Accueil > Publications > Progrès en Urologie > Numéro 3- Volume 31- pp. 119-182 (Mars 2021)

    Numéro 3- Volume 31- pp. 119-182 (Mars 2021)

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la Varicocèle

      Résumé

      Le diagnostic de la varicocèle est clinique, réalisé en position couchée et debout et en manœuvre de Valsalva. Seules les varicocèles cliniques méritent d’être traitées. Une échographie scrotale avec doppler sera généralement réalisée dans le cadre du bilan de l’homme infertile ou en cas de difficulté d’examen. Une indication classique de cure de varicocèle est l’homme adulte présentant une varicocèle clinique et des anomalies des paramètres spermatiques, dans un contexte d’infécondité de couple, avec une partenaire ayant une réserve ovarienne satisfaisante et aucune cause d’infécondité féminine ou une cause féminine d’infécondité curable. Cependant, compte tenu des données récentes de la littérature, la cure de varicocèle peut être proposée malgré une problématique féminine car elle améliore les taux de grossesse en procréation médicalement assistée (PMA). Dans tous les cas, la décision de traiter la varicocèle doit donc être prise après évaluation des 2 partenaires du couple. Les adultes ayant une varicocèle symptomatique et ceux ayant des anomalies du spermogramme peuvent également se voir proposer une cure de leur varicocèle même en l’absence de projet de paternité, de même que les adolescents ayant une réduction de la croissance testiculaire, une diminution homolatérale du volume testiculaire, ou un gradient de taille entre les 2 testicules. La cure de varicocèle peut être réalisée par chirurgie ou embolisation percutanée. La microchirurgie (inguinale ou subinguinale) offre des taux de récidive et de complications plus faibles que les approches chirurgicales hautes (laparoscopiques ou non) et les chirurgies sans magnification. Elle doit donc être considérée comme la technique de référence chirurgicale. L’embolisation percutanée rétrograde est une alternative mini-invasive offrant des résultats satisfaisants avec des complications rares et souvent bénignes. La cure de varicocèle entraîne une amélioration des paramètres spermatiques et des données récentes semblent confirmer qu’elle augmente le taux de grossesse naturelle. Ces résultats apparaissent après un délai de 3 à 9 mois (1 à 2 cycle de spermatogenèse. Quand l’atteinte spermatique est sévère (azoospermie, oligospermie sévère), l’amélioration du spermogramme peut permettre (1) d’éviter la chirurgie d’extraction de spermatozoïdes testiculaires ou (2) de réaliser une insémination intra-utérine plutôt qu’une ICSI.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la Varicocèle

      Summary

      The diagnosis of varicocele is clinical, carried out in supine and standing position and in Valsalva maneuver. Only clinical varicoceles have to be treated. A scrotal ultrasound with Doppler is generally performed as part of the infertile man’s evaluation or in case of examination difficulties. The main indication for varicocele treatment is the adult man with clinical varicocele and abnormalities of sperm parameters, in a context of infertility of couple, with a partner having a satisfactory ovarian reserve and no cause of female infertility or a curable infertility cause. The decision to treat varicocele must therefore be taken after evaluation of the two partners of the couple. Adults with symptomatic varicocele and those with spermogram abnormalities may also be offered a cure for their varicocele even in the absence of a paternity plan, as well as adolescents with reduced testicular growth, an ipsilateral decrease testicular volume, or a size gradient between the 2 testes. The cure of varicocele can be carried out by surgery or by percutaneous embolization. Microsurgery (inguinal or subinguinal) offers lower rates of recurrence and complications than high surgical approaches (laparoscopic or not) and surgeries without magnification. It is therefore the reference surgical technique. Percutaneous retrograde embolization is a minimally invasive alternative to microsurgery offering satisfactory outcomes with rare and often benign complications. The cure for varicocele results in an improvement in sperm parameters and recent data seem to confirm that it increases the natural pregnancy rate. These results appear after a delay of 3 to 9 months (at least 1 to 2 cycles of spermatogenesis). When the sperm involvement was severe (azoospermia, severe oligospermia), the improvement of the spermogram allow (1) to avoid surgery testicular sperm extraction or (2) perform intrauterine insemination rather than ICSI.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Recommandations de l’AFU et de la SALF concernant l’évaluation de l’homme infertile

      Résumé
      Contexte

      Ces recommandations communes de l’Association Française d’Urologie (AFU) et de la Société d’Andrologie de Langue Française (SALF) ont pour objectif de fournir des directives pratiques à la communauté urologique et andrologique Française concernant l’évaluation des hommes infertiles.

      Matériel et méthodes

      Recherche bibliographique dans PubMed en utilisant les mots-clés «male infertility», «diagnosis», «management» et «evaluation» limitée aux articles cliniques en anglais et en français antérieurs au 1/01/2020. Pour renseigner le niveau de preuves, le système de gradation de l’HAS (2013) a été appliqué.

      Résultats

      Concernant l’évaluation des hommes infertiles, l’AFU et la SALF recommandent : (1) un interrogatoire systématique explorant les antécédents familiaux, les antécédents de fertilité de l’homme hors couple, les antécédents personnels du patient pouvant avoir un impact sur sa fertilité, ses habitudes de vie, ses traitements, ses symptômes et les éventuelles difficultés sexuelles du couple ; (2) un examen physique général pour évaluer les signes d’hypogonadisme et les caractères sexuels secondaires ; (3) un examen physique scrotal par un urologue ou un andrologue pour évaluer (i) le volume et la consistance des testicules, (ii) les canaux déférents et les épididymes à la recherche d’une absence totale ou partielle ou des nodules, et (iii) la présence de varicocèle ; (4) d’effectuer 2 spermogrammes, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), si le premier présente au moins une anomalie ; (5) une échographie scrotale systématique, pouvant être complétée par une échographie pelvienne endorectale selon la clinique ; (6) un bilan hormonal comportant au moins une détermination de la testostérone sérique et de FSH ; si la testostérone est basse, la LH permettra de différencier hypogonadisme hypogonadotrope (central) et hypogonadisme périphérique ; (7) un caryotype chez les hommes infertiles ayant une concentration de spermatozoïdes ≤10,106/ml ; (8) l’évaluation des microdélétions du chromosome Y chez les hommes infertiles ayant une concentration de spermatozoïdes ≤1,106/ml ; (9) l’évaluation du gène CFTR en cas de suspicion d’agénésie bilatérale ou unilatérale des canaux déférents et des vésicules séminales. La place de l’analyse de l’intégrité de l’ADN du sperme (SCSA, TUNEL par exemple) dans le bilan de l’homme infertile est encore en cours d’évaluation.

      Conclusion

      Ces recommandations peuvent être appliquées en pratique clinique en routine chez tout homme infertile.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations de l’AFU et de la SALF concernant l’évaluation de l’homme infertile

      Summary
      Background

      The aim of these Association Française d’Urologie (AFU) and Société d’Andrologie de Langue Française (SALF) common recommendations are to provide practice guidelines for the French Urological and Andrological community regarding the evaluation of infertile men.

      Material and methods

      Literature search in PubMed using the keywords “male infertility”, “diagnosis”, “management” and “evaluation” limited to clinical articles in English and French prior to 1/01/2020. To inform the level of evidence, the HAS grading system (2013) was applied.

      Results

      Concerning the evaluation of infertile men, the AFU and the SALF recommend : (1) a systematic interview exploring the family history, the fertility history of the man outside the couple, the patient’s personal history that may have an impact on his fertility, lifestyle habits, treatments, symptoms and possible sexual difficulties of the couple; (2) a general physical examination to assess signs of hypogonadism and secondary sexual characters; (3) a scrotal physical examination performed by an urologist or andrologist to assess (i) the testes for volume and consistency, (ii) vas deferens and epididymes for total or partial absence or nodules, and (iii) presence of varicoceles; (4) Performing two semen analyses, according to World Health Organization guidelines, if the first one has at least one abnormaly; (5) a scrotal ultrasound as part of routine investigation, that can be completed with an endorectal pelvic ultrasound according to the clinic; (6) an endocrine evaluation with at least a Testosterone and FSH serum determination; (7) Karyotype analysis in infertile men with a sperm concentration ≤10 106/mL; (8) assessment of Yq microdeletions in infertile men with a sperm concentration ≤1 106/mL; (9) Cystic fibrosis transmembrane conductance regulator gene evaluation in case of suspicion for bilateral or unilateral congenital agenesis of vas deferens and seminal vesicles.

      The interest of tests analyzing DNA fragmentation (TUNEL, SCSA) is still under investigation.

      Conclusion

      These guidelines can be applied in routine clinical practice in all infertile men.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Place de la radiothérapie adjuvante après cystectomie pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle

      Résumé
      Objectifs

      La récidive locorégionale (RLR) après cystectomie est un événement fréquent, précoce et grave ; la question de l’intérêt de la radiothérapie adjuvante reste controversée. L’objectif de cet article est de réaliser une mise au point des données actuelles sur la radiothérapie adjuvante.

      Matériel et méthodes

      Une revue exhaustive de la littérature a été réalisé à l’aide du moteur de recherche Pubmed avec les mots clés suivants : « radiotherapy » [Mesh], « adjuvant » [Mesh], « local recurrence » [Mesh], « bladder cancer » [Mesh].

      Résultats

      Plusieurs publications récentes ont conduit au développement de nomogrammes prédictifs du risque de RLR, afin d’identifier les patients pour lesquels la radiothérapie adjuvante pourrait être pertinente. Plusieurs essais suggèrent un bénéfice de la radiothérapie adjuvante, potentiellement associée à la chimiothérapie, en termes de réduction du risque de RLR, avec une tendance en termes de survie globale, et une bonne tolérance. Il existe cependant de nombreux biais et la question de l’intérêt de la radiothérapie adjuvante sur les carcinomes urothéliaux reste débattue.

      Conclusion

      L’inclusion des patients dans des essais utilisant les nouvelles techniques d’irradiation permettra de déterminer la place de la radiothérapie adjuvante pour les cancers de vessie localement avancés.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Place de la radiothérapie adjuvante après cystectomie pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle

      Summary
      Objectives

      Locoregional relapse (LRR) after cystectomy is a common early event associated with poor prognosis. The role of radiotherapy as an adjunct to radical cystectomy is not well-defined. The aim of this critical literature review is to provide an overview of the elements in favor of adjuvant radiation for patients treated for muscle-invasive bladder cancer.

      Material and methods

      An exhaustive review of the literature was carried out using the Pubmed search tool with the following keywords: “radiotherapy” [Mesh], “adjuvant” [Mesh], “local recurrence” [Mesh], “Bladder cancer” [Mesh].

      Results

      Several recent publications have led to the development of a nomogram that predicts the risk of LRR, in order to identify patients for which adjuvant radiotherapy could be beneficial. Several randomized trials seem to suggest a benefit of radiotherapy, in particular when combined with chemotherapy, in terms of reducing LRR, and may even improve overall survival, with good safety profile. However, there are many biases and the interest of adjuvant radiotherapy in urothelial carcinomas remains debated.

      Conclusion

      Prospective trials evaluating adjuvant radiotherapy with current techniques should be undertaken.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Le cancer du rein dans le département de L’Hérault : résultats de 30 ans d’enregistrement

      Résumé
      Objectif

      L’objectif de cette étude est de présenter l’évolution de l’épidémiologie du cancer du rein dans l’Hérault à partir des données collectées par le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) sur une période de 30 ans.

      Matériels et méthodes

      À partir de la base de données du RTH, nous avons étudié l’évolution du cancer du rein de 1987 à 2016. Nous avons analysé les données concernant l’incidence, la mortalité, l’anatomopathologie des tumeurs et leur stade au diagnostic. Nous avons comparé ces résultats aux données nationales et internationales.

      Résultats

      Nous avons recensé 3769 nouveaux cas de cancers du rein: 2628 chez l’homme (69,7 %) et 1141 chez la femme (30,3 %). En 2016, le cancer du rein était le 8e cancer tous sexes confondus, le 7e cancer chez l’homme et le 11e chez la femme. Entre 1987 et 2016 le nombre de nouveaux cas de cancer du rein a été multiplié par 4,2 chez l’homme et par 3,3 chez la femme. Le nombre de formes localisées a augmenté de 9 % en 20 ans. En 2016 la probabilité, d’être atteint d’un cancer du rein avant 75 ans est de 2,11 % pour un homme et de 0,62 % pour une femme.

      Conclusion

      En 30 ans, l’incidence du cancer du rein a fortement augmenté dans l’Hérault alors que l’on observe une diminution de sa mortalité. Ces données analytiques seront améliorées par le développement du Registre de l’Hérault Spécialisé en Onco Urologie (RHESOU)

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Le cancer du rein dans le département de L’Hérault : résultats de 30 ans d’enregistrement

      Summary
      Objective

      The objective of the study was to determine the specificities of renal cell carcinoma (RCC) in the department of Herault using the Herault Tumor Registry over 30 years.

      Methods

      Data of this study were obtained from the Herault cancer database. We analysed the evolution of RCC from 1987 to 2016, including the incidence, mortality, cancer pathology and staging at the moment of diagnosis. We compared our results with national and international data.

      Results

      We identified 3769 newly diagnosed RCC: 2628 in men (69,7%) and 1141 in women (30,3%). In 2016, RCC was the 8th most frequent cancer, both genders combined, the 7th most frequent cancer in men and the 11th in women. New cases of RCC increased by 4.2 in men and 3.3 in women over the study period. The number of localised forms increased by 9% over 20 years. In 2016, the probability of having a RCC before the age of 75 was of 2.11% for a man and of 0.62% for a woman.

      Conclusion

      Over 30 years, the incidence rate of RCC increased in the department of Herault; however, mortality decreased over the same period. This analytical data should be improved by the development of the Registry of Herault Specialised in Onco-Urology (RHESOU).

      Level of evidence

      3.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2021, 3, 31, i

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Should we perform systematic biopsies in case of suspicious MRI for prostate cancer in 2020? A review of literature

      Résumé
      Contexte

      L’IRM est désormais recommandée avant la réalisation de biopsies prostatiques, à la recherche de lésions cibles suspectes pour réaliser des biopsies ciblées (TB). L’utilisation associée ou isolée des biopsies systématisées (SB), critiquée pour sa morbidité et pour la détection de cancers non significatifs, reste débattue.

      Objectif

      Faire une revue de la littérature pour répondre à trois questions: (1) En présence d’une lésion suspecte à l’IRM, faut-il toujours réaliser des SB en plus des TB? (2) Peut-on se passer des SB pour envisager un traitement focal? (3) Y-a-t’il une augmentation des évènements indésirables lorsque l’on associe les SB aux TB?

      Sources

      Une revue non systématique de la littérature a été réalisée sur Medline en avril 2020 avec les mots clés “MRI”, “PROSTATE CANCER”, “SYSTEMATIC BIOPSY”, “TARGETED BIOPSY”, “ADVERSE EVENTS”. Les références des articles sélectionnés ont été analysées à la recherche d’articles supplémentaires.

      Sélection des études

      Les études publiées dans les 5 dernières années ont été analysées et retenues si les données disponibles permettaient de répondre à l’une des 3 questions posées.

      Résultats

      Chez les patients naïfs de biopsies, la valeur ajoutée des SB aux TB pour le taux de détection de cancers significatifs variait de +5 à +7 % alors qu’elle chutait à +1 à +3 % en cas de première série de biopsie négative. Pour les patients en surveillance active, cette valeur ajoutée était plus élevée, variant de +8 % à +17 %. L’IRM a une valeur prédictive négative de 85 à 95 %, mais celle-ci diminue à 55 % pour la mise en évidence de foyers secondaires ou tertiaires. L’utilisation des SB est nécessaire si un traitement focal est envisagé. Les complications graves des biopsies nécessitant une hospitalisation varient de 1,4 à 6,9 % et augmentent plus du fait du nombre de séries de biopsies précédentes que du nombre de biopsies réalisées par série.

      Conclusion

      En présence d’une lésion suspecte à l’IRM, les SB sont indiquées en plus des TB mais peuvent se discuter en cas de première série négative. Elles sont nécessaires si un traitement focal est envisagé. Les complications graves des biopsies n’augmentent pas en cas de SB associées aux TB, mais elles augmentent avec le nombre de séries de biopsies réalisées.

      Should we perform systematic biopsies in case of suspicious MRI for prostate cancer in 2020? A review of literature

      Summary
      Context

      Multiparametric magnetic resonance imaging (MRI) is now recommended before performing prostate biopsies, looking for suspicious lesions to perform targeted biopsies (TB). However, the association or exclusive performance of systematic biopsies (SB), criticized for its morbidity and for the detection of insignificant cancers, remains debated.

      Objective

      To perform a literature review to answer three questions: (1) In the presence of a suspicious MRI lesion, should we always perform SB in addition to TB? (2) Can we avoid SB when considering focal treatment? (3) Is there an increase in adverse events when associating SB with TB?

      Sources

      A non-systematic literature review was carried out on Medline in April 2020 using the keywords “MRI”, “PROSTATE CANCER”, “SYSTEMATIC BIOPSY”, “TARGETED BIOPSY”, “ADVERSE EVENTS”. The references of the selected articles were analyzed for additional articles.

      Selection of Studies published in the last five years were analyzed and retained if the available data made it possible to answer one of the three questions asked.

      Results

      In biopsy-naive patients, the added value of SB to TB for detection of significative cancer varied from +5 to+7% and was reduced to +1 to +3% in the case of a previous series of negative biopsies. For patients under active surveillance, this added value was higher, ranging from +8% to +17%. MRI has a negative predictive value of 85 to 95%, but this value drops to 55% for the detection of secondary or tertiary foci. The use of SB is necessary if focal treatment is considered. Serious complications from biopsies requiring hospitalization range from 1.4 to 6.9% and are increased by the number of previous biopsy series performed more than by the number of biopsies per series.

      Conclusion

      In the presence of a suspicious MRI lesion, SB is indicated in addition to TB but can be discussed in patients with previous negative biopsies. They are necessary if focal treatment is considered to aid surgical planning. Severe complications from biopsies do not seem to increase when SB are associated to TB, but rather with the number of biopsy series performed.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Short-term reproducibility of cystometry in multiple sclerosis patients

      Résumé
      Introduction/but

      Évaluer la reproductibilité de l’activité détrusorienne cystomanométrique dans une population de patients atteinte de sclérose en plaques (SEP), qui reste peu documentée dans la littérature médicale, au moyen de plusieurs remplissages successifs.

      Matériel et méthode

      Une étude prospective a été conduit chez des patients SEP; la cystomanométrie a été répétée à 5minutes d’intervalle si le patient présentait une hyperactivité détrusorienne avant 300mL de remplissage. Puis, 3 cystomanométries successives ont été analysées avec enregistrement des caractères suivants: pression maximum du detrusor (Pmax), volume de la première contraction involontaire du détrusor (IDC), capacité cystomanométrique maximale (MCC), pression lors de la première IDC, l’existence d’une hyperactivité détrusorienne, qu’elle soit phasique ou terminale.

      Résultats

      Trente-et-un patients ont été inclus (19 femmes et 12 hommes); seulement 6 patients étaient naïfs de traitement, l’EDSS moyen était: 5.3 (±1.6) and l’âge moyen était 48.4 (±12.5) ans. Tous les patients présentaient une hyperactivité du detrusor à chaque cystomanométrie. La reproductibilité était bonne pour tous les paramètres mesurés (ICC entre 0.7 et 0.83).

      Conclusion

      Les données quantitatives et qualitatives cystomanométriques ont une bonne reproductibilité chez les patients SEP présentant une hyperactivité détrusorienne débutant avant 300mL de remplissage.

      Niveau de preuve

      3.

      Short-term reproducibility of cystometry in multiple sclerosis patients

      Summary
      Objective

      To assess the reproducibility of detrusor activity cystometric pattern in multiple sclerosis (MS) patients, which is poorly documented in the medical literature, by means of successive filling.

      Methods

      We conducted a prospective study in MS patients; cystometry was repeated twice at 5minutes of interval if a detrusor overactivity before 300mL of filling was observed. Thus, 3 successive cystometries were analysed. The following characteristics were recorded: detrusor maximum pressure (Pmax), volume at the first involuntary detrusor contraction (IDC), maximum cystometric capacity (MCC), pressure at the first IDC, the existence of an overactive detrusor classified as phasic or terminal.

      Results

      We included 31 patients (19 women and 12 men); only 6 patients were naïve-treatment, the mean EDSS was: 5.3 (±1.6) and the mean age was 48.4 (±12.5) years. All the patients had an overactive detrusor for each cystometry. The reproducibility was good for all the parameters (range ICC between 0.7 and 0.83).

      Conclusion

      Quantitative and qualitative cystometric data have a good reproducibility in MS patients with detrusor overactivity before 300mL of filling.

      Level of proof

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    Vous pourrez également aimer

    • Prevalence of comorbidities in multiple sclerosis patients with neurogenic bladderLire la suite
    • Detrusor contractility in post-menopausal women: Impact of ageing, complaint and urodynamic diagnosisLire la suite
    • Adverse events associated with mirabegron 50 mg versus placebo: A systematic review and meta-analysisLire la suite

    Continuer votre lecture