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    Numéro 12- Volume 31- pp. 683-772 (Octobre 2021)

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    • IRM du squelette axial pour le bilan du cancer de prostate en Guyane française

      Résumé
      Introduction

      Le bilan d’extension du cancer de prostate (CP) en Guyane française est contraint par le manque de scintigraphie osseuse (SGO). La disponibilité de 4 IRM permet de développer des alternatives avec la pratique d’une IRM du Squelette Axial (IRM SA).

      Matériel

      Une IRM SA a été réalisée chez les patients ayant un diagnostic de CP avec un risque de localisations secondaires : PSA>10ng/ml et/ou Score de Gleason>=7 (grade de Gleason 4 prédominant) et/ou >=T2b clinique et/ou T2b/T3 IRM et/ou biopsies positives>50 %. L’IRM comportait une évaluation du rachis, du bassin et du crâne. Les résultats ont été systématiquement comparés aux données cliniques, biologiques et biopsiques.

      Résulats

      Parmi les 163 IRM SA, 30 étaient positives et 133 négatives. Parmi ces 133, 60 ont eu une prostatectomie totale avec ou sans curage ganglionnaire. Le PSA médian des 133 patients ayant une IRM négative était de 11ng/ml (1–51) et 27 (20,3 %) avaient un PSA>20ng/ml. Parmi les patients ayant une IRM SA positive,1 seul avait un PSA<20ng/ml et un grade 3 de Gleason prédominant.

      Conclusion

      Notre étude montre que l’IRM SA ne doit être réservée qu’aux cas les plus susceptibles d’avoir des métastases osseuses, c’est-à-dire les patients ayant un PSA>20ng/ml et/ou un grade de Gleason 4 prédominant.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      IRM du squelette axial pour le bilan du cancer de prostate en Guyane française

      Abstract
      Introduction

      Spread evaluation of Prostate Cancer (PC) in French Guyana is bothered by the lack of bone scintigraphy. The availability of 4 MRI allows to develop alternatives using Axial Skeleton MRI (AS MRI). We report the related results.

      Material

      AS MRI was done in patients with diagnosis of high risk PC: PSA>=10ng/ml and/or Gleason Score>=7 (predominant Gleason grade 4) and/or clinical T2b and/or T2b/T3 MRI and/or >50% positive biopsies. AS MRI was including spine, pelvis and skull assessement.The results were systematically compared to the clinical, biological and biopsy features.

      Results

      Amongst 163 AS MRI performed, 30 were positive and 133 negative. Of these 133 patients, 60 were submited to radical prostatectomy with or without lymphadenectomy. In these 133 patients with negative AS MRI, median PSA was 11ng/ml (1–51) and 27 (20,3%) had PSA>20ng/ml. In patients with positive AS MRI, only 1 had PSA<20ng/ml and predominant Gleason grade 3.

      Conclusion

      Our study shows that AS MRI assessement is especially usefull in patients who are most likely to have bone metastasis that is to say those with PSA>20ng/ml and/or predominant Gleason grade 4.

      Level of evidence

      3.

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    • Ultrasons focalisés de haute intensité pour le traitement du cancer localisé de la prostate : étude mono-centrique caribéenne

      Résumé
      Introduction

      Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) ont montré leur efficacité dans le traitement des cancers localisés de la prostate. Le but de cette étude prospective est d’en évaluer leurs premiers résultats carcinologiques et fonctionnels au sein d’une population afro-caribéenne.

      Matériel et méthodes

      De mai 2018 à janvier 2020, 77 patients afro-caribéens ont été inclus. Plusieurs traitements étaient réalisés : total, hémi-ablatif ou focal ; en première intention (groupe I), ou en traitement de rattrapage (groupe II). Des PSA étaient dosés à 2, 6, 9 et 12 mois. Une IRM prostatique et des biopsies consécutives étaient effectuées entre 6 et 9 mois postopératoires. La continence, la dysurie et la fonction érectile étaient évaluées à 6 mois (questionnaires ICS, IPSS et IIEF).

      Résultats

      Le groupe I incluait 71,2 % des patients, le groupe II, 28,8 %. L’âge médian était de 75,4 ans [IQR 69,6–79,4]. Le suivi médian était de 8,3 mois [IQR 3,5–12,25]. Le PSA médian à l’inclusion était de 7,7ng/ml [IQR 5,5–11,2] dans le groupe I, et de 5,9ng/ml [IQR 4,4–7,9] dans le groupe II. Toutes populations confondues, les biopsies étaient négatives dans 73,5 % des cas ; 14,7 % des biopsies étaient positives en zone traitée et 11,8 % en zone non traitée. Concernant les morbidités, 7,5 % des patients ont développé une incontinence urinaire et le taux de dysfonction érectile était de 13,2 %.

      Conclusion

      Cette étude marque les débuts de l’expérience de l’HIFU Focal One® dans une population afro-caribéenne. Ce traitement semble sûr et reproductible avec des résultats carcinologiques satisfaisants et une faible morbidité génito-urinaire. Un suivi à plus long terme et un effectif de patients plus important sont nécessaires pour valider ces résultats.

      Niveau de preuve

      III.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Ultrasons focalisés de haute intensité pour le traitement du cancer localisé de la prostate : étude mono-centrique caribéenne

      Summary
      Introduction

      High-intensity focused ultrasound (HIFU) has proved to be effective in the treatment of localized prostate cancer. The aim of this prospective study is to assess their first oncological and functional results in an Afro-Caribbean population.

      Methods

      From May 2018 to January 2020, 77 patients issued from French West Indies were included. Several treatments were carried out: whole-gland treatment hemi or focal ablation; in a primary setting (group I) or a salvage therapy (group II). PSA level was assessed at 2, 6, 9 and 12 months. MpMRI and post HIFU biopsy were performed between 6 and 9 months postoperatively. Continence, urinary end erectile functions were assessed by ICS, IPSS and IIEF scores.

      Results

      Groupe I included 71.2% patients, group II, 28.8%. The median age was 75.4 years [IQR 69.6–79.4]. The median follow-up was 8.3 months [IQR 3.5–12.25]. At inclusion, PSA was 7.7ng/ml [IQR 5.5–11.2] in group I, and 5.9ng/ml [IQR 4.4–7.9] in group II. In the whole population, there was 73.5% negative biopsies; 14.7% of the biopsies were positive in treated zone and 11.8% in non-treated zone. Regarding morbidities, urinary incontinence appeared in 7.5% and erectile dysfunction rate was 13.2%.

      Conclusion

      Our study reveals the first experience of HIFU by Focal One® device in an Afro-Caribbean population. It seems to be a safe and reproducible treatment with acceptable oncological results and low genitourinary morbidity. Long term follow-up and a higher number of patients are necessary to validate these results.

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    • Impact carcinologique des marges positives après prostatectomie totale

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette étude était de déterminer l’impact des marges chirurgicales positives (MCP) lors d’une prostatectomie totale (PT) pour cancer de prostate (CaP) localisé ou localement avancé sur les résultats oncologiques.

      Méthodes

      Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique. Tous les patients traités par prostatectomie totale entre janvier 2004 et décembre 2018 pour cancer de prostate localisé ou localement avancé ont été inclus. Les données préopératoires, post-opératoires et les résultats carcinologiques recueillis ont été analysés.

      Résultats

      Dans cette étude, 319 patients d’un âge médian de 65 ans (EIQ : 62–69) ont été inclus avec un suivi médian de 43,6 mois (EIQ : 19,4–79,3). Les marges chirurgicales étaient positives dans 33,5 % des cas. Cent quatre-vingt-dix-huit patients (62,1 %) avaient une classification ISUP 1 en préopératoire. Les MCP étaient associées à la récidive biologique (p <0,001), mais pas à la mortalité globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de marges chirurgicales positives en analyse multivariée(p =0,01).

      Conclusion

      Les MCP impacteraient le pronostic carcinologique par un sur-risque de récidive biologique sans impact sur la survie globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de MCP.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact carcinologique des marges positives après prostatectomie totale

      Summary
      Objective

      To examine the impact of positive surgical margins (PSM) after radical prostatectomy (RP) for prostate cancer on oncological results.

      Patients and methods

      We performed a study where all patients who underwent radical prostatectomy between January 2004 and December 2018 for prostate cancer were included. The preoperative, postoperative data and the carcinological results collected were analyzed. Data were analysed using Kaplan–Meier survival analysis and proportional hazards models.

      Results

      A total of 319 patients with a median age of 65 years (IQR : 62–69) were included. The median follow-up was 43.6 months (IQR: 19.4–79.3). The overall rate of PSM was 33.5%. PSM was associated with biochemical recurrence (P <0.001). Overall mortality was not associated with positive margins. A clinical stage> T1c was an independent predictor of PSM on multivariate analysis (P =0.01).

      Conclusion

      PSM would increase the risk of biochemical recurrence with no impact on survival. Clinical stage>T1c was an adverse predictor for PSM.

      Level of evidence

      3.

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    • Évaluation des mesures de triages de la première vague pandémique Covid-19 pour sélectionner les patients à opérer pour cancers et urgences urologiques

      Résumé
      Introduction

      Lors de la première vague épidémique Covid-19, des mesures de triage, sans PCR systématique, étaient mises en place pour sélectionner les patients à opérer. Notre étude a comparé leurs résultats chirurgicaux après triage à ceux d’un groupe contrôle.

      Matériel

      L’analyse portait sur l’ensemble des patients initialement programmés dans un centre Covid de référence et inclus consécutivement, du 15 mars au 1er mai 2020 (NCT04352699). Leurs données étaient recueillies prospectivement et ultérieurement comparées à celles des patients opérés 1 an auparavant sur la même période dans ce centre. Le critère d’évaluation principal était l’admission post-opératoire en unité de soins intensifs (USI). La morbidité, la mortalité postopératoire, le report d’interventions, les tests PCR étaient évalués. Des analyses de sous-groupes étaient réalisés pour les patients opérés de cancer.

      Résultats

      Après triage, 96 des 142 interventions programmées ont dû être reportées. Sur les opérés, 48 (68 %) l’étaient pour cancer. Au total, aucun cas de pneumonie Covid-19 post-opératoire n’a été identifié. Trois patients (4 %) ont été admis en USI, dont un finalement décédé pour sepsis urinaire. Chez ces patients, les RT-PCR étaient négatives. Globalement, comparativement au groupe contrôle, aucune différence d’admission en USI, ni de taux de mortalité post-opératoire n’ont été rapportées.

      Conclusions

      Le triage de la première vague n’a pas surexposé les patients sélectionnés à un risque de complication ou de décès post-opératoire, particulièrement pas pour ceux opérés pour cancer. En revanche, 67 % des patients ont été reportés, avec un risque associé à des retard de soins pouvant conduire au décès.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation des mesures de triages de la première vague pandémique Covid-19 pour sélectionner les patients à opérer pour cancers et urgences urologiques

      Summary
      Introduction

      Faced with the first wave of Covid-19 pandemic, guidelines for surgical triage were developed to free up healthcare resources. The aim of our study was to assess clinical characteristics and surgical outcomes of triaged patients during the first Covid-19 crisis.

      Method

      We conducted a cohort-controlled, non-randomized, study in a University Hospital of south-eastern France. Data were collected prospectively from consecutive patients after triage during the period from March 15th to May 1st and compared with control data from outside pandemic period. Primary endpoint was intensive care unit (ICU) admissions for surgery-related complications. Rates of surgery-specific death, postponed operations, positive PCR testing and Clavien-Dindo complications and data from cancer and non- cancer subgroups were assessed.

      Results

      After triage, 96 of 142 elective surgeries were postponed. Altogether, 71 patients, median age 68 y.o (IQR: 56-75 y.o), sex ratio M/F of 4/1, had surgery, among whom, 48 (68%) had uro-oncological surgery. No patients developed Covid-19 pneumonia in the post-surgery period. Three (4%) were admitted to the ICU, one of whom died from multi-organ failure due to septic shock caused by klebsiella pneumonia following a delay in treatment. Three Covid-19 RT-PCR were done and all were negative. There was no difference in mortality rates or ICU admission rates between control and Covid- era patients.

      Conclusions

      Surgery after triage during the first Covid-19 pandemic was not associated with worse short-term outcomes. Urological cancers could be operated on safely in our context but delays in care for aggressive genitourinary diseases could be life threatening.

      Level of evidence

      3.

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    • Résultats fonctionnels et satisfaction chez 44 patients post implantation de neurostimulateur sacré type NS3 pour une hyperactivité vésicale réfractaire, d’origine idiopathique, suivi à 43 mois, série monocentrique

      Résumé
      Objectifs

      La neuromodulation sacrée (NMS) est utilisée en France, depuis 1997, pour la gestion de l’hyperactivité vésicale (HAV) non neurogène ne répondant pas à traitement pharmacologique de première intention. L’objectif de cette étude est d’analyser l’efficacité clinique et la satisfaction des patients traités par NMS dans cette indication.

      Méthodes

      Il s’agit d’une série rétrospective monocentrique de 59 patients avec une HAV réfractaires d’origine idiopathique et éligibles au test de NMS entre janvier 2010 et décembre 2017 Les données démographiques, les antécédents de chirurgie pelvienne, les complications selon la classification de Clavien-Dindo, ainsi que les taux de révisions et d’explantations étaient recueillis. Tous les patients inclus ont eu une phase test. Le succès thérapeutique pour la phase test et l’implantation définitive était défini par une amélioration≥50 %. La satisfaction des patients était un critère secondaire.

      Résultats

      Sur les 59 patients testés pour implantation d’une électrode de NMS, 44 ont eu une implantation définitive dont 36 (82 %) femmes et 8 (18 %) hommes. L’âge médian de l’étude était de 55 ans. Le suivi médian était de 43 mois [21,2–66,5]. Tous les patients avaient une HAV réfractaire d’origine idiopathique. La durée médiane entre le test et l’implantation définitive était de 28jours [18–35]. Le taux de succès sur l’ensemble des patients testés était de 60 % (34/59). Chez les patients implantés, 34 patients (77 %) ont eu une amélioration clinique. Des événements indésirables ont dû être gérés comprenant des reparamétrages multiples (n =13), une révision du dispositif (n =16), voire l’explantation du dispositif (n =8). Le taux de satisfaction était de 82 % (36/44).

      Conclusion

      Avec un suivi médian de 43 mois, cette étude rétrospective montre l’efficacité de la NMS en deuxième ligne pour l’HAV réfractaire d’origine idiopathique. Cette technique reste peu invasive mais avec des évènements indésirables non négligeables à transmettre lors de l’information à nos patients.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats fonctionnels et satisfaction chez 44 patients post implantation de neurostimulateur sacré type NS3 pour une hyperactivité vésicale réfractaire, d’origine idiopathique, suivi à 43 mois, série monocentrique

      Summary
      Objectives

      Sacred neuromodulation (SNM) has been used in France since 1997 for the management of non-neurogenic urinary disorders that do not respond to first-line pharmacological treatment. The aim of this study is to analyze the clinical efficacy and satisfaction of patients with refractory idiopathic overactive bladder (OAB) treated with SNM.

      Methods

      This single-center retrospective series included 59 patients with refractory OAB of idiopathic origin and eligible for the SNM between January 2010 and December 2017. Demographic data, history of pelvic surgery, complications according to Clavien-Dindo classification, as well as revision and explantation rates were collected. All the patients included underwent a test phase. Therapeutic success for the test phase and definitive implantation was defined by≥50% improvement. Satisfaction was a secondary criteria.

      Results

      Of the 59 patients tested for SNM, 44 patients had a permanent implantation, of which 36 (82%) were women and 8 (12%) were men. The median age of the study was 55 years old. The median follow-up was 43 months [21,2–66,5]. All of the patients had an idiopathic refractory OAB. The median time between test and final implantation was 28 days [18–35]. The success rate for all patients tested was 60% (34/59). In patients implanted, 34 patients (77%) had clinical improvement. Adverse events had to be managed including multiple re-parameterizations (n =13), device revision (n =16), or even device implantation (n =8). The satisfaction rate was 82% (36/44).

      Conclusion

      With a median follow-up of 43 months, this retrospective study on NMS shows the efficacy of second-line SNM for idiopathic OAB. This technique remains minimally invasive but with significant adverse events when informing our patients.

      Level of evidence

      3.

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    • Enquête miroir auprès de patients et de professionnels de santé portant sur l’incontinence urinaire par urgenturie ou mixte

      Résumé
      Introduction

      Cette enquête visait à apprécier les tabous liés à l’incontinence urinaire (IU) par urgenturie ou mixte en interrogeant des patients et des médecins, avec pour objectif de confronter leurs perceptions.

      Méthodes

      À partir d’une étude qualitative initiale auprès de médecins et de patients atteints d’IU, des questionnaires ont été élaborés et mis en ligne pour l’enquête quantitative. Les questions portaient sur la perception de l’IU, le niveau de gêne et ses conséquences, la relation au médecin et le traitement.

      Résultats

      Trois cent dix patients de sexe masculin ou féminin ayant une IU, ainsi que 101 généralistes, 50 urologues et 30 gynécologues ont participé. Parmi les patients, 60 % se sentaient gênés par l’IU, qu’ils considéraient comme un tabou similaire à celui du cancer. Ce tabou ressenti par les patients était surévalué par les médecins, pouvant eux-mêmes éprouver une gêne à en parler. L’IU s’accompagnait d’une perte d’estime de soi (51 %) et d’une contrainte au quotidien (44 %). D’après les patients, la problématique de l’IU était uniquement abordée par le médecin dans 6 % des cas et par le patient dans 55 % des cas, principalement avec le médecin traitant (80 %). Ainsi, 4 fois sur 10, le sujet n’était pas abordé ; 49 % des patients n’en avaient pas discuté avec leur conjoint et 33 % n’en avaient parlé à personne.

      Conclusion

      L’IU reste un tabou et cela justifie que les praticiens encouragent leurs patients à en parler, d’autant plus que des solutions existent.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Enquête miroir auprès de patients et de professionnels de santé portant sur l’incontinence urinaire par urgenturie ou mixte

      Summary
      Background

      This survey assessed how much of a taboo surrounds urge or mixed urinary incontinence (UI), through questions to affected patients and healthcare professionals using online questionnaires, with the objective to contrast the patients’ perceptions with that of the doctors.

      Methods

      This quantitative study was preceded by a qualitative phase carried out with general practitioners, specialists, and UI patients. Following these phases, questionnaires were made available on the internet. They covered questions pertaining to perceptions of UI, degree of embarrassment and its consequences, patient–doctor relationship, and treatments.

      Results

      Overall, 310 UI patients of male or female gender participated in the study, as did 101 general practitioners, 50 urologists, and 30 gynecologists. The analysis revealed that 60% of patients felt embarrassment about UI, the condition representing for them a taboo topic similar to cancer. This taboo was shown to be seen further enhanced by doctors. UI was associated with a loss of self-esteem (51%) and restriction to daily life (44%). The patients’ answers revealed that UI was only brought up by doctors in 6% of cases, whereas the patient was the first to bring it up in 55%, primarily with their general practitioner (80%). Thus, in 4 out of 10 cases, the issue was not addressed; 49% of patients stated they did not discuss their condition with their partner and 33% did not discuss it with anybody.

      Conclusion

      UI is still a major taboo and we have a long way to go to change attitudes.

      Level of evidence

      3.

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    • Revue compréhensive de l’apport de l’impression 3D en médecine : mise en perspective des différentes applications en urologie

      Résumé
      Introduction

      L’impression 3D se développant, les applications en médecine se multiplient. Cela se traduit par un nombre croissant de publications scientifiques montrant l’apport de l’impression 3D, dans différentes spécialités, pour l’information patient, la planification chirurgicale préopératoire, mais également pour l’enseignement ou encore la production de matériel implantable spécifique au patient. Les objectifs de cette revue étaient de dresser un état des lieux des différentes applications en urologie en les comparant à ce qui a été fait dans les autres spécialités.

      Méthodes

      Dans cette revue narrative, la base de données Medline a été interrogée pour identifier toutes les publications rapportant une utilisation de l’impression 3D en médecine et plus spécifiquement en urologie. Les différents apports de l’impression 3D ont été catégorisés afin d’être recherchés dans Medline avec plus de précision.

      Résultats

      L’impression 3D peut donc aider pour l’information préopératoire délivrée au patient, pour le chirurgien et sa planification opératoire, pour l’enseignement aux étudiants en médecine et aux jeunes médecins, ou pour des outils de simulation chirurgicale. En urologie, c’est en chirurgie rénale oncologique que la littérature est la plus abondante, pour la planification opératoire, mais également pour la simulation opératoire et l’enseignement de la technique chirurgicale.

      Conclusion

      L’impression 3D a déjà montré son utilité dans plusieurs champs d’application en médecine, et notamment en urologie, que ce soit pour l’information patient, l’enseignement mais également pour la planification opératoire et la simulation chirurgicale. Des études à plus grande échelle et comparatives permettront à l’impression 3D de poursuivre sa diffusion en médecine au bénéfice des patients.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Revue compréhensive de l’apport de l’impression 3D en médecine : mise en perspective des différentes applications en urologie

      Summary
      Introduction

      Over the past few years, 3D printing has evolved rapidly. This has resulted in an increasing number of scientific publications reporting on the medical use of 3D printing. These applications can range from patient information, preoperative planning, education, or 3D printing of patient-specific surgical implants. The objective of this review was to give an overview of the different applications in urology and other disciplines based on a selection of publications.

      Methods

      In the current narrative review the Medline database was searched to identify all the related reports discussing the use of 3D printing in the medical field and more specifically in Urology. 3D printing applications were categorized so they could be searched more thoroughly within the Medline database.

      Results

      Three-dimensional printing can help improve pre-operative patient information, anatomy and medical trainee education. The 3D printed models may assist the surgeon in preoperative planning or become patient-specific surgical simulation models. In urology, kidney cancer surgery is the most concerned by 3D printing-related publications, for preoperative planning, but also for surgical simulation and surgical training.

      Conclusion

      3D printing has already proven useful in many medical applications, including urology, for patient information, education, pre-operative planning and surgical simulation. All areas of urology are involved and represented in the literature. Larger randomized controlled studies will certainly allow 3D printing to benefit patients in routine clinical practice.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 12, 31, i

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    • Comparison between MRI and choline-PET trans-perineal target biopsies and saturation biopsies for detection and topography of intra-prostatic recurrence after primary radiation therapy for prostate cancer

      Résumé
      Introduction

      La récidive biologique d’un adénocarcinome de prostate après irradiation survient dans 5 à 50% des cas en fonction du type d’irradiation. Le diagnostic de cette récidive locale doit être précis. Aucun consensus n’existe sur la méthode de biopsie. Le but de cette étude est de comparer les biopsies trans-périnéales de saturation et ciblées sur les index tumoraux (IT) défini par l’IRM et par le TDM-TEP à la 18F-choline (TEPc) pour la détection d’une récidive intra-prostatique d’un adénocarcinome de prostate après radiothérapie ou curiethérapie.

      Matériel et méthodes

      Trent huit patients en récidive biologique d’un adénocarcinome de prostate ont été inclus de façon rétrospective de mars 2013 à juin 2017. Tous les patients avaient un TEPc et une IRM avec définition des IT. Tous les patients ont eu un protocole biopsique par des biopsies de saturation et ciblées dans les IT.

      Résultats

      Sur les 38 patients en récidive biologique, 33 avaient une récidive histologique d’un adénocarcinome de prostate. La sensibilité et la spécificité de l’IRM sont respectivement de 32% (écart-type (SD): 19%) et de 91% (SD: 7%). La sensibilité et la spécificité du TEPc sont respectivement de 33% (SD: 22%) et de 78% (SD: 12%). Les biopsies par voie trans-périnéales ont permis de détecter une récidive chez 79% des patients ayant eu des biopsies de saturation et 84% des patients ayant eu des biopsies ciblées, permettant un taux de détection globale de 87%.

      Conclusion

      En cas d’imagerie positive, les biopsies de saturation par voie trans-périnéale et les biopsies ciblées offrent toutes les deux de bonnes performances pour confirmer la récidive intraprostatique. Toutefois, la faible sensibilité de l’IRM et de la TEPc pour détecter tous les sites de récidive locale du cancer de la prostate après irradiation justifie encore la réalisation de biopsies systématiques à saturation.

      Niveau de preuve

      3.

      Comparison between MRI and choline-PET trans-perineal target biopsies and saturation biopsies for detection and topography of intra-prostatic recurrence after primary radiation therapy for prostate cancer

      Summary
      Introduction

      Biochemical recurrence of prostate cancer after radiation therapy occurs in 5 to 50% of cases depending on the radiation technique used. The diagnosis of recurrence of prostate adenocarcinoma must be made accurately. The aim of this study was to compare transperineal saturation and target biopsies to index lesion (IL) as defined on MRI and 18FCholine PET-CT (PETc) for detection of intra-prostatic recurrence after primary radiation therapy for prostate cancer.

      Materials and methods

      Thirty-eight patients with an history of prostate radiation for prostate cancer and biochemical recurrence were retrospectively included between March 2013 and June 2017. All patients had PETc and multiparametric MRI (MRI) defining IL. All patients had transperineal saturation biopsies and target biopsies the IL.

      Results

      Among 38 patients with biochemical recurrence, 33 (87%) had biopsy proven recurrence in the prostate. The sensitivity and specificity of MRI were 32% (SD:19%) and 91% respectively (SD:7%). The sensitivity and specificity of PETc were 33% (SD:22%) and 78% respectively (SD:12%). Saturation trans-perineal and target biopsies allowed detection of disease recurrence in 79% and 84% of patients, respectively.

      Conclusion

      In case of positive imaging, both trans-perineal prostate saturation and target biopsies offer good performance to confirm intraprostatic recurrence. However, MRI and PETc low sensitivity to detect all sites of local recurrence of prostate cancer after radiation still justify the completion of systematic saturation biopsies.

      Level of evidence

      3.

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    • Prevalence of comorbidities in multiple sclerosis patients with neurogenic bladder

      Résumé
      Objectif

      Le but de cette étude était de définir la prévalence des comorbidités parmi des patients atteints de sclérose en plaques avec des symptômes du bas appareil urinaire.

      Matériel et méthodes

      Une étude rétrospective des données collectées de manière prospective de janvier 2000 à mars 2016 a été réalisée à partir d’une base de données. Les comorbidités ont été divisées en plusieurs classes selon la Classification internationale des maladies (CIM-10).

      Résultats

      Cent cinquante-cinq patients ont été inclus. Tous avaient une vessie neurogène dont 150 (96 %) vessie avec hyperactivité détrusorienne. Le score EDSS était supérieur à 6 chez 44 patients (28 %). Des comorbidités étaient présentes chez 79 d’entre eux (50,9 %) et les plus fréquentes étaient cardiovasculaires (14,2 %), endocrinologiques (10,3 %), urologiques (8,4 %), digestives (7,7 %). Un surpoids (IMC≥25) a été observé chez 63 (40 %). Une relation stricte a été trouvée pour l’IMC et l’incontinence urinaire d’effort (p <0,001) ainsi que le dysfonctionnement mictionnel (p =0,003) sans association significative pour l’IMC et un détrusor hyperactif.

      Conclusion

      La prévalence des comorbidités est importante dans la SEP (plus de 50 %). Une association significative est trouvée entre le surpoids, l’incontinence urinaire d’effort et le dysfonctionnement mictionnel. La connaissance de ces comorbidités dans la SEP est importante car la présence de ces symptômes urinaires non liés à la vessie neurogène doit conduire à un traitement spécifique.

      Niveau de preuve

      3.

      Prevalence of comorbidities in multiple sclerosis patients with neurogenic bladder

      Summary
      Aims

      The aim of this study was to define the prevalence of comorbidities among multiple sclerosis patients with lower urinary tract symptoms.

      Methods

      A retrospective study of data collected prospectively from January 2000 to March 2016 was carried out using a database. Comorbidities were divided into several classes according to the International Classification of Diseases (ICD-10).

      Results

      One hundred and fifty-five patients were included. All had a neurogenic bladder with 150 (96%) overactive bladder. EDSS score was≥6 in 44 patients (28%). Comorbidities were present in 79 (50,9%) and the most frequent ones were cardiovascular (14,2%), endocrinological (10,3%), urological (8,4%), abdominal (7,7%). Overweight (BMI≥25) was observed in 63 (40%). A strict relationship was found for BMI and stress urinary incontinence (P <0.001) as well as voiding dysfunction (P =0.003) without significant association for BMI and overactive bladder.

      Conclusion

      Prevalence of comorbidities is important in MS (more than 50%). A significant association is found between overweight, stress urinary incontinence and voiding dysfunction. Knowledge of these comorbidities in MS is important since the presence of these urinary symptoms not related to neurogenic bladder must lead to a specific treatment.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Diagnostic pathway of the biopsy-naïve patient suspected for prostate cancer: Real-life scenario when multiparametric Magnetic Resonance Imaging is not centralized

      Résumé
      Introduction

      Nous avons comparu la voie comprenant l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM-mp) et celle sans IRM-mp pour la détection du cancer de la prostate (CP).

      Matériel

      Janvier 2019–mars 2020 : récolte prospective de données de biopsies prostatiques transpérineales. Groupe A : patients sans biopsie ayant subi une IRM-mp ; Groupe B : patients qui ne l’ont pas subi. Dans le Groupe A, les patients ont été divisés entre ceux avec IRM-mp négatif (IRM-mp-), candidats pour biopsie standard (BS) et ceux avec IRM-mp positif (IRM-mp+) candidats pour biopsie de fusion cognitive (BF).

      Résultats

      Cent cinquante trois patients ont subi une IRM-mp (Groupe A). 98 avaient une IRM-mp+ et ont subi une BF ; 55 avaient une IRM-mp- et ont subi une BS. 128 patients du Groupe B ont subi une BS. Le taux global de détection du CP était de 52,3 % vs 48,4 % (Groupe A vs B, p =0,5). Un CP non cliniquement significatif a été détecté dans 7,8 vs 13,3 % (Groupe A vs B, p =0,1). Parmi les 98 patients du Groupe A IRM-mp+, seulement 2 avaient un CP non cliniquement significatif. Chez 55 patients avec IRM-mp-, qui ont subi une BS, 10 (18,2 %) avaient un CP cliniquement significatif. Dans le Groupe B, l’âge et le PSA prédisaient le CP. La sensibilité de l’IRM-mp était 75,0 % pour tous les CP et 85,3 % pour les CP cliniquement significatifs.

      Conclusion

      Un nombre important de CP cliniquement significatifs a été diagnostiqué après une IRM-mp négative. Dans un contexte de vie-réelle, une IRM-mp négative ne doit pas empêcher la réalisation d’une biopsie de la prostate.

      Niveau de preuve

      3.

      Diagnostic pathway of the biopsy-naïve patient suspected for prostate cancer: Real-life scenario when multiparametric Magnetic Resonance Imaging is not centralized

      Summary
      Introduction

      We aimed to compare the pathway including multi-parametric Magnetic Resonance Imaging (mpMRI) versus the one without mpMRI in detection of prostate cancer (PCa) when mpMRI is not centralized.

      Materials

      January 2019-March 2020: prospective data collection of trans-perineal prostate biopsies. Group A: biopsy-naïve patients who underwent mpMRI (at any institution) versus Group B: patients who did not. Within Group A, patients were stratified into those with negative mpMRI (mpMRI-, PIRADS v2.1=1-3, with PSA density <0.15 if PIRADS 3) who underwent standard biopsy (SB), versus those with positive mpMRI (mpMRI+, when PIRADS 3–5, with PSA density>0.15 if PIRADS 3) who underwent cognitive fusion biopsy.

      Results

      Two hundred and eighty one biopsies were analyzed. 153 patients underwent mpMRI (Group A). 98 mpMRI+ underwent fusion biopsy; 55 mpMRI- underwent SB. 128 Group B patients underwent SB. Overall PCa detection rate was 52.3% vs. 48.4% (Group A vs. B, P =0.5). Non-clinically-significant PCa was detected in 7.8 vs. 13.3% (Group A vs. B, P =0.1). Among the 98 mpMRI+ Group A patients only 2 had non clinically-significant disease. In 55 mpMRI- patients who underwent SB, 10 (18.2%) had clinically-significant PCa. Prostate volume predicted detection of PCa. In Group B, age and PSA predicted PCa. Sensitivity of mpMRI was 75.0% for all PCa, 85.3% for clinically-significant PCa.

      Conclusion

      Higher detection of PCa and lower detection of non-clinically-significant PCa favored mpMRI pathway. A consistent number of clinically-significant PCa was diagnosed after a mpMRI-. Thus, in real-life scenario, mpMRI- does not obviate indication to biopsy when mpMRI is not centralized.

      Level of evidence

      3.

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    • Educational program in onco-urology for young urologists: What are their needs?

      Résumé
      But

      Dans la formation médicale, les nouveaux médias de communication tels que les contenus numériques se développent très rapidement et tendent à remplacer les médias plus traditionnels. Notre objectif était d’évaluer les aspirations des urologues en matière de formation en onco-urologie.

      Matériel

      Les membres de l’Associations française des urologues en formation ont répondu à un questionnaire en ligne anonyme concernant leur formation en onco-urologie. L’intérêt des participants pour les différents moyens de formation ainsi que pour les spécialités d’organes ont été évalués avec une échelle de Likert à 5-points.

      Résultats

      Au total, 109 urologues en formation ont répondu à l’enquête (26 %). La plupart ont effectué leur formation exclusivement dans un hôpital universitaire (n =89, 82 %). Les trois outils de formation préférés des participants étaient : les supports vidéo, les ateliers ou masterclass, et les podcast (étaient très intéressés respectivement n =64 (59 %), n =50 (46 %) et n =49 (45 %)). Les newsletters ont été considérées comme l’outil éducatif le moins utile (n =39, 35 %). Les participants étaient très intéressés par l’amélioration de leurs compétences chirurgicales et de leurs connaissances radiologiques. Les participants qui s’intéressaient le plus au cancer de la prostate cherchaient à consolider leurs connaissances sur les traitements systémiques ainsi qu’en radiologie.

      Conclusion

      L’onco-urologie est une priorité pour les urologues en formation. Les nouveaux contenus numériques tels que les réseaux sociaux ou les podcasts ont suscité un grand intérêt chez les participants, supplantant les médias plus traditionnels. Il est nécessaire que le contenu éducatif évolue et se repose sur les nouveaux médias numériques.

      Niveau de preuve

      3.

      Educational program in onco-urology for young urologists: What are their needs?

      Summary
      Purpose

      The emergence of new communication media such as digital contents are progressively replacing more traditional medias in the field of educational programs. Our purpose was to assess urologist in training aspirations regarding urological education.

      Methods

      Members of a national urologist in training association were sent an anonymous online questionnaire regarding their medical formation in the field of urology. Responders interest for urological sub-specialty or education support (new tools and traditional support) were evaluated through a 5-point Likert scale.

      Results

      Overall, 109 young urologists (26%) responded to the survey. Most of the respondents worked during their training in an academic hospital (n =89, 82%). The three favorite tools for training chosen by the responders were: videos, workshop or masterclass, and podcasts (responders very interested were respectively n =64 (58.7%), n =50 (45.9%), and n =49 (45%)). E-mail newsletters were reported as the less useful educational tool by participants (n =38, 34.9%). Participants were very interested in improving their surgical skills and their radiological knowledge. Responders who were the most attracted by PCa were much more looking to improve their systemic treatment and radiological knowledges.

      Conclusions

      Urologic-oncology was a priority regarding education for urologists in training. A majority of participants expressed a lack in their surgical education, revealing a reduced OR access and underlining utilization of new tools such as simulation. New digital contents such as social media or podcast achieved high interest for the participants, instead of more traditional media. There is a need that educational content evolve and uses new digital media.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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