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    Numéro 12S- Volume 30- pp. S1-S352 (Novembre 2020)

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : prise en charge du cancer du rein

      Abstract
      Summary

      Objective. – To update the French guidelines on kidney cancer.

      Methods. – A systematic review of the literature between 2015 and 2020 was performed. The most relevant articles regarding the diagnosis, the classification, surgical treatment, medical treatment and follow-up of kidney cancer were retrieved and included in the new guidelines. The guidelines were updated with corresponding levels of evidence.

      Results. – Thoraco-abdominal CT scan with injection is the best radiological exam for the diagnosis of kidney cancer. MRI and contrast ultra-sound can be useful in some cases. Percutaneous biopsy is recommended when histological results will affect clinical decision. Renal tumours must be classified according to pTNM 2017 classification and ISUP grade. Metastatic kidney cancers must be classified according to IMDC criteria. Partial nephrectomy is the recommended treatment for T1a tumours and can be done through an open, laparoscopic or robotic access. T1b tumours can be treated by partial or total nephrectomy according to tumour complexity. Radical nephrectomy is the recommended treatment of advanced localized tumours. There is no recommended adjuvant treatment. In metastatic patients: cyto-reductive nephrectomy can be offered in case of good prognosis; medical treatment must be counseled first in case of intermediate or bad prognosis. Surgical or local treatment of metastases should be considered in case of solitary lesion or oligo-metastases. First line recommended drugs in metastatic patients include the associations axitinib/pembrolizumab and nivolumab/ipilimumab. Cystic tumours must be classified according to Bosniak Classification. Surgical excision should be offered to patients with Bosniak III and IV lesions. It is recommended to follow patients clinically and with imaging according to tumour aggressiveness.

      Conclusion. – These updated recommendations should assist French speaking urologists for their management of kidney cancers.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : prise en charge du cancer du rein

      Résumé
      Résumé

      Objectif. – Mettre à jour les recommandations sur la prise en charge des cancers du rein.

      Méthodes. – Une revue systématique de la littérature a été faite sur la période allant de 2015 à 2020. Les articles jugés les plus pertinents concernant le diagnostic, la classification, le traitement chirurgical, le traitement médical et le suivi du cancer du rein ont été sélectionnés et incorporés aux recommandations. Les recommandations ont ainsi été actualisées en spécifiant le niveau de preuve (fort ou faible).

      Résultats. – L’examen de référence pour faire le diagnostic et le bilan d’extension des cancers du rein est le scanner thoraco-abdominal injecté. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) et l’échographie de contraste sont indiquées dans certains cas particuliers. La biopsie percutanée est recommandée dans les situations où ses résultats influenceront la décision thérapeutique. Les tumeurs du rein doivent être classées selon la classification pTNM 2017 et le grade nucléolaire de l’ISUP. Les cancers du rein métastatiques doivent être classés selon les critères de l’IMDC. La néphrectomie partielle est le traitement de référence des tumeurs T1a et peut être faite par voie ouverte, laparoscopique ou robotique. Les thérapies ablatives et la surveillance active sont des options chez les patients âgés avec des comorbidités. Les tumeurs T1b doivent être traitées par néphrectomie partielle ou totale en fonction de la complexité tumorale. La néphrectomie totale est le traitement de première intention des cancers localement avancés localisés. Aucun traitement adjuvant n’est recommandé. Chez les patients métastatiques : la néphrectomie cytoréductrice peut être proposée et recommandée en cas de bon pronostic ; le traitement médical doit être proposé en première intention en cas de pronostic mauvais ou intermédiaire. Le traitement chirurgical ou local des métastases peut être proposé en cas de lésion unique ou d’oligo-métastases. Les molécules recommandées en première ligne chez les patients métastatiques sont les associations axitinib/pembrolizumab et nivolumab/ ipilimumab. Les tumeurs kystiques doivent être classées selon la classification de Bosniak. L’exérèse chirurgicale doit être proposée en priorité aux lésions Bosniak III et IV. Il est recommandé de suivre les patients en adaptant les modalités à l’agressivité tumorale.

      Conclusion. – Ces recommandations actualisées sont un référentiel qui permettra aux praticiens français et francophones d’encadrer au mieux leur prise en charge des cancers du rein.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure

      Abstract
      summary

      Introduction. – The purpose was to propose an update of the French guidelines from the national committee ccAFU on upper tract urothelial carcinomas (UTUC).

      Methods. – A systematic Medline search was performed between 2018 and 2020, as regards diagnosis, options of treatment and follow-up of UTUC, to evaluate different references with levels of evidence.

      Results. – The diagnosis of this rare pathology is based on CT-scan acquisition during excretion and ureteroscopy with histological biopsies. Radical nephroureterectomy (RNU) remains the gold standard for surgical treatment, nevertheless a conservative endoscopic approach can be proposed for low risk lesion: unifocal tumor, possible complete resection and low grade and absence of invasion on CT-scan. Close monitoring with endoscopic follow-up (flexible ureteroscopy) in compliant patients is therefore necessary. After RNU, bladder instillation of chemotherapy is recommended to reduce risk of bladder recurrence. A systemic chemotherapy is recommended after RNU in pT2–T4 N0–3 M0 disease.

      Conclusion. – These updated guidelines will contribute to increase the level of urological care for diagnosis and treatment for UTUC.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure

      Résumé
      Résumé

      Introduction. – L’objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (AFU) pour la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).

      Méthodes. – Une revue systématique de la littérature (Medline) a été effectuée de 2018 à 2020 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats. – Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l’uro-TDM avec acquisition au temps excréteur et l’urétérorénoscopie souple avec prélèvements biopsiques. Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites « à bas risque » : tumeur de bas grade, sans infiltration sur l’imagerie, unifocale < 2 cm, accessible à un traitement complet et nécessitant alors une surveillance endoscopique rapprochée par urétéroscopie souple chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La chimiothérapie adjuvante a démontré son bénéfice clinique comparée à la surveillance après NUT pour les tumeurs (pT2–T4 N0–3 M0).

      Conclusion. – Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs de la vessie

      Abstract
      Summary

      Objective. – To update French guidelines for the management of bladder cancer specifically non-muscle invasive (NMIBC) and muscle-invasive bladder cancers (MIBC).

      Methods. – A Medline search was achieved between 2018 and 2020, notably regarding diagnosis, options of treatment and follow-up of bladder cancer, to evaluate different references with levels of evidence.

      Results. – Diagnosis of NMIBC (Ta, T1, CIS) is based on a complete deep resection of the tumor. The use of fluorescence and a second-look indication are essential to improve initial diagnosis. Risks of both recurrence and progression can be estimated using the EORTC score. A stratification of patients into low, intermediate and high risk groups is pivotal for recommending adjuvant treatment: instillation of chemotherapy (immediate post-operative, standard schedule) or intravesical BCG (standard schedule and maintenance). Cystectomy is recommended in BCG-refractory patients. Extension evaluation of MIBC is based on contrast-enhanced pelvic-abdominal and thoracic CT-scan. Multiparametric MRI can be an alternative. Cystectomy associated with extended lymph nodes dissection is considered the gold standard for non-metastatic MIBC. It should be preceded by cisplatin-based neoadjuvant chemotherapy in eligible patients. An orthotopic bladder substitution should be proposed to both male and female patients with no contraindication and in cases of negative frozen urethral samples; otherwise transileal ureterostomy is recommended as urinary diversion. All patients should be included in an Early Recovery After Surgery (ERAS) protocol. For metastatic MIBC, first-line chemotherapy using platin is recommended (GC or MVAC), when performans status (PS <1) and renal function (creatinine clearance >60 mL/min) allow it (only in 50% of cases). In second line treatment, immunotherapy with pembrolizumab demonstrated a significant improvement in overall survival.

      Conclusion. – These updated French guidelines will contribute to increase the level of urological care for the diagnosis and treatment of patients diagnosed with NMIBC and MIBC.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs de la vessie

      Résumé
      Résumé

      Objectif. – Actualiser les recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) pour la prise en charge des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) et infiltrant le muscle vésical (TVIM).

      Méthodes. – Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été effectuée en prenant en compte les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats. – Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, carcinome in situ [CIS]) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L’utilisation de la fluorescence vésicale et l’indication d’un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant : instillations endovésicales de chimiothérapie (postopératoire immédiate, schéma d’attaque) ou de bacille de Calmette et de Guérin (BCG) (schéma d’attaque et d’entretien), voire l’indication d’une cystectomie pour les patients résistant au BCG. Le bilan d’extension d’une TVIM repose sur l’uro-scanner couplé au scanner thoracique. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) pelvienne multiparamétrique peut être réalisée en complément. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire étendu est le traitement de référence des TVIM non métastatiques. Elle doit être précédée d’une chimiothérapie néoadjuvante à base de sels de platine chez les patients en bon état général avec une fonction rénale satisfaisante. Une entérocystoplastie est proposée chez l’homme et la femme en l’absence de contre-indications et lorsque la recoupe urétrale est négative à l’examen extemporané ; sinon l’urétérostomie cutanée transiléale est le mode de dérivation urinaire recommandé. L’inclusion de tous les patients dans un protocole de récupération améliorée après chirurgie (RAAC) est recommandée. Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (association gemcitabine et cisplatine [GC] ou méthotrexate, vinblastine, doxorubicine et cisplatine [MVAC]) est recommandée, si l’état général (PS > 1) et la fonction rénale (clairance > 60 ml/min) l’autorisent. En deuxième ligne de traitement, l’immunothérapie par pembrolizumab a démontré un bénéfice en survie globale.

      Conclusion. – L’actualisation des recommandations du CCAFU doit participer à améliorer la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM et TVIM.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : cancer de la prostate

      Résumé
      Résumé

      Objectif. Le but du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate.

      Méthodes. Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du cancer de la prostate, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

      Résultats. Les recommandations précisent la génétique, l’épidémiologie et les moyens diagnostiques du cancer de la prostate, les notions de dépistage et de détection précoce. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen d’imagerie de référence du cancer localisé, est recommandée avant la réalisation de biopsies prostatiques. Les moyens thérapeutiques sont détaillés et recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La radiothérapie de rattrapage précoce est recommandée en cas de récidive biologique postprostatectomie totale. La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de fond au stade métastatique. Le docétaxel associé à la SAd améliore la survie globale en première ligne du cancer de la prostate métastatique synchrone. Dans cette situation, l’association de la SAd à l’abiratérone est également un standard thérapeutique quel que soit le volume tumoral. Les données récentes amènent à recommander la SAd à une hormonothérapie de nouvelle génération (apalutamide ou enzalutamide) chez les patients métastatiques synchrones ou métachrones, quel que soit le volume tumoral. Le traitement local du cancer de la prostate par radiothérapie améliore la survie des patients oligométastatiques synchrones. Le traitement ciblé des métastases est en cours d’évaluation. Chez les patients présentant un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC), l’apport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.

      Conclusion. Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : cancer de la prostate

      Abstract
      Summary

      Objective. – The purpose of the guidelines national committee ccAFU was to propose updated french guidelines for prostate cancer.

      Methods. – A Medline search was achieved between 2018 and 2020, as regards diagnosis, options of treatment and follow-up of prostate cancer (PCA), and to evaluate the different references specifying their levels of evidence.

      Results. – The guidelines outline the genetics, epidemiology and diagnosis of prostate cancer, as well as the concepts of screening and early detection. MRI, the gold standard imaging test for localized cancer, is indicated before prostate biopsies are performed. The therapeutic methods are detailed and indicated according to the clinical situation. Active surveillance is a reference therapeutic option for low-risk tumours with a low evolutionary risk. Early salvage radiotherapy is indicated in case of biological recurrence after radical prostatectomy. Androgen deprivation therapy (ADT) remains the backbone therapy in the metastatic stage. Docetaxel in combination with ADT improves overall first-line survival in synchronous metastatic prostate cancer. In this situation, the combination of ADT with abiraterone is also a standard of care regardless of tumor volume. Recent data indicate that ADT should be indicated with a new generation of hormone therapy (Apalutamide or Enzalutamide) in metastatic synchronous or metachronous patients, regardless of tumour volume. Local treatment of prostate cancer with radiotherapy improves survival in synchronous oligometastatic patients. Targeted treatment of metastases is being evaluated. In patients with castration-resistant prostate cancer (CRPC), new therapies that have emerged in recent years help to better control tumor progression and improve survival.

      Conclusion. – These updated french guidelines will contribute to increase the level of urological care for the diagnosis and treatment for prostate cancer.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs malignes du pénis

      Abstract
      Summary

      Objective. – To update French oncology guidelines concerning penile cancer.

      Methods. – Comprehensive Medline search between 2018 and 2020 upon diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell cancer to update previous guidelines. Level of evidence was evaluated according to AGREE-II.

      Results. – Epidermoid carcinoma is the most common penile cancer histology. Physical examination is mandatory to define local and inguinal nodal cancer stage. MRI with artificial erection can help to assess deep infiltration in cases of organ-sparing intention. Node negative patients (defined by palpation and imaging) will present micro nodal metastases in up to 25% of cases. Invasive lymph node assessment is thus advocated except for low risk patients. Sentinel node dynamic biopsy is the first line technique. Modified bilateral inguinal lymphadenectomy is an option with higher morbidity. 18-FDG-PET is recommended in patients with palpable nodes. Chest, abdominal and pelvis computerized tomography is an option. Fine needle aspiration (when positive) is an easy way to assess inguinal palpable node pathological involvement. Its results determine the type of lymphadenectomy to be performed (for diagnostic or curative purposes). Treatment is mostly surgical. Free margins status is essential, but it also has to be organ-sparing when possible. Brachytherapy and topic agents can cure in selected cases. Lymph node assessment should be synchronous to the removal of the tumour when possible. Limited inguinal lymph node involvement (pN1 stage) can be cured with the only lymphadenectomy. In case of larger lymph node stage, one should consider multidisciplinary treatment including chemotherapy and inclusion in a trial.

      Conclusions. – Penile cancer needs demanding surgery to be cured, surrounded by chemotherapy in node positive patients. Lymph nodes involvement is a major prognostic factor. Thus, inguinal node assessment cannot be neglected.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs malignes du pénis

      Résumé
      Résumé

      Introduction. – L’objectif de cette publication est de proposer les recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) établies par le sous-groupe des organes génitaux externes pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs malignes du pénis.

      Matériel et méthodes. – Le groupe de travail multidisciplinaire a mis à jour les recommandations de 2018-2020 en s’appuyant sur une analyse exhaustive de la littérature selon les critères méthodologiques de la grille AGREE-II.

      Résultats. – Le carcinome épidermoïde est la tumeur maligne du pénis la plus fréquente. L’examen clinique permet le plus souvent d’apprécier l’extension locale de la tumeur mais une imagerie par résonance magnétique (IRM) (en érection pharmaco-induite) peut préciser son infiltration en profondeur. Une évaluation clinique de l’extension régionale est indispensable par la palpation bilatérale des aires ganglionnaires inguinales. En l’absence d’adénopathie palpée, aucune imagerie ne peut écarter les micrométastases (25 % des cas) rendant l’exploration lymphonodale invasive systématique en dehors des tumeurs de faible risque. Une recherche de ganglion sentinelle est recommandée en première intention. Le curage bilatéral modifié, plus morbide, est la seule autre option. En cas d’adénopathie palpée, un bilan d’extension doit être réalisé, par une tomographie par émission de positons (TEP-TDM) au 18F-FDG et à défaut par une tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne. En cas d’adénopathie(s) mobile(s) (cN1/cN2), une cytoponction à l’aiguille fine est proposée puis suivie d’un curage inguinal.

      Le traitement de la tumeur est le plus souvent chirurgical. Il doit être le plus conservateur possible, avec un impératif de marges saines. Dans certains cas, une curiethérapie ou un traitement topique peut être proposé. La prise en charge thérapeutique des aires ganglionnaires doit être systématique, si possible lors du traitement de la tumeur initiale. Seule la lymphadénectomie inguinale a un rôle curatif chez les patients ayant une atteinte d’un ganglion unique (stade pN1). En cas d’extension ganglionnaire plus étendue, une prise en charge multimodale avec chimiothérapie est recommandée (GETUG 25). L’inclusion des patients dans des essais thérapeutiques est à privilégier dès que possible.

      Conclusions. – Le traitement des cancers du pénis est essentiellement chirurgical plus ou moins associé à une chimiothérapie en cas d’extension ganglionnaire. Le facteur pronostique principal est l’atteinte ganglionnaire justifiant une prise en charge diagnostique et thérapeutique précoce des aires inguinales.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022: tumeurs germinales du testicule

      Abstract
      Summary

      Objective. – To update French guidelines concerning testicular germ cell cancer.

      Materials and methods. – Comprehensive Medline search between 2018 and 2020 upon diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell cancer and treatments toxicities. Level of evidence was evaluated.

      Results. – Testicular Germ cell tumor diagnosis is based on physical examination, biology tests (serum tumor markers AFP, hCGt, LDH) and radiological assessment (scrotal ultrasound and chest, abdomen and pelvis computerized tomography). Total inguinal orchiectomy is the first-line treatment allowing characterization of the histological type, local staging and identification of risk factors for micrometastases. In case of several therapeutic options, one must inform his patient balancing risks and benefits. Surveillance is usually chosen in stage I seminoma compliant patients as the evolution rate is low between 15 to 20%. Carboplatin AUC7 is an alternative option. Radiotherapy indication should be avoided. In stage I non seminomatous patients, either surveillance or risk-adapted strategy can be applied. Staging retroperitoneal lymphadenectomy has restricted indications. Metastatic germ cell tumors are usually treated by PEB chemotherapy according to IGCCCG prognostic classification. Lombo-aortic radiotherapy is still a standard treatment for stage IIA. Residual masses should be evaluated by biological and radiological assessment 3 to 4 weeks after the end of chemotherapy. Retroperitoneal lymphadenectomy is advocated for every non seminomatous residual mass more than one cm. 18FDG uptake should be evaluated for each seminoma residual mass more than 3 cm.

      Conclusions. – A rigorous use of classifications is mandatory to define staging since initial diagnosis. Applying treatments based on these classifications leads to excellent survival rates (99% in CSI, 85% in CSII+).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022: tumeurs germinales du testicule

      Résumé
      Résumé

      Objectif. – Mise à jour des recommandations de prise en charge des tumeurs germinales du testicule.

      Matériel et méthodes. – Revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed depuis 2018 concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT), et la tolérance des traitements. Le niveau de preuve des références a été évalué.

      Résultats. – L’évaluation initiale d’un patient atteint d’une tumeur germinale du testicule repose sur l’évaluation initiale clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœtoprotéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine [hCG] totale, lactate déshydrogénase [LDH]) et radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TAP]). L’orchidectomie totale par voie inguinale est la première étape thérapeutique: elle permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I. Pour les patients atteints d’un séminome pur de stade I, le faible risque évolutif compris entre 15 et 20 % fait privilégier la surveillance chez des patients compliants; la chimiothérapie adjuvante par carboplatine Area Under the Curve (AUC) 7 est une option; les indications de radiothérapie lombo-aortiques sont limitées. Pour les patients atteints d’une tumeur germinale non séminomateuse (TGNS) de stade I, différentes options sont envisageables entre une surveillance ou une stratégie adaptée au risque (surveillance ou 1 cycle de bléomycine, étoposide, cisplatine [BEP] en fonction de la présence ou non d’emboles vasculaires au sein de la tumeur). Le curage ganglionnaire rétropéritonéal de stadification a une place très limitée. Le traitement des TGT métastatiques est une chimiothérapie par BEP en l’absence de contre-indication à la bléomycine dont le nombre de cycles est défini selon les groupes pronostiques de l’International Germ Cell Cancer Collaborative Group (IGCCCG). La radiothérapie lombo-aortique est encore un standard dans les stades IIA des tumeurs germinales séminomateuses. À l’issue de la chimiothérapie, l’évaluation de la taille des masses résiduelles doit être réalisée par un scanner TAP pour les TGNS: un curage ganglionnaire rétropéritonéal est recommandé pour toute masse résiduelle supérieure à 1 cm de petit axe, ainsi que l’exérèse de tous les autres sites métastatiques. Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS), une réévaluation par tomographie par émission de positons au 18-fluorodéoxyglucose (TEP-18FDG) est nécessaire pour les masses résiduelles > 3 cm pour préciser l’indication chirurgicale. La chirurgie reste rare dans ces situations.

      Conclusion. – Le respect des recommandations de prise en charge des TGT permet d’obtenir un taux de survie spécifique excellent de 99 % pour les stades I et de 85 % pour les stades métastatiques.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020-2022 : sarcomes rétropéritonéaux

      Abstract
      Summary

      Objective. - To update French urological guidelines on retroperitoneal sarcoma.

      Materials and methods. - Comprehensive Medline search between 2018 and 2020 upon diagnosis, treatment and follow-up of retroperitoneal sarcoma. Level of evidence was evaluated.

      Results. - Chest, abdomen and pelvis CT is mandatory to evaluate any suspected retroperitoneal sarcoma. MRI sometimes helps surgical planning. Before histological confirmation through biopsy, the patient must be registered in the French sarcoma pathology reference network. The biopsy standard should be an extraperitoneal coaxial percutaneous sampling before any retroperitoneal mass therapeutic decision. Surgery is retroperitoneal sarcoma cornerstone. The main objective is grossly negative margins and can be technically challenging. Multimodal treatment risks and benefits must be discussed in multidisciplinary teams. The relapse rate is related to tumor grade and surgical margins. Reported Negative margins rate thus encourage surgery in high-volume centers.

      Conclusion. - Retroperitoneal sarcoma prognosis is poor and closely related to the quality of initial management. Centralization through dedicated sarcoma pathology network in a high-volume center is mandatory.

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      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020-2022 : sarcomes rétropéritonéaux

      Résumé
      Résumé

      Objectif. - Mise à jour des recommandations de prise en charge des sarcomes du rétropéritoine (SRP), à destination des chirurgiens urologues.

      Matériel et méthodes. - Revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed depuis 2018 concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des sarcomes du rétropéritoine. Le niveau de preuve des références a été évalué.

      Résultats. - La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne est l’examen de référence d’évaluation d’une suspicion de sarcome rétropéritonéal (SRP). L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est parfois utile à la planification chirurgicale. Avant la confirmation biopsique, l’inclusion du dossier au sein du réseau français de référence en pathologie du sarcome doit être la règle. La biopsie sous scanner réalisée par voie extra-péritonéale selon une technique coaxiale est recommandée et doit être systématique avant toute prise en charge thérapeutique d’une masse tissulaire suspecte du rétropéritoine. Le traitement est avant tout chirurgical avec pour objectif principal une résection en marges saines (R0) obtenue par une chirurgie d’exérèse le plus souvent compartimentale, techniquement complexe et exigeante. Le taux de chirurgie R0 semble en faveur d’une chirurgie centralisée au sein du réseau NetSarc. La place de la radiothérapie et de la chimiothérapie au sein d’un traitement multimodal (néo-adjuvant ou adjuvant) est discutée en fonction des risques évolutifs et des possibilités d’exérèse. Le taux de rechute est lié au grade tumoral et aux marges chirurgicales. Le pronostic final est étroitement lié à la qualité de prise en charge initiale et au volume de cas traités par centre.

      Conclusion. - Les SRP ont un pronostic péjoratif. La qualité de la prise en charge initiale impacte directement la survie sans récidive et la survie globale. La prise en charge multidisciplinaire, coordonnée au sein d’un réseau de soins référent en pathologie du sarcome, est une impérative nécessité.

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    • Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020-2022 : bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien

      Abstract
      Summary

      Introduction. - The objective of this publication is to recall the initial oncological management of adrenal incidentalomas.

      Material & Methods. - The multidisciplinary working group updated french urological guidelines established by the CCAFU in 2018, based on an exhaustive literature review carried out on PubMed.

      Results. - Although the majority of the adrenal masses are benign and non-functional, it is important to investigate them, as a percentage of these can cause serious endocrine diseases or be cancers. Malignant adrenal tumors are mainly represented by Adrenocortical Carcinomas (ACC), malignant pheochromocytomas (MPC) and adrenal metastases (AM).

      The malignancy assessment of an adrenal incident includes a complete history, a physical examination, a biochemical / hormonal assessment to look for subclinical hormonal secretion. Diagnostic hypotheses are sometimes available at this stage, but it is the morphological and functional imaging and the histological analysis which will make it possible to close the malignancy assessment and make the oncological diagnosis.

      Conclusions. - AC and MPC are mainly sporadic but a hereditary origin is always possible. ACC is suspected preoperatively but the diagnosis of certainty is histological. The diagnosis of MPC is more delicate and is based on clinic, biology and imagery. The diagnosis of certainty of AM requires a percutaneous biopsy.

      At the end, the files must be discussed within the COMETE – adrenal cancer network (Appendix 1).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020-2022 : bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien

      Résumé
      Résumé

      Introduction. - L’objectif de cette publication est de rappeler la prise en charge carcinologique initiale des incidentalomes surrénaliens.

      Matériel et méthodes. - Le groupe de travail multidisciplinaire a actualisé les recommandations établies par le CCAFU en 2018 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed.

      Résultats. - Bien que la majorité des masses surrénaliennes soient bénignes et non fonctionnelles, il est important de les investiguer, du fait du potentiel endocrinien grave et de certains cancers. Les tumeurs malignes de la surrénale (TMS) sont essentiellement représentées par les carcinomes corticosurrénaliens (CCS), les phéochromocytomes malins (PCM) et les métastases surrénaliennes (MS).

      Le bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien inclut une anamnèse complète, un examen physique, une évaluation biochimique/hormonale pour rechercher une sécrétion hormonale infraclinique. Des hypothèses diagnostiques sont parfois disponibles dès ce stade mais c’est l’imagerie morphologique et fonctionnelle et l’analyse histologique qui permettront de clore le bilan de malignité et de poser le diagnostic carcinologique.

      Conclusions. - Les CCS et les PCM sont surtout sporadiques mais une origine héréditaire est toujours possible. Un CCS est suspecté en préopératoire mais le diagnostic de certitude est histologique. Le diagnostic de PCM est plus délicat et se base sur la clinique, la biologie et l’imagerie. Le diagnostic de certitude de MS passe par une biopsie percutanée.

      À l’issue, les dossiers doivent obligatoirement être discutés au sein du réseau COMETE - cancers de la surrénale (Annexe 1).

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