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    Numéro 10- Volume 31- pp. 555-626 (Septembre 2021)

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    • Suivi à long terme des carcinomes à cellules rénales T1a traités par radiofréquence percutanée

      Résumé
      But

      Évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels à long terme du traitement ablatif des tumeurs malignes du rein T1a par radiofréquence (RF) percutanée.

      Matériels et méthodes

      Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients traités pour carcinomes à cellules rénales (CCR) T1a par radiofréquence, dans notre centre, de 2005 à 2009. Tous les patients ont eu une biopsie tumorale avant le traitement. Le critère de jugement principal était la récidive locale. Au total 44 CCR chez 41 patients consécutifs ont été traités (1 patient avait 3 tumeurs synchrones et 1 patient avait 2 tumeurs), soient 26 CCR à cellules claires, 13 CCR papillaires et 5 CCR chromophobes. L’âge médian au diagnostic était de 70 ans [48–82]. Le score ASA (American Society of Anesthesiologists) médian était de 2[1–3] et le débit de filtration glomérulaire (DFG) médian était de 64mL/min [26–109]. Le grade de Furhman était défini pour 39 tumeurs (CCR à cellules claires et CCR papillaires), dont 82 % étaient de grade 1-2. La taille tumorale médiane était de 20mm [11–40], et le RENAL score médian était de 4 [4–6]. Les complications étaient évaluées selon la classification Clavien-Dindo. La survie globale, la survie sans récidive et la survie sans métastases ont été calculées selon la méthode de Kaplan-Meier.

      Résultats

      Le suivi médian était de 90,5 mois [17,8–145,3]. Trois (7 %) récidives locales ont été rapportées dans un délai médian de 26 mois [12–93]. Toutes ont été traitées par une 2e RF. La survie globale à 10 ans était de 70 % (IC95 % [56–85]). La survie sans récidive à 10 ans était de 72 % (IC95 % : [57–88]). La survie sans métastase à 10 ans était de 87 % (IC 95 % [74–97]). Le DFG médian à la date des dernières nouvelles était de 51mL/min [16–98] (p =0,05). Il y avait 5 (11,3 %) complications Clavien-Dindo 1-2 et aucune complication grade>2.

      Conclusion

      La radiofréquence percutanée pour les CCR T1a est une alternative thérapeutique, caractérisée par une morbidité faible, des résultats oncologiques et fonctionnels à long terme satisfaisants mais un risque de retraitement de 7 %.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Suivi à long terme des carcinomes à cellules rénales T1a traités par radiofréquence percutanée

      Summary
      Objective

      To evaluate the long-term oncological and functional results of the ablative treatment of T1a kidney malignancies by percutaneous radiofrequency (RF).

      Materials and methods

      Monocentric retrospective study including all patients treated for renal cell carcinoma (RCC) T1a by radiofrequency, in our center, from 2005 to 2009. All patients had a tumor biopsy before treatment. The primary endpoint was local recurrence. A total of 44 RCCs in 41 consecutive patients were treated (1 patient had 3 synchronous tumors and 1 patient had 2 tumors). There were 26 clear cell RCCs, 13 papillary RCCs and 5 chromophobe RCCs. The median age at diagnosis was 70 years [48–82]. The median American Society of Anesthesiologists (ASA) score was 2 [1–3] and the median glomerular filtration rate (GFR) was 64mL/min [26–109]. Furhman grade was defined for 39 tumors (Clear cell RCC and papillary RCC), of which 82% were grade 1-2. The median tumor size was 20mm [11–40], and the median RENAL score was 4 [4–6]. Complications were assessed according to the Clavien-Dindo classification. Overall survival, recurrence-free survival and metastasis-free survival were calculated using the Kaplan-Meier method.

      Results

      Median follow-up was 90.5 months [17.8-145.3]. Three (7%) local recurrences were reported within a median of 26 months [12–93]. All were treated by a 2nd RF. The overall 10-year survival was 70% (95% CI [56–85]). The 10-year recurrence-free survival was 72% (95% CI [57–88]). The 10-year metastasis-free survival was 87% (95% CI [74–97]). The median GFR on the date of the last news was 51mL/min [16–98] (P =0.05). Post-RFA complications consisted in 5 (11.3%) Clavien-Dindo 1-2 complications. No high grade (Clavien ≥3).

      Conclusion

      Percutaneous radiofrequency for RCC T1a is an alternative. It appears to be safe with low morbidity, satisfaying long-term oncological and functional results, but a risk of reprocessing of 7%.

      Level of evidence

      3.

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    • Évaluation de l’effet de la densité d’énergie délivrée lors d’une photovaporisation prostatique laser : étude rétrospective monocentrique

      Résumé
      Introduction

      La photo-vaporisation sélective de la prostate (PVP) par le laser Greenlight XPS®-180W (AMS, San José, USA) est une option dans le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). L’objectif de notre travail était d’étudier les effets de la densité d’énergie délivrée pour la vaporisation prostatique sur les résultats postopératoires et le taux de PSA total sérique.

      Patients et méthodes

      Une étude rétrospective monocentrique a été conduite dans le service d’urologie des hôpitaux civils de Colmar, chez des patients avec une HBP symptomatique, traités par PVP, entre janvier 2016 et janvier 2019. Nous avons réparti les patients en deux groupes selon la densité d’énergie délivrée rapportée au volume prostatique mesuré en préopératoire : faible densité (<4kJ/mL) et haute densité (>4kJ/mL). L’évaluation a porté sur la survenue de complications postopératoires, l’évolution du taux de PSA total sérique et les résultats fonctionnels (score IPSS, score de qualité de vie liée aux symptômes urinaires, débit urinaire maximal et résidu post-mictionnel) avec un recul minimal de 6 mois.

      Résultats

      Au total, 215 patients ont été inclus avec un suivi médian de 25 mois. Une densité énergétique élevée était associée à un volume glandulaire moins important. La diminution du PSA Total postopératoire était supérieure dans le groupe de haute énergie (41 % vs 28 %, p =0,03). Il n’existait pas de différence significative selon la densité d’énergie délivrée concernant les complications per- et postopératoires et les résultats fonctionnels. Le taux de réintervention était comparable dans les deux groupes.

      Conclusion

      Les complications postopératoires et les résultats fonctionnels de la PVP avec le laser Greenlight XPS-180W sont comparables en fonction de la densité d’énergie délivrée. La diminution plus importante du PSA total postopératoire pour une densité d’énergie élevée pourrait néanmoins évoquer une destruction tissulaire de meilleure qualité.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation de l’effet de la densité d’énergie délivrée lors d’une photovaporisation prostatique laser : étude rétrospective monocentrique

      Summary
      Introduction

      Greenlight XPS-180W® (AMS, San José, USA) photoselective vaporisation of the prostate (PVP) is considered as an alternative to transurethral resection of the prostate. The objective of this study was to assess the effect of energy density applied on adenoma during PVP treatment for benign prostate hyperplasia (BPH) on postoperative outcomes.

      Methods

      A single-centre retrospective study has been conducted in the department of Urology of Colmar Hospital, in patients with symptomatic BPH, treated by PVP, between January 2016 and January 2019. Patients were stratified into two groups according to energy delivered and prostate volume as determined preoperatively: Low density (<4kJ/mL) and high density (>4kJ/mL). Perioperative complications, PSA evolution and functional outcomes (International Prostate Symptom Score, quality of life, maximum urinary flow rate, post-void residual urine volume) were compared with a minimal delay of 6 months. The retreatment rate was similar in the two groups.

      Results

      A total of 215 patients were included with median follow-up of 25 months. High energy density was associated with less glandular volume. There were no statistically significant differences between the two groups concerning the perioperative complications and the functional outcomes. The postoperative reduction of the PSA level was more significant in the high-energy group (41% vs. 28%, P =0.03).

      Conclusion

      The perioperative complications and functional outcomes of PVP with Greenlight XPS-180W® laser are equivalent depending on the energy density delivered. The greater decrease in postoperative PSA for high-energy density could nevertheless suggest better quality tissue destruction.

      Level of proof

      3.

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    • Réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie extra-péritonéale laparoscopique robot-assistée pour sténose anastomotique post-prostatectomie radicale

      Résumé
      Introduction

      La sténose d’anastomose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale est une complication rare. Elle toucherait entre 1 et 5 % des patients. Les traitements endoscopiques font partie de la prise en charge de première ligne. Cependant, certains patients récidivent après urétrotomies, justifiant une prise en charge radicale.

      Matériels et méthodes

      Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, en centre hospitalo-universitaire, revenant sur l’expérience d’un chirurgien. Les patients présentaient une sténose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale. Chaque patient a eu au moins un traitement endoscopique. L’intervention consistait en une résection circonférentielle de la sténose suivie d’une nouvelle anastomose, réalisée en tissu sain. Nous avons analysé les résultats en termes de récidive symptomatique et de continence.

      Résultats

      Entre avril 2013 et mai 2020, 8 patients ont bénéficié de cette intervention. La moitié des patients avaient antérieurement bénéficié de radio-hormonothérapie de rattrapage. L’âge médian était de 70 ans (64–76). La durée opératoire moyenne était de 109minutes (60–180) et les pertes sanguines de 120cc (50–250). Un patient a présenté une complication postopératoire précoce, à type de fistule vésico-pubienne. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4,6jours (3–8). Une récidive unique est survenue à 8,25 mois (6–11) chez la moitié des patients, traités par une urétrotomie, sans nouvelle récidive au décours. Tous ces patients présentaient un antécédent de radiothérapie. Cinq patients ont présenté une incontinence, justifiant la pose d’un sphincter artificiel pour trois d’entre eux, dont un avait un antécédent de radiothérapie, permettant une bonne continence. La suivi moyen était de 24,25 mois (1–66).

      Conclusion

      La réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie robotique pré-péritonéale fait partie des traitements radicaux des sténoses anastomotiques. Cette reconstruction, est à haut risque d’incontinence, justifiant une information préopératoire.

      Niveau de preuve

      III.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie extra-péritonéale laparoscopique robot-assistée pour sténose anastomotique post-prostatectomie radicale

      Summary
      Introduction

      Urethro-vesical anastomosis stenosis following radical prostatectomy is a rare complication but represents a challenging situation. While the first-line treatment is endoscopic, recurrences after urethrotomies require a radical approach. We present the updated results of our patient's cohort treated by pure robotic anastomosis refection.

      Material and methods

      This is a retrospective, single-center study focusing on one surgeon's experience. Patients presented an urethro-vesical stricture following a radical prostatectomy. Each patient received at least one endoscopic treatment. The procedure consisted of a circumferential resection of the stenosis, followed by a re-anastomosis with well-vascularized tissue. We reviewed the outcomes in terms of symptomatic recurrences and continence after the reconstructive surgery.

      Results

      From April 2013 to May 2020, 8 patients underwent this procedure. Half of the patients had previously been treated with salvage radio-hormonotherapy. The median age was 70 years (64–76). The mean operative time was 109minutes (60–180) and blood loss was 120cc (50–250). One patient had an early postoperative complication, with vesico-pubic fistula. The average length of stay was 4.6 days (3–8). Mean follow-up was 24.25 months (1–66). Half of the patients experienced a recurrence at a median time of 8.25 months (6–11) after surgery. Five patients experienced incontinence of which 3 required an artificial urinary sphincter implantation.

      Conclusion

      Extra-peritoneal robot-assisted urethro-vesical reconstruction is feasible and safe to manage bladder neck stricture after radical prostatectomy. The risk of postoperative incontinence is high, justifying preoperative information.

      Level of evidence

      III.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 10, 31, i

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    • Recommendations of the AFU Infectious Diseases Committee on the prevention, diagnosis and treatment of infections of endo-ureteral equipment

      Résumé
      Introduction

      Il n’existe pas de recommandations nationales récentes sur la prise en charge des infections urinaires sur matériel endo-urétéral, situation à risque de disparités de pratiques.

      Matériel et méthodes

      Une revue de la littérature a été conduite, incluant les articles publiés sur Medline® entre 1998 et 2018, concernant les adultes porteurs d’une sonde endo-urétérale. Ce travail, réalisé sous l’égide de l’AFU, associe plusieurs membres de sociétés partenaires. À l’issue de cette analyse critique de la littérature, des recommandations pour la pratique clinique ont été élaborées.

      Résultats

      Au total, 451 articles ont été retrouvés, dont 58 ont été sélectionnés inclus. La prévalence des infections urinaires sur matériel endo-urétéral reste inconnue. Passé un délai de 90jours, 100 % des sondes endo-urétérales sont colonisées. Celles-ci sont associées à un ECBU positif dans 25 à 70 % des cas, bien souvent polymicrobien. Staphylocoques, E.  coli, Klebsiella, Pseudomonas, entérocoques et Candida sont les microorganismes les plus souvent responsables de colonisation ou d’infection urinaire. Le risque d’infection sur matériel semble d’autant plus important que celui-ci reste implanté longtemps. Il n’existe aucun argument dans la littérature pour recommander un changement systématique de sonde au décours d’une infection urinaire sur matériel.

      Discussion

      Les articles portant sur ce sujet sont nombreux, mais de qualité méthodologique discutable pour la plupart, ne permettant pas d’émettre des conclusions robustes. La plus grande difficulté rencontrée a été de distinguer dans les articles étudiés les situations de colonisation des situations d’infection à proprement parler.

      Conclusion

      Ces recommandations proposent une prise en charge standardisée de cette situation clinique courante. Des études complémentaires sont nécessaires afin d’améliorer leur niveau de preuve.

      Recommendations of the AFU Infectious Diseases Committee on the prevention, diagnosis and treatment of infections of endo-ureteral equipment

      Summary
      Introduction

      No recent national guidelines exist regarding the management of urinary tract infections (UTIs) in the presence of ureteral stent. This situation could lead to discrepancies in clinical management and less opportunity for a favorable patient's outcome.

      Methods

      All available data published on Medline® between 1998 and 2018 were systematically searched and reviewed. All papers assessing adult patients carrying ureteral stent were included for analysis. After studies critical analysis, national guidelines for clinical management were elaborated in order to answer clinical questions.

      Results

      A total of 451 articles were identified, of which 58 have been included. The prevalence of urinary tract infections in the presence of ureteral stent remains unknown. After 3 months, all endo-ureteral devices were colonized on microbiological study. These patients also presented a positive urine culture in 25 to 70% of the cases, often polymicrobial. Staphylococci , E.  coli , Klebsiella , Pseudomonas , Enterococcus and Candida were the commonest micro-organisms responsible for urinary colonization or infection. The risk of UTI on endo-ureteral devices seemed higher the longer it stayed implanted. There is no justification in the literature to recommend a systematic change of endo-ureteral devices following a urinary tract infection.

      Discussion

      The existing literature is rich but of poor methodological quality, and therefore does not allow to draw robust conclusions. The greatest difficulty faced in this work was to accurately differentiate urinary colonizations from true infections, including clinical symptoms and not only microbiological results.

      Conclusion

      These guidelines propose a standardized management of such common clinical situations. Well-designed studies are needed to upgrade the level of evidence of these guidelines.

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    • Management of long ureteral stenosis: Alternatives to indwelling ureteral stents

      Résumé
      Objectif

      Évaluer la pratique et les résultats de l’autotransplantation rénale (ATR) et de l’urétéro-iléoplastie (UIP) dans la prise en charge des longues sténoses urétérales (SU) comme alternatives à la sonde JJ.

      Matériel

      Les patients traités pour SU par ATR ou UIP étaient inclus dans 5 centres d’urologie français entre 2010 et 2018. Les cancers urothéliaux étaient exclus. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral et de la fonction rénale sans dérivation urinaire.

      Résultats

      22 patients étaient traités par ATR (n =8, 36,4 %) et UIP (n =14, 63,6 %). La longueur médiane de SU était de 4,6cm et 6cm (p =0,52) respectivement. Les causes de SU étaient lithiasiques, iatrogéniques, la fibrose rétropéritonéale et la compression extrinsèque. La durée opératoire médiane et d’hospitalisation étaient respectivement de 336 et 346minutes (p =0,87) et 8 et 15jours (p =0,001). Les complications post-opératoires étaient principalement Clavien ≤2 (n =17, 77,3 %). Nous avions 3 cas de reprise chirurgicale dans le groupe ATR (37,5 %) pour textile oublié, thrombose de la veine rénale et lâchage anastomotique, aucun dans le groupe UIP. Le suivi médian était de 15,7 mois. Tous les reins homolatéraux excepté un (dans le groupe ATR) ont été préservés, sans altération de la fonction rénale (Δcreat +2,1 vs +2,4μmol/l respectivement, p =0,67), ni dérivation urinaire.

      Conclusion

      ATR et UIP sont des alternatives sûres dont l’indication dépend de l’expertise du chirurgien. Notre étude souligne la disparité de cette pratique et ainsi l’importance d’adresser les patients à un centre expert.

      Niveau de preuve

      3.

      Management of long ureteral stenosis: Alternatives to indwelling ureteral stents

      Summary
      Objectif

      Evaluate kidney autotransplantation (KAT) and ileal ureter substitution (IUS) practice and outcome as alternatives to indwelling ureteral stents for the management of long ureteral stenosis (US).

      Material

      We included all patients treated for US with KAT or IUS in 5 French university urology centers between 2010 and 2018. We excluded US due to urothelial carcinoma. Primary endpoint was the preservation of ipsilateral kidney and renal function without any urinary diversion.

      Results

      22 patients were treated with KAT (n =8, 36.4%) and IUS (n =14, 63.6%). Mean US length was 4.6cm and 6cm (P =0.52) in KAT and IUS groups respectively. US etiologies were lithiasis, iatrogenic, retroperitoneal fibrosis or extrinsic compression. US level was varied. The surgery was described as difficult because of peritoneal adhesions or major peri-ureteral fibrosis. Mean operating time and hospital stay were 336 and 346minutes (P =0.87) and 8 and 15 days respectively (P =0.001). Postoperative complications were mostly Clavien ≤2 (n =17, 77.3%). Revision surgery was required in the KAT group in 3 cases (37.5%), for textiles, renal vein thrombosis and anastomotic leak, none in the IUS group. The mean follow-up was 15.7 months. All but one (in the KAT group) ipsilateral kidneys were preserved, without renal function impairment (Δcreat +2.1 vs. +2.4μmol/l respectively, P =0.67), nor urinary diversion.

      Conclusion

      KAT and IUS are safe alternatives whose indication depends on surgeons expertise. Our study pointed out the scarcity of this practice suggesting the need to refer patients to expert centers.

      Level of evidence

      3.

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    • Uretero-arterial fistula: Six new cases and systematic review of the literature

      Résumé
      Objectif

      Les fistules urétéro-artérielles secondaires (FUAS) sont rares, sous-estimées et menaçantes pour tout patient. L’hématurie macroscopique est un symptôme clinique de cette pathologie chez les patients ayant des antécédents de radiothérapie pelvienne, de chirurgie pelvienne complexe ou de stent urétéral à long terme. Le but de ce travail était d’évaluer les facteurs de risque, le diagnostic et le traitement des FUAS.

      Méthodes

      Série monocentrique et rétrospective de 6 nouveaux cas illustrés par une revue de la littérature via Pubmed en utilisant les mots clés « fistule artério-urétérale », « fistule artério-iliaque » et « fistule ilio-urétérale ». Nous avons exclu la fistule urétéro-artérielle suite à une chirurgie vasculaire.

      Résultats

      Notre série comprenait 4 hommes et 2 femmes. Tous les patients avaient des antécédents de chirurgie pelvienne complexe et de sondage urétéral à long terme. Trois patients avaient des antécédents de radiothérapie pelvienne. Ils ont tous eu un épisode d’hématurie macroscopique inaugural. Deux fistules ont été diagnostiquées après un total de 5 scanner consécutifs. Dans 2 cas sur 5, une artériographie a mis en évidence la fistule. Les fistules étaient généralement localisées au niveau de l’artère iliaque commune gauche. Un stent endovasculaire a été placé dans 5 cas sur 6. Un patient a eu besoin d’une chirurgie ouverte. Après traitement, 3 patients sont restés en vie, 3 patients sont décédés, soit par une rechute de la fistule, soit par des complications tardives après traitement.

      Conclusion

      Les FUAS sont rares, mais graves. Aujourd’hui, il n’y a pas de recommandation spécifique concernant le traitement complexe de ces fistules. Les stents endovasculaires semblent être la meilleure option thérapeutique.

      Niveau de preuve

      3.

      Uretero-arterial fistula: Six new cases and systematic review of the literature

      Summary
      Aim

      Secondary uretero-arterial fistulas (SUAF) are uncommon, underrated and threatening for any patient. Gross hematuria is a clinical symptom of this pathology for patients with history of pelvic radiotherapy, complex pelvic surgery or long-term ureteral stenting. The purpose of this work is to assess risk factors, diagnosis and treatment of SUAF.

      Methods

      Monocentric and retrospective series of 6 new cases illustrated by a literature review through MedLine and Pubmed using the keywords “arterio-ureteral fistula”, “arterio iliac fistula” and “ilio-ureteral fistula”. We excluded uretero-arterial fistula following vascular surgery.

      Results

      Our series included 4 men and 2 women. All patients had a history of complex pelvic surgery and long-term ureteral stenting. Three patients had history of pelvic radiotherapy. They all had inaugural macroscopic haematuria episode. Two fistula cases were diagnosed on 5 repeated CT-scans. In 2 out of 5 cases, arteriography highlighted the fistula. Fistulas were generally located at the left common iliac artery. An endovascular stent was placed in 5 out of 6 cases. One patient needed open surgery. After treatment, 3 patients remained alive, 3 patients died either by a fistula relapse or by complications late in the treatment.

      Conclusion

      SUAF are uncommon, but serious. Today, there is no specific recommendation regarding complex treatment of these fistulas. Endovascular stents seem to be a good therapeutic option.

      Level of proof

      3.

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    • Residents and patients benefit from surgical simulation on a live porcine model, could we consider it as ethical?

      Résumé
      Introduction

      L’objectif était d’évaluer, par auto-questionnaire, le ressenti des participants aux formations chirurgicales sur modèle vivant porcin.

      Matériel et méthodes

      Un questionnaire informatisé (GoogleForm ©) a été envoyé aux membres de l’Association française des urologues en formation (AFUF) (internes, CCA et AH). Seuls les questionnaires des urologues en formation ayant participé à des sessions de formation en chirurgie ont été inclus. Les sessions consistaient à réaliser des interventions chirurgicales telles que des néphrectomies ou des cystectomies par laparoscopie.

      Résultats

      Au total, 198 personnes ont rempli les critères d’inclusion. Un total de 36,4 % (72/198) des participants étaient des CCA ou AH et 63,6 % (126/198) des internes. Selon les participants, l’intérêt principal des sessions était de pouvoir s’entraîner à des situations d’urgence. Un total de 79,8 % (158/198) des participants souhaitaient que la simulation chirurgicale devienne obligatoire. Selon eux, le principal avantage de la simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin était: les progrès techniques dans 87,4 % (173/198) des cas. Un total de 13,1 % (26/198) des participants ont estimé qu’il était non-éthique d’effectuer les premières procédures techniques sur des modèles vivants animaux. Un total de 65,7 % (130/198) des participants ont estimé qu’il n’existe actuellement aucun système de substitution.

      Conclusion

      Pour les participants, la formation chirurgicale sur modèle vivant porcin permet de progresser techniquement tout en s’entraînant à des situations d’urgence graves. Les chirurgiens et les patients pourraient bénéficier de ces scénarios chirurgicaux simulés sans risque.

      Niveau de preuve

      3.

      Residents and patients benefit from surgical simulation on a live porcine model, could we consider it as ethical?

      Summary
      Introduction

      The objective was to evaluate, by self-questionnaire, the feeling of participants in surgical training sessions on a live porcine model.

      Methods

      A computerized questionnaire (GoogleForm ©) was sent to the members of the French Association of Urologists-in-Training (AFUF) (fellows and residents). Only questionnaires from Urologists-in-training who had participated in surgical training sessions were included. The sessions consisted of performing surgeries such as laparoscopic nephrectomies or laparoscopic cystectomies.

      Results

      Overall, 198 met the inclusion criteria. A total of 36.4% (72/198) of the participants were fellows and 63.6% (126/198) were residents. According to the participants, the main interest of sessions was to be able to train for emergency situations. A total of 79.8% (158/198) of the participants wanted surgical simulation to become compulsory. To their opinion, the main advantage of surgical simulation on a live porcine model was: technical progress in 87.4% (173/198) of cases. A total of 13.1% (26/198) of the participants found it was unethical to perform the first technical procedures on live animal models. A total of 65.7% (130/198) of the participants considered that there is currently no system of substitution.

      Conclusion

      For the participants, surgical training on a live porcine model allows technical progress while training for serious emergency situations. Surgeons and patients could benefit from this risk-free mock surgical scenario.

      Level of evidence

      3.

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