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    Numéro 17- Volume 29- pp. 1007-1054 (Décembre 2019)

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    • Troubles anorectaux chez les patients ayant une sclérose en plaques : physiopathologie, prévalence, impact et prise en charge

      Résumé
      Objectif

      Les troubles anorectaux (TAR) sont fréquent chez les patients souffrant de sclérose en plaques (SEP) ; la prévalence de la constipation est estimée entre 35 à 54 % et celle de l’incontinence fécale (IF) entre 29 et 51 % (NP 4). Ces TAR contribuent à l’altération de la qualité de vie des patients (NP 4). L’objectif de cet article était de faire une revue de la littérature concernant la physiopathologie, la prévalence, l’impact et la prise en charge des TAR des patients ayant une SEP dans le but de sensibiliser les soignants à leur existence et ainsi fournir une aide pour optimiser le choix thérapeutique.

      Matériel et méthodes

      Une recherche bibliographique a été réalisée entre 2000 et 2019 et a permis de sélectionner 31 articles scientifiques, auxquels il a été nécessaire de rajouter des références pertinentes pour un total de 50 articles. Un niveau de preuve scientifique (NP) a été attribué à chaque article, sauf revue de littérature.

      Résultats

      L’origine des TAR est multifactorielle et inclut l’altération des voies neurologiques, une polymédication, des troubles du comportement et une perte d’autonomie (NP 4). Les patients ayant une SEP devraient être interrogés sur leurs habitudes intestinales et en cas de TAR avérés, une prise en charge spécifique devrait être proposée. La première étape concerne les règles hygiéno-diététiques et les habitudes de vie associées, si besoin à l’utilisation des laxatifs, suppositoires et/ou lavements (NP 4). En cas d’échec, des thérapies comme les massages abdominaux (NP 1 et 2), le biofeedback et les irrigations transanales peuvent être proposées (NP 4). Les irrigations coliques antérogrades peuvent être également une option (NP 4). La stimulation du nerf tibial postérieur nécessite de faire ses preuves (NP 4). L’implantation d’un neuromodulateur des racines sacrées se heurte, pour l’instant, à l’impossibilité de réaliser des IRM médullaires au décours. La stomie améliore la qualité de vie des patients et ne doit pas être proposée trop tardivement.

      Conclusion

      Un traitement efficace des TAR améliore la qualité de vie des patients, réduit l’incidence des troubles urinaires (NP 4).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Troubles anorectaux chez les patients ayant une sclérose en plaques : physiopathologie, prévalence, impact et prise en charge

      Summary
      Objective

      Neurogenic bowel disorders (NBD) are frequently observed in patients with multiple sclerosis (MS); the prevalence of constipation is estimated to be 35–54 % and fecal incontinence between 29 and 51 % (LE 4). They contribute to the deterioration of patients’ quality of life (LE 4). The aim of this article is to review the literature on the physiopathology, prevalence, impact, and management of bowel disorders in patients with MS in order to educate caregivers about their existence and thus help them to optimize therapeutic choices.

      Materials and methods

      A bibliographic search was conducted between 2000 and 2019 and 31 relevant scientific articles were selected. Relevant references were subsequently added, bringing the total to 50 articles. A level of scientific evidence (LE) was assigned to each article, except for literature reviews.

      Results

      The origin of NBD is multifactorial and includes impairment of neurological pathways, polypharmacy, behavioural disorders, and loss of autonomy (LE 4). Patients with MS should be questioned about their bowel habits and, in cases of proven NBD, specific management options should be offered. The first step concerns the dietary and lifestyle rules associated with the use of laxatives, suppositories, and/or enemas (LE 4). In the event of failure, therapies such as abdominal massages (LE 1 and 2), biofeedback and transanal irrigation can be proposed (LE 4). Anterograde colonic irrigation may also be an option (LE 4). The efficacy of stimulating the posterior tibial nerve needs to be proven (LE 4). The implantation of a sacral neuromodulation device is, for the moment, difficult due to the impossibility of performing a spinal magnetic resonance imaging during follow-up. A stoma improves the quality of life of patients and should not be proposed too late.

      Conclusion

      Effective treatment of NBD improves the quality of life of patients and reduces the incidence of bladder disorders (LE 4).

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    • Préserver ou non l’utérus en cas de chirurgie du prolapsus : revue de la littérature

      Résumé
      Objectif

      Évaluer l’impact de la réalisation d’une hystérectomie en cas de cure de prolapsus sur les résultats anatomiques, fonctionnels, les complications per et postopératoires par rapport à la conservation utérine.

      Matériels et Méthodes

      Nous avons réalisé une revue de la littérature sur Pubmed, Medline, Embase et Cochrane en utilisant les termes et MeSH (Medical Subject Headings of the National Library of Medicine) suivants : uterine prolapse ; genital prolapse ; prolapse surgery ; vaginal prolapse surgery ; abdominal prolapse surgery ; hysterectomy ; hysteropexy ; sacrocolpopexy ; surgical meshes ; complications ; sexuality ; neoplasia ; urinary ; incontinence ; cancer .

      Résultats

      Parmi les 168 résumés étudiés, nous avons retenu 63 articles. Il n’existait pas de différence significative en termes de résultats anatomiques et fonctionnels en cas de promontofixation (OR=2,21 [IC95 % : 0,33–14,67[) et en cas de chirurgie vaginale sans pose de prothèse (OR=1,07 [IC95 % : 0,38–2,99]). Il n’y avait pas non plus de différence en termes de symptomatologie urinaire ou de sexualité au décours quel que soit la voie d’abord. L’hystérectomie était associée à une morbidité plus importante (saignements, allongement du temps opératoire, allongement de la durée d’hospitalisation), un risque augmenté d’exposition prothétique en cas d’hystérectomie totale (8,6 % IC95 % : 6,3–11).

      Conclusion

      En l’absence de preuve de supériorité en termes de résultats anatomiques et fonctionnels, avec une augmentation du taux de complications, l’hystérectomie concomitante en cas de cure de prolapsus ne doit probablement pas être réalisée de manière systématique.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Préserver ou non l’utérus en cas de chirurgie du prolapsus : revue de la littérature

      Summary
      Objective

      To evaluate the impact of hysterectomy in case of genital prolapse on the anatomical and functional results, and on per and post operative complications compared with uterine preservation.

      Material and Methods

      We conducted a review of the Pubmed, Medline, Embase and Cochrane literature using the following terms and MeSH (Medical Subject Headings of the National Library of Medicine): uterine prolapse; genital prolapse; prolapse surgery; vaginal prolapse surgery; abdominal prolapse surgery; hysterectomy; hysteropexy; sacrocolpopexy; surgical meshes; complications; sexuality; neoplasia; urinary; incontinence; cancer .

      Results

      Among the 168 abstracts studied, 63 publications were retained. Whatever performance of hysterectomy or not, anatomical and functional results were similar in abdominal surgery (sacrocolpopexy) (OR=2.21 [95% CI: 0.33–14.67]) or vaginal surgery (OR=1.07 [95% CI: 0.38–2.99]). There was no difference in terms of urinary symptoms or sexuality after surgery. Hysterectomy was associated to a higher morbidity (bleeding, prolonged operating time, longer hospital stay), to an increased risk of mesh exposure particularly in case of total hysterectomy (8.6%; 95% CI: 6.3–11).

      Conclusion

      In the absence of evidence of superiority in terms of anatomical and functional outcomes, with an increased rate of complications, concomitant hysterectomy with prolapse surgery should probably not be performed routinely.

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    • Gaz vaginaux : revue de la littérature

      Résumé
      Objectif

      Le but de cet article est d’effectuer une revue de la littérature sur les gaz vaginaux (GV)

      Méthodes

      Une revue de la littérature (base de données Medline-PubMed, Cochrane Library, Google Scholar) sans limite temporelle a été effectuée à partir des mots clés : “vaginal winds », « vaginal noise », « vaginal gas », « flatus vaginalis », « vaginal flatus », « colpophony », « Garrulitas vulvae », « vaginal laxity ».

      Résultats

      Sur 412 articles portant possiblement sur les GV, 15 ont été retenus et 99 sur 110 concernant l’hyperlaxité vaginale. Les GV apparaissent volontiers au cours de l’exercice physique mais aussi pendant et au décours immédiat du coït. Leur prévalence est variable, d’environ 20 %. Les mécanismes physiopathologiques sont mal élucidés mais témoignent probablement d’une hyperlaxité vaginale, elle-même secondaire à une défaillance musculaire du plancher pelvien conduisant à une augmentation du diamètre de l’hiatus vaginal. Les GV altèrent la fonction sexuelle chez la femme mais pas forcément celle du partenaire. Tampons et pessaires sont actuellement les traitements les plus proposés mais naturellement impossible à utiliser pendant les rapports sexuels. Certains résultats des traitements par lasers vaginaux semblent prometteurs.

      Conclusion

      Les GV semblent un symptôme fréquent, méconnu mais qui pourtant impacte parfois de manière importante la qualité de vie sexuelle des femmes. Accouchements et grossesses et plus généralement l’hyperlaxité vaginale en sont les causes principales. Rééducation périnéale, obturateurs vaginaux, chirurgie et laser vaginal sont les options thérapeutiques à proposer aux patientes demandeuses d’une prise en charge.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Gaz vaginaux : revue de la littérature

      Summary
      Objective

      The aim of this article was to review the literature about vaginal winds (VW).

      Methods

      A literature review (Medline database, Cochrane Library and Google scholar) with no time limit was performed using keywords “vaginal winds”, “vaginal noise”, “vaginal gaz”, “flatus vaginalis”, “vaginal flatus”, “colpophony”, “Garrulitas vulvae”, “vaginal laxity”.

      Results

      From 412 articles about VW, 15 have been selected and 99 from 110 about vaginal laxity. VW occurs during physical exercises but also during and just after coïtus. The prevalence is about 20%. The pathophyiology of VW is probably a vaginal hyperlaxity itself secondary to pelvic floor muscles weakness and thus increased diameter of vaginal hiatus. VW alter sexual function in female patients but this sexual function seems not influenced in male partners. Tampons or pessaries are currently the most commonly proposed treatment (but naturally impossible to use during sexual intercourse), but some results from vaginal laser therapy are encouraging.

      Conclusion

      Data from the literature suggest that vaginal winds are frequent and seriously impact quality of life of female patients. Childbirth and more generally vaginal laxity are the main causes. Pelvic-floor exercises, tampons, pessaries, surgery and laser can be proposed in order to improve sexual function in patients seeking treatment.

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    • Évaluation urodynamique de patients guéris d’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie radicale après implantation d’une bandelette sous-urétrale transobturatrice

      Résumé
      Introduction

      Le(s) mécanisme(s) responsable(s) de la restauration de la continence par implantation de bandelette sous-urétrale (BSU) pour incontinence urinaire post-prostatectomie radicale sont imparfaitement connus. Le but de cette étude a été d’évaluer les paramètres urodynamiques avant et après implantation d’une BSU uniquement chez des patients guéris de leur incontinence.

      Patients et méthodes

      Au total, 10 patients continents après implantation d’une BSU transobturatrice, sans antécédent de sténose urétrale ou d’irradiation pelvienne, ont été sélectionnés pour exploration urodynamique de manière aléatoire à partir d’une base de données. Les paramètres analysés ont inclus la profilométrie urétrale, avec mesure de la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) et de la longueur urétrale fonctionnelle (LUF), et ont été comparés à ceux obtenus en préopératoire. Les échantillons appariés ont été comparés grâce au test des rangs signés de Wilcoxon (StatPlus®).

      Résultats

      Les explorations urodynamiques ont été conduites après un délai médian de 9 mois (min 4 – max 34) suivant l’implantation d’une BSU. En postopératoire, une augmentation de 11cm H2 O de la PCUM médiane (p =0,09) et une augmentation de 14mm de la LUF médiane (p =0,13) ont été observé. Aucune des modifications urodynamiques n’a été statistiquement significative.

      Conclusions

      Après BSU, des modifications de la profilométrie urétrale sont observées, avec augmentations de la PCUM et de la LUF mais sans que celles-ci ne soient statistiquement significatives. Les limitations de notre étude incluent les biais inhérents à l’interprétation et la reproductibilité de la profilométrie urétrale, le nombre d’échantillons analysés, et le délai variable entre BSU et évaluation urodynamique postopératoire.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation urodynamique de patients guéris d’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie radicale après implantation d’une bandelette sous-urétrale transobturatrice

      Summary
      Introduction

      The mechanism(s) responsible(s) for continence recovery after male sling implantation for post-radical prostatectomy incontinence are imperfectly known. The goal of this study was to evaluate urodynamic parameters before and after male sling insertion, only in patients cured of their stress urinary incontinence.

      Patients and methods

      In total, 10 continent patients after transobturator male sling, with no history of urethral stenosis or pelvic radiation, were randomly selected from a database for urodynamic studies. Urodynamic parameters included urethral pressure profiles (UPP), with measurements of maximal urethral closure pressure (MUCP) and functional urethral length (FUL), and were compared with preoperative urodynamic data. Paired sampled were compared with the use of the Wilcoxon signed-rank test (StatPlus®).

      Results

      Urodynamic studies were performed after a median time of 9months (min 4 – max 34) following sling implantation. Postoperatively, a rise of 11cm H2 O in median MUCP (P =0.09) and an increase of 14mm in median FUL (P =0.13) were observed. None of the urodynamic changes was statistically significant.

      Conclusions

      Following sling implantation, modifications in UPPs were observed, with increases in MUCP and FUL but these increments were not statistically significant. Limitations to our study include biases inherent to the interpretation and reproducibility of urethral profilometry, the sample size, and the variable delay between sling implantation and postoperative urodynamic studies.

      Level of evidence

      4.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2019, 17, 29, i

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    • Efficacy and security of continent catheterizable channels at short and middle term for adult neurogenic bladder dysfunction

      Résumé
      But

      Apporter des informations sur l’efficacité et les complications des techniques de cystostomie continentes à court et moyen terme.

      Matériel et méthode

      Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers médicaux de tous les patients adultes atteints de troubles neurologiques, ayant bénéficié d’une cystostomie continente entre 2008 et 2018 dans notre centre. Le critère de jugement principal était l’efficacité de la cystostomie (cathéterisable, continente et absence de réintervention) à 3 et 12 mois. Les critères de jugement secondaires étaient les complications à 3 et 12 mois. Nous avons également comparé ces critères entre les différents types de cystostomies.

      Résultats

      Cinquante-trois patients ont été inclus pendant la période étudiée. La médiane de suivi était de 3,3 ans (0,5–6,1). Les cystostomies continentes réalisées ont été : 47 % de Mitrofanoff (n =25), 25 % de Monti (n =13), 22 % de Casale (n =12), et 6 % d’autres procédures(n =3). L’efficacité des cystostomies étaient de 67,9 % (n =36), et 45,3 % (n =24) à 3 et 12 mois respectivement. Le nombre de complications était de 32 (60,4 %) à 3 mois, et 39 (73,6 %) à 12 mois. Il n’a pas été retrouvé de différence statistiquement significative d’efficacité ou de complications entre les techniques de cystostomies.

      Conclusion

      Notre étude présente des résultats fonctionnels et de complications pour un effectif important de patients. Il n’a pas pu être mis en évidence de différence entre les différents types de procédure, mais nos résultats permettent d’apporter des données supplémentaires à la littérature sur ce sujet peu étudié.

      Niveau de preuve

      4.

      Efficacy and security of continent catheterizable channels at short and middle term for adult neurogenic bladder dysfunction

      Summary
      Aims

      The objective of this study was to assess the effectiveness and the complications rate following continent cutaneous channels (CCC) procedures, at short and medium term follow-up (FU).

      Materials & Methods

      A continuous retrospective case series (2008–2018): all patients who have undergone a CCC for neurogenic bladder were included in our department. The primary outcome was the effectiveness of CCC defined by the status of catheterizability (by the patient or a care-giver), continence of the tube, and absence of reintervention at 3 and 12 months FU. The secondary outcome was the prevalence of postoperative complications at 3 and 12 months FU.

      Results

      Fifty-three patients were included during the study period in our department. Median follow up was 3,3 years (1.5–6.1). The overall effectiveness of CCC was 67.9% (n =36/53) at 3 months FU and 45,3% (n =24) at 12 months FU. The global rate of complications was 60.4% (n =32/53) at 3 months, and 73.6% (n =39/73) at 12 months FU. The statistical analysis showed no statistical differences on efficacy and complications in the different subgroups of CCC.

      Conclusions

      In the current series, the effectiveness and the complications rates following CCC were comparable across the procedure types.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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