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    Numéro 8-9- Volume 31- pp. 449-554 (Juin 2021)

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    • Recommandations pratiques pour la prise en charge du déficit en testostérone

      Résumé
      Objectifs

      La Société francophone de médecine sexuelle (SFMS) et le Comité d’andrologie et de médecine sexuelle (CAMS) de l’Association française d’urologie (AFU) ont réuni un panel d’experts afin d’élaborer des recommandations françaises pour la prise en charge du déficit en testostérone (DT).

      Méthodes

      Revue systématique de la littérature entre 01/2000 et 07/2019. Utilisation de la méthode des recommandations pour la pratique clinique (RPC) et de la grille AGREE II.

      Résultats

      Le DT se définit comme l’association de signes et symptômes cliniques évocateurs de DT à une diminution de la testostéronémie ou de l’activité des androgènes sériques. Le diagnostic nécessite une T inférieure aux valeurs de référence de l’homme jeune sur 2 dosages successifs. Les troubles sexuels sont souvent au premier plan, et concernent l’ensemble de la fonction sexuelle masculine (désir, excitation, plaisir et orgasme). Les symptômes les plus évocateurs sont : baisse du désir sexuel, disparition des érections nocturnes, fatigue, perte de la force musculaire. Sont également fréquemment retrouvés : surpoids, humeur dépressive, anxiété, irritabilité et mal-être. Le DT est plus fréquent en cas de maladies métaboliques, cardiovasculaires, chroniques, d’antécédents andrologiques, et de traitements corticoïdes, opioïdes, antipsychotiques, anticonvulsivants, antirétroviraux, ou du cancer. La SHBG étant fréquemment anormale, nous recommandons de préférer le dosage des T libre ou biodisponible, plutôt que la T totale. Le traitement du DT nécessite un bilan préalable clinique (TR, examen mammaire) et biologique (PSA, NFS). Les contre-indications au traitement par T sont : cancer de la prostate ou du sein évolutifs, insuffisance cardiaque sévère ou évènement cardiovasculaire récent, polyglobulie, HBP compliquée, projet de paternité. Il est possible en cas de syndrome d’apnée du sommeil appareillé, antécédent psychiatrique, cardiopathie stable, cancer de la prostate en surveillance active et après un an de rémission complète d’un cancer de la prostate localisé de risque faible ou intermédiaire traité de manière curative. Il comporte une supplémentation par testostérone au long cours et des conseils d’hygiène de vie. La surveillance du traitement se fait à 3, 6, 12 mois puis tous les ans. Elle est clinique (TR annuel) et biologique (T totale, PSA, NFS), l’effet secondaire le plus fréquent étant la polyglobulie.

      Conclusion

      Ces recommandations doivent contribuer à améliorer la prise en charge du DT.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations pratiques pour la prise en charge du déficit en testostérone

      Summary
      Objectives

      The Francophone Society of Sexual Medicine (SFMS) and the Andrology and Sexual Medicine Committee (CAMS) of the French Association of Urology (AFU) have brought together a panel of experts to develop French recommendations for the management of testosterone deficiency (TD).

      Methods

      Systematic review of the literature between 01/2000 and 07/2019. Use of the method of recommendations for clinical practice (RPC) and the AGREE II grid.

      Results

      TD is defined as the association of clinical signs and symptoms suggestive of TD with a decrease in testosterone levels or serum androgen activity. Diagnosis requires a T lower than the reference values in young men on 2 successive assays. Sexual disorders are often at the forefront, and concern the whole male sexual function (desire, arousal, pleasure and orgasm). The most evocative symptoms are: decrease in sexual desire, disappearance of nocturnal erections, fatigue, loss of muscle strength. Overweight, depressed mood, anxiety, irritability and malaise are also frequently found. TD is more common in cases of metabolic, cardiovascular, chronic, andrological diseases, and in cases of corticosteroid, opioid, antipsychotic, anticonvulsant, antiretroviral, or cancer treatment. Since SHBG is frequently abnormal, we recommend that free or bioavailable T is preferred over total T. The treatment of TD requires a prior clinical (DRE, breast examination) and biological (PSA, CBC) assessment. Contraindications to T treatment are: progressive prostate or breast cancer, severe heart failure or recent cardiovascular event, polycytemia, complicated BPH, paternity project. It is possible in cases of sleep apnea syndrome, psychiatric history, stable heart disease, prostate cancer under active surveillance and after one year of complete remission of a low or intermediate risk localized prostate cancer treated in a curative manner. It includes long-term testosterone supplementation and life-style counseling. Treatment is monitored at 3, 6, 12 months and annually thereafter. It is clinical (annual DRE) and biological (total T, PSA, CBC), the most frequent side effect being polyglobulia.

      Conclusion

      These recommendations should help improve the management of TD.

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    • Recommandations pour l’évaluation et la prise en charge de la maladie de Lapeyronie : rapport du comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU

      Résumé
      Introduction

      La maladie de Lapeyronie est un motif fréquent de consultation en urologie, dont le traitement reste sujet à de nombreuses controverses. Elle n’a fait l’objet d’aucune recommandation française jusqu’à présent. Le Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’Association Française d’Urologie propose donc une série de recommandations basées sur les preuves.

      Matériels et méthodes

      Ces recommandations sont réalisées selon la méthode ADAPTE, en se basant sur les recommandations européennes (EAU, ESSM), américaines (AUA, ISSM) et canadiennes (CAU), en intégrant les spécificités françaises en raison de la disponibilité des traitements, et une mise à jour de la bibliographie récente.

      Résultats

      L’évaluation de la maladie est clinique. Les patients présentant une gêne fonctionnelle ou un retentissement psychologique important peuvent se voir proposer un traitement. Les bénéfices et inconvénients de chaque traitement devront être explicités au patient. Concernant les traitements non chirurgicaux, aucun traitement disponible n’a l’autorisation de mise sur le marché en France. La vitamine E n’est pas recommandée. Des traitements à visée antalgiques (oraux ou ondes de choc de faible intensité) ou pro-érectiles peuvent être proposée selon le besoin, ainsi qu’une thérapie par traction. En raison de l’indisponibilité des injections de collagénase, les injections de vérapamil peuvent être proposées. Les traitements chirurgicaux sont à considérer en phase stabilisée de la maladie, et consistent en la réalisation d’une plicature, d’une incision-greffe ou de la pose d’un implant pénien en fonction du souhait du patient, de la courbure et de la taille de verge, ainsi que de la fonction érectile. Des traitements combinés peuvent être proposés.

      Conclusion

      La prise en charge de la maladie de Lapeyronie est complexe, et les niveaux de preuve des traitements sont faibles dans l’ensemble. Le succès du traitement dépendra de la qualité de l’évaluation initiale, de l’information du patient et de sa compréhension des effets attendus, et de l’expérience du praticien.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations pour l’évaluation et la prise en charge de la maladie de Lapeyronie : rapport du comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU

      Summary
      Introduction

      Peyronie’s disease is a common cause for consultation in urology. Many controversies surround its treatment. No French Guidelines have been published so far. The Committee of Andrology and Sexual Medicine of the French Association of Urology therefore offers a series of evidence-based recommendations.

      Materials and methods

      These recommendations are made according to the ADAPTE method, based on European (EAU, ESSM), American (AUA, ISSM) and Canadian (CAU) recommendations, integrating French specificities due to the availability of treatments, and an update of the recent bibliography.

      Results

      The assessment of the disease is clinical. Patients with functional impairment or significant psychological repercussions may be offered treatment. The benefits and drawbacks of each treatment should be explained to the patient. Regarding non-surgical treatments, no available treatment has market authorization in France. Vitamin E is not recommended. Analgesic (oral or low-intensity shock waves) or proerectile treatments may be offered as needed, as well as traction therapy. Due to the unavailability of collagenase injections, verapamil injections may be offered. Surgical treatments are to be considered in the stabilized phase of the disease, and consist of performing a plication, an incision-graft or the placement of a penile implant according to the patient’s wishes, the curvature and the penis size, as well as erectile function. Combination treatments can be offered.

      Conclusion

      The management of Peyronie’s disease is complex, and the levels of evidence for treatments are generally low. The success of treatment will depend on the quality of the initial assessment, the patient’s information and understanding of the expected effects, and the practitioner’s experience.

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    • Recommandations du Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge andrologique et en médecine sexuelle en contexte et en sortie de crise sanitaire liée au COVID-19

      Résumé
      Objectif

      Aider les urologues dans leur prise en charge des pathologies andrologiques et en médecine sexuelle durant la crise COVID-19.

      Matériel et méthode

      Utilisation de la méthode du consensus formalisé.

      Résultats

      La prise en charge médicale et chirurgicale des patients en andrologie et médecine sexuelle doit être adaptée. Les consultations devront, dans la mesure du possible, se faire en téléconsultation. Pour les actes opératoires, le délai entre la prise de décision opératoire et la date de (re)programmation du geste dépendra : (1) du niveau de criticité de la situation clinique ; (2) du type d’intervention ; (3) de la répercussion fonctionnelle et psychologique, notamment de la qualité de vie dans l’attente de l’intervention ; (4) de la notion de perte de chance d’avoir un résultat optimal ; (5) du risque de complication potentielle à différer trop longtemps une intervention ; et (6) en tenant compte des facteurs de risque de formes graves de COVID-19 du patient. La protection des urologues vis-à-vis du COVID-19 doit être prise en considération. Chaque urologue doit prendre la meilleure décision pour le patient en prenant en compte le délai acceptable et la répercussion en termes de qualité de vie avant la prise en charge chirurgicale, les paramètres de risques COVID, la faisabilité technique et anesthésique et la possibilité structurelle de l’établissement de soins à assurer un parcours dédié spécifique pendant la crise sanitaire COVID-19.

      Conclusion

      La prise en charge des pathologies andrologiques et de médecine sexuelle doit être adaptée au contexte de crise du COVID-19. Certains patients peuvent relever de la chirurgie, y compris dans l’urgence. Ces recommandations sont transitoires et prendront fin avec la crise du COVID-19.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations du Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge andrologique et en médecine sexuelle en contexte et en sortie de crise sanitaire liée au COVID-19

      Summary
      Objective

      To assist urologists in the management of andrological and sexual medicine pathologies during the COVID-19 crisis.

      Material and method

      Use of the formalized consensus method.

      Results

      The medical and surgical management of patients in andrology and sexual medicine must be adapted. Consultations should, as far as possible, be carried out by tele-consultation. For operative procedures, the delay between the operative decision and the date of (re)scheduling of the procedure will depend on: (1) the level of criticality of the clinical situation; (2) the type of intervention; (3) the functional and psychological repercussions, including quality of life while waiting for the procedure; (4) the notion of losing the chance of having an optimal outcome; (5) the risk of potential complications from delaying a procedure for too long; and (6) taking into account the patient’s risk factors for severe forms of COVID-19. The protection of urologists from COVID-19 should be considered. Each urologist must make the best decision for the patient, taking into account the acceptable time frame and quality of life impact before surgical management, the COVID risk parameters, the technical and anesthetic feasibility and the structural possibility of the health care institution to ensure a specific dedicated pathway during the COVID-19 health crisis.

      Conclusion

      The management of andrological and sexual medicine pathologies must be adapted to the COVID-19 crisis context. Some patients may require surgery, including in emergency. These recommendations are transitional and will end with the COVID-19 crisis.

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    • Thrombose partielle des corps caverneux : un nouveau cas avec évolution favorable sous anti-inflammatoires non stéroïdiens

      Résumé

      Le priapisme localisé est une pathologie rare ; moins de 60 cas sont rapportés dans la littérature. L’étiologie reste inconnue ; néanmoins, certains facteurs favorisants sont identifiés, tels que la compression périnéale prolongée ou les coagulopathies. La symptomatologie est caractérisée par l’apparition d’une induration de la racine de la verge qui peut être douloureuse, accompagnée parfois d’un œdème périnéal. Le diagnostic morphologique est posé par l’IRM périnéale. Le traitement médical par anti-inflammatoires non stéroïdiens en monothérapie ou l’association héparines de bas poids moléculaires et antiagrégants plaquettaires donnent de bons résultats avec une résolution complète des symptômes dans 82 % des cas ; le traitement médical est à favoriser en première intention. Dans cet article, nous rapportons un cas de priapisme partiel idiopathique traité par anti-inflammatoires non stéroïdiens, avec succès et sans récidive à 10 ans.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Thrombose partielle des corps caverneux : un nouveau cas avec évolution favorable sous anti-inflammatoires non stéroïdiens

      Summary

      Partial priapism is a rare pathology with less than 60 cases published in the literature; the etiology remains unknown, although certain favorable factors are identified as having in relation a prolonged perineal compression or a thrombopathy. The symptomatology is characterized by the appearance of pain, perineal edema and an induration of the root of the penis, which do not concern the distal part of the penis or the glans. MRI is the best complementary examination. The first-line surgical treatment is abandoned. Medical treatment with non-steroidal anti-inflammatory drugs or low molecular weight heparins combined with platelet aggregation inhibitors give good results with complete resolution of symptoms in 82% of cases; first-line medical treatment should be favored. We report a case of idiopathic partial priapism, successfully treated with non-steroidal anti-inflammatory without recurrence after 10 years.

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    • Traitement de la dysfonction érectile par ondes de choc extracorporelles de faible intensité : revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      Le but de ce travail était de proposer une revue de la littérature concernant l’efficacité des ondes de chocs (OC) extra-corporelles à faible intensité pour la prise en charge de la dysfonction érectile (DE).

      Méthodes

      Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2020 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA. Une recherche sur la base de données Medline a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants : « extracorporeal shock wave therapy » ; « erectile dysfunction » ; « sexuality ».

      Résultats

      Dix-neuf articles ont été retenus : treize essais contrôlés randomisés et six méta-analyses. La DE organique primitive d’origine vasculaire a été majoritairement étudiée. Le traitement par OC à faible intensité était bénéfique, lorsque la DE était évaluée par les scores IIEF, EHS ou l’hémodynamique pénienne. Les résultats ne sont cependant pas unanimes.

      Conclusion

      Les OC à faible intensité agissent théoriquement sur le phénomène physiopathologique expliquant la DE en améliorant l’hémodynamique pénienne. Leur utilisation dans un contexte de DE organique d’origine vasculaire est soutenue par les recommandations européennes d’urologie et la Société européenne de médecine sexuelle. Des règles simples pour son utilisation en pratique clinique et un protocole bien établi restent à définir.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Traitement de la dysfonction érectile par ondes de choc extracorporelles de faible intensité : revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Our purpose was to assess the efficacy of low intensity extracorporeal shock waves (SW) for the treatment of organic erectile dysfunction (ED).

      Methods

      A systematic review of the literature published between 2000 and 2020 was conducted using the PRISMA methodology. We used Medline data with the following key words (MesH): “extracorporeal shock wave therapy”; “erectile dysfunction”; “sexuality”.

      Results

      Nineteen articles were selected: thirteen randomised controlled trial and six meta-analyses. Most of them studied vascular etiology. Low intensity SW is beneficial ED is evaluated by the IIEF, EHS scores and penile hemodynamic.

      Conclusion

      SW may have a theoretical impact on the vascular etiology of organic DE. Their use in this context is supported by the European Society of urology and the European Society of sexual medecine. However, there are discrepancies in current data to establish a protocol to follow in daily practice.

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    • L’insuffisance rénale aiguë du donneur en mort encéphalique : une réelle contre-indication à la transplantation rénale ?

      Résumé
      Introduction

      La pénurie de transplants rénaux incite au quotidien à repousser les limites d’éligibilité au don. De nombreux donneurs en état de mort encéphalique présentent une insuffisance rénale aiguë lors de leur décès. Est-ce une réelle contre-indication au prélèvement et à une transplantation rénale ? Cette étude a pour objectif d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une mauvaise fonction rénale lors du prélèvement.

      Matériels et méthodes

      L’ensemble des 2385 transplantations réalisées sur deux centres hospitaliers universitaires entre 2010 et 2017, ont été analysés de façon rétrospective. L’ensemble des patients ayant eu une mono transplantation rénale issue d’un donneur en état de mort encéphalique présentant une insuffisance rénale aiguë (IRA) ont été inclus dans l’analyse. L’IRA a été définie ici par une modification de plus de 50 % du débit de filtration glomérulaire (DFG) entre l’entrée en réanimation et le prélèvement, jusqu’à un seuil inférieur à 45mL/min/1,73m2 au moment du prélèvement.

      La survie des transplants à 12 mois, la reprise retardée de la fonction (RRF) des transplants et le DFG à 12 mois ont été analysés. Une analyse de la survie en fonction des résultats de la biopsie préimplantatoire a également été réalisée lorsque celle-ci était disponible.

      Résultats

      Un total de164 patients ont été inclus ainsi durant cette période. A l’arrivée en réanimation le DFG moyen était 67,7±19mL/min/1,73m2. Lors du prélèvement l’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG était de 33,7±8,0mL/min, 16 %(n =26) des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide (IF) était de 16,8±5,0heures. L’âge moyen des receveurs était de 55,6±14,1 ans. Il s’agissait d’une première transplantation dans 81 % des cas. La reprise de la fonction rénale a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu deux non fonctions primaires « primary non function » (PNF). 152 patients (93 %) avaient un transplant fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,8±20,1mL/min/1,73 m2 et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min1,73 m2. Soixante et onze pour cent des biopsies préimplantatoires objectivaient de la nécrose tubulaire aiguë (NTA), la survie de ces transplants était de 85 %, comparable à la population totale (p =0,21). Aucune nécrose corticale n’a été observée.

      Conclusion

      L’insuffisance rénale aiguë du donneur en état de mort encéphalique ne doit pas à elle seule être une contre-indication au prélèvement rénal.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      L’insuffisance rénale aiguë du donneur en mort encéphalique : une réelle contre-indication à la transplantation rénale ?

      Summary
      Introduction

      The shortage of kidney transplants encourages the expansion of the limits of eligibility criteria for donation. Many donors who are brain dead display acute renal failure at the time of death; is this a real contraindication to harvesting? The aim of this study was to assess kidney graft survival from donors after brain death with confirmed acute renal failure, with or without anuria previous donation.

      Materials and methods

      All of the transplants performed in two university hospitals between 2010 and 2017 were analyzed retrospectively. All patients who underwent single kidney transplant from a brain-dead donor with acute renal failure (ARF) were included in this study. ARI was defined here by a decrease over 50 % of glomerular filtration rate (GFR) to a threshold below 45mL/min/1.73 m2 at the time of kidney procurement. Kidney graft survival, incidence of delayed graft function (DGF) and the GFR at 12 months were analyzed. Analysis of kidney transplant survival based on pre-implantation biopsies was additionally done.

      Results

      One hundred and sixty four patients were transplanted with a kidney from donor with ARF during the selected period. At the admission in ICU the average GFR was 67,7±19mL/min/1,73m2. At the time of donation, the average age of donors was 56.4±17.7 years, the GFR was 33.7±8.0mL/min/1.73 m2 16 % of donors were anuric. Cold ischemia time (CIT) was 16.8±5.0hours. The average age of recipients was 55.6±14.1 years. 81 % of the cases were primary transplants. Graft function took place within 7.8±9.4 days after transplantation. There were two non-primary functions (PNF). One hundred and fifty two patients (93 %) had a functional graft at 12 months. The mean GFR at 12 months was 46.8±20.1mL/min/1.73 m2 and 122 patients (73 %) had a GFR greater than 30mL/min/1.73 m2. Seventy-one percent of preimplantation biopsies revealed acute tubular necrosis (ATU); no cortical necrosis was observed. Survival of theses grafts was 85 %, comparable to the total population of study (P =0,21)

      Conclusion

      The acute renal failure of the brain-dead donor should not alone be systematically a contraindication to harvesting and kidney transplantation.

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    • Transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant : expérience d’un centre universitaire français

      Résumé
      Introduction

      L’objectif principal était de rapporter les résultats per-, post-opératoires et fonctionnels de la transplantation rénale robot-assistée (TRRA) avec donneur vivant (DV), réalisées par un chirurgien expert en chirurgie robotique urologique. L’objectif secondaire était de comparer les résultats de la TRRA avec DV, en fonction de l’expérience du chirurgien.

      Matériels et méthodes

      Pour cette étude de cohorte rétrospective, nous avons analysé les données de patients consécutifs ayant eu une TRRA avec DV, de juillet 2015 à mars 2020 et nous avons comparé les résultats de la TRRA en fonction de l’expérience du chirurgien (groupe 1 : 1–14e TRRA versus groupe 2 : 15–29e TRRA).

      Résultats

      Au total, 29 TRRA avec DV ont été réalisées. L’âge et l’IMC médian des receveurs étaient : 57,0 (44,0–66,0) ans et 32,7 (23,5–39,6)kg/m2. La durée opératoire totale médiane et le temps de console médian étaient de : 140,0 (122,5–165,0) et 120,0 (107,5–137,5) minutes. Les durées médianes d’ischémie tiède, d’anastomose artérielle, veineuse et urinaire étaient de : 35,0 (27,5–45,0), 15,0 (11,0–20,0), 12,0 (10,0–16,0), 20,0 (16,0–23,0) minutes. Au total, 2 (6,9 %) complications mineures et 5 (17,2 %) complications majeures (Clavien-Dindo≥III) postopératoires sont survenues. À 2 ans de suivi, la survie du patient et du transplant était de 100 % (n =29) et 93,1 % (n =27). Après la 14e TRRA, la durée d’ischémie tiède (p =0,01) et de l’anastomose veineuse (p =0,004) étaient statistiquement plus courtes.

      Conclusion

      La transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant chez les receveurs obèses, présente de bons résultats fonctionnels à moyen terme.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant : expérience d’un centre universitaire français

      Summary
      Introduction

      The main objective was to report the intra-, post-operative and functional outcomes of living-donor robotic-assisted kidney transplantation (RAKT), performed by a surgeon skilled in robotic surgery. The secondary objective was to compare the results of RAKT, based on the surgeon's experience.

      Methods

      For this retrospective cohort study, we analyzed data from consecutive patients who underwent living-donor RAKT from July 2015 to March 2020 and compared the results of RAKT according to the surgeon's experience (group 1: 1–14th RAKT versus group 2: 15–29th RAKT).

      Results

      Twenty-nine living-donor RAKT were performed. The median age and BMI of the recipients were: 57.0 (44.0–66.0) years and 32.7 (23.5–39.6)kg/m2. The median overall operative time and median console time were: 140.0 (122.5–165.0) and 120.0 (107.5–137.5) minutes. The median rewarming time, arterial, venous and urinary anastomoses durations were: 35.0 (27.5–45.0), 15.0 (11.0–20.0), 12.0 (10.0–16.0), 20.0 (16.0–23.0) minutes. Two (6.9%) minor and 5 (17.2%) major (Clavien-Dindo≥III) postoperative complications occurred. At 2 years of follow-up, patient and transplant survival was 100% (n =29) and 93.1% (n =27). After the 14th RAKT, the rewarming time (P =0.01) and venous anastomosis duration (P =0.004) were statistically shorter.

      Conclusion

      Living-donor robotic-assisted kidney transplantation, performed by a surgeon skilled robotic surgery, ensures good functional results in the medium term.

      Level of evidence

      3.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 8-9, 31, i

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    • Pulsed lasers and endocorporeal laser lithotripsy

      Résumé

      La lithotritie laser endocorporelle (LLE) est, à ce jour, le traitement de référence pour traiter un calcul au cours d’une urétérorénoscopie souple (URS-S). Le laser thulium fibré (Tm-Fibre), récemment autorisé en Europe, est actuellement évalué comme une alternative au laser holmium:yttrium-aluminium-grenat (Ho:YAG), actuellement le traitement de référence pour la LLE. Cette mise au point pour objectif de préciser les éléments fondamentaux des lasers pulsés pour la lithotritie (technologie, période, fréquence, durée d’impulsion, énergie, puissance crête [Peak Power ], puissance moyenne, profil impulsionnel) et modes de lithotripsie pour le Tm-Fibre et l’Ho:YAG.

      Pulsed lasers and endocorporeal laser lithotripsy

      Summary

      Endocorporeal laser lithotripsy (ELL) is currently the gold standard for the treatment of renal stones during retrograde intra-renal surgery (RIRS). The newly-authorised thulium fibre laser (Tm-Fibre) in now evaluated as a holmium:yttrium-aluminium-garnet (Ho:YAG) laser alternative, which is the most well-known laser source for ELL. This update aimed to present the fundamentals of pulsed lasers for EEL [technology, period, pulse characteristic (rate, duration, energy, shape), peak power, average power], and the available lithotripsy modes for both Tm-Fibre and Ho:YAG lasers.

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    • Is intraoperative heparin during renal transplantation useful to reduce graft vascular thrombosis?

      Résumé
      Introduction

      Le traitement de référence de l’insuffisance rénale chronique terminale est la transplantation rénale. La réalisation d’au moins deux anastomoses vasculaires pose la question de l’utilité d’une administration d’héparine pendant la greffe rénale afin de réduire le risque de thrombose vasculaire. L’objectif de notre étude était de comparer l’incidence des thromboses vasculaires chez les patients en postopératoire d’une greffe rénale selon qu’ils avaient reçu ou non de l’héparine en peropératoire.

      Méthodes

      Une étude rétrospective monocentrique, incluant tous les patients greffés entre janvier 2011 et décembre 2015 a été réalisée. Les patients ont été divisés en deux groupes : ceux ne recevant pas d’héparine versus ceux qui en ayant reçu à la dose de 0,5mg/kg. Un écho-doppler du greffon était systématiquement réalisé à j1 postopératoire pour évaluer la présence d’une thrombose vasculaire. Les taux de complications hémorragiques et de transfusions postopératoires ont aussi été étudiés.

      Résultats

      Au total, 261 patients ont été inclus. Cinquante et un patients ont reçu de l’héparine (19,5 %). Les deux groupes présentaient des caractéristiques similaires. Aucune différence significative n’a été observée concernant l’incidence des thromboses vasculaires (6 % dans chaque groupe, p =1). Il n’y avait pas de différence concernant l’incidence des complications hémorragiques nécessitant une reprise chirurgicale (p =1) ou le taux de transfusions postopératoires (p =0,57).

      Conclusion

      Nos résultats suggèrent que l’héparine en peropératoire ne diminue pas le risque de thrombose vasculaire du greffon rénal. Cependant, son utilisation n’était pas significativement associée à un risque accru de complications hémorragiques; elle peut donc être utilisée chez des patients sélectionnés un risque accru de thrombose.

      Niveau de preuve

      3.

      Is intraoperative heparin during renal transplantation useful to reduce graft vascular thrombosis?

      Summary
      Objectives

      The standard treatment for end-stage renal disease is renal transplantation. As vascular anastomoses are performed during the surgery, it may expose to a risk of vascular thrombosis. This raises the question of using intravenous heparin during the procedure. The purpose of this study was to compare the incidence of renal transplant vascular thrombosis in the perioperative period based on whether the patients received or not intraoperative heparin.

      Methods

      A single center retrospective study was conducted on a cohort of consecutive patients who underwent renal transplantation between 2011 and 2015. Patients were divided into two groups: patients not receiving heparin vs. receiving heparin at the dose of 0.5mg/kg. A Doppler ultrasound was performed at day one postoperatively to assess the occurrence of vascular thrombosis. Hemorrhagic complications and the need for postoperative transfusion were also assessed.

      Results

      In total, 261 patients were included. Fifty-one patients received heparin (19.5%). Patient's baseline characteristics were comparable between the groups. No significant difference was found regarding the incidence of vascular thrombosis (6% for both groups, P =1). In addition, no difference was found regarding hemorrhagic complications requiring surgical revision (P =1) as well as early postoperative transfusion rate (P =0.57).

      Conclusions

      Our results suggest that intraoperative IV heparin doesn’t improve the risk of vascular thrombosis following renal transplantation. However, intraoperative IV heparin was not significantly associated with a higher rate of hemorrhagic complications suggesting that heparin can be safely used if required in some selected patients at higher risk of thrombosis.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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