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    Numéro 3- Volume 30- pp. F73-F104 (Septembre 2020)

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    • Pathologies urologiques liées à une consommation de cannabis

      Résumé
      Introduction

      Bien qu’illégale, la consommation de cannabis est assez fréquente en France et son rôle dans les pathologies urologiques est peu connu. L’objectif était de rapporter une revue des effets du cannabis dans les pathologies urologiques.

      Méthodes

      Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mars 2020 en utilisant les mots clés « marijuana  », « urologic neoplasms  », « male infertility  » et « lower urinary tract symptom  ».

      Résultats

      Le cannabis aurait un effet myorelaxant sur le détrusor et pourrait soulager les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) de la phase de remplissage. Cette propriété a conduit à son évaluation dans le traitement de l’hyperactivité vésicale chez les patients atteints de sclérose en plaque avec des résultats encourageants. Il semblerait qu’une consommation excessive et prolongée de cannabis serait associée à un risque accru de tumeurs germinales testiculaires notamment non séminomateuses. Le rôle propre du cannabis sur le cancer de vessie est controversé mais les produits liés à sa combustion sont des carcinogènes urothéliaux comme pour le tabac. Les données cliniques sont faibles concernant les autres cancers urologiques et à ce jour, aucune association ne peut être établie. Enfin, le cannabis perturberait la fonction reproductive des hommes avec une altération des paramètres spermatiques.

      Conclusion

      Une consommation régulière de cannabis serait corrélée à de nombreuses pathologies urologiques oncologiques et fonctionnelles. Il convient d’interroger nos patients sur leur usage actuel et passé de cannabis afin de les informer sur les pathologies urologiques auxquelles ils s’exposent.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Pathologies urologiques liées à une consommation de cannabis

      Summary
      Objectives

      The illegal consumption of marijuana is not exceptional in France and its role in urological diseases is few known. The aim was to report a review of marijuana effects in urological diseases.

      Methods

      A review of the literature was performed with the PubMed database in March 2020 using the keywords “marijuana”, “urological neoplasms”, “male infertility” and “lower urinary tract symptom”.

      Results

      Marijuana could have a muscle relaxant effect on the detrusor and may improves lower urinary tract symptoms (LUTS). This property led to its evaluation in overactive bladder treatment in patients with multiple sclerosis with encouraging results. It seems that excessive and prolonged use of marijuana is associated with an increased risk of testicular cancer, particularly in non-seminomatous germ cell tumors. The cannabis proper role in bladder cancer is controversial, but the products linked to its combustion are urothelial carcinogens like tobacco. Clinical data are few for other urological cancers and to date no association can be established. Finally, marijuana would disrupt male reproductive function by sperm parameters alteration.

      Conclusion

      Regular consumption of marijuana is correlated with many oncological and functional urological diseases. Our patients should be asked about their current and past use of marijuana in order to inform them of which urological pathologies they are exposed to.

    • Le priapisme artériel

      Progrès FMC, 2020, 3, 30, F77

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    • Le priapisme artériel

      Résumé

      Le priapisme artériel est une pathologie rare mais classique dont l’étiologie principale est le traumatisme périnéal suite à une chute à califourchon. Ce traumatisme est responsable d’une lésion vasculaire d’une artère caverneuse ou d’une de ses branches conduisant à une fistule artériocaverneuse et une dérégulation du flux artériel des corps caverneux. L’érection est le plus souvent incomplète et non douloureuse. La prise en charge n’est pas urgente mais doit être planifiée afin de ne pas compromettre la fonction érectile future. Dans un premier temps, le traitement est conservateur par compression échoguidée du faux-anévrysme et glaçage du périnée. En cas d’échec, un traitement par radiologie interventionnelle par une équipe spécialisée doit être proposé.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Le priapisme artériel

      Summary

      High-flow priapism is a rare but classic pathology whose main etiology is perineal trauma. This trauma is responsible for a vascular lesion of a cavernous artery or one of its branches, leading to an arteriocavernous fistula and arterial blood flow dysregulation in the corpora cavernosa. The erection is often incomplete and nonpainful. Its management is not a medical emergency but must be planned so as not to compromise future erectile function. It is based initially on a conservative treatment that consist on ultrasound-guided compression of the lesion and frosting of the perineum. In the event of treatment failure, interventional radiology by a specialized team should be proposed.

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    • La prise en charge chirurgicale des calculs bilatéraux : traitement en un ou deux temps ?

      Résumé
      Objectif

      Faire le point sur la prise en charge chirurgicale des calculs rénaux et/ou urétéraux bilatéraux. Rapporter les critères d’analyse intervenant dans le choix entre un traitement simultané en un temps et un traitement différé en deux temps. Discuter, préciser les arguments pour défendre l’une ou l’autre des deux stratégies.

      Méthodes

      Analyse de la littérature (Pubmed, Medline, langue anglaise et française) portant sur les traitements chirurgicaux des calculs bilatéraux chez l’adulte.

      Résultats

      Les critères décisionnels reposent sur le nombre et la taille des calculs, la présence ou non d’anomalies sur la voie excrétrice urinaire supérieure, le terrain et les facteurs de comorbidité, l’environnement et l’expérience du chirurgien. Plusieurs séries (rétrospectives) rapportent les résultats et les complications d’un traitement simultané en un temps des calculs bilatéraux. Il existe peu d’études prospectives comparatives. La LEC bilatérale en un temps n’a plus d’indication, l’URS(S) et la NLPC en un temps donnent des bons résultats (SF), en respectant certaines conditions, avec un taux de complications qui reste significatif (fièvre, douleur, hémorragie) sans être significativement supérieur à un traitement différé en deux temps. Les deux techniques (URSS et NLPC) sont parfois combinées (centre expérimenté à deux équipes). Le traitement simultané en un temps apparaît, en termes de résultats et de morbidité, équivalent à un traitement différé en deux temps sous réserve d’une sélection rigoureuse des patients et de l’exécution de l’acte par des équipes expérimentées.

      Conclusion

      Le traitement différé en deux temps des calculs rénaux et/ou urétéraux bilatéraux reste une approche prudente et sûre, encore d’actualité, à privilégier dans les situations de calculs de gros volumes, d’anatomie difficile de la VEUS, de comorbidité importante et en début d’expérience. Le traitement simultané en un temps apparaît équivalent pour certaines équipes, en termes de résultat et de morbidité, à un traitement différé en deux temps sous réserve d’une sélection des patients (calculs de faible à moyen volume, anatomie simple de la VEUS, sans comorbidité importante) et de sa réalisation dans un centre expérimenté. Au cours d’un traitement simultané en un temps, l’équivalent d’une « check-list » intégrant des critères cliniques et biologiques pourrait être recommandée avant de débuter le traitement de la deuxième unité rénale.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La prise en charge chirurgicale des calculs bilatéraux : traitement en un ou deux temps ?

      Summary
      Objective

      Review the surgical management of bilateral renal and/or ureteral stones. Report the analysis criteria involved in the choice between a simultaneous or a sequential delayed treatment. Discuss and specify the arguments for defending the first or the second strategies.

      Methods

      Analysis of the literature (Pubmed, Medline, English and French language) of surgical management of bilateral urinary stones in adults.

      Results

      The decision criteria are based on the number and size of the stones, the presence or absence of abnormalities of the upper urinary excretory tract, the comorbidity factors, the environment and the surgeon's experience. Several series (retrospective) report the results and complications of simultaneous treatment of bilateral stones during the same procedure. There are few comparative prospective studies. Simultaneous bilateral LEC has no indication. Simultaneous bilateral URS (S) or PCNL give good results (SF) under certain conditions with a significant rate of complications (fever, pain, bleeding) but not significantly superior to sequential delayed treatment. Both techniques (USSR and PCNL) are sometimes combined (experienced center with two teams). The outcome and the morbidity of the simultaneous treatments appears equivalent to the delayed treatment in two stages when performed by experienced surgeons on selected patients.

      Conclusion

      The sequential delayed treatment of bilateral renal and/or ureteral stones remains a safe approach, which has to be favored in case of large volume stones, difficult anatomy of the upper urinary tract, significant comorbidity and at the beginning of a learning curve. In experienced centers on high selected patients (low to medium volume stones, simple anatomy, without significant comorbidity), the outcome and morbidity of the simultaneous treatment appears equivalent to a sequential delayed procedure. In this case, a checklist incorporating clinical and laboratory criteria may be recommended before starting treatment of the second renal unit.

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    • Comment je réalise une reconstruction après une néphrectomie partielle mini-invasive ?

      Résumé

      Après une exérèse tumorale par néphrectomie partielle mini-invasive, la fermeture de la voie excrétrice et l’hémostase sont nécessaires à des suites postopératoires sans complication. Cette mise au point résume les techniques possibles.

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      Comment je réalise une reconstruction après une néphrectomie partielle mini-invasive ?

      Summary

      After a minimally invasive partial nephrectomy for renal tumour, efficient closure of urinary tract and haemostasis allow achieving favorable postoperative outcome. This review exposes the various techniques for completing the renorraphy.

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    • Place des aminosides en urologie

      Résumé

      Les aminosides sont une classe d’antibiotiques que tout urologue doit savoir utiliser dans sa pratique courante. Ils sont à réserver essentiellement aux cas d’infections urinaires sévères, d’obstruction de la voie excrétrice supérieure et aux situations d’allergies notamment aux β-lactamines. Il est actuellement recommandé de privilégier les traitements de courte durée et à posologie élevée. L’objectif est de maintenir leur efficacité liée à leurs caractéristiques pharmacologiques et au faible taux de résistance bactérienne tout en se prémunissant de toxicités potentiellement graves pour le patient.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Place des aminosides en urologie

      Summary

      Aminoglycosides are a class of antibiotics that every urologist should know how to use in everyday practice. They are essentially reserved for severe urinary tract infections, upper tract obstruction and in cases of beta-lactam allergy. It is recommended to use higher dosages and shorter treatment duration. The objective is to maintain their effectiveness, which is linked to their pharmacologic characteristics and low rate of bacterial resistance while minimizing potential toxicity for the patient.

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    • Pourquoi et comment l’urologue met en place des fiduciaires prostatiques ?

      Résumé

      La radiothérapie guidée par image est un concept essentiel dans l’arsenal thérapeutique des techniques de radiothérapie. La radiothérapie conformationnelle de la prostate utilise classiquement des repères cutanés ou osseux pour réaliser de manière relativement homogène les séances quotidiennes délivrant la dose totale prescrite (de 70 à 74Gy). Elle n’est pas fiable pour traiter des volumes d’irradiation ayant des marges réduites, pour réaliser une escalade de dose (dose totale de 78 à 80Gy) ou la radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée. Les marqueurs fiduciaires (MFs) de la prostate sont utilisés depuis les années 1990. Ils permettent de repérer la prostate en temps réel et de repositionner le champ d’irradiation au début et pendant chaque séance. La meilleure visualisation de la prostate et le recalage effectué conduit à une plus grande précision d’irradiation, une augmentation de la dose délivrée sans augmenter la toxicité des tissus voisins (organes à risque [OAR]). Néanmoins, ils ont des risques tels que ceux liés à l’implantation, à la création de d’artefacts potentiels et la possibilité de migrations.

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      Pourquoi et comment l’urologue met en place des fiduciaires prostatiques ?

      Summary

      Image-guided radiation therapy (IGRT) is an essential concept among the therapeutic arsenal of radiotherapy techniques. External beam radiotherapy of the prostate typically uses cutaneous or bone markers to achieve homogeneous daily sessions delivering the total prescribed dose (70 to 74Gy). It is not reliable for treating irradiation volumes with reduced margins, to achieve a dose escalation (total dose of 78 to 80Gy) or hypo-fractionated stereotactic radiotherapy. Fiduciels markers (MFs) for prostate IGRT have been used since the 1990s to detect the prostate in real time and reposition the radiation field at the beginning and during each session. The best visualization of the prostate and the registration carried out leads to a higher accuracy of irradiation, an increase in the dose delivered without increasing the toxicity of the neighboring tissues (organs at risk [OAR]). Nevertheless, they have risks such as those related to implantation, the creation of potential artefacts and the possibility of migrations.

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    • Comment prescrire un traitement par ondes de choc de basse intensité dans la dysfonction érectile ? (Novelator®)

      Résumé

      De nombreuses thérapeutiques (pharmacologiques, mécaniques, chirurgicales) sont présentes pour le traitement de la dysfonction érectile. Depuis plus d’une décennie, supportée par une littérature scientifique, un nouveau traitement, des ondes de chocs de basse intensité, émerge dans le paysage sanitaire français. Il peut se discuter comme traitement exclusif ou synergique des IPDE5, étant une modalité non invasive et sans effet secondaire. Sa place dans la stratégie thérapeutique reste à définir.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Comment prescrire un traitement par ondes de choc de basse intensité dans la dysfonction érectile ? (Novelator®)

      Summary

      Many therapies (pharmacological, mechanical, surgical) are available for the treatment of erectile dysfunction. For more than a decade, supported by scientific literature, a new treatment, low-intensity shockwaves, has been emerging in the French health landscape. It can be discussed as an exclusive or synergistic treatment of IPDE5, being a non-invasive modality with no side effects. Its place in the therapeutic strategy remains to be defined.

    • Editorial Board

      Progrès FMC, 2020, 3, 30, i

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