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    Numéro 10- Volume 29- pp. 465-524 (Septembre 2019)

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    • Résultats des reprises chirurgicales pour complications urétérales après transplantation rénale

      Résumé
      Objectif

      Analyser les résultats des reprises chirurgicales pour complication urétérale (sténose urétérale ou fistule urinaire) après transplantation rénale sur une période de 10 ans.

      Matériels et méthodes

      Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 1313 transplantations rénales consécutives réalisées dans un centre hospitalo-universitaire entre 2005 et 2014. Les données des patients ayant développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire secondaire à une transplantation rénale ont été analysées. Les transplantations d’organes combinées (rein-foie et rein-pancréas), ainsi que les transplantations pédiatriques ont été exclues.

      Résultats

      Soixante-16 patients (5,8 %) ont développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire après transplantation rénale. Quarante-six patients (3,5 %) ont eu une reprise chirurgicale : 27 pour sténose urétérale, 19 pour fistule urinaire. Un succès d’emblée de ces reprises a été obtenu pour 26 patients (56,5 %), dont 14 sténoses urétérales (51,9 %) et 12 fistules urinaires (63,2 %) (p =0,45). Après un nouveau traitement endoscopique ou chirurgical, le taux de succès définitif a été porté à 73,1 % (34 patients) : 20 sténoses urétérales (74,1 %) et 14 fistules urinaires (73,7 %) (p =0,98). Il y a eu 2 pertes de greffons (4,3 %) et un décès (2,2 %). Le débit de filtration glomérulaire moyen estimé par le calcul du MDRD était à 44,58mL/min/1,73m2 (±14,7) avant la reprise et à 45,37mL/min/1,73m2 (±16,5) 6 mois après la reprise (p =0,92).

      Conclusion

      Bien que souvent complexes, les reprises chirurgicales pour complication urétérale après transplantation rénale donnent de bons résultats, avec un faible taux de perte de greffons et de mortalité.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats des reprises chirurgicales pour complications urétérales après transplantation rénale

      Summary
      Objective

      To analyze the results of surgical revision for ureteral complication (ureteric stenosis or urinary leakage) after renal transplantation over a period of 10 years.

      Materials and Methods

      We performed a retrospective study on 1313 consecutive kidney transplantations carried out in a University Hospital Center between 2005 and 2014. The data of the patients who developed a ureteral stenosis or a urinary leakage secondary to a renal transplantation were analyzed. Combined organ transplantations (kidney-liver and kidney-pancreas), as well as pediatric transplantations were excluded.

      Results

      Seventy-six patients (5.8%) had ureteric stenosis or urinary leakage after renal transplantation. Forty-six patients (3.5%) underwent surgical revision: 27 for ureteral stenosis, 19 for urinary leakage. Early success was achieved in 26 patients (56.5%), including 14 ureteric stenosis (51.9%) and 12 urinary leakage (63.2%) (P =0.45). After a complementary endoscopic or surgical treatment, the final success rate was increased to 73.1% (34 patients): 20 ureteric stenosis (74.1%) and 14 urinary leakage (73.7%) (P =0.98). There were 2 graft losses (4.3%) and one death (2.2%). The mean glomerular filtration rate estimated by the MDRD was 44.58mL/min/1.73m2 (±14.7) before surgery and 45.37mL/min/1.73m2 (±16.5) 6 months after surgery (P =0.92).

      Conclusion

      Although frequently challenging, surgical revisions for ureteral complications after renal transplantation give good results, with a low rate of graft loss and mortality.

      Level of evidence

      4.

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    • Embolisation artérielle des reins polykystiques en alternative à la néphrectomie ergonomique en pré greffe rénale. Étude monocentrique rétrospective sur 15 cas

      Résumé
      Introduction

      Le but de cette étude était d’évaluer rétrospectivement la décroissance du volume rénal total après embolisation de l’artère rénale (EAR) dans une cohorte de patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante en contre-indication temporaire de greffe pour des raisons ergonomiques.

      Matériel et méthode

      Entre novembre 2014 et mars 2017, 15 patients (11 hommes, 4 femmes) ont bénéficié d’une EAR dans un contexte de préparation à la greffe. Tous les patients étaient atteints de polykystose autosomique dominante (PKRAD) en insuffisance rénale sévère ou terminale.

      Résultats

      Le volume rénal total (VRT) moyen initial était de 25506 cm3±1771 (1102 cm3–7310 cm3). Le VRT moyen à 3 mois était de 1684 cm3±1539 (648 cm3–6930 cm3) avec une réduction moyenne de 33 % du volume (5,2 %–83,9 %) (IC95 % 0,229–0,436) (p <0,01), et de 1632±1743 (599 cm3–6758 cm3) à 6 mois avec une réduction moyenne de 40,7 % (7,6 %–64,1 %) (IC95 % 0,306–0,508) (p <0,01). Sur 15 patients, 13 (86,6 %) ont vu leur contre-indication ergonomique levée, et 7 (46,6 %) ont été greffés sans difficultés à ce jour. Un échec résultait d’un volume initial très élevé (7310 cm3) et nécessitait une néphrectomie secondaire. Aucun syndrome post embolisation n’a été relevé, 2 complications mineures sont survenues (13 %) avec une reprise difficile du transit et un cas d’hématurie.

      Conclusion

      L’EAR est une procédure mini invasive qui doit avoir sa place dans la stratégie ergonomique pré-transplantation chez les sujets atteints de PKRAD, avec un faible taux de complications et une efficacité élevée. Les indications de la néphrectomie pré greffe doivent donc être reconsidérées en raison d’un risque postopératoire important. Nos résultats confirment ceux retrouvés dans les plus grandes cohortes. Néanmoins ils nécessitent d’être confirmés par une étude prospective randomisée de grande ampleur.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Embolisation artérielle des reins polykystiques en alternative à la néphrectomie ergonomique en pré greffe rénale. Étude monocentrique rétrospective sur 15 cas

      Summary
      Purpose

      This study aims at providing a retrospective assessment of the decrease in renal volume after renal artery embolization (RAE) among a group of patients with autosomal dominant polycystic renal disease and for whom transplantation, for ergonomic reasons was temporarily advised against.

      Material and methods

      Between November 2014 and March 2017, as part of pre-transplantory procedure 15 patients, including 11 men and 4 women benfited from renal embolization (RAE) in a context of preparation for transplant in Lille University Hospital. All of the patients were suffering from autosomal dominant polycystic renal disease (ADPKD) at a severe or terminal stage of renal disease.

      Results

      The original mean total kidney volume (TKV) was 2550.6 cm3±1771 (1102 cm3; 7310 cm3), the average TKV at 3 months was 1684 cm3±1539 (648 cm3; 6930 cm3) with an average decrease of 33% in the volume (5.2%; 83.9%) (95% confidence interval [0.229–0.436]) (P <0.01) and 1632±1743 (599 cm3; 6758 cm3) at 6 months with an average decrease of 40.7% (7.6%; 64.1%) (IC95% 0.306–0.508) (P <0.01). Among the 15 patients, 13 had their contraindication removed and to date 7 have had successful transplants. One failure due to a very high initial volume (7310cm3) required a secondary nephrectomy. No post-embolization syndrome has been noticed, 2 minor complications occurred (13%) involving a difficult resumption of transit and there was one case of hematuria.

      Conclusion

      ERA procedures must have a place in the ergonomic transplant strategy of patients with ADPKD with a low complication rate and a high efficiency. Nephrectomy indications before transplantation must therefore be reconsidered due to a major postoperative risk. Our results are in line with larger scale studies. Nevertheless, these results need to be confirmed by a large-scale randomized prospective study.

      Level of evidence

      4.

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    • Devenir à long terme de la fonction rénale et facteurs prédictifs d’insuffisance rénale chronique après don vivant

      Résumé
      Introduction

      Les transplantations rénales avec donneur vivant apparenté offrent les meilleurs résultats en terme de fonction rénale et sont une des principales solutions à la pénurie de transplants. Cependant la sélection des donneurs et l’évaluation de la fonction rénale post don sont essentielles. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence et identifier les facteurs prédictifs de l’insuffisance rénale (IRC) chez le donneur, après néphrectomie donneur vivant.

      Matériels et méthodes

      Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant tous les patients qui ont eu une néphrectomie donneur vivant de 2007 à 2015 au CHU de la Conception, APHM, Marseille. Le critère de jugement principal était la fonction rénale mesurée par le Débit de Filtration Glomérulaire (DFG en mL/min) à 1 an et 5 ans post-don. L’identification de facteurs prédictifs d’insuffisance rénale modérée a été menée par une analyse univariée et multivariée selon modèle de Cox.

      Résultats

      Quatre-vingt onze patients ont été inclus. Il y avait 40,7 % d’hommes et l’âge médian était de 49 ans (21; 70). Le DFG pré opératoire médian était de 94mL/min (67; 160). Le suivi médian était de 24 mois [1; 120]. Le DFG post opératoire à 1 mois, 1 an et 5 ans était respectivement de 63mL/min (33; 90), 65mL/min (38; 107) et 67,5 (56; 126) et significativement plus faible que le DFG pré opératoire (respectivement p <0,001, p <0,001 et p =0,005). La prévalence de l’IRC modérée (stade 3) à 1 mois, 1 an et 5 ans était respectivement de 43,1 %, 33,3 % et 25 %. En analyse univariée et multivariée, le seul paramètre significativement associé à un DFG à un an post opératoire supérieur à 60mL/min était le DFG pré opératoire>90mL/min OR 3,61 IC95 % (1,27; 10,28) p =0,02.

      Conclusion

      La néphrectomie pour don entraine une perte importante de fonction rénale à moyen et long terme. Les candidats au don ayant un DFG pré opératoire inférieur à 90mL/min doivent faire l’objet d’une décision collégiale au cas par cas et nécessitent un suivi et une prise en charge néphrologique rigoureuse.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Devenir à long terme de la fonction rénale et facteurs prédictifs d’insuffisance rénale chronique après don vivant

      Summary
      Introduction

      Living donor kidney transplants give the best results in term of renal function and are the principal solutions for the transplant shortage. However, donors selection and kidney function evaluation after surgery are essential. The objective of this study was to evaluate the prevalence and to identify the predictive factors of chronic renal failure for the donor, after living donor nephrectomy.

      Materials and methods

      It was a retrospective and monocentric study, including all the patients who underwent a living donor nephrectomy from 2007 to 2015 at the hospital of the Conception in Marseille. The primary study endpoint was renal function mesured by the glomerular filtration rate (GFR in mL/min) at 1 year and 5 years after surgery. The identification of moderate kidney failure predictive factors was achieved by an univariate and a multivariate analysis under Cox model.

      Results

      Ninety-one patients were included. There was 40,7 % of men and media nage was 49 years (21; 70). Median pre-operative GFR was 94mL/min (67; 160). Median follow-up was 24 months (1; 120). Post operative GFR at 1 month, 1 year and 5 years was respectively 63mL/min (33; 90), 65mL/min (38; 107) and 67mL/min (56; 126) ans significantly lower than pre operative GFR (respectively P <0,001, P <0,001 et P =0,005). The prevalence of moderate kidney failure at 1 month, 1 year and 5 years was respectively 43,1 %, 33,3 % ans 25 %. In univariate and multivariate analysis, the only parametre significantly associated with a 1 year GFR>60mL/min wasp re operative GFR>90mL/min OR 3,61 IC95 % (1,27; 10,28) P =0,02.

      Conclusion

      Living donor nephrectomy leads to an important medium to long term loss of renal function. Donors with pre operative GFR<90mL/min should benefit from a rigorous supervision and nephrological care.

      Level of evidence

      3.

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    • Est-il nécessaire de faire systématiquement un ECBU avant l’ablation d’une sonde double J ?

      Résumé
      But

      Évaluer l’intérêt de l’ECBU systématique avant ablation d’une sonde JJ.

      Matériel et méthodes

      Analyse prospective dans le cadre d’une évaluation des pratiques professionnelles d’une cohorte de patients sans signe clinique d’infection urinaire, sans facteurs de risque (prédéfinis), programmés pour ablation de sonde JJ en consultation externe. Le geste était immédiatement précédé d’un ECBU. Les patients informés, devaient adresser un auto-questionnaire complété 15jours plus tard permettant de colliger les évènements d’intérêt, analysés en fonction des résultats de l’ECBU. Le critère de jugement principal était la survenue d’une infection urinaire fébrile.

      Résultats

      L’ECBU pré-opératoire immédiat des 56 participants révélait une colonisation chez 9 patients (16,1 %) et une contamination chez 6 patients (10,7 %). Une association nette était notée entre une bactériurie significative avant ablation de la sonde et la mise en place de la JJ suite à une chirurgie avec effraction de la voie urinaire (p <0,02) ainsi qu’un diabète (p <0,009). Deux patients avaient de la fièvre dont un homme ayant un ECBU stérile et une femme avec une infection à Staphylocoque Aureus . Aucune hospitalisation n’était nécessaire. Douze patients rapportaient des signes fonctionnels, la douleur lombaire étant la plus fréquente. Il n’y avait pas d’association significative entre les signes fonctionnels et les caractéristiques cliniques des patients.

      Conclusion

      Cette évaluation n’était pas en faveur de la modification de notre protocole de soins c’est-à-dire l’absence d’antibioprophylaxie et d’ECBU systématique avant ablation de sonde JJ dans une population sélectionnée.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Est-il nécessaire de faire systématiquement un ECBU avant l’ablation d’une sonde double J ?

      Summary
      Objective

      To assess the value of systematic urine culture before ureteric double j removal.

      Material and methods

      This prospective audit was performed to assess the validity of our current clinical practice. A cohort of informed patients without clinical signs of urinary tract infection and without predefined risk factors were programmed for ureteral double j stent removal in an outpatient setting. Urine was sampled for culture immediately before the procedure. Patients had to complete a self-questionnaire 15 days following stent removal, inquiring about tolerance and complications which were to be analyzed according to the culture results. The primary endpoint was the occurrence of febrile urinary tract infection.

      Results

      Among the 56 participants, immediate preoperative urine culture revealed colonization in 9 patients (16.1%) and contamination in 6 patients (10.7%). A significant association was found between bacteriuria and double j placement following surgery with urinary tract injury (P <0.02) and diabetes (P <0.009). Two patients had fever including a man with sterile urine and a woman with Staphylococcus Aureus infection. No hospitalization was necessary. Twelve patients reported functional signs with lumbar pain being the most common. There was no significant association between functional signs and patients’ clinical characteristics.

      Conclusion

      This evaluation was not in favor of modifying our protocol of care i.e. the lack of performing neither antibiotic prophylaxis nor systematic urine culture before JJ ureteral stent removal in a selected population.

      Level of evidence

      4.

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    • Valeur pronostique de la testostéronémie lors de l’hormonothérapie intermittente du cancer de la prostate

      Résumé
      Introduction

      Le traitement du cancer de la prostate (CaP) par suppression androgénique intermittente a été proposé dans le but de diminuer les effets secondaires tout en gardant un contrôle carcinologique équivalent à un traitement continu. Par ailleurs, des études ont suggéré que le pronostic du CaP traité par suppression androgénique était corrélé à l’importance de l’effondrement de la testostéronémie. Le but de cette étude était d’évaluer l’association entre la valeur de la testostéronémie en fin de première phase hors traitement (phase « OFF ») et le délai avant l’apparition d’une résistance à la castration.

      Matériel et méthodes

      Nous avons analysé de manière rétrospective 69 dossiers de patients sous traitement hormonal intermittent (THI). Le passage en phase OFF était proposé aux patients après au moins six mois d’hormonothérapie par analogue de la LH RH et un PSA<4ng/mL. La résistance à la castration était définie selon les recommandations de l’AFU. Trois groupes de patients ont été distingués en fonction de la valeur de la testostéronémie (T) à la fin de la première phase OFF : T<0,5ng/mL, 0,5<T<3,4ng/mL et T>3,4ng/mL. Les survies sans résistance à la castration, sans métastase et globale ont été comparées entre les groupes ainsi que la fréquence des complications. L’impact de la durée initiale d’hormonothérapie continue sur l’apparition d’une résistance à la castration et sur les paramètres chronologiques du THI a également été étudié.

      Résultats

      La testostéronémie à la fin de la première et de la 2e phase OFF n’était pas associée aux délais avant l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,5), la survenue de métastase (p = 0,4) et le décès (p = 0,3). Elle n’était pas associée à la fréquence des complications et des effets indésirables. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,6) ni à la durée moyenne des phases OFF (p = 0,5) et du traitement intermittent (p = 0,8).

      Conclusion

      Cette étude n’a pas montré d’impact de la valeur de la testostéronémie en fin de phase OFF (avant reprise de la suppression androgénique) sur les survies globales, sans résistance à la castration et sans métastase. De même, cette valeur n’était pas associée à la fréquence des complications liées au cancer ou à la suppression androgénique. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration ni aux paramètres chronologiques du THI.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Valeur pronostique de la testostéronémie lors de l’hormonothérapie intermittente du cancer de la prostate

      Summary
      Introduction

      The concept of intermittent androgen deprivation therapy (IADT) for prostate cancer (PCa) was introduced in order to improve treatment tolerance with the same carcinological efficiency as continuous androgen deprivation therapy (CADT). Furthermore, studies have shown that PCa prognosis during CADT was correlated to the extent of testosterone collapse. The aim of this study was to assess the link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase and time to occurrence of castrate-resistant prostate cancer.

      Methods

      We retrospectively analyzed the files of 69 patients having undergone IADT. Intermittence was offered to the patients showing PSA<4ng/mL after at least six months of androgen deprivation therapy (ADT) using a LHRH analog. CRPC was defined according to the AFU oncological guidelines. Patients were sorted into three groups according to their testosterone levels at the end of the first off-treatment phase T<0.5ng/mL, 0.5<T<3.4ng/mL and T>3.4ng/mL. CRPC free-survival, metastasis-free survival and overall survival as well as adverse events frequency were compared between the groups. The impact of initial ADT duration on CRPC occurrence, mean off-treatment phase duration and IADT duration was also studied.

      Results

      Testosterone levels at the end of the first and second off-treatment phases were not linked to time to CRPC occurence (p = 0.5) , mestastasis occurence (p = 0.4 ) or death (p = 0.3 ). It was associated neither with adverse effects frequency (p = 0.2 ) nor with cancer-related complications (p = 0.6 ). Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence (p = 0.6 ), mean off-treatment phase duration (p = 0.5 ) or mean IADT duration (p = 0.6 ).

      Conclusion

      This study did not show any link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase (before reintroducing ADT) and overall survival, metastasis-free survival and CRPC-free survival. Likewise, it was not associated with the frequency of adverse events or cancer-related complications. Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence or IADT chronological parameters.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2019, 10, 29, i

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    • Testicular microlithiasis: Systematic review and Clinical guidelines

      Résumé
      Introduction

      Il n’y a pas dans la littérature un consensus clair sur la démarche à suivre en cas de microlithiases testiculaires. Le but de notre revue systématique de la littérature est d’aider le clinicien dans sa conduite à tenir.

      Méthodes

      Une recherche a été menée, en février 2018, sur les base des données Pubmed, Embase et Cochrane en utilisant les mots clés suivant: «testicular microcalcifications» et « testicular microlithiases ».

      Résultats

      Cinquante-trois articles ont été retenus. Notre revue a mis en évidence une association des microlithiases testiculaires avec les facteurs de risque de cancer testiculaire et que cette association augmente encore le risque de cancer testiculaire. La présence de microlithiases sans aucun facteur de risque de cancer testiculaire n’a pas de signification clinique.

      Conclusion

      La présence de microlithiases testiculaires chez des patients à risque de développer un cancer testiculaire, mérite une surveillance rapprochée. La biopsie testiculaire chez ces patients pourra être indiquée en fonction de l’âge du patient, de son désir de paternité, de la fertilité du couple, et de la présence d’un syndrome de dysgénésie testiculaire.

      Testicular microlithiasis: Systematic review and Clinical guidelines

      Summary
      Introduction

      There are no clear recommendations on how patients with testicular microlithiasis should be followed up. The aim of our systematic review is to give clinical guidelines based on the evidence in the literature.

      Methods

      A web search was conducted during February 2018 based on Pubmed data, Embase and Cochrane database. The eligibility of articles was defined using the PICOS method, in concordance with the PRISMA recommendations.

      Results

      Fifty three articles were selected for our final synthesis. Our review highlighted an association between testicular microlithiasis and the already known risk factors of testicular germ cell tumor. The presence of testicular microlithiasis in patients with such risk factors increases more the risk of cancer. In the absence of risk factors, the risk to develop testicular cancer is similar to the risk in general population.

      Conclusion

      In patients at risk to develop testicular cancer, observation versus testicular biopsy is debatable. We recommend an individualized approach based on the age of the patient, the presence of concurrent features of testicular dysgenesis syndrome, the fertility of the couple, the desire of paternity and the ultrasound pattern (bilateral and clustered vs. unilateral and limited).

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    • Efficacy of the VIRTUE male quadratic sling in the treatment of stress urinary incontinence: A retrospective study

      Résumé
      Objectif

      Évaluer l’efficacité de la bandelette VIRTUE ® dans la prise en charge de l’incontinence urinaire masculine à l’effort (IUE) ainsi que l’impact sur la qualité de vie (QoL).

      Matériel et méthode

      Une monocentrique rétrospective a été menée incluant tous les patients opérés entre janvier 2016 et mai 2018. La sévérité de l’incontinence, légère, modérée, ou sévère était basés sur le nombre de protections portées par jour et/ou une pesée des protections sur 24heures:<3 protections/j ou<100ml/24h, 3–4 protections/j ou 101–200ml/24h, ou>4 protections/j ou>200ml/24h. Le critère de succès est atteint quand le patient est sec ou amélioré. La questionnaire ICIQ-UI sf est utilisée comme une mesure de qualité de vie.

      Résultat

      Trente-cinq patients ont été inclus avec un suivi en moyen de 11 mois (extrême: 3–26): 29 ont eu une prostatectomie radicale, 9 une radiothérapie, 3 un traitement endoscopique pour une HBP, et 2 blessés médullaires. Le taux de succès (continence totale ou améliorée) était de 83 %. Le score ICIQ-UI sf en pré et post-opératoire a montré une différence statiquement significative dans les groupes succès et échec (p <0,001). Un antécédent de radiothérapie, un défaut de la compliance, et la sévérité de l’incontinence ont été identifiés comme facteurs prédictifs d’échec. Les douleurs en Post-opératoire étaient les complications les plus souventes fréquentées et aucun>grade 2 complications selon Clavien Dindo ont été enregistrées.

      Conclusion

      La bandelette Virtue ® est un moyen efficace à court terme dans le traitement de l’IUE.

      Niveau de preuve

      3.

      Efficacy of the VIRTUE male quadratic sling in the treatment of stress urinary incontinence: A retrospective study

      Summary
      Aim

      To assess the efficacy and the impact on the quality of life (QoL) of patients suffering stress urinary incontinence (SUI) treated with VIRTUE © sling.

      Material and method

      Retrospective monocenteric study where patients treated with VIRTUE © sling were included between January 2016 and May 2018. The severity of the incontinence was judged based on the number of protection used per day (PPD) and/or on the 24hours pad test into mild, moderate and severe: ≥2 protections and/or <100ml/24h, 3–4 protections and/or 101–200ml/24h, >4 protections and/or>200ml/24h respectively. The criteria of success was achieved when the patient is dry or ameliorated. The ICIQ- UI sf questionnaire was used as a measure of QoL.

      Results

      Thirty-five patients were included in this study with mean follow up time of 11 months (range: 3–26). Twenty-nine patients had a radical prostatectomy, 3 had endoscopic treatment for benign prostatic hyperplasia, 9 patient had radiotherapy of which one had a complementary focal treatment (HIFU), and two patients had spinal cord injury. The success rate was 83%. The score ICIQ-UI sf showed a statistical difference between the pre and post-operative periods in both success and failure groups (P <0.001). History of radiotherapy, low bladder compliance, and severe incontinence were associated with negative result. Pain was the most recorded post-operative complication and no>grade 2 Clavien Dindo complications were encountered.

      Conclusion

      The VIRTUE © sling seems to be an effective, safe tool treating SUI at short term.

      Level of evidence

      3.

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