Accueil > Publications > Progrès en Urologie > Numéro 8-9- Volume 28- pp. 405-460 (Juin 2018)

    Numéro 8-9- Volume 28- pp. 405-460 (Juin 2018)

    • L’infectiologie urinaire, un métier d’avenir ?

      Prog Urol, 2018, 8-9, 28, 405-406

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Tumeurs testiculaires non palpables chez l’adulte : vers une prise en charge guidée par l’imagerie ? Une mise au point du Groupe organe génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Résumé
      Contexte

      Aider à la prise en charge des lésions testiculaires non palpables. Mise au point du groupe organes génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie.

      Objectifs

      Faire le point sur la caractérisation par l’imagerie des lésions testiculaires non palpables.

      Sources documentaires

      Analyse de la littérature (PubMed, Medline, langue anglaise et française) des études urologiques et radiologiques portant sur la nature et la caractérisation des tumeurs testiculaires non palpables utilisant les mots clés : tumeur testiculaire non palpable ; écho-Doppler couleur ; élastographie ; imagerie par résonnance magnétique ; échographie de contraste ; chirurgie conservatrice.

      Résultats

      L’écho-Doppler reste la base de la caractérisation. La taille de la ou des lésions, la présence de microlithes/microlithiases/calcifications, l’architecture vasculaire en Doppler couleur sont des éléments sémiologiques important pour orienter vers la bénignité ou la malignité. D’autres techniques comme l’IRM multiparamétrique, l’échographie de contraste, l’élastographie ultrasonore sont en évaluation. La fréquence des tumeurs bénignes comme les tumeurs à cellules de Leydig justifie une démarche de préservation testiculaire, passant par l’amélioration de la caractérisation.

      Limite du travail

      Pas de séries randomisées incluses, peu de séries prospectives.

      Conclusion

      L’ère de l’orchidectomie totale pour toute lésion testiculaire « incertaine » est révolue. Nous devons relever le défi de la caractérisation, puis définir des algorithmes de prise en charge en fonction de la nature suspectée de la tumeur.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Tumeurs testiculaires non palpables chez l’adulte : vers une prise en charge guidée par l’imagerie ? Une mise au point du Groupe organe génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Summary
      Background

      Help in management of non-palpable testicular tumors. French Urologic Association Genital cancer committee's Edit.

      Objectives

      To review their characterization at imaging findings of non-palpable testicular tumors.

      Documentary sources

      Literature review (PubMed, Medline) of urological and radiological studies dealing with testicular tumors using keywords: non-palpable/incidental testicular tumors; color Doppler ultrasound; US elastography; magnetic resonance imaging; contrast enhanced sonography; partial surgery.

      Results

      Color Doppler is the basic exam. The size, the presence of microlithts/microlithiasis/macrocalcifications, the vascular architecture are major semiological findings to suggest the benign or the malignant nature of the lesion. Other techniques like multiparametric MRI, contrast-enhanced sonography, sonographic elastography are still in evaluation. The frequency of benign tumors such as Leydig cell tumors lead to preservation management, through improved characterization, monitoring or tumorectomy.

      Limits

      Non-randomized study – a very few prospective studies.

      Conclusion

      The era of total orchiectomy for any uncertain testicular lesion is over. We try the challenge of characterization, and define management's algorithms based on the suspected nature of the tumors.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Surveillance active dans le cancer de prostate : évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients

      Résumé
      But

      Évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (IRMmp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.

      Méthodes

      Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients en SA répondant aux critères suivants : stade≤cT2, PSA≤15 ng/mL, score de Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison biopsies systématisées (BS) et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm.

      Résultats

      Au total, 29 patients (22,1 %) ont été reclassifiés. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1 an et 4 ans. Les facteurs de risques d’indépendant de reclassification étaient : densité du PSA>0,15 ng/mL/cm3 (RR=2,75), temps de doublement du PSA<3 ans (RR=9,28), présence d’une lésion suspecte à l’IRM au diagnostic (RR=2,79) et apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.

      Conclusion

      L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Surveillance active dans le cancer de prostate : évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients

      Summary
      Aim

      To evaluate the contribution of multiparametric MRI (MRI) and targeted biopsies (TB) in the selection and follow-up of patients under active surveillance (AS).

      Methods

      A single-center, retrospective cohort study on 131 patients in AS, with following criteria:≤cT2 stage, PSA≤15ng/mL, Gleason score≤6,≤3 positive biopsies and maximum tumor length≤5mm. Patients’ selection and follow-up was performed by the combination of systemic biopsies (SB) and mpMRI±TB. Reclassification was defined by a Gleason score>6 and/or a maximum tumor length>5mm.

      Results

      Overall, 29 patients (22.1 %) were reclassified. Reclassification free survival rate was 93 % and 70 % at 1 year and 4 years respectively. Reclassification independent risk factors were: PSA density>0.15ng/mL/cm3 (RR=2.75), PSA doubling time<3 years (RR=9.28), suspicious lesion on MRI diagnosis (RR=2.79) and occurrence of MRI progression during follow-up (RR=2). Sensitivity, specificity, PPV and NPV of MRI to assess progression for reclassification were 61 %, 69 %, 45 % and 81 %, respectively.

      Conclusion

      For patients under AS, mpMRI decreases reclassification rates over time through better initial detection of significant cancers. Its high NPV makes it an efficient monitoring tool to distinguish patients with low risk of reclassification.

      Level of evidence

      4.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Résultats anatomopathologiques après prostatectomie totale pour cancer chez des patients éligibles à une surveillance active : apport de l’IRM multiparamétrique dans la décision de traitement

      Résumé
      Objectifs

      Evaluer, chez les patients présentant un cancer de prostate potentiellement éligible à une surveillance active (SA), l’apport de l’IRM multiparamétrique pour prédire la présence de cancer significatif sur pièce de prostatectomie totale (PT).

      Méthodes

      Étude rétrospective de 77 patients potentiellement éligibles à une SA pour un cancer de prostate localisé (PSA≤15ng/mL, stade≤T2a, Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm) et traités par PT entre 01/2008 et 08/2015. Tous les patients ont eu une IRM (avec score de Likert de 1 à 5) et des biopsies systématisées±ciblées. Les facteurs prédictifs de la présence de cancer significatif sur les pièces de PT (Gleason≥7 et/ou diamètre tumoral maximal>10mm) étaient évalués par une régression logistique.

      Résultats

      L’âge médian était de 61 ans et le PSA médian de 6,7ng/mL. Au total, 49 (64 %) patients présentaient une IRM positive (score≥3). Un cancer significatif sur pièce opératoire était retrouvé chez 45 (58 %) patients (69 % avec une IRM positive vs 39 % avec une IRM négative). En analyse multivariée, une IRM positive était un facteur prédictif de la présence d’un cancer significatif sur pièce (OR=3,0 ; IC95 % [1,01–88] ; p =0,04), tout comme l’âge (OR=1,17 ; IC95 % [1,05–1,31] ; p =0,004) et la PSAD (OR=1,10 ; IC95 % [1,01–1,20] ; p =0,02).

      Conclusion

      Notre étude a montré que l’IRM est un examen utile pour sélectionner les patients éligibles à une SA même en cas de doute après réalisation de biopsies comprenant des biopsies ciblées. Après validation par d’autres études, cet examen pourrait constituer un critère à part entière en vue d’une inclusion en SA.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats anatomopathologiques après prostatectomie totale pour cancer chez des patients éligibles à une surveillance active : apport de l’IRM multiparamétrique dans la décision de traitement

      Summary
      Objectives

      To analyze, in patients with prostate cancer (PC) potentially eligible for active surveillance (AS), whether multiparametric-MRI (mp-MRI) predicts presence of clinically significant cancer on radical prostatectomy (RP) specimen.

      Methods

      We identified 77 men with PC eligible for AS (PSA≤15ng/mL, stage≤T2a, Gleason score≤6, up to 3 positive cores, maximal cancer core length≤5mm) who underwent RP between 01/2008 and 08/2015. All patients had prebiopsy mp-MRI followed by systematic±targeted biopsies. For each patient, the likelihood of the presence of cancer on mp-MRI was assigned using Likert scale (1 to 5). The predictive factors for the presence of significant cancer on RP specimen (Gleason score≥7 and/or tumoral maximal diameter>10mm) were evaluated using logistic regression.

      Results

      Median age was 61 and median PSA was 6.7ng/mL. Overall, 49 (64%) patients had a positive mp-MRI (score≥3). Clinically significant cancer on RP specimen was found in 45 (58%) patients (69% in MRI-positive patients vs 39% in MRI-negative patients). In multivariate analysis, a positive MRI was a predictive factor for the presence of significant cancer on the surgical specimen (OR=3.0; CI95% [1.01–8.88]; P =0.04), as was age (OR=1.17; CI95% [1.05–1.31]; P =0.004) and PSAD (OR=1.10; CI95% [1.01–1.20]; P =0.02).

      Conclusion

      Mp-MRI is a useful exam for selecting patients eligible for AS even if the situation remains unclear after prostate biopsies including targeted biopsies. Upon confirmation by further studies, mp-MRI should be considered as an independent criterion before entering an AS program.

      Level of evidence

      4.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Étude algérienne des effets bénéfiques de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire chez les patients atteints d’un cancer de la prostate non localisé

      Résumé
      Introduction

      Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) en pratique quotidienne chez des patients atteints du cancer de la prostate non localisé.

      Matériels

      Cette étude réalisée en Algérie est prospective, non-interventionelle, et multicentrique. Les patients inclus présentaient un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique traité avec la triptoréline 11,25mg toutes les 12 semaines. Les patients ont été suivis pendant 48 semaines après le début du traitement et les SBAU évalués avec le questionnaire « International Prostate Symptom Score  » (IPSS). Un IPSS>7 indique des symptômes modérés à sévères. L’objectif principal était de déterminer la distribution de l’IPSS à la semaine 48.

      Résultats

      Cette étude a recruté 193 patients (21 centres). L’IPSS avant traitement et durant le suivi était disponible pour 144 participants (136 avec SBAU modérés à sévères et huit avec symptômes légers, avant traitement). À la semaine 48, parmi les 116 patients avec IPSS disponible et présentant des SBAU modérés à sévères avant traitement, 94 (81,0 %) avaient des SBAU modérés à sévères et 22 (19,0 %) des symptômes légers. Les huit patients avec des symptômes légers avant traitement sont restés dans cette catégorie. La proportion de patients avec des SBAU sévères a diminué de 53,7 % avant traitement à 12,1 % après 48 semaines. 22,9 % des participants ont rapporté des évènements indésirables.

      Conclusion

      Une réduction des SBAU est observée chez des patients avec un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique recevant la triptoréline. Ceci est en accord avec les études observationnelles conduites dans d’autres pays.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étude algérienne des effets bénéfiques de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire chez les patients atteints d’un cancer de la prostate non localisé

      Summary
      Introduction

      This study aims to assess the effectiveness of triptorelin on lower urinary tract symptoms (LUTS) in Algerian patients with non-localized prostate cancer in routine practice.

      Materials

      This prospective, observational, non-interventional, multicentre study was conducted in Algeria. Included patients who had locally advanced or metastatic prostate cancer and were treated with triptorelin 11.25mg given every 12 weeks. LUTS were evaluated with the International Prostate Symptom Score (IPSS) until week 48 after treatment initiation. An IPSS>7 indicated moderate to severe LUTS. The primary objective of the study was to determine the distribution of IPSS at week 48.

      Results

      This study enrolled 193 patients at 21 centres. A total of 144 participants had IPSS available at baseline and after baseline (136 patients had moderate to severe LUTS and eight had mild LUTS at baseline). At week 48, amongst the 116 patients with IPSS available and moderate to severe LUTS at baseline, 94 (81.0%) had moderate to severe LUTS and 22 (19.0%) had mild LUTS. At week 48, the eight patients with mild symptoms at baseline remained in this category. The proportion of patient with severe LUTS decreased from 53.7% at baseline to 12.1% at week 48. Adverse events were reported in 22.9% of participants.

      Conclusion

      A reduction of LUTS is observed in patients with locally advanced or metastatic prostate cancer treated with triptorelin in routine practice. This is in agreement with similar observational studies of triptorelin conducted in other countries.

      Level of proof

      4.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2018, 8-9, 28, i

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Exploring positive surgical margins after minimally invasive radical prostatectomy: Does body habitus really make a difference ?

      Résumé
      Contexte

      Les marges chirurgicales positives (MP) après prostatectomie radicale (PR) résultent d’une dissection difficile de la glande prostatique. L’obésité semble être associée à un risque accru de MP après chirurgie ouverte, compte tenu d’un accès plus aléatoire à l’espace rétropubien. Le but de cette étude était d’explorer l’impact de l’obésité sur le risque de MP et leur localisation après PR laparoscopique pure et robotique.

      Matériel et méthodes

      Nous avons revus les dossiers de 539 patients opérés de PR laparoscopiques pures ou robot-assistées présentant un cancer de la prostate classé pT2. Le résultat mesuré était le taux de MP selon l’IMC et l’approche chirurgicale (laparoscopique vs assistée par robotique). Les patients ont été classés selon leur IMC <25kg/m2, IMC 25-29,9kg/m2 et IMC> 30kg/m2. Les groupes d’IMC ont été comparés en utilisant le test de Kruskall-Wallis ou &khgr; 2, selon les cas. Des modèles de régression logistique uni et multivariée ont été construits pour évaluer l’impact de l’IMC et de la technique chirurgicale sur le risque de MP.

      Résultats

      Cent vingt-sept hommes (24%) avaient des MP sur la pièce de prostatectomie. La longueur moyenne des MP était 3,9±3,4mm. 30 hommes (6%) présentaient des marges significatives ≥4mm. En analysant le taux de MP selon les groupes d’IMC, aucune association significative n’a été détectée (p >0,48). En régression logistique uni et multivariée, l’IMC n’était pas un facteur de risque statistiquement significatif de MP (p =0,14), quelque soit la technique (p =0,54).

      Conclusions

      Dans cette étude rétrospective, les hommes obèses ne semblaient pas avoir une augmentation significative du risque de MP après PR comparés aux hommes maigres ou en surpoids lorsqu’ils étaient opérés par une approche laparoscopique pure ou assistée par robot.

      Niveau de preuve

      4.

      Exploring positive surgical margins after minimally invasive radical prostatectomy: Does body habitus really make a difference ?

      Summary
      Background

      Positive surgical margins (PSMs) at radical prostatectomy (RP) are generally recognized as a surrogate of poor or difficult dissection of the prostatic gland. In open RP cohorts, obesity seems to be associated to an increased risk of PSMs, probably due to the technical challenge that obese men pose to surgical access. Minimally invasive RP has been claimed to possibly reduce PSM rate. Aim of the study was to explore the impact of obesity and body habitus on PSM risk and their localisation during laparoscopic and robotic-assisted RP.

      Materials and methods

      We reviewed 539 prospectively enrolled patients undergoing laparoscopic and robotic-assisted RP with pT2 prostate cancer. The outcome measured was rate of PSM according to the BMI and surgical approach (laparoscopic vs robotic-assisted). Patients were categorized in BMI<25kg/m2, BMI 25-29.9kg/m2 and BMI >30kg/m2 groups respectively and compared using Kruskall-Wallis or &khgr; 2 test, as appropriate. Uni- and multivariate logistic regression models were constructed to assess the impact of BMI and surgical technique on PSM risk.

      Results

      Overall, 127 (24%) of men had PSMs detected at final specimen evaluation. Mean PSM length was 3.9±3.4mm, and 30 (6%) men presented significant margins ≥4mm. Analysing the rate of PSMs across BMI categories, no significant association between increased BMI and PSM was detected (all P >0.48). On uni- and multivariate logistic regression BMI was not a statistically significant risk factor for PSM (P =0.14), nor was the minimally invasive technique (laparoscopic vs robotic-assisted) (P =0.54).

      Conclusions

      In this study obese men do not appear to have a significant increase in risk of PSMs at RP compared to lean and overweight men when operated by a minimally invasive approach. The magnified vision and increased access to the pelvis allowed by a laparoscopic and robotic-assisted approach may be accountable for our findings. Larger studies are needed to validate our results.

      Level of proof

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Predictors of biochemical recurrence after radical prostatectomy in an Afro-Caribbean population in Guadeloupe (French West Indies)

      Résumé
      Introduction

      Très peu d’études ont étudié les facteurs de risque prédictif de la récidive biologique (RB) après une prostatectomie radicale (PR) dans des populations autres que caucasienne et asiatique. Nous avons cherché à identifier les facteurs prédictifs pré et post opératoires de RB après PR dans une population afro-caribéenne en Guadeloupe (Antilles françaises).

      Patients et méthode

      L’étude comprenait 964 patients qui ont subi un PR pour un cancer de la prostate cliniquement localisé entre le 1er avril 2000 et le 31 décembre 2010 au CHU de la Guadeloupe. Le rapport de hasards (HR) et l’intervalle de confiance à 95 % (IC) ont été calculés par régression en utilisant le modèle de Cox. Toutes les variables atteignant une signification statistique (p <0,05) en analyse univariée ont été introduites pour construire un modèle multivarié. Une procédure de sélection des variables par élimination descendante au seuil de p <0,1 a été ensuite appliquée pour construire un modèle final. Une analyse de sensibilité, limitée aux patients ayant des valeurs connues pour toutes les variables (analyse complète des cas), a été réalisée.

      Résultats

      Avec un suivi médian de 4,8 ans, le taux RB était de 26,7 %. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de RB précédant la chirurgie étaient le diabète de type 2 (DT2) (HR : 1,37 ; IC 95 % : 1,02–1,85 ; p =0,038), le PSA préopératoire>7,5ng/ml (1,49 ; 1,15–1,92 ; p =0,002), le stade clinique T2 (1,55 ; 1,21–1,98 ; p =0,0006), le score de Gleason sur biopsies>7 ou 4+3 (2,12 ; 1,54–2,91 ; p <0,0001) et le pourcentage de longueur de biopsies positives (1,66 ; 1,24–2,20 ; p =0,0006). Les prédicteurs de BCR après la chirurgie étaient le DT2 (HR : 1,37, IC 95 % : 1,01–1,85 ; p =0,045), le PSA préopératoire>7,5ng/ml (1,37, 1,06–1,79 ; p =0,018), le score de Gleason sur pièce opératoire>7 ou 4+3 (2,36 ; 1,74–3,19 ; p <0,0001), le stade histologique pT3b (1,68 ; 1,15–2,45 ; p =0,007), les marges chirurgicales positives (1,72 ; 1,32–2,45 ; p =0,0001) et les pertes sanguines peropératoires>2000ml (3,74 ; 1,37–10,2 ; p =0,01). Les résultats étaient pratiquement les mêmes lors de l’analyse de sensibilité restreints aux cas complets, sauf pour le DT2, retrouvé associé, mais à la limite de la signification statistique, comme facteur prédictif préopératoire de RB et non retenu dans le modèle postopératoire.

      Conclusions

      Les populations afro-caribéennes des Antilles françaises partagent les mêmes facteurs de risque cliniques et pathologiques majeurs de RB après PR identifiés dans d’autres groupes ethniques. Les pertes sanguines peropératoires semblent être un facteur prédictif supplémentaire et indépendant de RB.

      Niveau de preuve

      4.

      Predictors of biochemical recurrence after radical prostatectomy in an Afro-Caribbean population in Guadeloupe (French West Indies)

      Summary
      Purpose

      Few studies have investigated predictive risk factors of biochemical recurrence (BCR) after radical prostatectomy (RP) in other than Caucasian and Asian populations. We aimed to identify pre- and post-operative predictors of BCR after RP in an Afro-Caribbean population in Guadeloupe (French West Indies).

      Patients and methods

      The study included 964 patients who underwent RP for clinically localized prostate cancer between April 1, 2000 and December 31, 2010 in the University Hospital of Guadeloupe. The hazard ratio (HR) and corresponding 95% confidence interval (CI) for single variable associations with BCR were calculated using the Cox proportional hazards regression. Multiple variable analyses for association with BCR were performed, including all variables that reached statistical significance (P  value<0.05) in univariate analysis. A backward selection model was then applied with a P value ≥0.1 for retention in the final model. Sensitivity analysis was performed and restricted to patients with known values for all variables (complete case analysis).

      Results

      With a median follow-up of 4.8 years, the BCR rate was 26.7%. In multivariable analysis, predictors of BCR before surgery were diabetes mellitus type 2 (DT2) (HR: 1.37, 95% CI: 1.02–1.85; P =0.038), pre-operative PSA>7.5ng/ml (1.49, 1.15–1.92; P =0.002), clinical stage T2 (1.55, 1.21–1.98; P =0.0006), Gleason score>7 or 4+3 (2.12, 1.54–2.91; P <0.0001), and percentage of length of biopsy positive scores (1.66, 1.24–2.20; P =0.0006). Predictors of BCR after surgery were DT2 (HR: 1.37, 95% CI: 1.01–1.85; P =0.045), pre-operative PSA>7.5ng/ml (1.37, 1.06–1.79; P =0.018), pathological Gleason score>7 or 4+3 (2.36, 1.74–3.19; P <0.0001), pathological stage pT3b (1.68, 1.15–2.45; P =0.007), positive surgical margins (1.72, 1.32–2.45; P =0.0001), and perioperative blood loss>2000ml (3.74, 1.37–10.2; P =0.01). The results were virtually the same by sensitivity analysis (complete cases), except for DT2, which was associated with BCR with borderline statistical significance in the pre-operative model and not retained in the post-operative model.

      Conclusions

      Afro-Caribbean populations in French West Indies share the same major clinical and pathological risk factors of BCR after RP identified in other ethnic groups. Perioperative blood loss appears to be an additional and independent predictive factor of BCR.

      Level of proof

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

    Vous pourrez également aimer

    Continuer votre lecture