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    Numéro 11- Volume 30- pp. 551-620 (Septembre 2020)

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    • L’orgasme féminin dans les pathologies neurologiques

      Résumé
      Introduction

      Les troubles sexuels chez la patiente neurologique ont peu été évalués en pratique quotidienne, en particulier, les troubles de l’orgasme. La prévalence semblait multipliée par deux chez les patientes médullaires comparativement à la population générale (Sipski, 2001).

      Objectifs

      Analyser la prévalence, la typologie et l’impact des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques (accident vasculaire cérébral [AVC] [50 %], sclérose en plaques [SEP] [>65 %], maladie de Parkinson idiopathique [MPI], blessées médullaires [BM] [>50 %] et neuropathies périphériques [NP]).

      Méthode

      Revue systématique de la littérature à partir de Medline via l’outil Pubmed et The Cochrane Database of Systematic Review (Cochrane library).

      Résultats

      Les dysorgasmies féminines ont peu été étudiées au cours des maladies neurologiques. Il s’agissait d’études pour la plupart rétrospectives, réalisées sur de petits effectifs. Elles s’appuyaient sur des données cliniques à base de questionnaires généralistes étudiant la fonction sexuelle parfois associées à une exploration neuropérinéale. SEP et BM ont été les deux populations les plus étudiées. La prévalence des troubles de l’orgasme était importante (plus de 1/3 des patientes), souvent associés à d’autres troubles sexuels (altération de la libido) et à des troubles urinaires et anorectaux. Les lésions médullaires complètes et l’atteinte de l’arc réflexe sacré avaient un impact négatif sur ces troubles et sur la qualité de vie sexuelle (p <0,05).

      Conclusion

      L’évaluation spécifique des troubles sexuels et en particulier des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques semblait importante dans la prise en charge globale du handicap pelvipérinéal afin d’améliorer la qualité de vie de ces patientes. L’éducation thérapeutique et des thérapies sexuelles ciblées paraissaient indiquées dans le traitement de ces troubles.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      L’orgasme féminin dans les pathologies neurologiques

      Summary
      Introduction

      Sexual dysfunctions, particularly orgasm dysfunction, were not routinely assessed in daily practice in neurological women.

      Objective

      To assess type, frequency and impact of neurological women orgasm dysfunction.

      Method

      A systematic review was conducted with Medline via Pubmed and The Cochrane Database of Systematic Review.

      Results

      Neurological women's orgasm dysfunction is poorly assessed. The most of these were clinical small retrospective studies assessed by general questionnaires and some with electrophysiological assessments. Multiple sclerosis (MS) and Spinal cord injury (SCI) were the two most studied conditions. Orgasm dysfunction is observed in one third of neurological women, associated with arousal troubles, voiding and anal dysfunction. Orgasm alteration seriously impact quality of life of these patients.

      Conclusion

      Specific studies could be conducted in this specific field in order to increase quality of life of these neurogenic patients suffered from such sexual dysfunction.

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    • Douleur pelvi-périnéales et prolapsus génital : revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      Les douleurs pelvi-périnéales postchirurgie du prolapsus génital sont des complications postopératoires graves et fréquentes dont le diagnostic et le traitement peuvent être complexes.

      Matériels et méthodes

      Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la base de données Pubmed en utilisant les mots et MeSH suivants : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .

      Résultats

      Parmi les 133 articles trouvés, 74 ont été retenus. Les douleurs pelvi-périnéales chroniques évoluent depuis plus de 3 mois selon l’International Association for the Study of Pain, et peuvent être de type nociceptif, neuropathique ou dysfonctionnel. Leur définition est avant tout clinique. Leur incidence varie de 1 à 50 % et les facteurs de risques suspectés sont un âge jeune, des comorbidités, un antécédent de chirurgie de prolapsus, un stade élevé de prolapsus, des douleurs préopératoires, une voie d’abord chirurgicale invasive, la pose simultanée de plusieurs prothèses, une moindre expérience de l’opérateur, une durée importante d’intervention et des douleurs postopératoires précoces. La voie vaginale peut favoriser une modification de la compliance ou de la longueur vaginale, des lésions des nerfs pudendaux, sciatiques ou obturateurs ou un syndrome myofascial pelviens ; la voie cœlioscopique est à risque de lésion des nerfs pariétaux ; la chirurgie prothétique implique des complications liées aux modifications de prothèse. La prise en charge thérapeutique est complexe et doit être multimodale et pluridisciplinaire.

      Conclusion

      Les connaissances sur les douleurs pelvi-périnéales après chirurgie du prolapsus génital sont encore limitées à ce jour.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Douleur pelvi-périnéales et prolapsus génital : revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Pelvic and perineal pain after genital prolapse surgery is a serious and frequent post-operative complication which diagnosis and therapeutic management can be complex.

      Materials et methods

      A literature review was carried out on the Pubmed database using the following words and MeSH : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .

      Results

      Among the 133 articles found, 74 were selected. Post-operative chronic pelvic pain persisting more than 3 months after surgery according to the International Association for the Study of Pain. It can be nociceptive, neuropathic or dysfunctional. Its diagnosis is mainly clinical. Its incidence is estimated between 1% and 50% and the risk factors are young age, the presence of comorbidities, history of prolapse surgery, severe prolapse, preoperative pain, invasive surgical approach, simultaneous placement of several meshes, less operator experience, increased operative time and early post-operative pain. The vaginal approach can cause a change in compliance and vaginal length as well as injury to the pudendal, sciatic and obturator nerves and in some cases lead to myofascial pelvic pain syndrome, whereas the laparoscopic approach can lead to parietal nerve damage. Therapeutic management is multidisciplinary and complex.

      Conclusion

      Pelvic pain after genital prolapse surgery is still obscure to this day.

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    • Tonus anal : déterminant physiologique, évaluation clinique et paraclinique, caractéristique pathologique

      Résumé
      Introduction

      Le tonus anal permet le maintien de la continence anorectale. Sa régulation dépend de mécanismes segmentaires spinaux sous contrôle supra sacré.

      Matériels et méthodes

      Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.

      Résultats

      L’hypertonie anale est une augmentation de la résistance du muscle à son allongement passif. L’hypotonie musculaire est une diminution du tonus musculaire. Elle associe une diminution de la résistance à la mobilisation passive. Il n’est pas possible de chiffrer la prévalence des troubles du tonus en population générale et les chiffres sont variables en conditions pathologiques spécifiques (troubles urinaires, anorectaux neurogènes ou non). En cas d’hypotonie, le plus souvent le fait d’une lésion neurogène périphérique, une incontinence anale peut survenir. L’hypertonie peut être le synonyme d’une spasticité périnéale dont l’origine est alors une atteinte neurologique centrale, spinale ou encéphalique, conduisant à une dyssynergie recto-anale source de dyschésie. Elle est parfois purement comportementale sans signification directe pathologique. L’évaluation du tonus anal est clinique avec des scores validés mais dont la sensibilité n’est pas absolue, mais aussi instrumentale avec d’une part la mesure des pressions anales en manométrie et d’autre part la réalisation de tests électrophysiologiques qui nécessitent cependant encore une validation dans cette indication.

      Conclusion

      L’analyse du tonus anal est intéressante en clinique afin d’apporter des éléments diagnostiques devant un trouble urinaire ou anorectal.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Tonus anal : déterminant physiologique, évaluation clinique et paraclinique, caractéristique pathologique

      Summary
      Introduction

      The anal tone allows the maintenance of anorectal continence. Its regulation depends on spinal segmental mechanisms under supra-sacral control.

      Material and methods

      A systematic review was performed using Medline database, according to PRISMA methodology, using following keywords anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.

      Results

      Anal hypertonia is an increase in the muscle's resistance to passive stretching. Muscular hypotonia is a decrease in muscle tone. It is associated with a decrease in resistance to passive mobilization. It is not possible to quantify the prevalence of anal tone alterations in the general population and in specific pathological conditions (urinary disorders, neurogenic or non-neurogenic anorectal disorders). In case of hypotonia, most often due to a lower motor neuron lesion, fecal incontinence may occur. Hypertonia (anal sphincter overactivity) is not always due to perineal spasticity. Indeed, in the majority of the cases, the cause of this anal hypertonia in a neurologic context, can be secondary to an upper motor neuron disease due to spinal or encephalic lesion, leading to recto-anal dyssynergia, giving distal constipation. In another way, this anal hypertonia can be purely behavioral, with no direct pathological significance. The evaluation of anal tone is clinical with validated scores but whose sensitivity is not absolute, and instrumental with, on the one hand, the measurement of anal pressure in manometry and, on the other hand, electrophysiological testing which still require validation in this indication.

      Conclusion

      Anal tone assessment is of interest in clinical practice because it gives diagnostic arguments for the neurological lesion and its level, in the presence of urinary or anorectal symptoms.

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    • Profil épidémiologique, anatomoclinique et thérapeutique des fistules urogénitales et rectovaginales au Togo

      Résumé
      Objectif

      Décrire les caractéristiques épidémiologiques, anatomiques et cliniques des fistules urogénitales et recto-vaginales ainsi que l’issue de leur prise en charge chirurgicale au Togo.

      Matériel et méthodes

      Une étude rétrospective a colligé tous les cas opérés sur une période de cinq ans dans le centre national de prise en charge des fistules obstétricales. Les paramètres étudiés étaient les données sociodémographiques des patientes, les caractéristiques cliniques et l’issue de la réparation chirurgicale.

      Résultats

      Le nombre de patientes traitées était de 197, pour un nombre total de 217 interventions chirurgicales. L’âge moyen des patientes était de 40,7 ans avec des extrêmes de 18 et 70 ans. Les causes obstétricales prédominaient (95 %) et 3,5 % étaient causées par une chirurgie. Sur le plan anatomo-clinique, la fistule vésico-vaginale (FVV) était la forme la plus fréquente représentant 87,3 % tandis que la fistule vésico-utérine n’occupait que 4,1 %. La multiparité était un facteur de risque de survenue de fistule obstétricale et une césarienne a été nécessaire dans 70 % marquée par une forte mortalité du fœtus (88,2 %). La prise en charge chirurgicale a été tardive dans la majorité des cas, avec un délai d’environ 10 ans entre la survenue de la fistule et sa réparation. Le taux de guérison était de 78,1 %.

      Conclusion

      Les fistules urogénitales sont principalement d’origine obstétricale au Togo avec comme facteur de risque la multiparité. La prise en charge est tardive mais permet un bon taux de guérison. Leur prévention passe par la lutte contre la dystocie.

      Niveau de preuve

      IV.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Profil épidémiologique, anatomoclinique et thérapeutique des fistules urogénitales et rectovaginales au Togo

      Summary
      Objective

      To describe epidemiologic, anatomic and clinical characteristics of urogenital and rectovaginal fistula and the issue of their surgical management in Togo.

      Material and methods

      A retrospective study permit us to collect the operated cases during five years in the national center of obstetrical fistula. The parameters evaluated were sociodemographic aspects of patients, clinical characteristics and the issue of surgical repair.

      Results

      The number of patients who enderwent surgery was 197, during 217 surgical interventions. The middle age of patients was 40,7 years with extrems of 18 and 70 years. The main causes of fistula were obstetrical (95%) and 3,5% were caused by surgery. Concerning anatomoclinic characteristic, vesicovaginal fistula was the most comon type representing 87,3%, where vesicouterine fistula represented 4,1%. Multiparity has been a risk factor for obstetrical fistula and ceasarien section was necessary in 70% with a high rate of fœtal mortality (88,2%). Surgical management was late in majority of cases, estimated at 10 years between occurrence of fistula and its reparation. The recovry rate was 78,1%.

      Conclusion

      Urogenital fistula are principaly caused by obstetric conditions in Togo and multiparity is a risk factor. Treatment is often late but has a good rate of recovery. Their prevention goes through the fight against dystocia.

      Level of evidence

      IV.

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    • Modification de la structuration des potentiels évoqués cérébraux sensoriels par stimulation périnéale lors d’une focalisation attentionnelle sur le besoin d’uriner

      Résumé
      Objectifs

      Les potentiels évoqués somesthésiques corticaux (PES) sont habituellement utilisés pour tester l’intégrité des voies lemniscales et donner ainsi des arguments en faveur de l’étiologie neurogène de symptômes sensoriels. Ainsi, les PES par stimulation périnéale (PES-P), ont été démontrés altérés dans l’incontinence ou les troubles sexuels neurogènes. Nous avons voulu vérifier intégrité, structuration et amplitude des réponses en champ lointain des PES-P dans deux conditions, la première sans sensation de besoin d’uriner (B0), la seconde avec besoin impérieux (BI).

      Méthodes

      Les PES-P ont été enregistrés chez dix patients sans pathologie neurologique dans les deux conditions B0 et BI après stimulation du nerf dorsal du pénis/clitoris. Trois réponses consécutives moyennées chacune sur 1000 passages à une fréquence 3Hz ont été enregistrées.

      Résultats

      Sept hommes, 3 femmes, d’âge moyen 53,8, (sd 16,8) ont été inclus. Tous les patients avaient des PES-P normaux en termes d’amplitude et de latence du complexe P40 et totalement reproductibles notamment pour les réponses tardives. Ces réponses précoces P40 étaient identiques dans les deux états BO et BI. Inversement, les potentiels de champ lointain, c’est-à-dire, les réponses tardives, étaient différentes dans les deux états, avec une importante diminution des amplitudes moyennes et maximales des réponses corticales dans l’état BI (p <0,008 au T-test).

      Conclusion

      Nous avons observé que les composantes tardives des PES-P sont altérées lors du besoin urgent d’uriner accompagné d’une attention soutenue et sélective sur ce besoin. Ces composantes tardives du PES-P pourraient être utiles pour mieux spécifier les mécanismes attentionnels impliqués dans le cycle continence-miction et pour préciser les dysfonctionnements sensoriels pathologiques (urgence, vessie douloureuse, fréquence…).

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Modification de la structuration des potentiels évoqués cérébraux sensoriels par stimulation périnéale lors d’une focalisation attentionnelle sur le besoin d’uriner

      Summary
      Objective

      Cortical somatosensory evoked potentials (SEP) are usually used to test the integrity of lemniscal pathways and thus provide arguments for the neurogenic etiology of sensory symptoms. For example, PES by perineal stimulation (SEP-P) has been shown to be altered in incontinence or neurogenic sexual dysfunction. We wanted to verify the integrity, structure and amplitude of far-field responses of PES-P in two conditions, the first without feeling the need to urinate (S0), the second with urgency (US).

      Methods

      SEP-P were recorded in ten patients without neurological pathology in both conditions S0 and US after stimulation of the dorsal nerve of the penis/clitoris. Three consecutive responses each averaged over 1000 passages at a frequency of 3Hz were recorded.

      Results

      Seven men and 3 women were included. All patients had normal SEP-P in terms of amplitude and latency of the P40 complex and fully reproducible especially for late responses. These early P40 responses were identical in both S0 and US states. Conversely, the far-field potentials, i.e. the late responses, were different in the two states, with a significant decrease (P <0.008 paired T-test) in the amplitude of cortical responses in the US state.

      Conclusion

      We observe that the late components of SEP-P were altered by the need to urinate urgently with sustained and selective attention to this need. These late components of SEP-P could be useful to better specify the attentional mechanisms involved in the continence-voiding cycle and to specify pathological sensory dysfunctions (urgency, painful bladder, frequency…).

      Level of evidence

      4.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2020, 11, 30, i

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    • Evolution of patients with and without preoperative stress urinary incontinence after surgical cystocele repair by mesh implantation using a vaginal approach

      Résumé
      Objectif

      L’objectif de cette étude est d’évaluer à court terme l’évolution de l’incontinence urinaire à l’effort (IUE) au décours du traitement du prolapsus génital par une prothèse Uphold™ LITE.

      Matériel et méthodes

      Étude rétrospective, descriptive et monocentrique de revue des dossiers menée de juillet 2016 à avril 2019, portant sur toutes les patientes opérées d’un prolapsus génital par voie vaginale Uphold™ LITE. Les données pré-, per- et 1-an postopératoire ont été colligées.

      Résultats

      Trente-six femmes, âgées en moyenne de 72±7 ans, ont été incluses dans l’étude. La cohorte était composée majoritairement par des patientes ayant une cystocèle de grade III (75 %). Dans trois cas (8,3 %), il s’agissait d’un prolapsus récidivé. En peropératoire, aucune hémorragie ou plaie viscérale n’est survenue, une plaie vésicale est survenue dans trois cas (8,3 %). La durée opératoire moyenne est estimée à 41±12min. Douze patientes (33 %) avaient une IUE préopératoire dont la moitié (n =6 ; 50 %) ont été guérie par la cure de prolapsus. Une IUE de novo a été noté chez 6/24 (25 %) patientes. Le risque d’avoir une IUE persistante en postopératoire était à 50 % chez les patientes qui avaient une IUE préopératoire et le risque d’avoir une IUE de novo était à 25 % chez les patientes qui n’avaient pas d’IUE préopératoire. Par conséquent, les patientes avaient une IUE préopératoire sont deux fois plus susceptibles d’avoir une IUE persistante en postopératoire en comparaison avec ceux sans IUE préopératoire (RR=2,0 [IC95 % : 0,8175–4,8928] ; p =0,128). Une pose de bandelette sous urétrale (BSU) a été réalisée chez cinq patientes avec une IUE de novo et trois patientes avec une IUE persistante. Les autres patientes sont améliorées par la kinésithérapie.

      Conclusion

      Le risque d’avoir une IUE persistante après une implantation prothétique Uphold™ LITE était élevé chez les patients ayant une IUE préopératoire. La réparation chirurgicale par BSU pourrait être proposée en cas d’IUE de novo soit avant ou après une kinésithérapie.

      Niveau de preuve

      4.

      Evolution of patients with and without preoperative stress urinary incontinence after surgical cystocele repair by mesh implantation using a vaginal approach

      Summary
      Introduction

      To review the short-term evolution of stress urinary incontinence (SUI) after Uphold™ LITE mesh implantation for genital prolapse repair.

      Material and methods

      Retrospective, descriptive, single centre study of women undergoing genital prolapse surgery with Uphold™ LITE mesh insertion between July 2016 and April 2019. Pre-, peri- and 1-year postoperative follow-up data were collected.

      Results

      Thirty-six women were included (mean age: 72±7years). Most patients (75%) had grade III cystocele and three (8.3%) had recurrent prolapse. Mean operative time was 41±12min. During surgery, no visceral injury or haemorrhagic complications were noted but there were three intraoperative bladder injuries (8.3%). Twelve patients (33.3%) had preoperative SUI, half of which (n =6; 50%) responded to prolapse repair. De novo SUI was noted in 6/24 (25%) patients. The risk of having persistent postoperative SUI was 50% in patients with preoperative SUI, and the risk of developing de novo postoperative SUI was 25% in patients without preoperative SUI. Thus, patients with preoperative SUI were twice as likely to have persistent postoperative SUI as those without preoperative SUI (RR=2.0 [95% CI: 0.8175–4.8928]; P =0.128). Five patients with de novo SUI and three patients with persistent postoperative SUI were subsequently treated with insertion of a mid-urethral sling (MUS). The other patients improved with physiotherapy.

      Conclusion

      Risk of persistent SUI after implantation of an Uphold™ LITE mesh is higher in patients with preoperative SUI. Surgical correction with a MUS can be offered in cases of de novo SUI before or after physiotherapy.

      Level of evidence

      4.

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