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    Numéro 8-9- Volume 30- pp. 413-482 (Juin 2020)

    • Éditorial

      Prog Urol, 2020, 8-9, 30, 413

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    • Recommandations du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie pour la prise en charge des calculs urinaires durant la crise sanitaire liée à la pandémie à COVID-19

      Résumé

      Confrontés à une crise d’une ampleur exceptionnelle liée à la pandémie à coronavirus COVID-19 responsable d’une saturation selon les régions des urgences et des places en réanimation, le Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie (CLAFU) a élaboré pour la première fois les recommandations de prise en charge des calculs urinaires durant cette crise sanitaire.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie pour la prise en charge des calculs urinaires durant la crise sanitaire liée à la pandémie à COVID-19

      Summary

      For the first time, faced with a crisis with an exceptional magnitude due to the COVID-19 pandemic responsible for saturation of emergency services and intensive care units, the urolithiasis committee of the French Urology Association designed the recommendations for care and treatment of stone-forming patients and their treatment during crisis.

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    • Recommandations françaises du comité de cancérologie de l’AFU pour le cancer de la prostate : cancer de prostate métastatique hormono-sensible–actualisation 2020

      Résumé
      Objectif

      Le but du Comité de Cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate métastatique hormonosensible, à partir d’une revue systématique.

      Méthodes

      Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été conduite par le CCAFU en évaluant les références par leur niveau de preuve.

      Résultats

      Plusieurs formes peuvent être définies à ce stade de la maladie en fonction du risque évolutif, du volume métastatique, et du caractère synchrone ou métachrone des métastases. La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de fond au stade métastatique. Le docetaxel associé à la SAd améliore la survie globale en première ligne du cancer de la prostate métastatique synchrone. Dans cette situation, l’association de la SAd à l’abiratérone est également un standard thérapeutique quel que soit le volume tumoral. Les données récentes amènent à recommander une hormonothérapie de nouvelle génération (apalutamide ou enzalutamide) en association à la SAd chez les patients métastatiques synchrones ou métachrones, quel que soit le volume. Le traitement local du cancer de la prostate par radiothérapie améliore la survie des patients oligométastatiques synchrones. Le traitement ciblé des métastases est en cours d’évaluation.

      Conclusion

      Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations françaises du comité de cancérologie de l’AFU pour le cancer de la prostate : cancer de prostate métastatique hormono-sensible–actualisation 2020

      Summary
      Objective

      The aim of the Cancerology Committee of the French Association of urology (CCAFU) is to propose an update of the guidelines in the management of hormone-sensitive metastatic prostate cancer.

      Methods

      A systematic review (Medline) of the literature from 2018 to 2020 was conducted by the CCAFU Findings. Several patterns can be defined at this stage depending on prognostic, metastatic volume, and whether metastases are synchronous or metachronous. Androgenic deprivation therapy (ADT) remains the mainstay of treatment at the metastatic stage. Docetaxel in combination with ADT improves overall survival in synchronous metastatic prostate cancer. In this situation, the combination of ADT with abiraterone is also a standard of care regardless of tumor volume. Recent data have led to the recommendation that ADT should be used in conjunction with a new generation hormone therapy (Apalutamide or Enzalutamide) in metastatic synchronous or metachronous patients, regardless of tumour volume. Local treatment of prostate cancer with radiotherapy improves survival in synchronous oligometastatic patients. Metastases-directed therapy is being evaluated.

      Conclusion

      This update of the French recommendations should help improve the management of patients with prostate cancer.

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    • Impact de la pandémie de COVID-19 sur l’activité chirurgicale au sein des services d’urologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris

      Résumé
      Introduction

      En conséquence de la pandémie de COVID-19 en France, toute activité chirurgicale non urgente a dû être annulée à partir du 12 mars 2020. Afin d’anticiper la reprise des interventions décalées, une quantification de la réduction d’activité est nécessaire. L’objectif de l’étude était d’évaluer comparativement à 2019 la réduction d’activité chirurgicale urologique adulte pendant la pandémie de COVID-19.

      Matériel et méthodes

      Nous avons comparé le nombre d’interventions urologiques pratiquées dans les 8 services universitaires d’urologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP–HP) sur deux périodes comparables (14–29 mars 2019 et 12–27 mars 2020) à l’aide du logiciel de planification opératoire et du PMSI partagé par ces centres. L’intitulé d’intervention et le type de chirurgie ont été collectés et regroupées en 16 catégories.

      Résultats

      Une baisse de l’activité globale à l’AP–HP en urologie de 55 % entre 2019 et 2020 (995 et 444 interventions respectivement) a été constatée sur les 8 services. L’activité oncologique et les urgences ont diminué de 31 % et 44 %. L’activité de transplantation rénale, la chirurgie fonctionnelle et andrologique ont subi les plus fortes baisses d’activité par les interventions non oncologiques (−92 %, −85 % et −81 %, respectivement). Environ 1033 heures d’intervention devront être reprogrammées pour rattraper le programme opératoire annulé.

      Conclusion

      Le confinement et le report des interventions chirurgicales « non urgentes » ont entraîné une diminution drastique de l’activité chirurgicale au sein de l’AP–HP. Pendant cette période, les urologues ont été sollicités pour d’autres tâches mais doivent désormais s’atteler à organiser la période de reprise d’activité pour éviter une crise organisationnelle en urologique.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact de la pandémie de COVID-19 sur l’activité chirurgicale au sein des services d’urologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris

      Summary
      Introduction

      As a result of the COVID-19 pandemic in France, all non-emergency surgical activity has been cancelled since March 12, 2020. In order to anticipate the reinstatement of delayed interventions, surgical activity reduction analysis is essential. The objective of this study was to evaluate the reduction of urological surgery in adult during the COVID-19 pandemic compared to 2019.

      Material

      The data regarding urological procedures realized in the 8 academic urological departments of Parisians centres (AP–HP) were compared over two similar periods (14–29 March 2019 and 12–27 March 2020) using the centralized surgical planning software shared by these centres. Procedure title, type of surgery and outpatient ratio were collected. The interventions were sorted into 16 major families of urological interventions.

      Results

      Overall, a 55% decrease was observed concerning urological procedures over the same period between 2019 and 2020 (995 and 444 procedures respectively). Oncology activity and emergencies decreased by 31% and 44%. The number of kidney transplantations decreased from 39 to 3 (−92%). Functional, andrological and genital surgical procedures were the most impacted among the non-oncological procedures (−85%, −81% and −71%, respectively). Approximatively, 1033 hours of surgery have been delayed during this 16-day period.

      Conclusion

      Lockdown and postponement of non-urgent scheduled urological procedures decisions has led to a drastic decrease in surgical activity in AP–HP. Isolated kidney transplantation has been stopped (national statement). Urologists must anticipate for lockdown exit in order to catch-up delayed surgeries.

      Level of evidence

      3.

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    • Épidémiologie du cancer de la prostate en Guyane française – Données préliminaires

      Résumé
      Introduction

      L’épidémiologie du cancer de prostate (CaP) en Guyane française (GF) n’est pas bien documentée. Elle diffère de celle relevée aux Antilles en raison d’une population plus jeune, moins exposée aux pesticides agricoles mais ayant une plus grande difficulté d’accès aux soins et à l’information médicale.

      Matériel

      Les taux d’incidence et de mortalité disponibles dans le registre des cancers du département sont étudiés et rapportés pour la période 2010–2014. Les caractéristiques des 242 séries de biopsies prostatiques réalisées entre janvier 2017 et octobre 2019 à Kourou pour suspicion clinique et/ou biologique (PSA>4ng/mL) de CaP sont décrites.

      Résultats

      L’incidence du CaP en GF est de 94,4°/°°°° et la mortalité spécifique de 16,9°/°°°°. Parmi les biopsies, 77,7 % (188/242) sont positives avec un PSA moyen de 72,6ng/mL (1–4000) à un âge moyen de 66 ans (50–89), 34 % (64/188) avec un TR anormal, 12,3 % (23/188) avec un PSA>50ng/mL et 28,2 % (53/188) avec un score de Gleason≥8.

      Conclusion

      Malgré une population jeune, une exposition moins forte qu’aux Antilles aux facteurs de risque environnementaux et un taux de métissage important, le diagnostic précoce du CaP en GF est encore un défi à relever. Les taux d’incidence et de mortalité observés suggèrent à la fois une sous déclaration des cas et une prise en charge trop tardive ce qui est confirmé par les caractéristiques anatomopathologiques défavorables des cancers diagnostiqués et par les taux élevés de PSA au moment du diagnostic.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Épidémiologie du cancer de la prostate en Guyane française – Données préliminaires

      Summary
      Introduction

      Epidemiology of prostate cancer (PCa) in French Guyana (FG) is not well documented yet. It differs from the reported one in French West Indies due to a younger population, less exposed to agricultural pesticides with also much lower level of medical information and care.

      Material

      The incidence and mortality rates available in the regional register of cancers are reported for the period 2010–2014. The characteristics of 242 consecutive prostate biopsy series performed between 2017 January and 2019 October for abnormal digital rectal examination (DRE) and/or PSA>4ng/mL are also described.

      Results

      PCa incidence in FG is 94.4°/°°°° and specific mortality 16.9°/°°°°. Among the biopsies, 77.7% (188/242) are positive with a mean PSA of 72.6ng/mL (1–4000) at a mean age of 66years (50–89), 34% (64/188) with an abnormal DRE, 12.3% (23/188) with a PSA>50ng/mL and 28.2% (53/188) with a Gleason score≥8.

      Conclusion

      In spite of young population, less exposure to environmental risk factors and high rate of racial mixing, the early PCa diagnosis is still a challenge in FG. The observed incidence and mortality rates suggest underestimation of PCa cases and too late specific care what is also suggested by adverse pathological and biological characteristics of the tumors at the time of diagnosis.

      Level of evidence

      3.

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    • Surveillance active du cancer de prostate : facteurs prédictifs d’échecs après 5 ans de suivi

      Résumé
      Introduction

      La surveillance active (SA) est la principale option thérapeutique pour les cancers de prostate (CaP) à faible risque évolutif. L’objectif de ce travail était d’identifier des facteurs de risque (FDR) de sortie de SA.

      Matériel et méthode

      Une cohorte historique a été constituée entre janvier 2011 et octobre 2019 avec tous les patients en SA de notre service. Les caractéristiques initiales des patients qui poursuivaient une SA au terme du suivi ont été comparées à celles des patients sortis de SA. Une autre analyse a comparé les caractéristiques initiales des patients sortis précocement de SA (dans les 3 années suivant le diagnostic) à celles des autres patients.

      Résultats

      Deux cent deux patients ont été inclus avec une durée moyenne de suivi de 54,54±32 mois. Au moment de l’analyse, 72 patients (36 %) étaient sortis de SA, 118 (58 %) étaient toujours en SA et 12 (6 %) étaient perdus de vue. Soixante-six patients (92 %) étaient sortis de SA en raison d’une progression du CaP, 4 (5 %) par choix personnel et 2 (3 %) pour passage en surveillance simple. Seul le temps de doublement du PSA<3 ans était identifié comme FDR de sortie de SA en analyse univariée (p <0,001) et multivariée (OR=5,403, p <0,01). Il était aussi retrouvé comme FDR de sortie précoce en analyse univariée (p =0,021) et multivariée (OR=3,612, p =0,018).

      Conclusion

      La cinétique d’évolution du PSA était le principal FDR identifié de sortie de SA au sein de notre cohorte.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Surveillance active du cancer de prostate : facteurs prédictifs d’échecs après 5 ans de suivi

      Summary
      Introduction and purpose

      The objective of this work was to identify the risk factors (RFs) of active surveillance (AS) interruption in a prostate cancer (PCa) single-center retrospective cohort of patients.

      Material and method

      All patients in AS between January 2011 and October 2019 were retrospectively included in a computerized database. The group of patients who had an AS interruption was compared to the one still under AS, in order to identify potential risk factors for the interruption of the surveillance protocol.

      Results

      Two hundred and two patients have been included in the AS cohort with a median follow-up of 32months. At the time of analysis, 72 patients (36%) were not under the AS protocol anymore, 118 (58%) were still under AS and 12 (6%) were lost of follow-up. Sixty-six patients (92%) had left SA due to PCa progression, 4 (5%) by personal choice and 2 (3%) switched to watchful waiting. A PSA doubling Time<3years (PSADT<3years) has been identified as the only statistically significant RF for AS interruption, both in the unvaried (P <0.001) and multivariate (OR=5.403, P <0.01) analysis. It was also the only RF of AS interruption in the early analysis in the first three years of AS, in the unvaried analysis (P =0.021) and the multivariate analysis (OR=3.612, P =0.018).

      Conclusion

      PSADT was the only RF of AS early and late interruption in our study. It represents a major inclusion criterion in AS protocol during the initial assessment.

      Level of evidence

      3.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2020, 8-9, 30, i

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    • Recommandations jointes des comités de l’AFU (neuro-urologie, CUROPF, CTMH) pour l’urologie fonctionnelle durant la crise sanitaire liée au COVID-19

      Résumé
      Objectif

      La prise en charge des patients d’urologie est bouleversée par l’épidémie de COVID-19. En urologie fonctionnelle, certaines situations cliniques sont à haut risque de complication en cas de retard de prise en charge et il existe une grande hétérogénéité de délais souhaitables de reprogrammation en cas d’annulation. Une hiérarchisation de la priorité accordée aux actes d’urologie fonctionnelle est donc nécessaire pour adapter les prises en charge durant la crise COVID-19 et mieux organiser la reprise d’activité post-épidémie.

      Matériel et méthode

      L’avis des comités scientifiques de l’AFU dans le domaine de l’urologie fonctionnelle (comité de neuro-urologie, CUROPF, CTMH) a été sollicité et complété par une revue des recommandations sur le sujet urologie et COVID-19 diffusée sur les réseaux sociaux ou publiés. Ces avis ont été réunis pour établir des recommandations temporaires visant à aider la réorganisation des pratiques durant l’épidémie et lors de la phase post-critique.

      Résultats

      La majorité des recommandations diffusées (littérature ou réseaux sociaux – Twitter, LinkedIn) concernent la cancérologie ou l’ensemble de l’urologie. Huit sur dix proposent une annulation en bloc de tous les actes d’urologie fonctionnelle sans distinction. Les 3 comités réunis identifient pourtant 3 situations où des actes chirurgicaux/instrumentaux devraient être maintenus durant l’épidémie de COVID-19 (niveau A de priorité) : 2e temps de test de neuromodulation en cours, injections vésicales de toxine botulique A pour neuro-vessie non équilibrée, cystectomie-Bricker pour fistule urinaire dans une escarre périnéale ou neuro-vessie non équilibrée avec insuffisance rénale récente et fistules vésico-entérales ou uro-osseuses. Des adaptations de prise en charge des autres pathologies sont proposées ainsi que l’application de 3 autres niveaux de priorité (B, C, D) afin d’aider à la reprogrammation lors de la reprise de l’activité post-crise COVID-19. Dans tous les cas, l’accompagnement du patient, en particulier, par téléconsultation est essentiel.

      Conclusion

      Les 3 comités d’urologie fonctionnelle de l’AFU réunis indiquent qu’il existe des situations en urologie fonctionnelle pour lesquelles la prise en charge ne peut être retardée, pour les autres des adaptations sont proposées. Une hiérarchisation des priorités de reprogrammation apparaît nécessaire pour limiter l’impact des délais sur la santé des patients et faciliter l’organisation de la reprise d’activité après la fin du confinement total.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations jointes des comités de l’AFU (neuro-urologie, CUROPF, CTMH) pour l’urologie fonctionnelle durant la crise sanitaire liée au COVID-19

      Summary
      Aim

      The management of urology patient is currently disrupted by the COVID-19 epidemic. In the field of functional urology, there are clinical situations with a high risk of complication if management is delayed and a great heterogeneity of advisable reprogramming times after cancellation. A prioritization of functional urology procedures is necessary to adapt management during the COVID-19 crisis and to better organize post-epidemic recovery.

      Material and methods

      The advice of AFU scientific committees in the field of functional urology (neuro-urology, female and perineology, male LUTS) was requested and supplemented by a review of the currently available recommendations on the subject of urology and COVID-19. These opinions were combined to draw up temporary recommendations to help reorganize practices during the epidemic and prepare the post-critical phase.

      Results

      Most of the recommendations available on career-oriented social networks (Twitter, LinkedIn) or in literature concern cancer or general urology. Eight out of ten propose a cancellation of all functional urology procedures without distinction. But the 3 AFU committees covering the field of functional urology have identified three clinical situations in which surgical procedures that can be maintained during the COVID-19 epidemic (priority level A): conclusion of a neuromodulation test in progress (implantation or explantation), botulinum toxin A bladder injections for unbalanced neurologic bladder, cystectomy and ileal conduit for urinary fistula in perineal bedsore or refractory unbalanced neurologic bladder with acute renal failure and vesico-enteric or prostato-pubic fistulas. Management adaptation of the other pathologies are proposed, as well as the application of 3 priority levels (B, C, D) for rescheduled procedures for a better management of the post-crisis activity resumption.

      Conclusion

      The joint functional urology committees indicate that there are specific clinical situations in this field that demand non-delayed care during COVID crisis. They underline the need to establish a hierarchy for the cancelled surgeries, in order to reduce the arm of long reschedule delays and to optimize post-lockdown activity resumption.

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    • COVID19 pandemic impacts on anxiety of French urologist in training: Outcomes from a national survey

      Résumé
      Introduction

      La pandémie actuelle de COVID19 en France met sous tension notre système de santé. Les internes d’urologie, représentant une population à risque reconnu de burnout, sont en première ligne pour faire face à cette nouvelle pathologie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact psychologique du COVID19 sur les urologues en formation.

      Matériels et méthodes

      Un questionnaire anonyme évaluant le stress surajouté par l’épidémie, la détérioration de la qualité de travail ainsi que le retentissement sur la formation médicale a été adressé par mail à tous les membres de l’Association française des urologues en formation (AFUF). L’AFUF regroupe tous les internes et CCA/assistant de France. Ce questionnaire est resté ouvert au total trois jours. Les facteurs associés aux critères de jugement étaient calculés par régression logistique multivariée.

      Résultats

      Au total 55,5 % des membres de l’AFUF ont répondu au questionnaire. Plus de 90 % des participants se sentaient plus stressés à cause de l’épidémie. L’épidémie était plus susceptible d’avoir un impact négatif sur la qualité de travail des urologues les plus expérimentés (OR=1,76, IC95=[1,01–3,13) et lorsqu’ils prenaient en charge des patients COVID19 dans leur service (OR=2,31, IC95=[1,20–4,65]). Le fait d’avoir un antécédent médical respiratoire (OR=2,57, IC95=[1,31–5,98]) et de s’occuper de patients COVID19 (OR=1,85, IC95=[0,98–3,59]) étaient des facteurs de risque de stress chez les participants.

      Conclusion

      La pandémie de COVID19 entraîne une répercussion psychologique ainsi qu’une détérioration de la qualité de travail sur les jeunes urologues en formation français. La vigilance concernant des signaux d’épuisement doit être accrue en cette période de crise sanitaire.

      Niveau de preuve

      3.

      COVID19 pandemic impacts on anxiety of French urologist in training: Outcomes from a national survey

      Summary
      Introduction

      The COVID-19 outbreak in France is disturbing our health system. Urologists in training who are already known to have burnout, are in the front line to face this disease. The aim of our study was to assess the psychological impact of COVID-19 pandemic on young French urologists in training.

      Material and methods

      A self-administered anonymous questionnaire evaluating the pandemic added stress, and its negative impact on work and training quality, was e-mailed to the members of the French Association of Urologists in Training (AFUF). The association includes all French junior and senior residents. The survey lasted 3 days. Multivariable analyses using logistic regression was performed to identify the predictive factors.

      Results

      Two hundred and seventy-five (55.5%) of the 495 AFUF members responded to the questionnaire. More than 90% of responders felt more stressed by the pandemic. Fellows and senior residents were more likely to feel that the crisis had an important impact on their work quality (OR=1.76, IC95=[1.01–3.13]), even more when COVID 19 patients were present in their department (OR=2.31, IC95=[1.20–4.65]). Past medical history of respiratory disease (OR=2.57, IC95=[1.31–5.98]) and taking in charge COVID19 patients (OR=1.85, IC95=[0.98–3.59]) were additional risk factors.

      Conclusion

      COVID19 pandemic has a negative impact on young French urologists in training and on their work and training quality. Managing their psychosocial well-being during this time is as important as managing their physical health.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Infections urinaires de l’adulte : comparaison des recommandations françaises et européennes. Par le Comité d’infectiologie de l’Association française d’urologie (CIAFU)

      Résumé
      Introduction

      Les infections urinaires (IU) de l’adulte représentent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique à la fois pour leur impact en termes de morbi-mortalité, mais également pour le coût qu’elles représentent pour la société. Les dernières recommandations françaises SPILF-AFU et les recommandations européennes de l’European Association of Urology (EAU) diffèrent sur certains points. L’objectif de cet article est de comparer les recommandations de ces deux sociétés savantes afin de mettre en avant leurs différences, mais également leurs points communs dans la prise en charge des IU.

      Matériel et méthode

      Une analyse comparative des dernières recommandations de 2018 de l’EAU et des recommandations françaises SPILF-AFU-SFHH de 2014 mise à jour en 2018 a été effectuée. Les auteurs ont défini les sous-parties suivantes : terminologie, pyélonéphrite, infections urinaires masculines, infections urinaires gravidiques et cystites.

      Résultats et conclusion

      Les recommandations de ces deux sociétés savantes proposent des prises en charge qui diffèrent assez peu en termes d’outils diagnostiques et thérapeutiques. Les différences majeures se situent au niveau de la durée des antibiothérapies où les recommandations françaises continuent de privilégier des traitements longs là où l’EAU ne recommande parfois que 5jours de traitement comme dans le cas de la pyélonéphrite aiguë simple.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Infections urinaires de l’adulte : comparaison des recommandations françaises et européennes. Par le Comité d’infectiologie de l’Association française d’urologie (CIAFU)

      Summary
      Introduction

      Acute urinary tract infections (UTIs) in adult are now a major public health issue in terms of morbidity, mortality and in terms of costs for society. The latest French guidelines and the European Association of Urology guidelines differ in some points. The aim of this article is to compare the guidelines of these two societies in order to highlight their differences but also their common points in the management of UTIs.

      Methods

      A comparative analysis of the latest French and European guidelines was carried out. The authors defined the following sub-sections: terminology, pyelonephritis, male UTIs, pregnancy urinary tract infections and cystitis.

      Results and conclusion

      The guidelines of these two societies are not very different in terms of diagnostic and therapeutic management. The major differences are in the duration of antibiotic therapies, where French guidelines continue to recommend long term treatments where EAU sometimes recommends only 5 days of antibiotics, as in the case of simple acute pyelonephritis.

      Level of evidence

      3.

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