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    Numéro 6- Volume 30- pp. 299-364 (Mai 2020)

    • Éditorial

      Prog Urol, 2020, 6, 30, 299-300

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    • Impact des autodilatations urétrales sur la morbidité du sphincter urinaire artificiel, après le traitement endoscopique de la récidive de sténose de l’anastomose vesico-uretrale

      Résumé
      Objectif

      Analyser la morbidité de la pratique des autodilatations (AD) quotidiennes chez les patients opérés d’une prostatectomie totale, appareillés par sphincter urinaire artificiel (SUA) pour incontinence urinaire (IU) et qui ont présenté une récidive d’une sténose de l’anastomose vésico-urétrale (SAVU) traitée par voie endoscopique.

      Matériel et méthodes

      Cent trente-huit patients appareillés par SUA pour IU entre 1998 et 2007 ont été divisés en deux groupes. Trente-cinq ont pratiqué des AD pour SAVU récidivante (groupe AD) et 103 patients n’ont pas réalisé d’AD (groupe sans AD). Ces deux groupes ont été comparés pour le taux d’explantation (érosion-infection), de révisions (atrophie urétrale et défaillance mécanique) et les résultats fonctionnels à 2 ans. L’analyse statistique en uni- et multivariée a pris en considération les facteurs de confusions tels que l’âge et l’antécédent de radiothérapie. L’évaluation fonctionnelle a été faite par les questionnaires validés IQoL, Ditrovie et MHU.

      Résultats

      Les patients des deux groupes étaient comparables sauf pour l’importance de l’incontinence urinaire évaluée par PAD test et les questionnaires. Le taux d’explantation était significativement plus élevé dans le groupe « AD » ( 20,0 % (5,6–32,2) vs  4,85 % (0,30–11,5)) et  , p =0,008). Il n’a pas été constaté de différence significative entre les deux groupes pour le taux de révision chirurgicale (32 % vs 20 %, OR=0,44, p =0,09). Les résultats fonctionnels à deux ans ne montraient pas de différence significative.

      Conclusions

      La pratique des autodilatations pour récidive de sténose d’une anastomose vésico-urétrale postprostatectomie expose les patients appareillés par un SUA à un taux d’explantation plus élevé.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact des autodilatations urétrales sur la morbidité du sphincter urinaire artificiel, après le traitement endoscopique de la récidive de sténose de l’anastomose vesico-uretrale

      Summary
      Objective

      To analyze the morbidity of the practice of daily self-dilatation (SD) in patients undergoing total prostatectomy, who have had artificial urinary sphincter (AUS) for urinary incontinence (UI) and who have had a recurrence of endoscopically treated vesicourethral anastomosis (VUS) stenosis.

      Materials and method

      One hundred and thirty-eight patients with SUA for urinary incontinence (UI) fitted between 1998 and 2007 were divided into two groups. Thirty-five patients have had used self-dilatation (SD) for recurrent anastomotic stenosis (SD group) and 103 patients did not perform SD (non-SD group). These two groups were compared for explantation rate (erosion-infection), revision rate (urethral atrophy and mechanical failure) and 2-year functional results. The uni- and multivariate statistical analysis taken into consideration confounding factors such as age and radiotherapy history. The functional assessment was done by the validated IQoL, Ditrovie and MHU tests.

      Results

      Patients in both groups were comparable except for the importance of urinary incontinence assessed by PAD test and questionnaires. The explantation rate was significantly higher in the “SD” group (28.5% vs 7.77%) and (OR=4.68, 95% CI [1.490–15.257], P =0.006). There was no significant difference between the two groups in the surgical revision rate (32% vs 20%, OR=0.44, P =0.09). The functional results at two years did not show any significant difference.

      Conclusions

      The use of self-dilation for recurrence of stenosis of vesicourethral anastomosis after prostatectomy exposes patients fitted with an SUA to a higher explantation rate.

      Level of evidence

      3.

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    • Dépistage du cancer de la prostate en France : résultats des enquêtes EDIFICE

      Résumé
      Introduction

      Le cancer de la prostate (CaP) est le plus fréquent des cancers masculins en 2018 en Europe. La question du dépistage du CaP en population générale a été débattue après la publication d’études internationales européenne (ERSPC) et nord-américaine (PLCO). Il n’existe pas aujourd’hui de dépistage organisé du CaP. L’objectif de cette analyse était d’évaluer la pratique du dépistage du CaP dans la population française sans antécédent de cancer entre 2005 et 2016.

      Méthodes

      Les enquêtes EDIFICE se sont intéressées, depuis 2005, à la connaissance et aux comportements des Français face au dépistage des cancers. La pratique du dépistage a été évaluée selon la réponse à la question : « Avez-vous déjà fait un dépistage du CaP ? » Les réponses ont été analysées en fonction de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de précarité sociale.

      Résultats

      Après une forte augmentation entre 2005 et 2008 (de 36 % à 49 %, p ≤0,01), une baisse significative du taux déclaré de dépistage du CaP a été observée entre 2014 (49 %) et 2016 (42 % ; p =0,02). Cette baisse se répercute principalement dans les catégories socialement favorisées et chez les plus jeunes (50–54 ans). Les pratiques de dépistage restent identiques chez les hommes plus âgés.

      Conclusion

      La perception de l’efficacité du dépistage du CaP pourrait expliquer les changements de comportement dans la population française. Cette baisse de participation au dépistage du CaP nécessite une surveillance afin d’éviter une perte de confiance générale dans le dépistage des cancers.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Dépistage du cancer de la prostate en France : résultats des enquêtes EDIFICE

      Summary
      Introduction

      Prostate cancer (PCa) is the most common cancer amongst men in 2018 in Europe. The issue of PCa screening in the general population has been debated following the publication of international European (ERSPC) and North American (PLCO) studies. There is currently no organised PCa screening. The objective of this analysis was to evaluate the practice of PCa screening in the French population with no history of cancer between 2005 and 2016.

      Methods

      Since 2005, the EDIFICE surveys have focused on the knowledge and behaviour of French people with regard to cancer screening. The practice of screening was evaluated according to the answer to the question: “Have you ever done PCa screening?” Responses were analysed according to age, socio-professional category and level of social precariousness.

      Results

      After a strong increase between 2005 and 2008 (from 36% to 49%, P ≤0.01), a significant decrease in the reported PCa screening rate was observed between 2014 (49%) and 2016 (42%; P =0.02). This decrease was mainly reflected in the socially advantaged categories and in the youngest age group (50–54 years). Screening practices remain the same in older men.

      Conclusion

      The perception of the effectiveness of PCa screening could explain the changes of behavior in the French population. This decrease in participation in PCa screening requires monitoring to avoid a general loss of confidence in cancer screening.

      Level of evidence

      3.

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    • Évaluation à court terme de la mini-bandelette Altis® dans l’incontinence urinaire d’effort chez la femme

      Résumé
      Introduction

      Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort est aujourd’hui dominé par les bandelettes sous-urétrales. L’Altis® (Coloplast) est une mini-bandelette à incision unique et tension ajustable. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats en termes d’efficacité et de morbidité de la mini-bandelette Altis à un an.

      Matériels et méthodes

      Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, réalisée dans le centre hospitalier universitaire, entre février 2015 et mai 2018. Les patientes étaient âgées de plus de 18 ans et présentaient une incontinence urinaire d’effort majoritaire avec présence d’une hypermobilité urétrale et corrigée par les manœuvres de soutènements, en échec des traitements conservateurs. Le recueil se faisait de manière prospective, à l’inclusion, au moment de la pose, à 6 semaines, à 6 mois, et à 1 an postopératoire. Le critère principal de jugement était le taux de guérison à 12 mois.

      Résultats

      Trente patientes ont été incluses dans l’étude. L’âge moyen était de 45,4±12,9 ans. Le score ICIQ-UI moyen était de 13,5±4,06 et le Pad Test médian était de 12g. Quatre-vingt-treize pour cent des procédures se déroulaient en chirurgie ambulatoire. La durée opératoire moyenne était de 22,2minutes. Le taux de guérison à 12 mois était de 75 %. 14,2 % de nos patientes étaient en échec du traitement.

      Conclusion

      Nos résultats à court terme montrent une bonne efficacité de la mini-bandelette Altis. Mais sa place reste à définir par rapport aux autres techniques, TVT, TOT et techniques non prothétiques.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation à court terme de la mini-bandelette Altis® dans l’incontinence urinaire d’effort chez la femme

      Summary
      Introduction

      Midurethral slings are the main surgical treatment of stress urinary incontinence. Altis is a minimally invasive single-incision sling system. The aim of this study is to report the safety and efficacity results during a year of follow up.

      Materials and methods

      This single-centre and retrospective study has been performed in a university hospital, between February 2015 and May 2018. We included women aged more than 18, complaining a stress urinary incontinence with a urethral hypermobility and positive support maneuvers, who had failed from non surgical treatment. A prospective data collection has been done at the moment of inclusion, peroperative time, at 6 weeks, 6 months and a year after the procedure. The main evaluation criteria was the cure rate at twelve months.

      Results

      Thirty patients were included in our study. The mean age was 45,4±12,9 years old, the mean ICIQ-UI score was 13,5±4,06 and the median pad test was at 12g. Ninety three percent of the procedures were done as ambulatory surgery. The average operating time was at 22,2minutes. Overall, 75% of our patients were objectively cured and 14,2% were in fail of this treatment.

      Conclusion

      The short term results show a good efficacity and safety of this procedure. But its place remains to be defined in relation to other techniques, TVT, TOT and non-prosthetic techniques.

      Level of evidence

      3.

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    • Les thérapeutiques non chirurgicales de la maladie de Lapeyronie : état des lieux des connaissances actuelles

      Résumé
      Contexte

      La maladie de Lapeyronie (ML) est une maladie inflammatoire de la verge, qui entraîne la formation de plaques fibreuses cicatricielles de l’albuginé avec une courbure et un raccourcissement du pénis lors des érections. Il n’existe pas de standard international pour l’évaluation, le suivi ou le traitement de cette pathologie. Nous présentons dans cet article une revue de la littérature concentrée sur les stratégies thérapeutiques décrites. Un algorithme est suggéré pour faciliter l’évaluation et la prise en charge des patients.

      Matériels et méthode

      La revue de la littérature a été réalisée selon la stratégie PRISMA en utilisant la base de données PubMed et les termes Mesh : « Peyronie », « disease », « treatment » et « diagnosis ». Les résultats sont présentés d’une manière descriptive.

      Résultats

      Plusieurs traitements ont été proposés sans études randomisées prospectives englobant assez de patients. L’efficacité des thérapies par voie orale est supérieure dans le cadre d’une prise en charge multimodale de la phase aiguë de la maladie. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le para-aminobenzoate de potassium sont supérieurs aux autres molécules pour le contrôle de la douleur. Le traitement local par vérapamil gel, l’iontophorèse et les injections intra-lésionnelles de vérapamil, d’interféron alfa-2b et de collagénase clostridium histolyticum (CCH) ont révolutionné le traitement de la ML en modifiant la taille de la plaque et l’angulation du pénis. Les thérapies alternatives par traction ou par ondes de choc extracorporelles paraissent prometteuses. La CCH intra-lésionnelle est le seul médicament approuvé par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Le tunellage de la plaque avant les injections de CCH améliore davantage l’angulation.

      Conclusion

      Il existe une myriade de thérapeutiques non chirurgicales disponibles pour la prise en charge de la ML, mais les preuves scientifiques de leur utilisation sont faibles. Des études supplémentaires à grande échelle sont nécessaires pour évaluer les pratiques actuelles, et concevoir des traitements plus efficaces.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Les thérapeutiques non chirurgicales de la maladie de Lapeyronie : état des lieux des connaissances actuelles

      Abstract
      Background

      Peyronie's disease is an inflammatory disorder of the penis, where scar tissue creates a plaque at the level of the albuginea, limits its extension, and leads to a bent and shorter penis during erections. There are no international standards for the evaluation and the treatment of the disease. The aim of this article is to review the current knowledge about the management of Peyronie's disease and to suggest an algorithm to help physicians evaluate and manage this condition.

      Material and methods

      A literature review was conducted through PubMed database following PRISMA guidelines using the Mesh terms: Peyronie, disease, treatment and diagnosis. Results are presented in a descriptive manner.

      Results

      Multiple treatment strategies have been proposed, but no conclusive randomized clinical trial is done to assess their efficacies. The oral treatment was shown to be more beneficial in the setting of a multi-modal approach to treat the acute phase. The non-steroidal anti-inflammatories and the potassium para-aminobenzoate are superior to the other molecules of oral therapy for pain management. Local treatment with topical verapamil, iontophoresis and intra-lesional injection of verapamil, interferon alfa-2b and collagenase clostridium histolyticum (CCH) revolutionized the management of the disease by the modification of the plaque size and angulation. Alternative treatments using extra-corporeal shock wave or traction devices are promising. Intra-lesional injection of CCH is the only therapy approved by the Food and Drug Administration for this condition after the stabilization of the disease. The channeling of the plaque before CCH injections is making better results than the initial protocol, concerning angulation improvement.

      Conclusion

      Multiple therapeutic strategies exist for the management of the Peyronie's disease, but they lack evidence based data. Further randomized clinical trials are needed to evaluate the current practices and to study more efficient treatments.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2020, 6, 30, i

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    • Intrascrotal injection of botulinum toxin A, a male genital aesthetic demand: Technique and limits

      Résumé
      Introduction

      La demande esthétique concernant l’appareil génital masculin est réelle. L’injection intrascrotale de toxine botulique A est une méthode non chirurgicale permettant d’obtenir des testicules plus bas situées et subjectivement plus grosses.

      Matériels

      Des injections intrascrotales de toxine botulique A ont été réalisées chez un patient de 44 ans dans le cadre d’une demande esthétique. Nous avons utilisé le protocole d’injection utilisé en thérapeutique pour les spasmes cremastériens. Nous avons réalisé des injections intramusculaires du muscle crémaster et du muscle dartos.

      Résultats

      Le patient était très satisfait. Nous n’avons pas observé d’effet indésirable. Le patient souhaitait répéter la procédure.

      Conclusion

      Il n’existe pas de recommandations sur l’injection intrascrotale de toxine botulique A et de ses risques. Au nom du principe de précaution, nous ne recommandons pas ce type d’injection. Le but de cet article est de rappeler la faisabilité, le contexte et les modalités techniques de ce type d’injection qui présentent un risque théorique d’infertilité.

      Niveau de preuve

      3.

      Intrascrotal injection of botulinum toxin A, a male genital aesthetic demand: Technique and limits

      Summary
      Introduction

      Scrotal rejuvenation is a real male aesthetic demand. Scrotal injection of botulinum toxin makes the testicles smoother, less dangling and subjectively larger.

      Methods

      Intrascrotal botulinum toxin injections were performed to a 44-year-old patient for aesthetic purposes. We used the intracremasteric injection protocol. Cremaster muscle injections and dartos muscle injections were performed.

      Results

      The patient was satisfied. No adverse reaction to the intrascrotal botulinum toxin injection was observed. The patient wanted to repeat the procedure in the future.

      Conclusion

      At the moment, there is no recommendation about the aesthetic use of intrascrotal injections of botulinum toxin A and the risks are unknown. The purpose of this article is to show the feasibility, context and technical modalities of intrascrotal injection. The risk of infertility is real, but marginal for men who no longer have progeny's desire.

      Level of evidence

      Level 3.

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    • Evaluation of care given to patients suffering from erectile dysfunction by French urologists in 2018

      Résumé

      La prévalence de la dysfonction érectile est majeure à travers les différents pays, touchant entre 20 et 40 % des hommes entre 60 et 69 ans et plus de 50 % au-delà de 75 ans. Nous avons souhaité évaluer les habitudes des urologues non spécifiquement formés à la sexologie en 2018. Un questionnaire a été adressé par le biais de l’Association française d’urologie à 1158 praticiens entre novembre et décembre 2018. Au total, 177 urologues (15,28 %) ont participé. Le sujet de la dysfonction érectile était évoqué dans 80,23 % des cas spontanément par le patient. Seulement 22 % des urologues utilisaient régulièrement un questionnaire type IIEF-5, et 56,50 % n’effectuait pas d’évaluation cardiologique systématique devant un trouble de l’érection. Plus de la moitié des urologues prescrivaient une glycémie à jeun, un bilan lipidique et une testostéronémie totale, 27 % ne réalisaient aucun examen complémentaire. Le traitement de 1re intention était un inhibiteur de la phosphodiestérase 5 dans 81 % des cas. Les deux-tiers des urologues (78 %) s’estimaient correctement formés dans le domaine de la dysfonction érectile, mais seulement 49 % cherchaient systématiquement un trouble de l’érection lors d’un bilan d’hyperplasie bénigne de prostate et 65 % estimaient que les troubles de l’érection n’étaient pas pris en charge de façon optimale. Malgré les recommandations, seulement la moitié des urologues effectue une évaluation cardiologique lors de la découverte d’une dysfonction érectile avec un tiers qui ne prescrit aucun examen complémentaire, une meilleure formation associée à un outil d’aide diagnostique objectif pourrait aider les urologues à optimiser leur prise en charge des troubles érectiles et ainsi être plus en phase avec les recommandations actuelles.

      Niveau de preuve

      3.

      Evaluation of care given to patients suffering from erectile dysfunction by French urologists in 2018

      Summary

      Erectile dysfunction varied by country, affecting between 20 to 40% of men aged 60 and 69 and more than 50% of men aged over 75. Our objective was to evaluate the habits of urologists in 2018 and also evaluate the need for additional, objective tools to aid physicians when providing care. A questionnaire was sent from the French Urology Association to 1158 physicians between November and December 2018. In all, 177 urologists (15.28%) took part in the study. Only 22% of urologists regularly used a questionnaire, such as the IIEF-5. When faced with erection problems, 56.5% of them did not carry out systematic cardiology evaluations. More than half of urologists requested fasting glucose, lipid and total testosterone levels. Twenty-seven percent did not carry out additional tests. First line treatment included a phosphodiesterase 5 inhibitor in 81% of cases. Two thirds of urologists (78%) rated themselves as being correctly trained in the area of erectile dysfunction. However, only 49% systematically inquired about erection problems when faced with benign prostatic hyperplasia and 65% thought that erectile dysfunction was not treated optimally. Despite existing recommendations, only half of urologists carry out a cardiac evaluation when a finding of erectile dysfunction is made. One third of urologists do not request additional testing. Greater training, along with the use of an objective diagnostic tool could help urologists to optimise the care they provide for patients suffering from erectile dysfunction, allowing them to keep working within current guidelines.

      Level of evidence

      3.

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    • The role of device-assisted therapies in the management of non-muscle invasive bladder cancer: A systematic review

      Résumé

      Objectif Malgré un traitement optimal, les patients présentant une tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) sont à haut risque de récidive et de progression. Les dispositifs médicaux pour le traitement endovésicale des TVNIM comme la thermochimiothérapie ont montré des résultats prometteurs potentialisant l’efficacité des instillations endovésicales. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques des deux dispositifs médicaux les plus etudiés dans le traitement des TVNIM.

      Matériel et méthode

      Une revue systématique de la littérature a été réalisée en décembre 2019 en utilisant les bases de données Medline, Embase, et Web of Science. Seuls les articles publiés entre 2009 et 2019 étaient retenus. Les articles étaient retrouvés en utilisant les mots clés «bladder cancer» ET «EMDA» ET «synergo» ET «hyperchemotherapy» ET «electromotive drug administration», ET «radiofrequency induced thermochemotherapeutic» ET «RITE».

      Résultats

      Nous avons retenu 16 études qui évaluaient l’efficacité du radiofrequency induced thermochemotherapeutic effect (RITE) (12 études) et de electromotive drug administration (EMDA) (4 études) dans le traitement des TVNIM. Les deux techniques ont montré des résultats prometteurs pour le traitement des TVNIM de haut risque et de risque intermédiaire, ainsi que chez les patients présentant une récidive après BCG. Chez les patients présentant une tumeur à haut risque sans BCG préalable, les taux de récidive et de progression étaient de 68% et 95%. Concernant le RITE, les taux de récidive et de progression étaient respectivement de 43% à 88% et de 62% à 97%. Néanmoins, peu d’études ont pu être comparées car les critères d’inclusions étaient très hétérogènes selon les études. Les taux de récurrence ou de progression après BCG étaient respectivement de 29% et 62–83% avec RITE et 25% avec EMDA.

      Conclusion

      La thermothérapie semble pouvoir améliorer l’effet des chimiothérapies endovésicales. Néanmoins, bien que ces effets soient démontrés chez des patient BCG naïfs ou après échec du BCG, des études avec un niveau de preuve suffisant sont nécessaires pour valider ces données ainsi que son efficacité en cas de CIS.

      Niveau de preuve

      3.

      The role of device-assisted therapies in the management of non-muscle invasive bladder cancer: A systematic review

      Summary
      Objective

      Despite optimal treatment, patients affected by non-muscle invasive bladder cancer (NMIBC) suffer from high risk of recurrence and progression. Intravescical device assisted therapies such as radiofrequency induced thermochemotherapeutic effect (RITE) and electromotive drug administration (EMDA) have shown promising effect in enhancing the effect of intravescical chemotherapies. The aim of the study was to assess clinical outcomes of these two devices in non-muscle invasive bladder cancer.

      Methods

      A systematic literature review was performed in December 2019 using the Medline, Embase, and Web of Science databases. Only articles published in the last 10 years were considered (2009–2019). The articles were selected using the following keywords association: “bladder cancer” AND “EMDA’ AND “synergo” AND “hyperchemotherapy” AND “electromotive drug administration”, AND “radiofrequency induced thermochemotherapeutic” AND “RITE”.

      Results

      We found 16 studies published in the last ten years regarding the efficacy of RITE (12 studies) and EMDA (4 studies) in the treatment of NMIBC. Both RITE and EMDA showed promising results in the treatment of intermediate and high risk NMIBC as well as in patients affected by recurrent BCa after BCG failure. In high-risk BCG naïve NMIBC patients treated with EMDA recurrence and progression rates were 68% and 95%, respectively. Considering RITE, recurrence and progression range rates were 43%–88% and 62%–97%, respectively. Discordance results were reported regarding its effect on patients with carcinoma in situ. However, only few studies could be compared since differences exist regarding inclusion criteria with high patients’ heterogeneity. Considering recurrence after BCG, recurrence and progression range rates were 29%–29.2% and 62%–83% for RITE and 25% and 75% for EMDA, respectively.

      Conclusion

      Delivery of intravescical hyperthermia seems to enhance the normal effect of intravescical chemotherapy instillation. Although prospective trials supported its effect on both BCG naïve and BCG failure patients, data are urgently required to validate these findings and to understand its effect on patients with carcinoma in situ.

      Level of proof

      3.

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    • Composition of urinary calculi: Lessons from a French epidemiologic retrospective study

      Résumé
      Introduction

      La lithiase urinaire est une pathologie urologique fréquente dont l’incidence ne cesse d’augmenter dans les pays industrialisés. Nous avons étudié les relations entre la composition du calcul urinaire, l’âge et le sexe au sein d’une population française.

      Matériel

      Une étude épidémiologique rétrospective a été menée de 2013 à 2017 en France. Cette étude a inclus 5782 échantillons de calculs urinaires analysés au sein du laboratoire de biochimie des Hospices Civils de Lyon. Les données recueillies ont concerné le composant majoritaire des calculs urinaires, la présence d’une ombilication papillaire et d’une plaque de Randall, l’âge et le sexe. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant le test du Chi2 (logiciel R).

      Résultats

      Le sexe-ratio H/F de la population étudiée était égal à 1,76. L’âge moyen était de 52,1 ans et l’âge médian de 53,0 ans. La whewellite a été identifiée comme le composant majoritaire le plus fréquent (44,4 %), suivie par la carbapatite (14,0 %), la weddellite (13,4 %) et l’acide urique (13,0 %). Des différences significatives, concernant le composant majoritaire des calculs urinaires, ont été montrées en fonction de l’âge et du sexe. La whewellite et l’acide urique étaient plus fréquents chez les hommes (p <0,001) alors que la carbapatite et la struvite ont été majoritairement retrouvées chez les femmes (p <0,001).

      Conclusion

      Notre étude apporte des données récentes concernant la composition des calculs urinaires au sein d’une population française et sur la relation entre composition des calculs urinaires, âge et sexe.

      Niveau de preuve

      3.

      Composition of urinary calculi: Lessons from a French epidemiologic retrospective study

      Summary
      Introduction

      Urolithiasis is a common urological disease whose incidence increases in developed countries. We studied relations between composition of urinary calculi, age and gender.

      Material

      An epidemiologic study was conducted in a French population of patients encountered analysis of urinary calculi between 2013 and 2017. This retrospective cohort study was performed from urinary calculi samples analysed in a clinical biochemistry laboratory of University Hospital of Lyon in France. A total of 5782 samples were included. Data, according to stone composition, presence of a papillary umbilication and a Randall's plaque, age and gender, were investigated. Statistical analyses used the Chi2 test (R software).

      Results

      The overall male to female sex ratio was equal to 1.76. The average and the median of age were 52.1 and 53.0 years, respectively. Whewellite was the most frequent main component in our population (44.4%). Carbapatite, weddellite and uric acid represented the main component in 14.0%, 13.4% and 13.0% of samples, respectively. Differences between genders were shown. Whewellite and uric acid were more frequent in men (P <0.001), while carbapatite and struvite were predominant in women (P <0.001).

      Conclusions

      Our study provided recent data on the composition of urinary calculi in a French population and the relations between composition of urinary calculi and age and gender.

      Level of evidence

      3.

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