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    Numéro 17- Volume 26- pp. 1191-1234 (Décembre 2016)

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    • Troubles vésico-sphinctériens dans l’hydrocéphalie à pression normale : revue de la littérature

      Résumé
      Contexte

      Les troubles vésico-sphinctériens dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte ont jusqu’à ce jour été l’objet de peu de publications et n’ont jamais fait l’objet de recommandations. L’objectif de cet article de revue était de réaliser une mise au point sur le diagnostic et la prise en charge des troubles vésico-sphinctériens dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.

      Sources

      Une étude de la littérature après une recherche PubMed jusqu’à mars 2016 a été réalisée. Les mots clés suivants ont été utilisés : « hydrocephalus, normal pressure  » et « bladder dysfunction  » ou « urinary incontinence  » ou « overactive bladder  » ou « urinary bladder, neurogenic  ». La recherche s’est limitée aux articles publiés en français et en anglais. L’analyse des articles a porté tant sur des études prospectives que rétrospectives ou des revues de la littérature.

      Résultats

      Les troubles vésico-sphinctériens sont avant tout représentés par un syndrome d’hyperactivité vésicale (HAV) très handicapant pour les patients concernés, parfois associé à une incontinence urinaire. L’HAV sans incontinence est plus fréquente (64 %) qu’avec incontinence urinaire (57 %). Une hyperactivité détrusorienne est retrouvée chez 95,2 % des patients au bilan urodynamique. La chirurgie diminue les symptômes urinaires pour environ 61,5 % des patients. La récupération de la fonction vésicale après dérivation ventriculaire est associée à une augmentation de la perfusion du gyrus cingulaire, traduisant probablement une restauration de l’inhibition du réflexe mictionnel assurée par le gyrus cingulaire. Les traitements médicaux possibles, s’ajoutant ou pas à la chirurgie, comportent les anticholinergiques ne passant pas la barrière hémato-méningée, la stimulation tibiale postérieure et la neuro-modulation des chaînes sacrées.

      Conclusion

      Il existe actuellement un défaut de prise en compte suffisante des troubles urinaires dans l’évaluation du patient atteint d’HPN. Ce travail souligne l’importance d’une harmonisation des pratiques neuro-urologiques dans l’évaluation pré-thérapeutique des patients atteints d’hydrocéphalie chronique de l’adulte.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Troubles vésico-sphinctériens dans l’hydrocéphalie à pression normale : revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Lower urinary tract dysfunction in normal pressure hydrocephalus has received little attention from the scientific community. The aim of this review article was to discuss diagnostic and therapeutic options for these patients.

      Sources

      A literature review of MedLine publications on urinary incontinence in normal pressure hydrocephalus was conducted. The following keywords were used: “hydrocephalus, normal pressure” and “bladder dysfunction” or “urinary incontinence” or “overactive bladder” or “urinary bladder, neurogenic”. Prospective and retrospective studies as well as previous reviews were analyzed.

      Results

      Urinary symptoms in normal pressure hydrocephalus are mainly represented by overactive bladder, which is a significant burden for the concerned patients. Isolated overactive bladder is more frequent (64%) than urinary incontinence (57%). Detrusor overactivity is seen in 95.2% of the cases. Neuro-surgery is efficient on urinary symptoms for 61.5% of the patients. Bladder recovery after surgery relates with increased mid-cingulate perfusion, probably linked with a functional restoration of the mid-cingulate that normally inhibits the micturition reflex. Medical options, added or not to surgery, include anticholinergic drugs unable to pass through the blood-brain barrier, Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation and sacral neuromodulation.

      Conclusion

      There is actually an insufficient concern about urinary symptoms in normal pressure hydrocephalus. This article highlights the importance of a harmonization of neuro-urological practices in the pre-therapeutic evaluation of patients suffering from normal pressure hydrocephalus.

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    • Routine enema before urodynamics has no impact on the quality of abdominal pressure curves: Results of a prospective controlled study

      Summary
      Aims

      The presence of stools in the rectum might affect the quality of the abdominal pressure curve during filling cystometry, but, to date, no study has evaluated the impact of bowel preparation before urodynamics. We evaluated the influence of a sodium phosphate enema before urodynamics on the quality of the abdominal pressure curve.

      Methods

      A prospective, controlled, single-blind study was conducted in a single center from May to June 2013. The patients were divided into 2 consecutive groups: patients seen in outpatient clinics during the first 6 weeks (group A) who underwent urodynamics without bowel preparation and patients seen in outpatient clinics during the second 6 weeks (group B) who had a prescription of sodium phosphate enema before urodynamics. The primary endpoint was the quality of the abdominal pressure curve evaluated independently by three physicians who were blinded to the study group. The following data were also collected: age, gender, the presence of a neurological disorder, complicated nature of urodynamics and bother related to preparation for it, assessed using a Likert scale (0 to 10), and the equipment used. A per protocol analysis and an intent-to-treat analysis were conducted.

      Results

      One hundred and thirty-nine patients were included: 54 in group A and 85 in group B. One-third of patients had neurological conditions. 14 patients in group B did not perform their scheduled enema. Thus, 68 patients performed an enema before urodynamics and 71 did not. There was no difference between groups A and B regarding the complicated nature of urodynamics (Likert scale: 3.12 vs. 3.18; P =0.91) or bother related to preparation for it (Likert scale: 3.46 vs. 2.97; P =0.43). In the per protocol analysis, the abdominal pressure curve was considered perfectly interpretable (PI) in 69% of patients who did not receive an enema before urodynamics and in 65% of patients who did (P =0.61). The between-group difference was not statistically significant in intent-to-treat analysis (P =0.99). In patients who did not receive an enema before urodynamics, the only factors statistically associated with better quality of abdominal pressure curves were age <60years (P =0.001) and the urodynamic equipment used (Dantec®>Laborie®; P =0.01).

      Conclusion

      In this prospective study, routine enema before urodynamics did not improve the quality of the abdominal pressure curve and did not increase the complicated nature of urodynamics or the bother of preparation for it.

      Level of evidence

      3.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Routine enema before urodynamics has no impact on the quality of abdominal pressure curves: Results of a prospective controlled study

      Résumé
      But

      La présence de selles dans l’ampoule rectale pourrait perturber la qualité de la courbe de pression abdominale (PA) au cours d’une cystomanométrie. Cependant, l’intérêt d’un lavement par une solution de phosphate de sodium (LPS) systématique avant une cystomanométrie sur la qualité de la PA n’a jamais été évalué. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence sur la qualité de la courbe de PA d’un LPS systématique avant l’examen urodynamique.

      Méthode

      Cette étude prospective contrôlée en simple insu monocentrique a été réalisée en mai et juin 2013. Les patients ont été répartis en deux groupes A et B consécutifs (groupe A : patient consultant le premier mois et ne recevant pas de préparation rectale, groupe B : patient consultant le deuxième mois et recevant une prescription de LPS à réaliser avant l’examen). Le critère de jugement principal était la qualité de la courbe de PA évaluée en aveugle par 3 relecteurs indépendants (deux médecins rééducateurs et un urologue). Les paramètres suivants ont été comparés entre les deux groupes : âge, sexe, présence d’une pathologie neurologique, caractère compliqué de la préparation à l’examen évaluée par échelle numérique allant de 0 à 10 (EN), pénibilité de l’examen évaluée par l’EN, réalisation effective du LPS, le matériel utilisé. Deux analyses distinctes ont été effectuées : une analyse en intention de traiter et une analyse per protocole.

      Résultats

      Cent trente-neuf patients ont été inclus dont 54 dans le groupe A et 85 dans le groupe B. Un tiers des patients étaient porteurs d’une pathologie neurologique. Quatorze patients du groupe B n’avaient pas fait leur lavement rectal comme prévu. Au total donc, 68 patients ont effectivement réalisé un LPS avant leur examen et 71 n’en ont pas réalisé. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en termes de pénibilité (EN : 3,46 vs 2,97 ; p =0,43) ou de caractère compliqué à la préparation (EN : 3,12 vs 3,18 ; p =0,91). En analyse per protocole, chez les patients n’ayant pas eu le LPS, la courbe de PA était jugée parfaitement interprétable (PI) dans 69 % des cas et dans 65 % des cas chez les patients ayant eu le LPS (p =0,61). Cette différence n’était pas non plus significative en analyse en intention de traiter (p =0,99). Parmi les patients n’ayant pas réalisé le LPS, les seuls facteurs associés à une meilleure interprétabilité des courbes de PA était l’âge<60 ans (p =0,001) et le type de colonne d’urodynamique utilisé (Dantec®>Laborie® ; p =0,01).

      Conclusion

      Dans cette étude prospective, la réalisation systématique d’un LPS avant cystomanométrie n’apportait pas de bénéfice sur la qualité de la courbe de PA et donc sur l’interprétabilité des courbes de cystomanométrie. Par ailleurs, la réalisation systématique d’un LPS avant cystomanométrie n’augmentait pas l’impression de pénibilité ou de caractère compliqué de la préparation à l’examen pour les patients.

      Niveau de preuve

      3.

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    • Information patient avant injection de toxine botulique intradétrusorienne (Botox ® ) : quels sont les items indispensables ? Résultats d’un consensus Delphi d’experts du Groupe d’étude de neuro-urologie de langue française (GENULF)

      Résumé
      Introduction

      L’information préopératoire d’onabotulinum toxine A (Botox®) intradétrusorien comporte de multiples aspects importants à comprendre et à retenir par le patient. L’objectif de cette étude était d’identifier les items de l’information préopératoire patient, indispensables avant injection intradétrusorienne de Botox® selon les médecins experts du GENULF.

      Matériels

      Cette étude prospective a été menée de décembre 2015 à avril 2016. Trois tours de Delphi ont été réalisés via le logiciel Survey Monkey®. Le questionnaire initial reprenait chaque item de la fiche d’information patient écrite par le GENULF. Chaque médecin expert du GENULF devait coter les items sur une échelle numérique selon l’intérêt à être retenu par le patient.

      Résultats

      Une liste de 27 items considérés indispensables à être retenus par les patients a été proposée à l’issue des 3 tours de Delphi, confirmée par 15/19 experts (75 %). Les items les mieux notés étaient : « l’apprentissage des autosondages est indispensable » (moyenne d’intérêt : 8,5/9 ; nombre de notes 8/9 : 15), « les reins seront protégés à long terme » (moyenne d’intérêt : 8,3/9, nombre de notes 8/9 : 15) et « la durée d’efficacité est de 6 à 9 mois » (moyenne d’intérêt : 8,2/9, nombre de notes 8/9 : 14). Les désaccords portaient majoritairement sur la non-distinction entre patients neurologiques et non neurologiques.

      Conclusion

      Nous avons identifié les items précis qui paraissent indispensables aux experts du domaine pour l’information patient avant injection Botox® intradétrusorien par une méthode de consensus Delphi recommandée par la HAS.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Information patient avant injection de toxine botulique intradétrusorienne (Botox ® ) : quels sont les items indispensables ? Résultats d’un consensus Delphi d’experts du Groupe d’étude de neuro-urologie de langue française (GENULF)

      Summary
      Introduction

      Preoperative information before bladder wall injection of botulinum toxin A (Botox®) holds several essential facts to understand and retain by the patients. The aim of this study was a review of essential preoperative information items according to GENULF medical experts.

      Method

      It was a prospective review from December 2015 to April 2016. Three Delphi rounds had been done from the Survey Monkey® software. The initial questionnaire was composed of items from the patient information sheet edited by the GENULF. Each item had been rated by the medical expert on a numeric scale of importance for patient information. The last round asked to experts to confirm items eventually selected.

      Results

      A list of 27 items regarded as essentials for patient information had been checked by experts after three Delphi rounds, confirmed by 15/19 experts (75%). Best rated items were “learning self-catheterisation is essential” (mean interest 8,5/9 ; number of rate 8 or 9: 15), “kidney are protected over the long term” (mean interest 8,3/9 ; number of rate 8 or 9: 15), “efficiency is 6 to 9 months long” (mean interest 8,2/9 ; number of rate 8 or 9: 14). Discrepancies were mostly on lack of distinction between neurologic and non-neurologic patients.

      Conclusion

      We identified accurate items considered as essential for preoperative information to patients before bladder wall injection of botulinum toxin A (Botox®) by a Delphi method recommended by HAS.

      Level of evidence

      4.

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    • Intérêt de l’infiltration du ganglion Impar dans les vulvodynies rebelles : à propos d’une série de 8 cas

      Résumé
      Introduction

      Les vulvodynies sont fréquentes et invalidantes. Les traitements sont nombreux mais peu efficaces. Le ganglion Impar reçoit les afférences végétatives nociceptives du périnée. C’est une cible thérapeutique potentielle pour traiter les douleurs de cette région. L’objectif était d’évaluer l’intérêt de l’infiltration du ganglion Impar chez les patientes souffrant de vulvodynies rebelles.

      Matériel

      Cette étude était rétrospective et monocentrique. Les infiltrations du ganglion Impar étaient réalisées par un opérateur unique sur huit patientes souffrant de vulvodynies rebelles. Une injection de ropivacaïne et de iopamidol était administrée par abord latéral sous scanner. Le bloc anesthésique diagnostique a été positif pour l’ensemble des huit patientes de cette population. Les patientes bénéficiaient alors, à visée thérapeutique, d’infiltrations en série du ganglion. Deux patientes ont ensuite reçu une infiltration de 100UI de toxine botulique en regard du ganglion Impar par un abord bilatéral sous scanner. L’efficacité antalgique était évaluée par une échelle visuelle analogique (EVA) avant, immédiatement après, et à j15 pour chaque injection. Une évaluation subjective de la douleur recueillant le pourcentage d’amélioration globale et la durée d’efficacité antalgique était réalisée après la 3e infiltration.

      Résultats

      La comparaison entre l’EVA avant et immédiatement après l’injection lors du premier bloc anesthésique du ganglion Impar a montré une diminution significative des douleurs, l’EVA médiane passant de 51/100 à 16/100 (p =0,01). De même pour le second bloc, l’EVA passant de 52,5/100 à 15/100 (p =0,02). La douleur maximale à j15 était significativement inférieure après la 3e infiltration qu’après la première (p =0,03). Cinq patientes ont décrit une amélioration globale de leur qualité de vie (six semaines en moyenne). Les deux patientes qui ont bénéficié d’une infiltration de toxine botulique ont eu une efficacité antalgique prolongée.

      Conclusion

      L’infiltration du ganglion Impar pourrait être une technique intéressante pour traiter les vulvodynies rebelles.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Intérêt de l’infiltration du ganglion Impar dans les vulvodynies rebelles : à propos d’une série de 8 cas

      Summary
      Introduction

      Vulvodynia is a common and debilitating disease, for which treatments are often of limits efficacy. As the Impar node receives nociceptive afferents from pelvis and perineum, it is a potential therapeutic target to treat pain in this region. The objective of the study was to evaluate the relevance of ropivacaine Impar node infiltration in patients suffering from rebel vulvodyny.

      Methods

      This was a retrospective, single-center study. The Impar node infiltrations were performed by a single operator in eight patients suffering from rebel vulvodynia. Ropivacaine and iopamidol were administered in prone position with a lateral approach under scanner. The anaesthetic diagnostic block of the Impar node was positive in all eight patients included in the study. Thereafter these patients benefited of 2 additional therapeutic infiltrations. Subsequently, an infiltration of the node with 100UI of botulinum toxin was performed in two patients with a bilateral approach under scanner. The analgesic efficacy was evaluated by a Visual Analogic Scale (VAS) before, immediately after, and at day 15 following the infiltration. A subjective evaluation of pain comprising the percentage of overall improvement and duration of analgesic efficacy was performed after the third infiltration.

      Results

      Comparison of the VAS before and immediately after the Impar block showed in the first anesthetic block a significant decrease in pain median VAS from 51/100 to 16/100 (P =0.01). Similarly, for the second block, VAS decreased from 52.5/100 to 15/100 (P =0.02). The maximal pain reported on Day 15, was significantly lower after the third infiltration than that after the first (P =0.03). Five patients reported an overall improvement in their quality of life of over 50%, which lasted an average of six weeks. A long lasting effectiveness was obtained in the two patients who benefited of the botulinum toxin.

      Conclusion

      The infiltration of Impar node is an interesting technique for patients suffering of rebel vulvodynia.

      Level of evidence

      4.

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    • Sphinctérotomie laser chez le patient porteur d’une vessie neurologique : une expérience monocentrique

      Résumé
      But

      Évaluer la faisabilité, l’efficacité et la tolérance de l’utilisation des lasers Greenlight™ et Holmium comme techniques d’incontinentation pour traiter une dyssynergie vésicosphinctérienne neurogène (DVS).

      Méthodes

      Une étude rétrospective monocentrique a été effectuée chez 24 patients ayant une dyssynergie vésicosphinctérienne neurogène et opérés au laser Greenlight™ ou Holmium entre mai 2012 et juin 2015. En préopératoire, étaient réalisés une mesure du résidu post-mictionnel (RPM), un bilan urodynamique, une urétrocystographie rétrograde et mictionnelle (UCRM). En postopératoire une évaluation du RPM était réalisée à l’ablation de la sonde urinaire, puis à un an, une UCRM était réalisée à 3 mois ainsi qu’un questionnaire semi-quantitatif de satisfaction téléphonique.

      Résultats

      Douze patients ont été opérés au laser Greenlight™ et 12 au laser Holmium. Onze patients ont eu un test par endoprothèse urétrale, au préalable. La médiane de RPM des deux lasers confondus était de 285mL en préopératoire et 137,5mL en postopératoire (p <0,001). Aucun patient n’a nécessité de transfusion. Le taux de satisfaction globale était de 75 %. Cinq sténoses (20,8 %) ont été constatées dans un délai médian de 4 mois.

      Conclusions

      Les lasers Greenlight™ et Holmium sont des techniques efficaces, peu morbides. La supériorité par rapport à l’incision monopolaire reste cependant à démontrer et nécessite la poursuite des études.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Sphinctérotomie laser chez le patient porteur d’une vessie neurologique : une expérience monocentrique

      Summary
      Aim

      The aim of this study was to assess the feasibility, efficacy and tolerance of Greenlight™ and Holmium sphincterotomy for treating detrusor-sphincter dyssynergia.

      Methods

      All men treated with this two techniques between may 2012 and june 2015 were analyzed. Preoperative evaluation included kidney ultrasound scan, urodynamic, retrograde and voiding urethrocystography. Postoperative assessment was composed of a post-void residual volume measurement when the urethral catheter was removed and 1 year after the procedure, a retrograde and voiding urethrocystography at 3 months and telephonic Likert scale questionnaire.

      Results

      Twelve patients were operated with Greenlight™ and 12 with Holmium. Eleven had a memocath urethral stent preoperatively. Post-void residual volume median for both techniques was 285 cc preoperatively vs 137.5 cc postoperatively (P <0.001). Likert scale global satisfaction was 75%. Five stenosis (20.8%) were observed within a median of 4 months.

      Conclusion

      Greenligth™ and Holmium procedures are efficient techniques with low morbidity. However, superiority toward monopolar incision remains to be demonstrated through complementary studies.

      Level of evidence

      4.

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    • Sexualité des patients avec handicap neurologique : la perception par une équipe de médecine physique et réadaptation (MPR)

      Résumé

      Les troubles sexuels sont fréquents au cours des pathologies neurologiques. La reconstruction de la sexualité après le handicap est un enjeu majeur. Ce sujet reste très peu abordé dans les services de médecine physique et réadaptation (MPR) hors centres spécialisés. L’objectif de cette étude a été de faire le point sur la perception des professionnels de santé vis-à-vis de la sexualité des patients handicapés neurologiques et d’essayer de comprendre pourquoi elle n’était pas prise en charge. Il s’agit d’une étude pilote, observationnelle, unicentrique réalisée entre février et mars 2016 dans un service de MPR à orientation neurologique.

      Résultats

      La sexualité était perçue comme essentielle en général pour 14/28 (50 %) des participants et pour 7/28 (25 %) concernant les patients avec handicap neurologique. L’environnement hospitalier bloquait les patients dans la reconstruction de la sexualité pour 21/28 (75 %). Treize (46 %) pensaient qu’il était légitime d’exercer la sexualité à l’hôpital. Vingt-trois participants (82 %) ont échangé autour de la sexualité avec le patient ou l’équipe, cinq (27 %) pensaient avoir donné une réponse adaptée. Le sujet de la sexualité a été traité chez 10/28 (36 %) des participants durant leur formation professionnelle, 22/28 (79 %) considéraient qu’une formation était nécessaire pour l’exercice de leur fonction.

      Conclusion

      Dans cette étude monocentrique, la problématique de la sexualité chez le patient neurologique était peu abordée par les professionnels. Ils n’osaient pas l’aborder directement avec les patients et répondaient difficilement aux questions posées. Les participants considéraient qu’une formation spécialisée était nécessaire à une prise de charge adaptée des troubles sexuels durant l’hospitalisation.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Sexualité des patients avec handicap neurologique : la perception par une équipe de médecine physique et réadaptation (MPR)

      Summary

      Sexual disorders are common after neurological diseases. The reconstruction of sexuality is a major issue after neurologic disability. Why is this topic not covered in rehabilitation medicine except specialized service? The aim of this pilot study was to assess the perception of the healthcare professionals (HCPs) and to understand why this topic was not addressed. We conducted a pilot, observational, monocentric study from February to March 2016 in HCPs from a neurologic rehabilitation hospital unit.

      Results

      The sexuality was essential for 14/28 (50%) HCPs in general and for 7/28 (25%) in neurologic disability. The hospital inhibits sexuality rebuilding in 21/28 (75%). The question of exercise of sexuality in hospital was considered as legitimate question for 13/28 (46%). Twenty-third (82%) have talked about sexuality with patients or colleagues, 5/19 (27%) thought that their response was satisfactory when patient asked about it. The question of sexuality had been managed for 10/28 (36%) during their training; 22/28 (79%) considered it was a prime importance for their job.

      Conclusion

      In this monocentric study, sexuality was often poorly managed in rehab center. The professionals did not dare talking about it with patients and answered with difficulties when they are asked about sexual disorders. They were not trained for this topic. A specialized medical education in hospital and during studies would be of great value to improve neurologic rehabilitation of these patients.

      Level of evidence

      4.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2016, 17, 26, i

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