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    Numéro 5- Volume 29- pp. 253-292 (Avril 2019)

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2019, 5, 29, i

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    • Perioperative infectious risk in urology: Management of preoperative polymicrobial urine culture. A systematic review. By the infectious disease Committee of the French Association of urology

      Résumé
      Introduction

      Les dernières recommandations ont récemment réaffirmé la nécessité d’une parfaite gestion du risque infectieux périopératoire mais n’aborde pas la question du patient présentant un ECBU préopératoire polymicrobien. L’objectif de cet article est d’évaluer le risque infectieux postopératoire chez les patients présentant un ECBU préopératoire polymicrobien tout en proposant à l’urologue une conduite à tenir permettant de limiter au maximum le risque infectieux lors de ces situations cliniques.

      Matériel et méthode

      Cette revue systématique de la littérature a été réalisée selon les critères Preferred Reporting Items for Systematic review and Meta-analyses (PRISMA). L’ensemble des recommandations nationales et internationales ont été revues concernant la gestion de l’ECBU polymicrobien. Une revue de la littérature a été réalisée à la fois dans la librairie Cochrane, LILACS et dans Medline à la date du 02/02/2018.

      Résultats

      Le risque infectieux chez un patient non porteur de matériel avec un ECBU préopératoire polymicrobien semble faible. En l’absence de leucocyturie et de situation clinique particulière, celui-ci peut être considéré comme stérile. En revanche, en présence de matériel, la colonisation de celui-ci par le biofilm bactérien est évaluée entre 4 à 100 % selon la durée et le type de matériel. La positivité de l’ECBU est de 24 à 45 % alors même que l’on sait le matériel colonisé. Le risque d’infection postopératoire en chirurgie endo-urologique chez un patient porteur de matériel est évalué entre 8 à 11 % selon le type d’intervention. Une seule étude rétrospective faite état d’un taux d’infections postopératoires de 18,5 % en cas de photovaporisation laser prostatique avec ECBU préopératoire polymicrobien. Considérer un ECBU comme stérile dans cette situation conduirait à négliger un risque majeur d’infection postopératoire et ce même en cas de prescription d’une antibioprophylaxie peropératoire.

      Conclusion

      Les données scientifiques sont peu nombreuses, néanmoins, la gestion de l’ECBU préopératoire polymicrobien dans le cadre d’un patient non porteur de matériel semble pouvoir être généralisable. Ceci n’est en revanche pas le cas chez le patient porteur de matériel/calcul colonisé où l’attitude vis-à-vis d’un ECBU polymicrobien doit être prudente et ne doit pas conduire à le considérer systématiquement comme stérile. L’appréciation du risque infectieux doit au contraire être encore plus rigoureuse et la prescription d’une antibiothérapie de couverture probabiliste pourrait être une alternative acceptable notamment en cas de photovaporisation laser prostatique.

      Perioperative infectious risk in urology: Management of preoperative polymicrobial urine culture. A systematic review. By the infectious disease Committee of the French Association of urology

      Summary
      Introduction

      The aim was to assess the risk of postoperative infections in patients with preoperative polymicrobial urine culture and to provide the urologist with practices to minimise the risk of infection in these clinical situations.

      Methods

      A systematic literature review was carried. All national and international recommendations have been reviewed. Data collection has been performed from the Cochrane, LILACS and the Medline database. 31 publications were selected for inclusion.

      Results

      Risk of infection in patients without ureteral stents or urinary catheters with previous polymicrobial urine culture is low. In the absence of leukocyturia, the urine sample can be considered as sterile. With ureteral stents or urinary catheters, the colonisation by biofilm ranges from 4 to 100% depending on the duration and ureteral stents or urinary catheters type. Urine culture is positive 24 to 45% of the time when ureteral stents or urinary catheters are known to be colonised. The post-operative risk of infection in endo-urological surgery in a patient with ureteral stents or urinary catheters is estimated around 8 to 11% depending on the type of surgery. A retrospective study reports a postoperative infections rate of 18.5% in photo selective vaporization of the prostate with preoperative polymicrobial urine culture.

      Conclusions

      Scientific data are limited but for patients without ureteral stents or urinary catheters, in the absence of leukocyturia, the polymicrobial urine culture can be considered as negative. Considering a preoperative polymicrobial urine culture as sterile in patients with colonised ureteral stents or urinary catheters is at risk of neglecting a high risk of postoperative infections or sepsis even in case of perioperative antibiotic prophylaxis. It should not always be considered sterile and therefore, a perioperative antibiotic therapy could be an acceptable option.

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    • Study of the intra-prostatic arterial anatomy and implications for arterial embolization of benign prostatic hyperplasia

      Résumé
      Introduction

      L’embolisation des artères prostatiques (EAP) est un traitement expérimental de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Sa faisabilité repose sur une connaissance précise de la vascularisation prostatique. L’objectif principal de ce travail était donc de décrire la vascularisation artérielle intra prostatique, de préciser ses origines, sa distribution et sa variabilité.

      Matériel et méthodes

      Nous avons sélectionné rétrospectivement les artériographies pelviennes de 40 patients traités par EAP dans notre centre hospitalo-universitaire. Celles-ci ont été relues par deux radiologues. Pour chacune des 80 hémi-vascularisations prostatiques étudiées, nous avons décrit le nombre d’artères prostatiques, leur origine, leur mode de division et leurs anastomoses éventuelles avec d’autres artères du petit bassin.

      Résultats

      L’artère prostatique était unique dans 70 % des cas. Son origine était observée au niveau du tronc antérieur de l’iliaque interne dans 55 % des cas, de l’obturatrice dans 17,5 % des cas, de l’artère pudendale interne dans 25 % des cas, de l’artère iliaque interne dans 1 % des cas, et de la glutéale supérieure dans 1 % des cas. L’artère prostatique se divisait en une branche médiale et une branche latérale, sans anastomose dans 37 % des cas. Des anastomoses avec des artères du pénis et du rectum ont été observées dans 29 % des cas.

      Conclusions

      Chez les 40 patients étudiés, la distribution des artères prostatiques était hautement variable. Notre classification a pour ambition d’augmenter la sécurité et la faisabilité de l’EAP, et doit être validée sur un nombre plus important de patients.

      Niveau de preuve

      2.

      Study of the intra-prostatic arterial anatomy and implications for arterial embolization of benign prostatic hyperplasia

      Summary
      Introduction

      Prostatic arterial embolization (PAE) is an experimental therapy for benign prostatic hyperplasia. Its feasibility is based on the knowledge of the pelvic arterial anatomy, and more specifically the prostate. The aim of this study was to describe the prostatic arterial supply: origins, distribution and variability.

      Material and methods

      We reviewed retrospectively, with two radiologists, 40 arteriographies of patients who underwent PAE in our center. With these observations of 80 hemipelvics, we described the number of prostatic arteries, their origins, their distributions and eventually their anastomoses with other pelvic arteries.

      Results

      There was one prostatic artery in 70% of the cases. It came from a common trunk for the prostate and the bladder in 55% of the cases, from the obturator artery in 17.5% of the cases, from the pudendal artery in 25% of the cases, from the intern iliac artery in 1% of the cases, and from the superior gluteal artery in 1% of the cases. The prostatic artery splitted in two branches (medial and lateral), with no anastomoses in 37% of the cases. Anastomoses with penile and rectal arteries were observed in 29% of the cases.

      Conclusions

      For our 40 patients, we observed many variations of arterial prostatic anatomy. We proposed a classification in order to increase security and efficacy of PAE, and it should be validated with more patients.

      Level of evidence

      2.

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    • The impact of postoperative inflammatory biomarkers on oncologic outcomes of bladder cancer

      Résumé
      Introduction

      L’impact clinique de marqueurs de l’inflammation a déjà été rapporté pour le cancer de la vessie. Cependant, les données sont limitées aux valeurs préopératoires et il existe peu d’évaluation du rôle de la mesure postopératoire de ces marqueurs inflammatoires. Le but de la présente étude est de déterminer l’association des marqueurs tels que le rapport neutrophiles/lymphocytes (NLR), le rapport monocytes/lymphocytes (MLR), le rapport hémoglobine/plaquettes (HPR) et la protéine C-réactive (CRP) avant et après cystectomie radicale avec la récidive et la survie du cancer de la vessie.

      Matériel et méthodes

      Nous avons évalué prospectivement 134 patients opérés d’une cystectomie radicale pour un cancer de la vessie musculo-invasif entre janvier 2013 et janvier 2018. Les marqueurs inflammatoires ont été mesurés 10 jours avant la chirurgie et à 1, 6 et 12 mois après l’intervention. Des courbes de Kaplan–Meier avec les modèles de régression logistique et de risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour évaluer l’association entre les différents marqueurs et la survie sans récidive (SSR), la survie spécifique au cancer (SSC) et la survie globale (SG).

      Résultats

      Le suivi médian a été de 21,1 mois (5–37 mois). En analyse multivariée, un NLR>3,88 en préopératoire était associé à une maladie localement avancée (>pT3) et un NLR>3,88 et HPR<0,039 étaient associés à une atteinte ganglionnaire (pN+). Le NLR postopératoire à 3 mois>4,68 (HR : 2,37, IC95 % : 1,08–4,47, p =0,03) était associé à une réduction de la SSR. Un NLR postopératoire à 3 mois>4,68 (p =0,04) et un HPR postopératoire à 3 mois<0,029 (p =0,001) étaient associés à une réduction significative de la SSC et de la SG.

      Conclusion

      Le NLR et le HPR postopératoires à 3 mois semblent être étroitement associés aux risques de RFS, CSS et OS. Des études complémentaires sont nécessaires pour établir l’impact potentiel de ces marqueurs de l’inflammation pour une approche thérapeutique adaptée à chaque patient.

      Niveau de preuve

      3.

      The impact of postoperative inflammatory biomarkers on oncologic outcomes of bladder cancer

      Summary
      Introduction

      The clinical impact of inflammatory biomarkers has been evaluated in urothelial bladder cancer. However, data are limited to preoperative values and there is paucity of evidence of the role of postoperative measurement of those biomarkers. The aim of the current study was to determine the association of inflammatory biomarkers as neutrophil-to-lymphocyte ratio (NLR), monocyte-to-lymphocyte ratio (MLR), hemoglobin to platelet ratio (HPR) and C-reactive protein (CRP), before and after radical cystectomy, with recurrence and survival of bladder cancer.

      Material and methods

      We prospectively evaluated 134 patients undergoing radical cystectomy for invasive bladder cancer between January 2013 and January 2018. The inflammatory biomarkers were measured 10days before surgery and at 1, 6 and 12months postoperatively. Kaplan–Meier curves and Cox proportional hazards and logistic regression models were used to evaluate the association between the different inflammatory biomarkers and recurrence free survival (RFS), cancer specific survival (CSS) and overall survival (OS).

      Results

      The median follow-up time was 21.1months (5–37 mo). On multivariate analysis, preoperative NLR>3.88 was associated to locally-advanced disease (>pT3) and NLR>3.88 and HPR<0.039 were significantly associated to node positive disease. Postoperative NLR at 3months>4.68 (HR: 2.37, 95% CI: 1.08–4.47, P =0.03) was associated with a reduced RFS. A postoperative NLR at 3months>4.68 (P =0.04) and a postoperative HPR at 3months<0.029 (P =0.001) were associated with a significant reduction in CSS and OS.

      Conclusion

      Postoperative NLR and HPR at 3months appear to be closely associated with RFS, CSS and OS. Further studies are needed on these postoperative markers to establish the potential impact of these inflammatory biomarkers on a tailored therapeutic approach for each patient.

      Level of evidence

      3.

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    • Who is dying after nephrectomy for cancer? Study of risk factors and causes of death after analyzing morbidity and mortality reviews (UroCCR-33 study)

      Résumé
      Introduction

      La néphrectomie est le traitement de référence du carcinome rénal à cellules claires pour les tumeurs T1 à T4. Elle reste une technique non dénuée de risques. L’objectif de cette étude était de déterminer le taux de mortalité dans les trente premiers jours après une néphrectomie pour cancer et d’identifier les causes, les facteurs de risque et les conclusions des réunions de morbi-mortalité pour améliorer la prise en charge périopératoire de cette chirurgie.

      Méthode

      Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique à partir d’une base de données collectées prospectivement de 2014 à 2017 incluant le réseau français de recherche sur le cancer du rein (uroCCR). Tous les patients opérés d’une néphrectomie pour cancer dans sept centres universitaires français ont été inclus et tous les patients décédés dans les trente premiers jours ont été identifiés. Leurs caractéristiques, les causes de décès et les comptes rendus des réunions de morbi-mortalité ont été analysés pour chaque patient décédé. Les statistiques ont été réalisées à l’aide du logiciel SPSS® version 20.0. Les tests statistiques réalisés étaient des Chi2 et des tests de Student.

      Résultats

      Au total, 2578 patients ont eu une néphrectomie et 35 sont décédés. Le taux de mortalité était de 1,4 %. En analyse univariée, le caractère symptomatique au diagnostic (p =0,006, OR=2,56 IC (1,3–5,03)), un stade clinique supérieur à cT1 (p <0,0001, OR=6,13 IC (2,8–13,2)) et cT2 (p <0,0001, OR=8,8 IC (4,39–17,8)), l’invasion ganglionnaire N+ (p <0,0001, OR=4,6 IC (1,9–10,7)), le caractère métastatique (p =0,001, OR=4,01 IC (1,7–8,9)), la chirurgie ouverte (p <0,0001, OR=0,272 IC (0,13–0,54)) et la néphrectomie radicale (p =0,007, OR=2,737 IC (1,3–5,7)) étaient des facteurs de risque de décès dans les trente premiers jours. En analyse multivariée, seul le stade clinique supérieur à T2 (p =0,015, OR=3,55 IC (1,27–10,01)) était un facteur de risque de décès. La principale cause de décès post opératoire était une origine pulmonaire (n =15 ; 43 %). La seconde cause était une origine digestive (péritonite) pour 7 patients (20 %). Seulement deux patients parmi les 35 décédés ont eu une réunion de morbi-mortalité. Les limites de cette étude étaient liées au critère de jugement principal ainsi qu’à celles de toutes études rétrospectives.

      Conclusions

      Le caractère symptomatique, le stade TNM et le type de chirurgie étaient des facteurs de risque indépendants de décès. La principale cause de décès était une origine pulmonaire. Les réunions de morbi-mortalité devraient être considérées pour mieux comprendre les causes de décès et réduire la mortalité post opératoire dans les trente premiers jours après néphrectomie pour cancer.

      Niveau de preuve

      3.

      Who is dying after nephrectomy for cancer? Study of risk factors and causes of death after analyzing morbidity and mortality reviews (UroCCR-33 study)

      Summary
      Background and methods

      Nephrectomy is the treatment for renal cell cancer from T1-4 tumors but remains at risk. To determine the thirty-day mortality rate after nephrectomy for cancer and to identify causes and risk factors of death in order to find clinical applications. From 2014 to 2017, we performed a retrospective multicentric analysis of prospectively collected data study involving the French network for research on kidney cancer (UroCCR). All patients who died after nephrectomy for cancer during the first thirty days were identified. Patients’ characteristics, causes of death and morbidity and mortality reviews reports were analyzed for each death.

      Results and limitations

      In total, 2578 patients underwent nephrectomy and 35 deaths occurred. The thirty-day mortality rate was 1.4%. In univariate analysis, symptoms at diagnosis (P =0.006, OR=2.56 IC (1.3–5.03)), c stage superior to cT1 (P <0.0001, OR=6.13 IC (2.8–13.2)), cT stage superior to cT2 (P <0.0001, OR=8.8 IC (4.39–17.8)), nodal invasion (P <0.0001, OR=4.6 IC (1.9–10.7)), distant metastasis (P =0.001, OR=4.01 IC (1.7–8.9)), open surgery (P <0.0001, OR=0.272 IC (0.13–0.54)) and radical nephrectomy (P =0.007, OR=2.737 IC (1.3–5.7)) were risk factors of thirty-day mortality. In a multivariable model, only cT stage superior to T2 (P =0.015, OR=3.55 IC (1.27–10.01)) was a risk factor of thirty-day mortality. The main cause of postoperative death was pulmonary (n =15; 43%). The second cause was postoperative digestive sepsis for 7 patients (20%). Only 2 morbidity and mortality reviews had been done for the 35 deaths. Limitations are related to the thirty-day mortality criteria and descriptive study design.

      Conclusions

      Symptomatic patients, stage cTNM and type and techniques of surgery are determinants of thirty-day mortality after nephrectomy for cancer. The first cause of postoperative death is pulmonary. Morbidity and mortality reviews should be considered to better understand causes of death and to reduce early mortality after nephrectomy for cancer.

      Level of evidence

      4.

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    • Voiding urethrocystoscopy: A new concept for benign prostatic obstruction characterization

      Résumé
      But

      Étudier la faisabilité de la cystoscopie mictionnelle (CM) chez l’homme et décrire les caractéristiques dynamiques des mouvements des lobes prostatiques pendant la miction.

      Matériel et méthodes

      Les patients candidats à un traitement chirurgical d’une obstruction sous vésicale d’origine prostatique ont été inclus dans cette évaluation prospective menée dans un centre de référence. Durant l’uréthrocystoscopie avec un fibroscope souple de petit diamètre, la vessie était remplie jusqu’à la sensation de besoin. Il était alors demandé au patient d’uriner avec le fibroscope en place en face du veru montanum. Les mouvements des lobes prostatiques ont été enregistrés, caractérisés et classés selon la dynamique des lobes latéraux, du lobe médian et du col vésical.

      Resultats

      Au total, 192 évaluations ont été réalisées. Dans 161 cas, le patient était capable d’uriner. Chez ces patients, 126 ont été classés comme « fermés » : 38 cas par défaut d’ouverture complet des lobes latéraux (type 1A), 47 cas par ouverture incomplète des lobes latéraux (avec ouverture partielle à l’apex), 31 cas avec ouverture des lobes latéraux mais aspect de mur postérieur (type 2A) et 10 cas avec ouverture complète des lobes latéraux mais effet clapet d’un lobe médian proéminent (type 2B). Dans 25 cas la lumière était complètement ouverte, et dans 10 cas la situation était équivoque.

      Conclusions

      Cette étude montrait la faisabilité de la CM et décrivait pour la première fois la dynamique des lobes prostatiques. Cette évaluation pourrait permettre de mieux comprendre la mécanique de l’obstruction sous-vésicale d’origine prostatique.

      Niveau de preuve

      3.

      Voiding urethrocystoscopy: A new concept for benign prostatic obstruction characterization

      Summary
      Aim

      To assess the feasibility of voiding urethrocystoscopy (VUC) in males and describe the characteristics of dynamic movements of the prostatic lobes during micturition.

      Material and methods

      Patients scheduled for benign prostatic obstruction relief in a tertiary reference center were included in this prospective evaluation. During urethrocystoscopy with a small diameter flexible endoscope, the bladder was filled until desire to void. The patient was asked to void with endoscope in place facing the veru montanum. Movements of the prostatic lobes during micturition were characterized, video-recorded, and categorized based on the dynamics of the lateral lobes, the posterior lobe and the bladder neck.

      Results

      In all, 192 evaluations were conducted. In 161 cases (84%), the patient was able to void. Among these patients, 126 cases were stated as “closed” (coalescent), without opening of the initial part of the urethra and the bladder neck. In 38 cases, there was no opening of the lateral lobes (type 1A), and in 47 cases a partial opening of the distal parts of the lateral lobes was seen (type 1B). In 31 cases, a fixed posterior bladder neck was seen (type 2A) and in 10 cases a mobile median lobe, with a rolling ball effect, was seen (type 2B). In 25 cases, the lumen was completely open and equivocal in 10 cases.

      Conclusions

      This study demonstrates the feasibility of VUC and describes for the first time the dynamics of prostatic lobes during micturition. This evaluation may lead to a new approach for understanding the mechanical aspects of benign prostatic obstruction.

      Level of evidence

      3.

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