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    Numéro 12- Volume 28- pp. 557-610 (Octobre 2018)

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    • Pièce opératoire ypT0N0 après séquence chimiothérapie néo-adjuvante – cystectomie pour TVIM : épidémiologie et impact pronostique. Une mise au point du CCAFU Vessie

      Résumé
      Introduction

      La chimiothérapie néo-adjuvante (CNA) est recommandée pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle localisé chez les patients éligibles au cisplatine. Localement, une réponse pathologique complète peut être observée (stade ypT0N0 sur la cystectomie). Cet article fait le point sur la fréquence des ypT0N0 après CNA, l’impact sur le pronostic et l’évolution du cancer.

      Méthode

      Une revue analytique et narrative de la littérature a été réalisée en utilisant le moteur de recherche Pubmed, sans limite de date, en sélectionnant les articles sur l’association de mots clés suivante : « Bladder cancer » (Mesh) AND « Neoadjuvant chemotherapy » (Mesh) AND « pT0 » (Mesh).

      Résultats

      Le taux de ypT0N0 après CNA varie de 9 à 46 % selon les séries, ce qui est nettement supérieur aux taux rapportés sans traitement néo-adjuvant. Cette fréquence varie selon le protocole de chimiothérapie réalisé (effet local maximal avec les sels de platine) et de l’histologie. L’analyse moléculaire des tumeurs aurait également un intérêt pour identifier des profils de répondeurs à la CNA. L’absence de résidu tumoral (ypT0N0) est significativement associée à une meilleure survie sans récidive et survie globale. Néanmoins, le taux de récidive n’est pas nul, de l’ordre de 10 à 15 % à 5 ans. Plusieurs facteurs prédictifs de réponse à la CNA sont en cours d’évaluation.

      Conclusion

      La fréquence des ypT0N0 après CNA est de l’ordre de 25 %, soit une fréquence augmentée d’un facteur 4,3 par rapport à la résection seule. Leur pronostic est supérieur à celui des ypT≥2 et équivalent à celui des pT0 sans traitement néo-adjuvant.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Pièce opératoire ypT0N0 après séquence chimiothérapie néo-adjuvante – cystectomie pour TVIM : épidémiologie et impact pronostique. Une mise au point du CCAFU Vessie

      Summary
      Introduction

      Neoadjuvant chemotherapy (NAC) is recommended for localized muscle-invasive bladder cancer when patients are fit for cisplatin-based chemotherapy. A pathological complete response can be observed, corresponding to ypT0N0 stage on the radical cystectomy specimen. This review discusses the incidence, prognosis and potential therapeutic impact of complete response on pathological specimen in NAC treated patients.

      Methods

      A comprehensive review of the literature was conducted using Medline database, with no time frame. The articles were selected using the following keywords association: “Bladder cancer” (Mesh) AND “Neoadjuvant chemotherapy” (Mesh) AND “pT0” (Mesh).

      Results

      After NAC, ypT0N0 rates vary from 9 to 46% among the series, reported rates that are higher compared to those of pT0 without NAC administration. The incidence depends on the chemotherapy regimen (maximal local effect with cisplatin-based chemotherapy) and the pathological type of the disease (presence of variant histologies). Molecular analyses of bladder cancer could probably help in the near future to identify and predict NAC responders. Pathological complete response is associated with a favorable prognosis in terms of recurrence-free and overall survival. Nevertheless, disease recurrences are still observed in 10–15% of cases, which underlies the importance of local treatment and close follow-up even in these patients.

      Conclusion

      ypT0N0 rate is approximately 25% after NAC, that is 4.3 higher than after bladder resection alone. The prognosis is better than that with residual tumor on specimen and is comparable to that of pT0 without NAC administration.

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    • Dérivations urinaires continentes trans-conduit selon Mitrofanoff chez l’enfant : suivi à long terme et complications spécifiques

      Résumé
      Buts

      Chez l’enfant, le cathétérisme vésical intermittent (CI) par une cystostomie continente trans-conduit (CCTC) selon Mitrofanoff est une alternative à la voie urétrale. L’objectif de l’étude était d’évaluer le taux de complications spécifiques de ces CCTC.

      Méthode

      Ont été recueillies de façon rétrospective les données concernant l’ensemble des enfants opérés et suivis pour une CCTC dans un centre hospitalier universitaire, entre 1997 et 2017. Les différentes complications chirurgicales rencontrées spécifiquement sur la CCTC, leur délai de survenue, leur fréquence et les différentes réinterventions chirurgicales nécessaires ont été rapportées.

      Résultats

      Trente-quatre patients ont été opérés et suivis pendant une médiane de 6,2 ans [0,3–24]. Cinquante pour cent ont eu une complication, survenant à une médiane de 8 mois postopératoires et 38 % ont nécessité au moins une réintervention chirurgicale. En cas de complication, un ajustement du traitement médical et des CIP était suffisant chez 12 % des patients, un geste endoscopique ou une chirurgie sus-aponévrotique était nécessaire dans 17 % des cas et une réintervention sous-aponévrotique dans 21 % des cas. Le délai médian de survenue d’une complication après la création ou après réintervention sur la CCTC était de 4 mois [1–90]. On rapportait 38 % de difficultés de sondage, dont 46 % de sténoses sus- ou sous-aponévrotiques. On retrouvait 18 % d’incontinence urinaire inaugurale, et seulement 9 % en cas d’utilisation de l’appendice. À terme, 97 % des CCTC étaient continentes.

      Conclusions

      La CCTC reste une intervention à haut risque de complications et de réinterventions postopératoires avant d’obtenir un conduit fonctionnel, sans incontinence urinaire ni difficultés de cathétérisme.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Dérivations urinaires continentes trans-conduit selon Mitrofanoff chez l’enfant : suivi à long terme et complications spécifiques

      Summary
      Objective

      In children, intermittent catheterization by appendicovesicostomy according to Mitrofanoff is an interesting alternative to the urethral approach. Objective of the study was to evaluate the rate of appendicovesicostomy's specific complications.

      Method

      From 1997 to 2017, data on children treated and followed for an appendicovesicostomy in an academic institution were collected retrospectively. Rates of surgical complications specifically encountered on appendicovesicostomy, time of onset, frequency, and necessity of surgical reinterventions have been reported.

      Results

      Thirty-four patients were operated on and followed for a median of 6.2 years [0.3–24]. Fifty percent had a complication, occurring after a median of 8 months [2–90], and 38% required at least one surgical revision. If complication occurred, adjustment of medical treatment and intermittent catheterization was effective in 12% of patients, endoscopic or over-fascial surgery was necessary in 17% of cases, and under-fascial revision in 21% of cases. Median time to complication was 4 months [1–90] after creation or revision of appendicovesicostomy. Thirty-height percent of difficult channel catheterization were reported, of which 46% were over or under-fascial stenosis. Inaugural urinary incontinence was 18%, and only 9% if using the appendix. At the end, 97% of appendicovesicostomy were continent.

      Conclusions

      Appendicovesicostomy is a high risk of complications and postoperative revisions surgery, in order to have a functional continent channel.

      Level of evidence

      4.

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    • Néphrectomie partielle pour tumeur de plus de 7 cm : morbidité, résultats oncologiques et fonctionnels (UroCCR-7 study)

      Résumé
      Objectifs

      Décrire la morbidité, la mortalité, les résultats carcinologiques et fonctionnels après néphrectomie partielle (NP) pour la prise en charge des tumeurs rénales de plus de 7cm.

      Matériel et méthodes

      Trente-sept néphrectomies partielles pour tumeurs de plus de 7cm opérées en monocentrique entre 1987 et 2016 ont été analysées rétrospectivement. Les données clinico-biologiques et pathologiques étaient recueillies au sein de la base UroCCR. L’évaluation fonctionnelle était réalisée en comparant le débit de filtration glomérulaire (DFG) préopératoire à celui de j5, 1 mois et au dernier suivi. Les complications chirurgicales, les taux de récidive locale et de progression ainsi que la mortalité globale et spécifique ont été également évalués.

      Résultats

      L’âge moyen des patients était de 57 ans (44–68). Le DFG préopératoire et la taille tumorale médians étaient respectivement de 80mL/min et 8cm. L’indication opératoire était élective pour 21 patients (60 %) et 19 tumeurs (54 %) étaient malignes. Neuf complications postopératoires (24,3 %) ont été rapportées. Les DFG médians étaient respectivement de 77mL/min, 80mL/min et 77mL/min à j5, 1 mois et au dernier suivi. Avec un suivi médian de 31 mois (1–168), 5 patients (26,3 %) présentaient une progression métastatique dont 1 (5,3 %) associée à une récidive locale et 3 (15,8 %) étaient décédés suite à leur cancer.

      Conclusion

      Cette série confirme la faisabilité de la NP pour des tumeurs de gros volume avec une morbidité chirurgicale acceptable, un risque de récidive locale limité et une excellente préservation de la fonction rénale.

      Conclusion

      Cette série confirme la faisabilité de la NP pour des tumeurs de gros volume avec une morbidité chirurgicale acceptable, un risque de récidive locale limité et une excellente préservation de la fonction rénale.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Néphrectomie partielle pour tumeur de plus de 7 cm : morbidité, résultats oncologiques et fonctionnels (UroCCR-7 study)

      Summary
      Objectives

      To describe the morbidity, mortality, oncological and functional results of Partial nephrectomy (PN) for the treatment of renal tumors of more than 7cm.

      Material and methods

      Thirty-seven partial nephrectomies for tumors larger than 7cm operated in a single center between 1987 and 2016 were analyzed retrospectively. The pre, per and postoperative clinico-biological data were collected within the UroCCR database. The GFR was assessed at day 5, 1 month and last follow-up. Intraoperative and postoperative surgical complications, the recurrence rate and the overall and specific mortality were collected.

      Results

      The mean age of the patients was 57 years (44–68). The preoperative GFR and the median tumor size were 80mL/min and 8cm, respectively. The indication for surgery was elective in 21 cases (60%) and 19 tumors (54%) were malignant. Postoperative complications occurred in 24,3 cases (24.3%). The median post-operative GFR was respectively 77mL/min, 80mL/min and 77mL/min at day 5, 1month and at last follow-up. With a median follow up of 31 months [1–168], 5 patients (26,3%) had metastatic progression of whom 1 (5.3%) had a concomitant local recurrence and 3 (15.8%) had died from cancer.

      Conclusion

      This study confirms the feasibility of PN for large tumors with acceptable morbidity, limited risk of local recurrence and excellent functional results.

      Level of evidence

      4.

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    • Traitement focal par HIFU versus prostatectomie radicale robot-assistée pour cancer de la prostate localisé : résultats carcinologiques et fonctionnels à 1 an

      Résumé

      Objectif Comparer les résultats fonctionnels et carcinologiques à 1 an d’un traitement focal par HIFU et par prostatectomie totale (PT) pour cancer localisé de la prostate (CaP) localisé.

      Patients et méthodes

      Étude rétrospective monocentrique de 2008 à 2014 comparant, par un score de propension, deux cohortes de patients ayant un CaP de stade clinique T1-T2, de score de Gleason 3+4=7 et un PSA<15ng/mL, l’une traitée par HIFU focal (groupe HIFU-F) et l’autre par prostatectomie totale robot-assistée (groupe PT). Le critère de jugement principal était un « trifecta » défini par l’absence de fuite urinaire, une fonction érectile permettant un rapport sexuel sans traitement et un PSA négatif avec marges chirurgicales négatives (groupe PT) ou des biopsies négatives (groupe HIFU-F).

      Résultats

      Les 53 patients inclus dans le groupe HIFU et les 66 dans le groupe PT étaient comparables en terme de : PSA initial, le groupe de D’Amico, la continence et la fonction érectile mais différaient par l’âge, le volume prostatique, la longueur de cancer et le Gleason initial. Il n’existait pas de différence significative sur le taux de complications. En analyse multivariée avec score de propension, le « trifecta » était en faveur du groupe HIFU (OR=8,3, p =0,005).

      Conclusion

      L’analyse par score de propension à un an retrouvait de meilleurs résultats fonctionnels après HIFU focal qu’après prostatectomie totale robot-assistée, réalisée en début d’expérience chirurgicale. Une évaluation à long terme par un critère de jugement commun est nécessaire pour juger de l’équivalence oncologique des deux techniques.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Traitement focal par HIFU versus prostatectomie radicale robot-assistée pour cancer de la prostate localisé : résultats carcinologiques et fonctionnels à 1 an

      Summary
      Objective

      To analyse the functional and oncologic outcomes at one year of focal therapy with HIFU compared with total prostatectomy in patients with localised prostate cancer (PCa).

      Patients and methods

      Retrospective and monocentric study from 2008 to 2014 comparing 2 cohorts of patients with localised PCa (T1/T2 clinical stage, Gleason score≤3+4=7 and PSA<15ng/mL), one treated by focal therapy (HIFU-F group), one by robot-assisted total prostatectomy (RATP group). Primary outcome was a trifecta defined as: absence of urinary incontinence, erectile function with sexual relations without treatment, negative PSA with negative surgical margins (RATP group) or negative biopsy cores (HIFU-F group).

      Results

      The 53 patients included in the “HIFU-F” group and the 66 patients in the “RATP” group were similar in terms of preoperative PSA, D’Amico risk group, erectile function but were different in terms of age, prostatic volume, length of cancer, Gleason score. Complication rate was not different. In multivariate analyse with propensity score, “HIFU-F” group achieved a better trifecta score than “RATP” group (OR=8,3, p =0,005).

      Conclusion

      In case of low or intermediate risk localised PCa, “HIFU-F” group had better functional outcomes than initial learning curse “RATP” group, at one year. A long-term evaluation by a common endpoint is necessary to judge the oncological equivalence of both techniques.

      Level of evidence

      3.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2018, 12, 28, i

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    • Association between phosphodiesterase type 5 inhibitors and prostate cancer: A systematic review

      Résumé
      Introduction

      Le but de cette revue est de revoir l’implication éventuelle des inhibiteurs de phosphodiestérase de type 5 (IPDE5) dans la genèse et la progression du cancer de la prostate.

      Matériel et méthode

      Une recherche a été menée, en décembre 2017, sur la base des données usuelles en utilisant les mots-clés suivant : « Phosphodiesterase type 5 inhibitors » et « Prostate cancer ». Seuls les essais précliniques et cliniques examinant une association entre la prise des IPDE5 et la genèse et/ou la progression du cancer de la prostate étaient inclus.

      Résultats

      Dix-sept études précliniques et sept études cliniques ont été retenues. Les études cliniques plaident en faveur d’un effet protecteur des IPDE5 contre le cancer de la prostate. Le bénéfice clinique de cette association est contradictoire. La synthèse des données montre l’absence d’un risque accru de récidive biologique chez les utilisateurs. Il n’y a pas non plus une association entre la prise des IPDE5 et le risque de développer un cancer de la prostate.

      Conclusion

      En se basant sur cette revue, une modification de notre pratique concernant la rééducation pharmacologique après prostatectomie totale n’est pas justifiée. Il n’y a pas non plus d’évidence à utiliser ce genre de traitement en prévention primaire ou secondaire dans le cancer de la prostate.

      Association between phosphodiesterase type 5 inhibitors and prostate cancer: A systematic review

      Summary
      Introduction

      We aim to assess the effect of phosphodiesterase type 5 inhibitors (PDE5I) on prostate cancer risk as well on biochemical recurrence after radical prostatectomy.

      Method

      We performed a research using the following keywords “Phosphodiesterase type 5 inhibitors” and “Prostate cancer”. Only trials examining the effect of PDE5I on prostate cancer risk and recurrence after radical prostatectomy were included.

      Results

      Seventeen preclinical trials and seven clinical trials were included. Preclinical studies demonstrate a pivotal role for PDE5I as a modulator of apoptosis preventing prostate carcinogenesis. The clinical benefit of PDE5I was not demonstrated. PDE5I use was not associated with decreased prostate cancer diagnosis in two retrospective cohort studies. Biochemical recurrence after radical prostatectomy was not lower (nor higher) in patients taking PDE5I in three retrospective case match studies.

      Conclusion

      Based on this review, a change in our practice regarding pharmacological reeducation after radical prostatectomy is not justified.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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    • Risk factors for systemic inflammatory response syndrome after percutaneous nephrolithotomy

      Résumé
      Introduction

      Explorer les facteurs de risque du syndrome de la réponse inflammatoire systémique (SIRS) après néphrolithotomie percutanée (NLPC).

      Méthodes

      Une revue rétrospective des dossiers a été réalisée pour identifier 1030 patients ayant subi une NLPC de janvier 2014 à juillet 2016 dans un service. Des données multiples, y compris l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le temps opératoire, la présence d’un calcul coralliforme, le diabète, créatininémie, l’ECBU préopératoire et les globules blancs dans l’urine ont été recueillies. Ces facteurs et les SIRS postopératoires ont été analysés rétrospectivement.

      Résultats

      Il y a eu 108 cas (10,49 %) de SIRS chez 1030 patients. Les résultats de l’analyse univariée ont montré que le sexe (p =0,015), les calculs coralliformes (p <0,001), un ECBU positif à Bacilles Gram négatif (p <0,001) et la microscopie préopératoire des globules blancs urinaires (+, ++, +++, ++++) (p <0,001, p <0,001, p =0,009, p =0,045) ont été corrélés avec le SIRS postopératoire (p <0,05). Selon les résultats de l’analyse multivariée, la probabilité de SIRS après NLPC a augmenté avec la présence d’un calcul coralliforme (p =0,01, OR=10,457, IC 95 %=1,312–3,092), la microscopie des sédiments urinaires WBC (+∼++++) (p <0,001, OR=2,591, IC à 95 %=1,661–4,042) et culture d’urine positive pour les bactéries à Gram négatif (p <0,001, OR=3,550, IC à 95 %=2,205–5,715).

      Conclusions

      La présence d’un calcul coralliforme, la présence de globules blancs dans l’urine et la culture d’urine positive pour les bactéries Gram négatives sont des facteurs de risque indépendants pour le SIRS. Les patients affectés par ces facteurs de risque devraient recevoir une gestion périopératoire prudente anti-infectieuse pour la prévention des SIRS postopératoires.

      Niveau de preuve

      4.

      Risk factors for systemic inflammatory response syndrome after percutaneous nephrolithotomy

      Summary
      Objectives

      To explore the risk factors for systemic inflammatory response syndrome (SIRS) after percutaneous nephrolithotomy (PCNL).

      Methods

      A retrospective chart review was performed to identify 1030 patients who had undergone PCNL from January 2014 to July 2016 in the Minimally Invasive Surgery Center. Multiple data, including age, sex, body mass index (BMI), operation time, Staghorn calculi, diabetes, Serun creatinine, preoperative urine culture and the urinary sediment microscopy white blood cell (WBC) were collected. These factors and postoperative SIRS were retrospectively analyzed.

      Results

      There were 108 cases (10.49%) of SIRS among 1030 patients. The results of univariate analysis showed that sex (P =0.015), Staghorn calculi (P <0.001), preoperative urinary culture of Gram-negative bacteria (P <0.001) and preoperative urinary sediment microscopy WBC (+, ++, +++, ++++) (P <0.001, P <0.001, P =0.009, P =0.045) were correlated with postoperative SIRS (P <0.05). According to Multivariate analysis results, the likelihood of SIRS after PCNL increased with Staghorn calculi (P =0.01, OR=10.457, 95% CI=1.312–3.092), the urinary sediment microscopy WBC (+∼++++) (P <0.001, OR=2.591, 95% CI=1.661–4.042) and positive urine culture for Gram-negative bacteria (P <0.001, OR=3.550, 95% CI=2.205–5.715).

      Conclusions

      Staghorn calculi, the urinary sediment microscopy WBC and positive urine culture for Gram-negative bacteria are independent risk factors for SIRS. Patients affected by these risk factors should receive careful anti-infectious perioperative management for prevention of postoperative SIRS.

      Level of incidence

      4.

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    • Long-term renal outcome in infants with congenital lower urinary tract obstruction

      Résumé
      Introduction

      Les obstructions sous-vésicales congénitales (OSVC) sont responsables d’un obstacle à l’élimination des urines au niveau du col vésical ou de l’urètre. Le but de l’étude est l’évaluation du pronostic rénal à long terme des patients présentant une OSVC.

      Patients et méthode

      Étude rétrospective de patients présentant une OSVC avec un suivi postnatal minimal de 1 an. Les données chirurgicales, l’imagerie rénale et la clairance estimée de la créatinine selon Schwartz ont été collectées. L’incidence d’insuffisance rénale chronique (IRC) est présentée par une méthode de Kaplan-Meier.

      Résultats

      Quarante patients ont été inclus, 23 présentant une valve de l’urètre postérieur (VUP) et 17 présentant un autre diagnostic: valve de l’urètre antérieur (2), atrésie uréthrale (2), sténose uréthrale (2), malformation cloacale (2), urétrocèle obstructive (1), malformation du trigone vésical (1) et dysfonction sphinctérienne vésicale non neurologique (7). L’incidence d’IRC était de 37 % à l’âge de 10 ans, significativement plus élevé chez les VUP (42 %) que chez les autres (30 %) (p =0,032) Le pronostic rénal futur est assombri par la découverte d’une vessie de lutte ou d’une saillie du col vésical à la cystoscopie initiale, et par la dédifférenciation du parenchyme rénal ou la présence de microkystes corticaux à la première échographie.

      Conclusion

      Une incidence élevée d’IRC est observée chez les patients présentant une OSVC, significativement plus élevée chez les patients avec VUP. Les autres étiologies présentent des anomalies associées nécessitant plus fréquemment chirurgies itératives et dérivation urinaire. L’évaluation initiale en cystoscopie et échographie doit être précise et participe à l’évaluation du pronostic rénal.

      Niveau de preuve

      4.

      Long-term renal outcome in infants with congenital lower urinary tract obstruction

      Summary
      Introduction

      Congenital Lower Urinary Tract Obstructions (LUTO) is a heterogeneous group of diseases in which urine elimination is obstructed at the level of bladder neck or urethra. The aim of the study is to evaluate the long-term renal outcome of patients suffering of congenital LUTO.

      Patients and method

      We retrospectively reviewed patients with congenital LUTO. All patients had at least 1 year follow-up. Data on surgery, renal imaging and Schwartz estimate creatinine clearance were collected. Incidence of Chronic Renal Disease (CRD) is presented with Kaplan-Meier method.

      Results

      40 patients were included, 23 patients with Posterior Urethral Valve (PUVs) and 17 patients with other aetiologies: anterior urethral valve (2), urethral atresia (2), urethral stenosis (2), cloacal malformations (2), obstructive ureterocele (1), bladder trigone malformation (1) and neonatal bladder-sphincter dysfunction without neurological abnormalities (7). Incidence of CRD at age 10 years was 37% in congenital LUTO, 42% in PUVs and 30% in other aetiologies, and was significantly higher in PUVs (P =0.032). Renal prognosis was significantly worsened by discover of retentional bladder wall changes in initial cystoscopy, and by loss of parenchymal differentiation or cortical microcysts in first ultrasonography. The use of urinary diversion was significantly higher in LUTO of other aetiologies.

      Conclusion

      A high incidence of CRD is observed in patients with congenital LUTO, significantly higher in patients with PUV. LUTO of other aetiologies require step by step surgical management and higher use of urinary diversion. Precise initial evaluation in cystoscopy and ultrasonography is required and participate to evaluate future renal outcome.

      Level of incidence

      4.

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