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    Numéro 7- Volume 27- pp. 395-450 (Juin 2017)

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    • Alimentation, régimes et diététique dans le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale : revue de la littérature

      Résumé

      Les troubles fonctionnels de l’hyperactivité vésicale (HAV) sont fréquents et impactent fortement la qualité de vie des patients. De nombreux traitements sont proposés pour améliorer le confort des patients mais l’utilisation de chacun d’entre eux pose un problème de tolérance, d’effets secondaires et de contrainte de soins. Nous avons réalisé une revue de la littérature sur l’action de l’alimentation sur l’HAV.

      Matériel et méthodes

      Revue de la littérature à partir de Pubmed et Google Scholar, articles en français et en anglais, sans restriction de date, jusqu’à août 2016. Au total sur les 296 articles analysés, 10 ont été retenus, classés en niveaux de preuve selon les recommandations HAS d’avril 2013.

      Résultats

      Parmi les études retenues, on retrouve 2 essais contrôlés randomisés. Le premier retrouvait une diminution de 61 % des urgenturies (p =0,02) et de 35 % pour la pollakiurie (p =0,035) suite à la diminution de la moitié de la consommation de café après éducation [NP1]. Le second retrouvait une diminution significative du besoin d’uriner en étude urodynamique après ingestion de caféine (170mL vs 210mL) [NP2]. À partir d’analyses longitudinales, d’autres aliments comme le pain, le poulet ou des nutriments (vitamine C ou D) sont retrouvés comme facteurs protecteurs de la survenue d’HAV, au contraire des boissons gazeuses qui favorisent l’apparition de ces symptômes (OR 1,41 [IC 95 % : 1,02–1,95]) [NP2]. Les résultats concernant la consommation d’alcool sont discordants.

      Conclusion

      L’alimentation semble avoir un impact sur les symptômes d’HAV et notamment la consommation de caféine qui augmente les symptômes urinaires irritatifs.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Alimentation, régimes et diététique dans le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale : revue de la littérature

      Summary

      Overactive bladder symptoms (OAB) are frequent and can impact quality of life for these patients. Numerous and various treatments could be proposed in order to improve well-being and quality of life, but all these treatments have side effects and determine for many patients, important care constraints. We present here a review of food and diet in OAB.

      Material and methods

      Literature review from PubMed Medline database and Google scholar to August 2016, without time restriction. Two hundred and ninety-six articles were screened, in English and in French, and finally, 10 were retained. HAS recommandation have been used for level of evidence.

      Results

      On the 10 studies included, only two randomised controled trial were included. The first one showed decreases on urgency (by a half) (P =0.02) and on frequency (by a third) (P =0.035), secondary to reduction of caffeine consumption by a half after education [LE2]. The second randomized trial showed significant decreases on the first need to void in urodynamic study after caffeine consumption (170mL vs. 210mL) [LE2]. Feed like bread, chicken or nutrient like vitamin C or D were assessed in cohort or observational studies and appear as protective factors of OAB onset. Instead carbonated drinks may have a negative impact on symptoms, increasing urinary incontinence (OR 1.41 [95 % CI: 1.02–1.95]) [LE2], and there are contradictory results for alcohol consumption.

      Conclusion

      Diet seems to have an impact on overactive bladder syndrome and particularly caffeine consumption, which increases storage symptoms.

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    • Physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne de la personne âgée

      Résumé
      Objectif

      L’objectif de cet article était d’effectuer une revue des données de la littérature concernant la physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne chez la personne âgée.

      Méthodes

      Une revue de la littérature a été effectuée en juillet 2016 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.

      Résultats

      La prévalence de l’hypoactivité détrusorienne oscillerait entre 8 % et 48 % selon la définition utilisée et l’âge de la population étudiée. Les données actuelles suggèrent que le vieillissement pourrait être en soi un facteur causal d’hypoactivité détrusorienne par le biais de perturbations myogènes (modifications ultrastructurales du muscle détrusor) et neurogènes (par dégradation des mécanismes d’innervation efférente, mais surtout afférente). Au-delà de ces mécanismes intrinséquement liés à l’âge, de nombreuses comorbidités dont la prévalence augmente avec l’âge (diabète, obstruction sous-vésicale, carence estrogénique, athérosclérose,…) peuvent être impliquées dans la genèse d’une hypoactivité détrusorienne chez les sujets âgés. Le rôle joué par l‘hyperactivité détrusorienne dans l‘apparition d’une hypoactivité détrusorienne doit lui être considéré à part, car elles semblent l’expression d’un seul et même trouble du bas appareil urinaire répondant à des stades évolutifs différents et secondaires à de nombreux facteurs étiopathogéniques qui en modulent les caractéristiques évolutives et leur expression clinique.

      Conclusion

      La physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne liée au vieillissement reste à ce jour mal connue, mais semble impliquer des perturbations myogènes et neurogènes qui au-delà du vieillissement per se sont favorisées par de nombreuses comorbidités dont la prévalence augmente avec l’âge (diabète, obstruction sous-vésicale…).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne de la personne âgée

      Summary
      Aim

      The aim of this study was to review the evidence regarding the pathophysiology of detrusor underactivity in the elderly.

      Methods

      A literature review was conducted in July 2016 using the Medline/Pubmed database limiting the search to works in English or French.

      Results

      The prevalence of detrusor underactivity has been reported to range from 8% to 48% depending on the definition used and the age of the population studied. Current data suggest that aging may itself be a causative factor of detrusor underactivity through myogenic dysfunctions (ultrastructural degeneration of the detrusor muscle) and neurogenic dysfunctions (by degeneration of efferent but mostly afferent innervation mechanisms). Beyond these inherently age-related mechanisms, many comorbidities whose prevalence increase with age (diabetes, bladder outlet obstruction, estrogen deficiency, atherosclerosis, etc.) may be implicated in the development of detrusor underactivity in the elderly. The role played by detrusor overactivity in the appearance of detrusor underactivity must be considered separately as both seem to be the expression of the same condition of the lower urinary tract responding to different stages and secondary to numerous etiopathogenic factors which modulate its progression and clinical expressions.

      Conclusion

      Pathophysiology of detrusor underactivity remains poorly understood but seems to imply myogenic and neurogenic factors which are favored, besides the aging per se, by various and numerous comorbidities which prevalence increase with age (diabetes, bladder outlet obstruction…).

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    • Quelles mesures de protection périnéale à l’accouchement sont consensuelles en France ? Résultats d’une enquête Delphi

      Résumé
      Objectif

      Évaluer l’opinion d’un panel d’experts et obtenir un consensus sur les différentes mesures de protection périnéale au moment de l’accouchement par voie vaginale.

      Méthodes

      Une enquête selon la méthode Delphi a été réalisée auprès d’un panel d’experts français obstétriciens, urogynécologues et sages-femmes. Le questionnaire comprenait 22 questions regroupées en quatre groupes : efforts expulsifs, indications de l’épisiotomie, réalisation de l’épisiotomie et autres modalités de protection périnéale. Les experts devaient répondre sur une échelle en 9 points, tant sur la validité que sur la clarté de chaque proposition. Après analyse des réponses du 1er tour, un 2e tour a été envoyé aux même experts pour certaines propositions. Chaque tour à fait l’objet de deux relances. Pour être validée, chaque proposition devait obtenir une médiane supérieure ou égale à 7/9 et un accord entre les experts supérieur à 65 % au 1er tour, et 75 % au 2e tour.

      Résultats

      L’étude s’est déroulée entre mars et octobre 2016. Sur 300 professionnels initialement sélectionnés, 93 (31 %) ont répondu au 1er tour, dont 63 obstétriciens (67,7 %), 12 urogynécologues (12,9 %) et 18 sages-femmes (19,4 %). Au 2e tour, 72 experts ont répondu, soit 77,4 % des experts ayant également répondus au 1er tour. À l’issue des deux tours, 11 propositions ont été validées et 11 rejetées. Les recommandations suivantes ont été validées : l’expression utérine doit être proscrite ; les deux modes de poussée (bloquée en Valsalva et en expiration) peuvent être indifféremment proposées, en cas de progression du mobile fœtal et en l’absence d’anomalie du RCF ; l’épisiotomie médiane doit être proscrite ; la réalisation d’une épisiotomie médio-latérale (ou latérale) doit être laissée à l’appréciation de l’accoucheur ; le maintien de la tête fœtale avec une main doit être systématique à l’expulsion pour protéger le périnée ; la réparation de l’épisiotomie doit être faite (sauf exception) avec un fil à résorption rapide ; la prescription d’AINS et/ou d’antalgiques de palier 2 doit être privilégiée pour réduire les douleurs des cicatrices périnéales post-natales.

      Conclusion

      Certaines mesures de protection périnéale au moment de l’accouchement par voie vaginale sont consensuelles en France. D’autres mesures doivent faire l’objet d’études complémentaires.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Quelles mesures de protection périnéale à l’accouchement sont consensuelles en France ? Résultats d’une enquête Delphi

      Summary
      Objective

      To evaluate expert's opinion in order to obtain a consensus on the different measures of perineal protection at the time of vaginal delivery.

      Methods

      A survey using the Delphi method was carried out with a panel of French obstetricians, urogynecologists and midwives. The questionnaire included 22 questions grouped into four groups: expulsive efforts, indications of episiotomy, episiotomy repair and other forms of perineal protection. The experts had to answer on a 9-point scale, both on the validity and the clarity of each proposal. After analysis of the replies of the first round, a second round was sent to the same experts for certain proposals. Each turn was the subject of two raises. To be validated, each proposal had to obtain a median equal to or greater than 7/9 and an agreement between the experts greater than 65% in the first round, and more than 75% in the second round.

      Results

      The study was conducted between March and October 2016. Of the 300 experts initially selected, 93 (31%) responded to the first round, including 63 obstetricians (67.7%), 12 urogynecologists (12.9%) and 18 midwives (19.4%). In the second round, 72 experts replied, representing 77.4% of the experts who also answered the first round. At the end of the two rounds, 11 proposals were validated, and 11 rejected. The following recommendations have been validated. Uterine expression should be proscribed. The two modes of pushing (blocked in Valsalva and by blowing) can be indifferently proposed, in case of fetal progression and in the absence of fetal distress. The midline episiotomy should be proscribed. The medio-lateral (or lateral) episiotomy should be left to the discretion of the accoucheur. The maintenance of the fetal head with one hand must be systematic to the expulsion to protect the perineum. Repair of the episiotomy should be made (except in some cases) with a rapid absorbable suture. The prescription of NSAIDs and/or painkillers of level 2 should be preferred to reduce the pain of post-natal perineal scars.

      Conclusion

      Several measures of perineal protection at the time of vaginal delivery are consensual in France. Other measures should be studied further.

      Level of evidence

      4.

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    • Validity of urine dipstick test to assess eradication of urinary tract infection in persons with spinal cord injury

      Summary
      Objectives

      To prospectively study the predictive value (PV) of urine nitrite (NIT) dipstick testing against urine cultures during antibiotic treatment for urinary tract infection (UTI), and other situations, in patients with spinal cord injury (SCI).

      Methods

      Inpatients with SCI on intermittent catheterisation (IC) or a Foley indwelling catheter (FC) were included. Urine specimens were collected in patients without symptoms (routine), with symptoms of UTI (suspicion), and on day 4 of a 5-day antibiotic treatment (ATB+3).

      Results

      A total of 157 urine samples were collected in 61 patients: 34 were on IC (95 samples) and 27 on FC (62 samples). The prevalence of asymptomatic bacteriuria in the urine cultures was 89% in routine (70 samples). At ATB+3, microbiological cure was found in 27/30 specimens (IC group) and 2/6 (FC group). In the routine condition, the specificity and positive PV of the NIT tests was 1.00 and sensitivity 0.63. The negative PV was low in both groups. In suspicion of UTI, the sensitivity was between 0.69 and 0.55, the positive PV was 1.00 and the negative PV 0.00 for both groups. At ATB+3, the negative PV and sensitivity was 1.00, specificity 0.85 and positive PV 0.43 in the IC group, and in the FC group, specificity was 1.00, negative PV 0.33 and sensitivity 0.00.

      Conclusion

      In the SCI population on intermittent or indwelling catheters with high prevalence of bacteriuria, dipstick testing helped assess the eradication of germs during antibiotic treatment, but showed no value in the decision making process for UTI.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Validity of urine dipstick test to assess eradication of urinary tract infection in persons with spinal cord injury

      Résumé
      Objectif

      Étude prospective de la valeur prédictive (VP) des bandelettes urinaires comparées à l’ECBU, dans différentes conditions cliniques, chez le patient blessé médullaire (BM).

      Méthode

      Patients BM hospitalisés pratiquant les sondages intermittents (SI) ou en sonde à demeure (SAD). Les ECBU ont été prélevés chez des patients sans symptômes (routine), avec symptômes d’infection urinaire (suspicion) ou au 4e jour d’un traitement antibiotique (ATB+3).

      Résultats

      Un total de 157 ECBU ont été collectés chez 61 patients : 34 aux SI (95 échantillons) et 27 en SAD (62 échantillons). La prévalence de la bactériurie asymptomatique chez des patients asymptomatique (routine) était de 89 % (70 ECBU). À ATB+3, l’éradication des germes (ECBU stérile) était retrouvée sur 27/30 échantillons dans le groupe SI et 2/6 dans le groupe SAD. En routine, la spécificité et la VP positive des bandelettes urinaires étaient de 1,00 et la sensibilité de 0,63. La VP négative était faible dans les 2 groupes. En cas de suspicion d’infection, la sensibilité était entre 0,69 et 0,55, la VP positive de 1,00 et la VP négative de 0,00 pour les 2 groupes. À ATB+3, la VP négative et la sensibilité étaient de 1,00, la spécificité de 0,85 et la VP positive de 0,43 dans le groupe SI, la spécificité de 1,00, la VP négative de 0,33 et la sensibilité de 0,00 dans le groupe SAD.

      Conclusion

      La VP négative des bandelettes urinaires est particulièrement intéressante pour diagnostiquer l’éradication des germes. Les bandelettes urinaires n’ont aucun intérêt dans le diagnostic d’infection urinaire chez les patients médullaires aux SI ou en SAD, du fait de la prévalence élevée de la bactériurie.

      Niveau de preuve

      3.

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    • Douleurs pelvipérinéales chroniques, demandes urgentes de soins et prise de décision

      Résumé
      Objectif

      Certains patients souffrant de douleurs pelvipérinéales chroniques expriment des demandes urgentes, voire impérieuses, de soin. L’objectif était de comparer, au sein de cette même population, le profil et le fonctionnement psychologique des patients, ayant manifesté une demande impérieuse de soin, du profil et du fonctionnement psychologique des patients n’ayant pas manifesté de demande impérieuse de prise en charge.

      Matériel et méthode

      Dans le cadre des consultations médicales pour des douleurs pelvipérinéales chroniques, nous avons réalisé une étude comparative incluant 26 patients (groupe expérimental) exprimant des demandes impérieuses de soin (i.e., des patients qui, lors des 3 derniers mois, ont fait appel à un service d’urgence concernant les douleurs pour lesquelles ils consultent dans le service) et 28 patients (groupe témoin) sans demande impérieuse de soin (i.e., des patients qui, lors des 3 derniers mois, n’ont pas fait appel à un service d’urgence concernant les douleurs pour lesquelles ils consultent dans le service). Tous les patients ont été soumis à une tâche cognitive de prise de décision (Iowa Gambling Task) et à des mesures explicites de la douleur et de ses principaux facteurs psychologiques associés (anxiété, dépression, catastrophisme et impulsivité).

      Résultats

      Premièrement, les patients du groupe expérimental possèdent des capacités de prise de décision équivalentes aux patients du groupe témoin ; toutefois, les deux groupes de patients manifestent, en début d’épreuve, un déficit dans la prise de décision (F(4,208)=3,4116, p  =,009). Deuxièmement, les mesures aux questionnaires révèlent que les patients du groupe témoin ont des scores moins sévères aux échelles de dépression (t (52) =−2,068 ; p <0,044), de catastrophisme (amplification : t(52) =−3,069 ; p <0,0035) ; impuissance : t(52) =−2,866 ; p <0,006) et d’impulsivité (urgence positive : t(52) =−2,246 ; manque de préméditation : p <0,029 ; t(52) =−2,175 ; p <0,035) que les patients du groupe expérimental.

      Conclusion

      L’utilisation de mesures explicites (questionnaire) et implicites (tâche expérimentale) a permis d’objectiver plus finement des différences parmi les patients qui présentent des douleurs pelvipérinéales chroniques sur la base de leur demande impérieuse ou pas de prise en charge. Cette spécificité psychologique nous oblige à appréhender différemment la prise en charge de ces patients, notamment en proposant des techniques cognitivocomportementales adaptées.

      Niveau de preuve

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Douleurs pelvipérinéales chroniques, demandes urgentes de soins et prise de décision

      Summary
      Objective

      Some patients suffering from pelvi-perineal chronic pain express urgent, even vital, demands of care. The objective was to compare the profile and the psychological functioning of the patients, who have shown an imperious demand of care, in that of the patients who do not have an imperious demand of care.

      Material and method

      From the medical consultations for chronic pelviperineal pain, we realized a comparative study including 26 patients (experimental group) expressing an urgent demand of care (i.e., patients who, during the last 3months, called an emergency service concerning the pains for which they consult in the service) and 28 patients (control group) without an urgent demand of care (i.e., patient who, during the last 3months, did not call an emergency service concerning the pains for which they consult in the service). All the patients were tested through a cognitive task of decision-making (Iowa Gambling Task) and through explicit measures of pain and its main psychological associated factors (anxiety, depression, impulsivity an catastrophism).

      Results

      In the first place, the patients from the experimental group possess decision-making abilities equivalent to the patients of the control group; however, both groups of patients show, in the beginning of the test, a deficit in the decision-making (F(4.208)=3.4116; P =.009). Secondly, the measures to questionnaires reveal that the patients of the control group have less severe scores in the scales of depression (t(52)=−2.068; P <04), catastrophism (amplification : t(52)=−3.069; P <0035; powerlessness: t(52)=−2.866, P <.006) and impulsivity (positive urgency: t(52)=−2.246, P <029; lack of premeditation: t(52)=−2.175, P <035) than the patients of the experimental group.

      Conclusion

      The use of explicit measures (questionnaire) and implicit measures (experimental task) allowed to objectify more precisely the differences between the chronic pain patients in urgent demand of care and the other chronic pain patients. This psychological specificity obliges us to approach differently the caring of these patients in particular by proposing adapted cognitivo-behavioral techniques.

      Level of evidence

      3.

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    • Impact des interventions pharmaceutiques sur l’antibiothérapie des infections urinaires en service de soins de suite et de réadaptation

      Résumé
      Objectif

      Le but de cette étude était d’évaluer l’intérêt de la collaboration médico-pharmaceutique sur la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge des infections urinaires (IU) au sein d’un établissement de soins de suite et de réadaptation.

      Patients et méthodes

      Une analyse quotidienne des prescriptions d’antibiotiques a été réalisée par le pharmacien via le logiciel informatisé de prescription. Tout patient ayant nécessité une instauration de traitement pour la prise en charge d’une infection urinaire entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015 a été inclus dans l’étude. En plus des actions régulières de sensibilisation des prescripteurs sur le bon usage des antibiotiques, le pharmacien a émis des interventions pharmaceutiques afin d’optimiser les prescriptions d’antibiotiques. Parallèlement, 3 indicateurs qualité de l’antibiothérapie ont été suivis : la durée de l’antibiothérapie, la posologie et la conformité de l’antibiotique à l’antibiogramme. Le taux de conformité de ces 3 indicateurs a permis d’évaluer la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge de l’infection urinaire.

      Résultat

      Cent cinquante-quatre patients ont été inclus et 252 infections urinaires ont été suivies. Le pharmacien a réalisé 68 interventions pharmaceutiques en lien avec les antibiotiques (posologies supra- ou infra-thérapeutiques, durées de traitement non précisées ou inadaptées, voie d’administration non adéquate…). L’évaluation du taux de conformité des 3 indicateurs qualité a montré de bons résultats, puisqu’ils étaient de 96,4 % pour la durée de traitement, 98,8 % pour la posologie de l’antibiotique et 99,2 % pour la conformité de l’antibiotique à l’antibiogramme.

      Conclusion

      Cette étude nous a permis de mettre en évidence l’impact de la collaboration médico-pharmaceutique sur la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge de l’IU. La sensibilisation des prescripteurs, associée à un suivi quotidien par le pharmacien des instaurations de traitement antibiotique et de leur réévaluation permettent d’optimiser la prise en charge des infections urinaires des patients en service de rééducation.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact des interventions pharmaceutiques sur l’antibiothérapie des infections urinaires en service de soins de suite et de réadaptation

      Summary
      Background

      The aim of this study was to assess the impact of medico-pharmaceutical partnership on the quality of antibiotic treatment in urinary tract infection (UTI) within rehabilitation center.

      Material

      All antibiotic prescriptions were validated by the pharmacist at the start of treatment and twice a week. All patients with symptomatic urinary tract infection between January 1, 2014 to December 31, 2015 were included in this study. Addition to awareness among specifiers to promoting the appropriate use of antibiotics, the pharmacist suggested pharmaceutical interventions (PI) in order to improve the quality of antibiotic treatments. At the same time, 3 quality indicators (QI) were followed: duration, dosage, antibiotic susceptibility. The compliance rates of this 3 QI allowed to assess the quality of the antibiotic treatment in urinary tract infection.

      Results

      The study population included 154 patients corresponding to 252 UTI. Sixty-eight PI were made by pharmacist about urinary tract infection treatment (overdosage or under-dosing, duration unknown, inadequate route of administration). These QI achieved 96.4% compliance with duration, 98.8% compliance with dosage and 99.2% with the antibiotic susceptibility.

      Conclusion

      This study allowed showing the medico-pharmaceutical impact on the quality of antibiotic treatments in UTI. The awareness among specifiers with a daily validation of prescription by the pharmacist allowed to improve urinary tract infections care in rehabilitation center.

      Level of evidence

      4.

    • Syndrome de la maladie post-orgasmique

      Prog Urol, 2017, 7, 27, 446-448

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2017, 7, 27, i

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