ont été effectués en juillet 2021. Seuls les articles en français ou en anglais ont été examinés.

      Résultats

      Les traitements mini-invasifs de l’HBP réalisables en consultation les plus étudiés sont la thérapie thermique à la vapeur d’eau (Rezum® system, Boston Scientific Corporation , Marlborough, MA), les implants intraprostatiques (UroLift® system, NeoTract, Inc., Pleasanton, Californie, USA) et le dispositif implantable temporaire en nitinol (iTind®, Medi-Tate Ltd, Hadera, Israël). Chaque traitement semble apporter une amélioration rapide et durable des SBAU et de la qualité de vie, une préservation des fonctions sexuelles et éjaculatoires, une récupération postopératoire rapide avec peu de complications, permettant ainsi des soins en consultation. En comparaison aux chirurgies conventionnelles de l’HBP, ces avantages seraient contrebalancés par des taux de ré-interventions plus élevés et une amélioration globalement moins importante des SBAU.

      Conclusion

      Les nouvelles thérapies mini-invasives sont des options prometteuses, bien tolérées et préservant les fonctions sexuelles et éjaculatoires des hommes ayant une HBP. Bien que les approches chirurgicales classiques puissent être plus efficaces, ces avantages sont précieux pour certaines populations de patients.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Traitement de l’HBP en consultation : le point sur les nouvelles thérapies mini-invasives

      Summary
      Introduction

      Several minimally invasive surgical therapies have been developed for the treatment of Lower Urinary Tract Symptoms (LUTS) associated with Benign Prostate Hyperplasia (BPH). The objective was to report an update on these new office-based therapies.

      Methods

      This simple review is based on the data available in the literature on office-based minimally invasive surgical techniques for treating BPH. A PubMed search and narrative review of the data were performed in July 2021. Only articles in French or English were reviewed.

      Results

      The most studied office-based minimally invasive treatments for BPH are water vapor thermal therapy (Rezum® system, Boston Scientific Corporation, Marlborough, MA), prostatic urethral lift (UroLift® system, NeoTract, Inc., Pleasanton, California, USA) and the Temporarily Implanted Nitinol Device (iTind®, Medi-Tate Ltd, Hadera, Israel). Each treatment appears to provide rapid and lasting improvement in LUTS and quality of life, preservation of sexual and ejaculatory functions, rapid postoperative recovery with a minimal adverse event profile, thus allowing outpatient care. Compared to conventional BPH surgeries, these benefits would be offset by higher retreatment rates and less overall improvement in LUTS.

      Conclusion

      New minimally invasive therapies are promising options that are well tolerated and preserve sexual and ejaculatory functions in men with BPH. Although standard surgical approaches may be more effective, these benefits are valuable for certain patient populations.

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    • Urétéroscope souple à usage unique versus réutilisable : aspects techniques et médico-économiques

      Résumé
      Introduction

      Mise au point sur les indications, modalités de mise en œuvre et considérations medico-economiques des urétéroscopes souples réutilisables (URSr) vs usage unique (URSuu) ?

      Méthode

      Synthèse basée sur les données disponibles dans la littérature sur les urétéroscopes réutilisables et à usage unique, ainsi que sur l’expertise de notre centre. Une recherche PubMed et un examen narratif des données ont été effectués en juillet 2021. Seuls les articles en français ou en anglais ont été examinés.

      Résultats

      Les URSr et les URSuu ont des caractéristiques techniques similaires et adaptées à l’exploration de la voie excrétrice urinaire supérieure : traitement des calculs du rein <2cm ou de l’uretère. L’URSr est le type d’urétéroscope le plus souvent utilisé en pratique. Les URSuu sont plus récents et associés à de nombreux avantages : aucune procédure de stérilisation, disponibilité immédiate du matériel en salle opératoire, diminution de la production de déchets à l’échelle institutionnelle. Un usage mixte entre URSr et URSuu semble actuellement le meilleur compromis d’un point de vue médico-économique pour les centres à haut volume. Dans le cas d’une activité plus restreinte ou d’un site secondaire, les URSuu sont plus avantageux et la réduction des coûts d’achat devrait accentuer ce bénéfice.

      Conclusion

      Les URSr et les URSuu sont semblables d’un point de vue technique et permettent un traitement identique des pathologies du haut appareil urinaire. Leur utilisation complémentaire optimise la prise en charge des patients en urologie. Le frein à l’utilisation exclusive des URSuu reste leur coût.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Urétéroscope souple à usage unique versus réutilisable : aspects techniques et médico-économiques

      Summary
      Introduction

      Sate of the art on the indications, methods of implementation and medico-economic considerations of reusable flexible ureteroscopes (URSr) vs single use (URSuu)?

      Method

      Review of the literature (Pubmed) on reusable and single-use ureteroscopes, as well as on the expertise of our center. A PubMed search and narrative review of the data was performed in July 2021. Only articles in French or English were selected.

      Results

      The URSr and URSuu have similar technical characteristics and are suitable for the exploration of the upper urinary excretory tract: treatment of stones of the kidney <2cm or of the ureter. The URSr is the most common type of ureteroscope. URSuu are newer and associated with many advantages: no sterilization procedure, immediate availability of equipment in the operating room, reduced waste production at the institutional level. A hybrid use of URSr and URSuu currently seems to be the best compromise from a medico-economic point of view for high volume centers. In the case of a smaller activity or a secondary site, URSuu are more advantageous and the reduction in purchasing costs should accentuate this benefit.

      Conclusion

      URSr and URSuu are technically similar and allow identical treatment of upper urinary tract pathologies. Their complementary use optimizes the care of urology patients. The barrier to the exclusive use of URSuu remains their cost.

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