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    Numéro 6- Volume 31- pp. 303-382 (Mai 2021)

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    • Pénurie en souche de BCG entre 2012 et 2014 : évaluation de son impact sur la prise en charge des patients présentant une TVNIM de haut risque

      Résumé
      Introduction

      Les instillations endo-vésicales de BCG sont le traitement de référence des TVNIM de haut risque avec une diminution du risque de récidive tumorale et d’infiltration musculaire. De 2012 à 2014, une rupture de stock de la souche Connaught a conduit à l’arrêt de l’approvisionnement de l’immucyst en France. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact potentiel de cette pénurie de BCG sur la prise en charge de ces patients.

      Patients et méthodes

      Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective incluant les patients suivis entre mai 2005 et mai 2015 pour une TVNIM de haut risque (primo-diagnostic). Les patients ont été séparés en deux groupes : non impactés par la pénurie (GNIP : 56 patients) et impactés par la pénurie (GIP : 53 patients). Les données de récidive tumorale (SSR), de progression musculaire (SSP) et de survie globale et spécifique (SG et SS) ont été analysées.

      Résultats

      Le traitement d’attaque recommandé n’a pas pu être réalisé pour 20,8 % des cas dans le GIP contre seulement 5,3 % des cas dans le GNIP (p =0,02). De même, le schéma d’entretien était incomplet 56,6 % des cas pour le GIP contre 37,5 % dans le GNIP (p =0,047). À noter que les TVNIM de très haut risque ont néanmoins le plus souvent reçu un schéma d’attaque complet. Le GIP semble avoir bénéficié avec l’évolution des recommandations d’une plus grande utilisation de la fluorescence vésicale, mais sans différence significative sur le taux de RTUV de « second look ». Le taux de cystectomie était plus important dans le GNIP. Pas de différence significative de la SSR, la SSP, la SG et la SS entre les deux groupes.

      Conclusion

      Dans notre expérience, la pénurie de BCG n’a pas donc impacté la SSR, la SSP, la SG ou la SS. Ces données peuvent s’expliquer par une meilleure sélection en période de pénurie des patients à très haut risque avec finalement un traitement d’attaque complet et une utilisation plus fréquente de la fluorescence vésicale.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Pénurie en souche de BCG entre 2012 et 2014 : évaluation de son impact sur la prise en charge des patients présentant une TVNIM de haut risque

      Summary
      Introduction

      BCG instillations are the gold-standard treatment for high-risk non-muscle-invasive bladder cancer (NMIBC) with a decreased risk of tumor recurrence and muscle infiltration. From 2012 to 2014, a stock shortage of the Connaught strain has led to the cessation of supply for immucyst in France. The objective of this study was to evaluate the potential impact of BCG shortage on the management of patients with NMIBC.

      Patients and methods

      We conducted a retrospective single-center study including patients followed from May 2005 to May 2015 with a high-risk NMIBC (primo-diagnosis). Patients were separated into two groups: not impacted by the shortage (NISG: 56 patients) and impacted by the shortage (ISG: 53 patients). Data on tumour recurrence (RFS), muscle progression (PFS) and overall and specific survival (OS and SS) were also analysed.

      Results

      The BCG induction schedule could not be carried out in 20.8% of cases in the ISG compared to only 5.3% of cases in NISG (P =0.02). Similarly, the maintenance treatment was incomplete for 56.6% of cases versus 37.5% in NISG (P =0.047). Nevertheless, it should be underlined that very high-risk NMIBC received a complete induction BCG schedule. The ISG seems to have benefited with the evolution of the guidelines with the use of diagnosis bladder fluorescence but without significant difference on the rate of second look bladder trans-uretral resection. The cystectomy rate was higher in ISG. No significant difference in RFS, PFS, OS, and SS between the two groups.

      Conclusion

      In our experience, RFS, PFS, OS or SS were not impacted by the BCG shortage. These data may be explained by a better selection of very high-risk patients including the recommended BCG schedule and more frequently the use of diagnosis bladder fluorescence.

      Level of evidence

      3.

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    • Une grande distance entre le domicile et l’hôpital ne contre-indique pas l’ambulatoire pour urétéroscopie en Guyane française

      Résumé
      Introduction

      La Guyane française mesure 83 500 km2 (équivalent à 1/6 du territoire métropolitain). Les communes sont distantes. L’urologie hospitalière n’existe qu’à Kourou. Ces particularismes ont mené à développer la chirurgie urologique ambulatoire, y compris pour des patients habitant loin du centre de référence. Nous rapportons notre expérience de l’ambulatoire pour urétéroscopie (URS).

      Matériel

      L’étude est rétrospective (2018–2019), et inclut 125 patients. Parmi ces patients, 19,2 % habitaient Kourou, 71,1 % à 40–100km de l’hôpital et 9,7 % à plus de 100km. Tous les patients ont été traités en ambulatoire pour un calcul (38,4 % en calice inférieur [CI]) par URS souple et/ou rigide. L’ambulatoire a aussi été proposé aux malades habitant loin avec les restrictions habituelles. Les complications, résultats et transformations d’ambulatoire en hospitalisation complète (HC) ont été étudiés.

      Résultats

      La taille des calculs était de 10,5mm (4–30), leur densité de 1030 UH (470–1700). Le taux de complications postopératoires était de 4 %. Il y a eu 90,4 % de patients sans fragments résiduels (85,4 % en CI). Un patient a été réadmis dans les 48heures pour lombalgies et 9 patients ont eu l’ambulatoire transformé en HC : 6 pour un horaire tardif et 3 pour une complication (fièvre et/ou douleurs). La distance domicile/hôpital n’était pas liée au taux de complications ou de passage en HC.

      Conclusion

      L’ambulatoire pour URS est possible sans complications supplémentaires chez des patients sélectionnés habitant à plus de 100km de l’hôpital grâce à une organisation spécifique et une bonne formation des soignants participant à l’aval chirurgical.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Une grande distance entre le domicile et l’hôpital ne contre-indique pas l’ambulatoire pour urétéroscopie en Guyane française

      Summary
      Introduction

      French Guyana is 83,500 km2 wide (equivalent to 1/6 of France). Communes are distant. Public urology is set in Kourou only. These particularities led to develop ambulatory urological surgery including for patients living far away from the reference centre. We report our experience with patient ureteroscopy (URS).

      Material

      The study is retrospective (2018–2019), and includes 125 patients. Among these patients, 19.2% live in Kourou, 71.1% live 40 to 100km from the hospital and 9.7% beyond 100km. Every patient had an outpatient procedure for rigid and/or flexible URS to treat stone disease, including in lower calyx [LC] (38.4%). Ambulatory surgery was also proposed to the patients living away with the usual restrictions. Complications, results and switch to conventional hospitalisation (CH) were studied.

      Results

      Mean stone size was 10,5mm (4–30), stone density was 1030 UH (470–1700). The postoperative complication rate was 4%. There were 90.4% ‘stone free’ patients (85.4% for LC). One patient was rehospitalised within 48hours for acute flank pain and 9 patients had a switch of ambulatory to CH: 6 for discharge too late and 3 for complication (fever and/or pain). Distance between home and hospital was linked neither to complication rate, nor to switch to CH.

      Conclusion

      Ambulatory URS is possible without further complications in selected patients living beyond 100km from the hospital, because of a specific organisation and an appropriate training of the caregivers involved in postoperative patient care.

      Level of proof

      3.

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    • Survie et facteurs associes à la durée de vie des prothèses péniennes a long terme

      Résumé
      Introduction

      La mise en place de prothèses péniennes est en perpétuelle croissance mais peu de données à long terme sont disponibles concernant les facteurs associés à la survie des prothèses. Notre objectif était de décrire la survie à long terme des prothèses péniennes et d’analyser les facteurs pouvant influencer sa durée de vie.

      Matériel

      Il s’agit une cohorte rétrospective, monocentrique, des patients ayant eu la primo-implantation d’une prothèse pénienne, entre mai 2000 et mars 2017, au CHU de Reims. La survie des prothèses a été calculée par la méthode de Kaplan–Meier. Une analyse univariée et multivariée pour estimer le risque d’ablation/reprise chirurgicale de la prothèse a été réalisée par un modèle de Cox.

      Résultats

      150 patients ont été inclus et 61 patients ont suivi une ablation/reprise chirurgicale de la prothèse (40,7 %). Le suivi moyen était de 76,12 mois (0-176 mois). La survie des prothèses était 69,7 % à 5 ans (IC 95 %, 62,2-77,3) et 58,5 % à 10 ans (IC 95 %, 50,0-66,9). En multivariée, les facteurs influençant la survie des prothèses étaient le type de prothèse (autres vs Coloplast TITAN®, HR 1,89, IC 95 %, 1,03-3,45) et la taille finale de la prothèse (20-29cm vs 12–17cm, HR 0,27, IC 95 %, 0,09-0,77).

      Conclusion

      À 10 ans, la survie des prothèses péniennes est proche de 60 %. Le type et la longueur finale de la prothèse semblent avoir une influence significative sur la survie des prothèses. Il serait utile de discuter le risque de révision chirurgicale chez les patients envisageant une chirurgie de prothèse pénienne.

      Niveau de préuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Survie et facteurs associes à la durée de vie des prothèses péniennes a long terme

      Summary
      Introduction

      Implantation of penile prosthesis is constantly growing but little long-term data is available concerning the associated factors of prosthesis survival. Our aim was to describe the long-term survival of penile prostheses and to identify factors influencing long-term prosthesis survival.

      Methods

      This is a retrospective, monocentric cohort of patients who underwent their first implantation of a penile prosthesis, between May 2000 and March 2017, at the Reims University Hospital. Prosthesis survival was calculated by the Kaplan–Meier method. A univariate and multivariate analysis to estimate the risk of surgical removal/revision of the prosthesis was performed using a Cox model.

      Results

      150 patients were included, and 61 patients underwent surgical removal of the prosthesis (40.7%). Mean follow-up was 76.12 months (0-176 months). Prosthesis survival was 69.7% at 5 years (95% CI, 62.2-77.3) and 58.5% at 10 years (95% CI, 50.0-66.9). In multivariate analysis, the factors influencing prosthesis survival were: type of prosthesis (other vs. Coloplast TITAN®, HR 1.89, CI 95%, 1.03-3.45) and prosthesis final length (20-29cm vs. 12–17cm, HR 0.27, 95% CI, 0.09-0.77).

      Conclusion

      At 10 years, the penile prosthesis survival is close to 60%. Type of implant and final length of the prosthesis may have a significant influence in long-term prosthesis survival. Patients undergoing penile prosthesis implantation must be informed about the risk of surgical removal/revision of the prosthesis.

      Level of evidence

      3.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 6, 31, i

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    • Achieving disease free distal ureteral margin at the time of radical cystectomy: Why and for whom? (an overview of literature)

      Résumé
      Objectifs

      L’intérêt carcinologique de l’analyse extemporanée des recoupes urétérales lors de la cystectomie est actuellement toujours discuté. Les objectifs de cette revue étaient d’évaluer la fréquence, la fiabilité et l’impact des recoupes urétérales positives après cystectomie pour cancer de vessie, sur le risque de récidive du haut appareil urinaire, la survie spécifique et globale. Les meilleurs candidats pour la réalisation de recoupes urétérales extemporanées étaient caractérisés.

      Matériel et méthodes

      Une revue de la littérature des données publiées jusqu’en avril 2020 a été effectuée selon les recommandations PRISMA, en utilisant le système de recherche PubMed/Medline (mots clés utilisés : « bladder cancer or cystectomy and frozen section or ureteral margin»), et la base des revues systématiques Cochrane. L’analyse a particulièrement ciblé les articles ayant évalués les recoupes urétérales et leur intérêt clinique.

      Résultats

      Au total, 32 études d’intérêt ont été identifiées. La fréquence des recoupes urétérales extemporanées positives est très variable [1,1–25,4 %]. La spécificité de l’examen extemporané était très bonne [83–100 %], mais sa sensibilité était très variable [45–100 %]. Le plus souvent une recoupe extemporanée positive pouvait se négativer par recoupes successives. La négativation de l’examen extemporané était associée à une diminution du risque de récidive dans la voie excrétrice et à une meilleure survie spécifique dans plusieurs études rétrospectives. Le facteur pronostique de recoupes extemporanées positives, le plus fréquemment individualisé, était la présence de cis vésical.

      Conclusion

      L’examen extemporané des recoupes urétérales pourrait être recommandé pour les patients présentant du cis dans la vessie. La conversion d’un extemporané positif en négatif pourrait être associée à diminution du risque de récidive sur le haut appareil urinaire et à une augmentation de la survie spécifique, chez les sujets ayant la plus forte espérance de vie. Des études prospectives randomisées doivent être conduites pour définitivement répondre à cette question.

      Achieving disease free distal ureteral margin at the time of radical cystectomy: Why and for whom? (an overview of literature)

      Summary
      Objective

      Achieving negative status of distal ureteral margin at the time of radical cystectomy (RC), and its therapeutic benefit, remains controversial. The aim of this review was to evaluate frequency, reliability and impact of positive distal ureteral margin after radical cystectomy for bladder cancer on upper tract recurrence, cancer specific and overall survival, and to identify best candidates for intraoperative frozen section analyses.

      Material and methods

      A systemic review was performed following the PRISMA guideline. PubMed/Medline (with following terms; bladder cancer or cystectomy and frozen section or ureteral margin), and Cochrane Library were searched up to April 2020, to identify all papers evaluating distal ureteral margin and discussing clinical interest. Previous reviews and single case reports were excluded.

      Results

      In total, thirty-two relevant studies were identified. Mean rate of positive ureteral frozen section after RC was close to 10% [1.1–25.4%]. Frozen section (FS) achieved a very good specificity [83–100%] and reserved sensibility [45–100%]. In many cases, an initial positive margin on FS can be converted to negative. Positive FS and/or PS (permanent section) were associated with upper urinary tract recurrence (UUTR). Conversion from positive FS to negative PS was associated with low UUTR frequency and better cancer survival in large retrospective studies. The relevant prognostic factor associated with positive FS and/or PS was CIS within the bladder.

      Conclusion

      FS should be recommended for patients with CIS within the bladder. Achieving negative FS/PS might be associated with lower rates of UUTR and better survival, for patients with higher life expectancy. Prospective randomized controlled studies need to be performed to provide definitive recommendations in this area.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Continuous saline bladder irrigation after blue light transurethral resection of bladder tumor increases recurrence-free survival in low- to intermediate-risk non-muscle invasive bladder cancer

      Résumé
      Objectif

      Évaluer l’efficacité de l’irrigation continue de sérum salé (ICSS) après une résection transurétrale de vessie (RTUV) à la lumière bleue pour prévenir les récidives des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à risque faible et intermédiaire.

      Matériel et méthodes

      Une étude rétrospective a été conduite incluant les patients avec une TVNIM à risque faible intermédiaire qui ont eu une RTUV dans deux centres urologiques entre janvier 2017 et décembre 2018. Chaque RTUV était réalisée à la lumière bleue après instillation endovésicale d’acide hexaminolevulinate. Le groupe expérimental comprenait les patients avec ICSS postopératoire tandis que le groupe contrôle incluait les patients sans ICSS postopératoire. Lorsqu’elle était pratiquée, l’ICSS était débutée immédiatement après la chirurgie pour une durée de 24 heures. Les TVNIM à faible risque étaient ensuite surveillées tandis que les patients à risque intermédiaire avaient 8 instillations adjuvante de Mitomycine C. Le critère de jugement principal était la survie sans récidive définie comme le temps entre la première résection et la récidive vésicale.

      Résultats

      Un total de 167 patients (âge médian 71 ans) ont été inclus : 20 % de femmes, 15 % de risque faible, 85 % de risque intermédiaire. L’ICSS a été réalisée dans 95 cas (57 %). Aucune complication liée à l’ICSS n’a été rapportée. Une récidive vésicale à 1 an était observée dans 55 cas (32,9 %): 22 (23,1 %) dans le groupe ICSS et 33 (45,8 %) dans le groupe sans ICSS (p =0,002). En analyse multivariée pas à pas descendant, l’ICSS (HR 0,47 [0,27–0,81]; p =0,006) et la Mitomycine C (HR 0,55 [0,31–0,95]; p =0,034) étaient significativement associés à une diminution du risque de récidive vésicale.

      Conclusion

      L’ICSS réduirait le risque de récidive vésicale après une RTUV à la lumière bleue chez les patients avec TVNIM à risque faible et intermédiaire, tout en étant une technique sûre. Des études prospectives bien menées sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

      Niveau de preuve

      3.

      Continuous saline bladder irrigation after blue light transurethral resection of bladder tumor increases recurrence-free survival in low- to intermediate-risk non-muscle invasive bladder cancer

      Summary
      Objectives

      To evaluate the efficacy of Continuous Saline Bladder Irrigation (CSBI) after blue light transurethral resection of bladder tumor (TURBT) to prevent recurrence of low- to intermediate-risk Non-Muscle Invasive Bladder Cancer (NMIBC).

      Patients and methods

      We conducted a retrospective study including patients with low- to intermediate-risk NMIBC who underwent TURBT in two urological centers between January 2017 and December 2018. Each TURBT was performed using blue light after intravesical instillation of hexaminolaevulinic acid. The experimental group included patients who received CSBI while the control group included patients without CSBI. When practice, CSBI was started immediately after the surgery and was interrupted 24 hours thereafter. Low-risk NMIBC had a surveillance while intermediate NMIBC had 8 adjuvant endovesical instillations of Mitomycin. The primary endpoint was bladder tumor recurrence free-survival which was defined as the time between the initial TURBT and the date of TURBT for bladder recurrence.

      Results

      A total of 167 patients (median age: 71 years) were included: 20% female, 15% low-risk, 85% intermediate-risk NMIBC. CSBI was performed in 95 cases (57%). No complication related to irrigation was reported. Bladder recurrence was observed in 55 cases (32.9%): 22 (23.1%) in the CSBI group vs. 33 (45.8%) in the control group (P =0.002). Multivariate stepwise logistic regression analysis with backward selection revealed that CSBI (HR 0.47 [0.27–0.81]; P =0.006) and MMC (HR 0.55 [0.31–0.95]; P =0.034) were significantly associated with reduced risk of bladder recurrence.

      Conclusions

      Continuous saline bladder irrigation reduced the risk of bladder recurrence after blue light TURBT in patients with low- to intermediate-risk NMIBC while being safe. Prospective randomized study is needed to confirm these results.

      Level of evidence

      3.

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    • Administration of neoadjuvant chemotherapy for muscle-invasive bladder cancer in real life: Are urologists still too cautious?

      Résumé
      Introduction

      La chimiothérapie néoadjuvante (CNA) est recommandée dans le traitement des tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM), mais n’est pas toujours réalisée en pratique. L’objectif était d’évaluer le pourcentage de patients atteints d’une TVIM localisée recevant une CNA optimale, et d’identifier les facteurs prédictifs de sa réalisation.

      Méthodes

      Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients opérés d’une cystectomie pour TVIM localisée entre janvier 2013 et décembre 2018. La CNA consistait en 4 à 6 cures de MVAC intensifié (méthotrexate, vinblastine, doxorubicine, et cisplatine) ou de GC (gemcitabine, et cisplatine). Les caractéristiques démographiques (sexe, âge, ECOG-PS, débit de filtration glomérulaire [DFG], et stade cN), chirurgicales (dérivation urinaire, durée opératoire, pertes sanguines, et complications périopératoires) et carcinologiques étaient analysées. Les facteurs prédictifs d’administration de la CNA étaient recherchés en analyse multivariée.

      Résultats

      Cent-vingt-sept patients ont été inclus, dont 30 ont reçu une CNA (24 %). Les patients traités par CNA étaient plus jeunes, avec un meilleur ECOG et un meilleur DFG. En analyse multivariée, le statut ganglionnaire cN+ et un meilleur DFG étaient significativement associés à la probabilité d’avoir une CNA. Huit patients (27 %) n’ont pas pu recevoir la totalité du traitement pour toxicité. Le taux de complications périopératoires était similaire avec ou sans CNA. Les patients traités par CNA avaient une diminution plus importante de leur DFG (−17 versus +5mL/min, p <0,01).

      Conclusion

      En raison du risque de toxicité, la CNA ne peut être proposée qu’à une population sélectionnée. Cela ne correspond pas aux patients rencontrés en pratique courante. Les immunothérapies pourraient permettre de traiter plus de patients.

      Niveau de preuve

      3.

      Administration of neoadjuvant chemotherapy for muscle-invasive bladder cancer in real life: Are urologists still too cautious?

      Summary
      Introduction

      Neoadjuvant chemotherapy (NAC) is now recommended to treat muscle-invasive bladder cancer (MIBC) but is not always executed in real life. This study aims to evaluate the proportion of patients with MIBC who receive an optimal NAC, and to present the predictive factors of its achievement.

      Methods

      This monocenter retrospective study included all the patients who underwent radical cystectomy for≥pT2NxM0 MIBC between 2013, January and 2018, December. NAC consisted in 4–6 cycles of MVAC (methotrexate, vinblastine, adriamycin, and cisplatin) or 4 cycles of GC (gemcitabin, and carboplatin). Demographic (sex, age, ECOG-PS, glomerular filtration rate [GFR], and cN stage), surgical (urinary derivation, time of surgery, blood loss, and complications), and oncological characteristics were analyzed. Multivariate analysis are made to find predictors of administration of NAC.

      Results

      One hundred and twenty-seven patients were included. Thirty received CNA (24%). Patients who underwent CNA were younger, with better ECOG and better GFR. Multivariate analysis showed that cN+ stage and better GFR were significantly associated to administration of NAC. Eight patients (27%) couldn’t receive an optimal treatment due to toxicity. Perioperative complication rates were similar, with or without NAC. Patients who underwent NAC had a worse GFR after treatment (−17 versus +5mL/min, P <0.01).

      Conclusion

      Due to the risks of toxicity, NAC can only be proposed to selected population, which is not the current patients. Immunotherapy could allow to treat more patients because of better tolerance.

      Level of evidence

      3.

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    • Morbidity and long-term results of subcutaneous pyelovesical bypass in chronic ureteral obstruction

      Résumé
      Introduction

      Nous présentons les résultats à long terme et les complications de la prothèse DETOUR®, pontage pyélovésical sous-cutané permanent, pour le traitement de l’obstruction urétérale.

      Matériel et méthodes

      Entre 2006 et 2018, 34 prothèses ont été implantées chez 28 patients (âge moyen de 65,8 ans) présentant une obstruction urétérale d’étiologies malignes ou bénignes. La prothèse, composée d’un tube interne en silicone et d’un tube externe en polytétrafluoroéthylène expansé, est placée par voie sous-cutanée entre le rein et la vessie. Nous avons réalisé une analyse par spectrophotométrie infrarouge et microscopie électronique à balayage de deux prothèses extraites pour expliquer l’incrustation prothétique.

      Résultats

      Le suivi moyen était de 25,8 mois (maximum: 64 mois). Une révision de la prothèse a été nécessaire pour une fistule vésicale précoce chez trois patients. Les complications majeures à long terme étaient l’infection (46 %), l’obstruction (3 patients) et la fistule vésicale (7 patients). Les infections les plus fréquentes étaient non sévères, mais deux patients sont décédés d’un choc septique après colonisation fongique de la prothèse. La spectrophotométrie infrarouge et l’analyse en microscopie électronique à balayage ont montré que l’obstruction était favorisée par les infections urinaires et un milieu alcalin. Le taux de prothèses fonctionnelles à 1,2 et 3 ans était respectivement de 94 %, 71 % et 62 %.

      Conclusion

      Le pontage urinaire extra-anatomique sous-cutané DETOUR® est une alternative efficace et peu invasive à la néphrostomie percutanée permanente, pour les obstructions urétérales malignes et bénignes chez des patients sélectionnés.

      Niveau de preuve

      3.

      Morbidity and long-term results of subcutaneous pyelovesical bypass in chronic ureteral obstruction

      Summary
      Background

      We present the long-term results and complications of the DETOUR® prosthesis, a permanent subcutaneous pyelovesical bypass for the treatment of ureteral obstruction.

      Patients and methods

      Between 2006 et 2018, 34 prosthesis were implanted in 28 patients (mean age 65,8 years) with ureteral obstruction of malignant or benign etiologies. The prosthesis, composed to an inner tube of silicone and an outer tube of expanded polytetrafluoroethylene, is placed subcutaneously between the kidney and the bladder. We are performed infrared spectrophotometry and scanning electron microscopy on two removed prostheses to explore the prosthetic encrustation.

      Results

      The average follow-up was 25,8 months (Maximum: 64 months). Stent revision was required for early bladder fistula in three patients. The major long-term complications were infection (46%), obstruction (3 patients) and bladder fistula (7 patients). The most frequently infection are non-severe, but two patients died from septic shock after fungic colonization of the prosthesis. The infrared spectrophotometry and scanning electron microscopy analysis showed that the obstruction was favored by urinary infection and an alkaline medium. The functional prosthesis rate at 1,2 and 3 years was 94%, 71% and 62%, respectively.

      Conclusion

      The DETOUR® subcutaneous extra-anatomical urinary bypass is an effective and minimally invasive alternative to permanent percutaneous nephrostomy, for both malignant and benign ureteral obstructions in selected patients.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Ileal ureter replacement: Early morbidity and long-term results

      Résumé
      Introduction

      L’urétéro-iléoplastie est une technique de remplacement urétéral par l’iléon en cas d’atteinte urétérale longue ou lombaire. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la morbidité précoce périopératoire de l’urétéro-iléoplastie selon la classification de Clavien–Dindo. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la morbidité et l’évolution de la fonction rénale à moyen et long terme.

      Matériel et méthodes

      Étude monocentrique rétrospective, recueillant les données de patients opérés entre février 2005 et octobre 2019. Tous les patients ayant été opérés d’une urétéro-iléoplastie dans le service ont été inclus dans l’analyse. La longueur de la lésion était supérieure à cinq centimètres et correspondait aux portions urétérales pelviennes et/ou iliaques et/ou lombaires. Toutes les plasties étaient réalisées par voie ouverte, avec des greffons iléaux, en respectant le sens isopéristaltique.

      Résultats

      Vingt-et-un patients (onze femmes et dix hommes) ont eu une urétéro-iléoplastie de substitution, totale ou subtotale, unilatérale ou bilatérale, correspondant à 25 unités rénales. La morbidité postopératoire précoce de grade III a été de 9,5 % (deux cas) essentiellement d’ordre hémorragique. Nous n’avons observé aucune complication de grade IV ou V. Avec un recul moyen de 85 mois, la morbidité à long terme a été essentiellement infectieuse. Aucun patient n’a eu de complication sténotique sur les anastomoses. La créatininémie moyenne préopératoire était de 116,3 micromol/L, à un mois postopératoire de 105,6 micromol/L et à la date du dernier contrôle de 112,2 micromol/L. La fonction rénale a été majoritairement conservée, voire même améliorée, excepté pour des patients ayant une insuffisance rénale préopératoire.

      Conclusion

      L’urétéro-iléoplastie est une technique chirurgicale qui semble être une alternative peu morbide avec des résultats fonctionnels à long terme satisfaisants.

      Niveau de preuve

      3.

      Ileal ureter replacement: Early morbidity and long-term results

      Summary
      Introduction

      Ileal ureter is a technique that consists of replacing the ureter by a segment of ileum to treat a long ureteric lesion or a lesion involving the lumbar ureter. The primary objective of our study was to assess the early perioperative morbidity of ileal ureter according to the Clavien–Dindo classification. The secondary objectives were to assess the morbidity and the medium- and long-term outcome of renal function.

      Materials and methods

      Single-centre retrospective study, collecting data from patients operated between February 2005 and October 2019. All patients who underwent ileal ureter replacement surgery in our unit were included in this analysis. The ureteric defect was longer than five centimetres and involved the pelvic and/or iliac and/or lumbar ureter. All ileal ureter replacements were performed by open surgery using isoperistaltic ileal grafts.

      Results

      Twenty-one patients (11 women and 10 men) underwent total or subtotal, unilateral or bilateral ileal ureter replacement, corresponding to 25 kidneys. The grade III early postoperative complication rate was 9.5% (two cases) mainly consisting of bleeding. No grade IV or V complications were observed. With a mean follow-up of 85 months, long-term morbidity essentially consisted of infectious complications. No patients developed anastomotic strictures. Mean serum creatinine was 116.3μmol/L preoperatively, 105.6μmol/L one month postoperatively and 112.2μmol/L at last follow-up. Renal function was generally preserved or even improved, except for patients with preoperative renal failure.

      Conclusion

      Ileal ureter replacement is a surgical alternative associated with low morbidity and satisfactory long-term functional results.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Single use and reusable flexible ureteroscopies for the treatment of urinary stones: A comparative study of perioperative complications

      Résumé
      Objectif

      Comparer les complications périopératoires après urétéroscopie souple (URSS) pour le traitement des calculs urinaires en fonction du type d’urétéroscope utilisé, urétéroscope flexible à usage unique (suURS) ou réutilisable (rURS).

      Matériel et méthodes

      Une étude rétrospective et monocentrique a été menée entre janvier 2017 et mai 2019, incluant toutes les URSS réalisées pour la gestion de la lithiase. Pendant la période d’étude, 5rURS et 1suURS (UscopePU3022™) étaient disponibles. Le critère de jugement principal était la survenue de complications postopératoires à 30jours, notamment les complications infectieuses, classées selon le système de notation Clavien-Dindo.

      Résultats

      Au total, 322 URSS consécutives ont été incluses, correspondant à 186 rURS (57,8 %) et 136 suURS (42,2 %). Respectivement dans les groupes RURS et suURS, l’âge médian (IQR) était de 57 (45–65) vs 57 (44–66) ans (p =0,75), 83 (44,6 %) vs 63 (46,3 %) femmes étaient incluses (p =0,82) et le score médian (IQR) de Charlson était de 2 (1–3) contre 2 (0–3) (p =0,15). Cinquante et un patients (15,8 %) ont développé des complications postopératoires, 28 patients (15 %) dans le groupe rURS et 23 patients (17,6 %) dans le groupe suURS (p =0,64). La plupart d’entre eux (n =47, 92,1 % des complications globales) étaient mineurs (Clavien I–II). La survenue d’une infection des voies urinaires dans le groupe suURS (n =13 ; 9,5 %) était également comparable au groupe rURS (n =10 ; 5,4 %), p =0,15.

      Conclusions

      Nos données suggèrent que suURS représente une alternative sûre aux rURS. Comparé aux dispositifs réutilisables, l’utilisation d’UscopePU3022™ était associée à des taux de complications similaires, mais n’a pas diminué la fréquence des événements infectieux.

      Niveau de preuve

      3.

      Single use and reusable flexible ureteroscopies for the treatment of urinary stones: A comparative study of perioperative complications

      Summary
      Objective

      To compare the perioperative complications of patients who underwent flexible ureteroscopy (fURS) for the treatment of urinary stones according to the type of ureteroscope used, single-use (suURS) or reusable (rURS) flexible ureteroscope.

      Patients and methods

      A retrospective and single-center study was conducted between January 2017 and May 2019, including all fURS performed for nephrolithiasis management. During the study period, 5rURS and 1suURS (UscopePU3022™) were available. The primary endpoint was the occurrence of 30-days postoperative complications, especially infectious complications, classified according to Clavien-Dindo grading system.

      Results

      Overall, 322 consecutive fURS were included corresponding to 186 rURS (57.8%) and 136 suURS (42.2%). Respectively in rURS and suURS groups, the median (IQR) age was 57 (45–65) vs. 57 (44–66) years (P =0.75), 83 (44.6%) vs. 63 (46.3%) female were included (P =0.82), and median (IQR) Charlson score was 2 (1–3) vs. 2 (0–3) (P =0.15). Fifty-one patients (15.8%) developed postoperative complications, 28 patients (15%) in rURS group and 23 patients (17.6%) in suURS group (P =0.64). Most of them (n =47, 92.1% of overall complications) were minor (Clavien I–II). Occurrence of urinary tract infection in suURS group (n =13; 9.5%) was equally comparable with rURS group (n =10; 5.4%), P =0.15.

      Conclusions

      Our data suggests that suURS represents a safe alternative to rURS. Compared to reusable devices, UscopePU3022™ use was associated with a similar complication rates, however, did not decrease the occurrence of infectious events.

      Level of evidence

      3.

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