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    Numéro 6- Volume 26- pp. 331-384 (Mai 2016)

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    • Facteurs prédictifs et conséquences pronostiques des complications périopératoires lors des cystectomies totales pour carcinome urothélial chez des patients de 80 ans ou plus

      Résumé
      Objectif

      Définir les facteurs prédictifs et les conséquences pronostiques de la survenue de complications périopératoires au décours de cystectomies totales pour traitement d’un carcinome urothélial chez des patients âgés de 80ans ou plus.

      Matériel et méthode

      Analyse rétrospective des données cliniques et biologiques pré-opératoires et du devenir de quatre-vingt patients âgés de 80ans ou plus traités par cystectomie totale entre 1990 et 2010 dans un centre. Les complications périopératoires ont été gradées selon la classification de Clavien-Dindo.

      Résultats

      Vingt-huit patients (35 %) ont eu une seule complication périopératoire et dix-neuf (24 %) ont eu plusieurs (≥2) complications périopératoires. La survie globale des patients ayant eu plusieurs complications périopératoires a été significativement inférieure à celle des patients n’ayant pas eu de complication (Log-rang p =0,0004). La survenue de complications périopératoires multiples a été associée aux scores Charlson et ASA, aux antécédents d’irradiation pelvienne et de chimiothérapie d’induction. Cependant, en analyse multivariée, seule l’existence d’une comorbidité respiratoire a été un facteur de risque indépendant de survenue de plusieurs complications périopératoires.

      Conclusions

      La survenue de complications périopératoires multiples a été associée à une réduction de la survie globale des patients âgés au décours de cystectomies totale. L’existence d’une comorbidité respiratoire a été le seul facteur de risque indépendant de survenue de complications périopératoires multiples.

      Niveau de preuve

      5.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Facteurs prédictifs et conséquences pronostiques des complications périopératoires lors des cystectomies totales pour carcinome urothélial chez des patients de 80 ans ou plus

      Summary
      Objective

      To define the predictive factors and the prognostic consequences of perioperative complications occurrence while radical cystectomies for urothelial carcinoma treatment in patients older than 80 years.

      Material and method

      Retrospective analysis of clinical and biological preoperative data and outcome of eighty patients of 80 years or more, treated with radical cystectomy between 1990 and 2010 in one centre. Perioperative complications were graded according to the classification from Clavien-Dindo.

      Results

      Twenty-eight patients (35%) had a single perioperative complication and nineteen (24%) had multiple (≥2) perioperative complications. Overall survival of patients with multiple perioperative complications was significantly lower than that of patients who had no complications (Log-rank P =0.0004). The occurrence of multiple perioperative complications was associated with Charlson and ASA scores, with pelvic irradiation and induction chemotherapy histories. However, in multivariate analysis, only the existence of respiratory comorbidity was an independent risk factor for the occurrence of multiple perioperative complications.

      Conclusions

      The occurrence of multiple perioperative complications was associated with reduced overall survival in elderly patients after radical cystectomy. The existence of respiratory comorbidity was the only independent risk factor for the occurrence of multiple perioperative complications.

      Level of evidence

      5.

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    • Épidémiologie des calculs urinaires dans le Sud de la France : étude rétrospective monocentrique

      Résumé
      Introduction

      L’incidence de la lithiase urinaire est en augmentation dans les pays industrialisés. Cette modification peut s’expliquer entre autres par des modifications alimentaires. De plus en plus de jeunes patients présentent des lithiases urinaires. L’objectif de cette étude était d’analyser et de mettre à jour l’épidémiologie des calculs dans le Sud de la France selon l’âge et le sexe.

      Matériel et méthodes

      Une étude monocentrique rétrospective de 2009 à juin 2015 a inclus tous les calculs urinaires analysés par spectrophotométrie infrarouge. Des groupes ont été composés selon la teneur en minéraux (oxalocalciques avec sous-type whewellite, weddellite, calculs phosphocalciques, acide urique…).

      Résultats

      Un total de 749 calculs ont été analysés. Le sex-ratio était de 1,96 tout âge confondu. Les calculs les plus fréquents étaient oxalocalciques (51,3 %), puis mixtes (21,2 %) et phosphocalciques (11,9 %). Les calculs oxalocalciques sont majoritairement composés de whewellite (42 %) et les calculs phosphocalciques de carbapatite (18,6 %). Les calculs de whewellite étaient plus fréquents chez les hommes (p =0,0009), de même que les calculs d’acide urique (p =0,01) et les calculs mixtes chez les femmes (p =0,00003), de même que les phosphocalciques (p =0,0005).

      Conclusions

      L’épidémiologie de la lithiase urinaire a changé avec une augmentation de l’incidence chez les femmes, avec des patients plus âgés. Un changement dans le type de calcul a été observé avec une augmentation de la proportion des calculs mixtes, surtout chez les femmes. Des études nutritionnelles et métaboliques sont nécessaires pour déterminer les étiologies de ce changement de composition.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Épidémiologie des calculs urinaires dans le Sud de la France : étude rétrospective monocentrique

      Summary
      Introduction

      Incidence of urolithiasis is increasing in industrialized countries. Amendments can be explained among others by dietary changes. More and more young patients have urolithiasis. The objective of this study was to analyze and update the epidemiology of stones in south of France about age and gender.

      Material and methods

      A retrospective single-center study from 2009 to June 2015 included all urolithiasis analyzed by infrared spectroscopy. Groups were composed according to the mineral content (oxalocalcic with whewellite and weddelite, calcium phosphate stones, uric acid stones…).

      Results

      A total of 749 stones were analyzed. The sex ratio was 1.96 all aged confused. The most common stones were oxalocalcic (51.3 %), followed mixed stones (21.2 %) and calcium phosphate stones (11.9 %). The calcium oxalate stones are mainly composed of whewellite (42 %) and calcium phosphate stones of carbapatite (18.6 %). The stones of whewellite were more frequent in men (P =0.0009), as well as uric acid stones (P =0.01) and mixed stones in women (P =0.00003), as well as calcium phosphate (P =0.0005).

      Conclusions

      Epidemiology of stones has changed with an increased incidence in women, and nephrolithiasis patients getting older. A change in the type of stones is observed with increasing the proportion of mixed stones especially among women. Nutritional and metabolic studies are needed to find the etiology of the change in the epidemiology of urolithiasis.

      Level of evidence

      4.

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    • La sensibilité aux antibiotiques des bactéries uropathogènes dans la ville de Nouakchott – Mauritanie

      Résumé
      Introduction

      L’infection urinaire (IU) est une pathologie fréquente aussi bien en communauté qu’à l’hôpital. Au cours de ces dernières années, on a assisté à une augmentation de l’incidence des résistances aux antibiotiques des germes responsables d’IU, notamment à cause de l’émergence des entérobactéries ayant une bêtalactamase à spectre étendu (BLSE).

      But

      Le but de ce travail était d’étudier l’épidémiologie des germes responsables des infections urinaires, ainsi que leur sensibilité aux antibiotiques au niveau de 3 laboratoires d’analyses médicales dans la ville de Nouakchott (Mauritanie) chez tous les patients se présentant à ces laboratoires pour ECBU durant une période de six mois.

      Matériels et méthodes

      Il s’agit d’une étude prospective réalisée au niveau de trois laboratoires d’analyses médicales à Nouakchott, sur une période de six mois allant du début janvier à fin juin 2014 chez tous les patients se présentant à ces structures pour ECBU durant cette période. La culture a été faite selon les techniques usuelles, et l’antibiogramme a été réalisé selon les recommandations du Comité de l’antibiogramme de la Société française de microbiologie (CA-SFM). L’analyse statistique a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS Statistics 20.

      Résultats

      Sur 3082 prélèvements d’urine, 568 répondaient aux critères d’infection urinaire, soit 18,4 % de positivité. Ces infections ont concerné des patients hospitalisés (17,8 %) et surtout des consultants externes (82,2 %). Le sex-ratio F/H était 1,6. L’épidémiologie des infections urinaires au niveau de ces 3 laboratoires d’analyses médicales est globalement comparable aux données de la littérature en ce qui concerne l’âge, le sexe, le terrain, et le germe le plus fréquemment responsable (Escherichia coli 64,4 %). Mais, des différences sur les résistances sont observées : résistances plus élevées aux bêtalactamines, aux quinolones de 1re génération, aux fluoroquinolones et au cotrimoxazole. L’IU était fréquente chez les patients sondés (64,9 %), les diabétiques (52,4 %), les hospitalisés (49,3 %), et chez les femmes enceintes (38,7 %). La prévalence des infections urinaires à entérobactéries productrices des BLSE dans notre étude était de 12,8 %, parmi toutes les infections urinaires à entérobactéries. Les souches d’E. coli et de Klebsiella spp isolées ont exprimé une BLSE respectivement dans 10,4 et 20,4 % des cas.

      Conclusion

      La répartition des souches dans notre étude est comparable à la littérature, en revanche, la résistance aux antibiotiques est plus importante dans notre série, conséquence probablement de l’usage inapproprié de ces molécules dans notre pays, d’où l’intérêt de prévoir une bonne stratégie d’approvisionnement et de dispensation de ces molécules ainsi que la révision du traitement empirique des IU dans notre pays.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La sensibilité aux antibiotiques des bactéries uropathogènes dans la ville de Nouakchott – Mauritanie

      Summary
      Introduction

      A urinary tract infection (UTI) is a frequent pathology in outpatients and admitted patients as well. In recent years, there has been an increase in the resistance of germs responsible for UTI to tested antibiotics, particularly because of the emergence of Enterobacteria secreting extended-spectrum beta-lactamase (ESBL).

      Objective

      The aim of this work was to study the epidemiology of germs responsible for urinary tract infections and their antibiotic sensitivity at three clinical laboratories in the city of Nouakchott (Mauritania) in all patients presenting to these laboratories for urine culture during a period of six months.

      Methods

      This is a prospective study conducted at three clinical laboratories in Nouakchott, over a period of six months from January 1st to June 30th 2014 for all patients coming to these laboratories for urinalysis test during this period. The culture was performed according to the usual techniques, and the antibiogram was done according to the recommendations of the Antibiogram Committee of the French Society of Microbiology. The statistical analysis was performed using SPSS Statistics 20.

      Results

      From 3082 urine exam, 568 were positive, which means 18.4%. These infections were for hospitalized patients (17.8%) and outpatients in particular (82.2%). Sex ratio F/M was 1.6. The epidemiology of urinary tract infections in these three medical analysis laboratories is comparable to the past studies data regarding age, sex, and the bacteria, the most frequently responsible (Escherichia coli 64.4%). But differences in the resistance of E. coli are observed: higher resistance to beta-lactam antibiotics, the quinolones, the fluoroquinolones, and cotrimoxazol. UTI was common in patients with urinary catheter (64.9%), diabetics (52.4%), hospitalized patients (49.3%) and pregnant women (38.7%). The prevalence of urinary tract infections caused by Enterobacteria ESBL in our study was 12.8%, of all urinary tract infections caused by Enterobacteria; 10.4 and 20.4% of the E. coli and Klebsiella spp , respectively produced a ESBL.

      Conclusion

      The distribution of germs in our study is comparable to the literature, however, antibiotic resistance is higher in our study, which is probably a result of the inappropriate use of these drugs in our country, therefore it is important for us to create a good strategy to supply and distribute these drugs, as well as the review of the empirical treatment of UTI in our country.

      Level of evidence

      4.

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    • Radiation exposure of patient and surgeon in minimally invasive kidney stone surgery

      Summary
      Objective

      Percutaneous nephrolithotomy (PNL) and retrograde intrarenal surgery (RIRS) are the standard treatments used in the endoscopic treatment of kidney stones depending on the location and the size of the stone. The purpose of the study was to show the radiation exposure difference between the minimally invasive techniques by synchronously measuring the amount of radiation the patients and the surgeon received in each session, which makes our study unique.

      Materials and methods

      This is a prospective study which included 20 patients who underwent PNL, and 45 patients who underwent RIRS in our clinic between June 2014 and October 2014. The surgeries were assessed by dividing them into three steps: step 1: the access sheath or ureter catheter placement, step 2: lithotripsy and collection of fragments, and step 3: DJ catheter or re-entry tube insertion.

      Results

      For the PNL and RIRS groups, mean stone sizes were 30mm (range 16–60), and 12mm (range 7–35); mean fluoroscopy times were 337s (range 200–679), and 37s (range 7–351); and total radiation exposures were 142mBq (44.7 to 221), and 4.4mBq (0.2 to 30) respectively. Fluoroscopy times and radiation exposures at each step were found to be higher in the PNL group compared to the RIRS group. When assessed in itself, the fluoroscopy time and radiation exposure were stable in RIRS, and the radiation exposure was the highest in step 1 and the lowest in step 3 in PNL. When assessed for the 19 PNL patients and the 12 RIRS patients who had stone sizes≥2cm, the fluoroscopy time in step 1, and the radiation exposure in steps 1 and 2 were found to be higher in the PNL group than the RIRS group (P <0.001).

      Conclusion

      Although there is need for more prospective randomized studies, RIRS appears to be a viable alternate for PNL because it has short fluoroscopy time and the radiation exposure is low in every step.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Radiation exposure of patient and surgeon in minimally invasive kidney stone surgery

      Résumé
      Introduction

      La nephrolithotomie percutanée (PNL) et l’urétéroscopie souple (RIRS) sont des traitements endoscopiques dont l’indication varie en fonction de la taille et de la localisation du calcul. Le but de cette étude est de comparer les temps d’exposition ainsi que la dose de rayons X au chirurgien et au patient.

      Matériel et méthode

      De juin à octobre 2014, 20 patients bénéficiant d’une PNL et 45 d’une RIRS ont été comparés prospectivement. Les temps opératoires ont été divisés en : 1re phase : placement de la gaine d’accès ; 2e phase : fragmentation et retrait des calculs ; 3e phase, placement de la JJ ou de la néphrostomie.

      Résultats

      La taille des calculs était de 30mm (16–60) et 12mm (7–35) respectivement. Les durées de scopie étaient de 337 (200–679) et 37 (7–351) secondes et la quantité totale de radiation de 142 (44,7–221) et 4,4 (0,2–30) mBq respectivement. Les durées de scopie et la quantité de radiation étaient significativement supérieures dans le groupe PNL en particulier dans la 1re phase. Lorsque la taille du calcul est>2cm, la durée d’exposition est supérieure au cours de la phase 1 et l’irradiation supérieure au cours des phases 1 et 2 (p <0,01).

      Conclusion

      L’urétéroscopie souple est associée à un temps d’exposition aux rayons X et une irradiation inférieures à la néphrolithotomie percutanée.

      Niveau de preuve

      4.

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    • Prise en charge endoscopique des plaies urétérales de découverte postopératoire. Étude rétrospective unicentrique d’octobre 2003 à juin 2014

      Résumé
      Contexte

      Les plaies urétérales sont rares avec une incidence entre 0,5 et 1 % des chirurgies pelviennes. Leurs prises en charges et leurs pronostics restent très dépendants du délai de découverte et du niveau lésionnel urétéral. L’importance d’une prise en charge précoce diminue la morbidité et améliore le pronostic du patient.

      Matériel et méthodes

      Une étude rétrospective a été réalisée d’octobre 2003 à juin 2014 dans un centre hospitalier universitaire à l’aide d’une revue systématique des dossiers de patients d’urologie, de chirurgie digestive, de chirurgie vasculaire et de gynécologie.

      Résultats

      Quarante-six plaies ont été retrouvées chez 43 patients. La majorité de ces plaies urétérales a été retrouvée au niveau de l’uretère pelvien, soit 69,6 % de la population étudiée (n =32). La cause principale était la chirurgie gynécologique (n =25). Dans le groupe plaie simple, le traitement endoscopique a été efficace dans près de 90 % des cas (n =6). Dans les deux autres groupes, l’efficacité n’a été que de 30 % et a imposé une prise en charge chirurgicale en seconde intention.

      Conclusion

      La prise en charge repose essentiellement sur un dépistage précoce, voire peropératoire, ainsi que sur une connaissance initiale correcte de la localisation et de la taille de la lésion. Le traitement endoscopique peut dans la majorité des cas traiter de manière simple et peu invasive la plaie urétérale avec près de 90 % de réussite. Dans les plaies plus complexes, l’endoscopie reste une étape dans la prise en charge avec environ 30 % de réussite dans notre étude.

      Niveau de preuve

      5.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Prise en charge endoscopique des plaies urétérales de découverte postopératoire. Étude rétrospective unicentrique d’octobre 2003 à juin 2014

      Summary
      Background

      Ureteral wounds are rare with an incidence of 0.5 to 1% of pelvic surgeries. Their supports and their prognosis remain dependant of the period of support and the level of ureteral lesion. The importance of early treatment reduces morbidity and improves patient prognosis.

      Methods

      A retrospective study from October 2003 to June 2014 was performed in a university hospital using a systematic chart review of patients’ urology, digestive surgery, vascular surgery and gynecology.

      Results

      Forty-six wounds were found in 43 patients. The majority of the ureteral wound was found at the pelvic ureter, i.e. 69.6% of the study population (n =32). The main cause was gynecological surgery (n =25). In the simple wound group, endoscopic treatment was effective in nearly 90% of cases (n =6). In the other two groups, the efficacy was only 30% and imposed a surgical treatment as second-line.

      Conclusion

      The management is based primarily on early detection or intraoperative, and on a correct initial knowledge of the location and size of the lesion. Endoscopic treatment can in most cases treated with a simple and minimally invasive operation an ureteral wound with nearly 90% success rate. In more complex wounds, endoscopy remains a step in the management with about 30% success rate in our study.

      Level of evidence

      5.

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    • La néovessie iléale en W : résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme

      Résumé
      But

      Évaluer les résultats fonctionnels de la néovessie iléale en W selon Hautmann et la qualité de vie des patients, plus de dix ans après l’intervention.

      Patients et méthodes

      Entre 1994 et 2004, 87 patients ont subi une cystoprostatectomie pour cancer de vessie avec remplacement iléal orthotopique en W dans le service. Parmi eux, 31 patients (35,6 %) ont été évalués. Le recul moyen était de 158 mois, l’âge moyen de 72ans. Une évaluation des résultats fonctionnels (recours aux protections, score USP, débitmétrie, mesure du résidu postmictionnel), de la qualité de vie globale des patients (score SF-36) et du retentissement des troubles mictionnels sur leur qualité de vie (échelle Ditrovie) a été réalisée.

      Résultats

      La continence diurne était satisfaisante chez 29 patients (96,8 %). La continence nocturne était satisfaisante chez 27 patients (87,1 %). Les scores moyens d’incontinence diurne, d’hyperactivité et de dysurie du questionnaire USP étaient respectivement de 1,5/9 ; 3,2/21 et 2/9. Le débit maximum était en moyenne de 18mL/s pour un volume mictionnel moyen de 324mL et un résidu postmictionnel médian de 70mL. Les 8 dimensions du SF-36 étaient comparables aux valeurs de la population française. Selon l’échelle Ditrovie, dont la valeur moyenne était de 1,83, la qualité de vie était inchangée ou peu modifiée par les troubles urinaires chez 28 (90,3 %) des patients.

      Conclusion

      Nos résultats suggèrent que le statut mictionnel et la qualité de vie des patients avec néovessie iléale orthotopique restent satisfaisants à long terme.

      Niveau de preuve

      5.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La néovessie iléale en W : résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme

      Summary
      Purpose

      To evaluate functional outcomes and patients’ health-related quality of life over ten years after a W-shaped ileal neobladder urinary diversion.

      Patients and methods

      From 1994 to 2004, 87 patients with bladder cancer underwent a cystoprostatectomy with a W-shaped ileal neobladder. Among them, 31 patients (35.6%) were evaluated. The average follow-up was 158months, average age was 72years. We assessed functional outcomes (use of protections, USP score, uroflowmetry, postvoid residual volume), overall health-related quality of life (SF-36 score), and specific urinary-related quality of life (Ditrovie scale).

      Results

      Daytime continence was satisfactory in 29 patients (96.8%). Night-time continence was satisfactory in 27 patients (87.1%). Mean daytime continence, hyperactivity and dysuria scores of the USP were respectively 1.5/9, 3.2/21 and 2/9. Mean value of the maximum flow rate was 18mL/s for an average voiding volume of 324mL and an average postvoid residual volume of 70mL. The 8 dimensions of the SF-36 were all comparable with the French population's values. According to the Ditrovie scale whose average value was 1.83, the health-related quality of life was unchanged or little changed by urinary disorders in 28 patients (90.3%).

      Conclusions

      Our results suggest that voiding status and health-related quality of life remain satisfactory over ten years after an orthotopic ileal neobladder derivation.

      Level of evidence

      5.

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    • Complications urologiques après transplantation de reins issus de donneurs à critères étendus : anastomoses urétéro-vésicales versus anastomoses pyélo-urétérales

      Résumé
      Introduction

      L’utilisation de transplants issus de donneurs à critères étendus entraîne une augmentation du nombre de complications urologiques après transplantation rénale. Deux techniques différentes d’anastomose utilisées afin de rétablir la continuité urinaire sont comparées dans cette étude.

      Patients et méthodes

      Étude rétrospective, bicentrique sur une période de 5ans. Cent soixante-seize patients opérés aux hospices civils de Lyon ont bénéficié d’une anastomose urétéro-vésicale selon De Campos-Freire (groupe 1) et 167 patients opérés à l’hôpital Necker à Paris ont eu une anastomose pyélo-urétérale (groupe 2). Les différentes complications urologiques (fistules, sténoses, lymphocèles, hématomes et reflux vésico-urétéraux) et leur prise en charge ont été comparées. Les facteurs de risque ont été recherchés.

      Résultats

      Les délais d’attente avant la transplantation étaient plus longs dans le groupe 2 que dans le groupe 1 (51.0 et 33.8 mois) ainsi que le pourcentage de patients anuriques. (52,9 % contre 32,9 %) (p <0,001). Le temps d’ischémie froide était plus court dans le groupe 1 (939,3minutes en moyenne contre 1325,3minutes pour le groupe 2) (p <0,001). Une sonde double J était mise en place dans 97,6 % des cas pour le groupe 2 contre 84,2 % pour le groupe 1 (p <0,001). On ne retrouvait pas de différence significative dans la survenue de fistules et de sténoses (complications majeures) entre les 2 groupes. Il existait plus de complications mineures (hématomes, lymphocèles et reflux vésico-urétéral) dans le groupe 1 (p =0,033). Il y avait une différence dans la prise en charge de ces complications, en particulier des sténoses (p =0,024) avec une approche significativement plus conservatrice dans le groupe 2. L’analyse multivariée retrouvait l’anurie, le sexe des receveurs et l’âge des donneurs comme facteurs de risque indépendants dans la survenue de complications et la sonde double J comme facteur protecteur.

      Conclusion

      Cette étude ne permet pas de mettre en évidence la supériorité d’une technique d’anastomose urinaire. La mise en place d’une sonde JJ limite le risque de complication. L’analyse des facteurs de risque permet de proposer un arbre décisionnel afin de guider la stratégie chirurgicale, en particulier dans la population de receveurs anuriques.

      Niveau de preuve

      5.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Complications urologiques après transplantation de reins issus de donneurs à critères étendus : anastomoses urétéro-vésicales versus anastomoses pyélo-urétérales

      Summary
      Introduction

      The use of transplants from extended criteria donors increases the number of urological complications after renal transplantation. Two different anastomosis techniques used to restore urinary continuity are compared in this study.

      Patients and methods

      Retrospective study, bi-center over a period of 5 years. One hundred and seventy six patients operated at Hospices Civils de Lyon benefited from ureteroneocystostomy according to De Campos-Freire (group 1) and 167 patients operated at the Necker Hospital in Paris had a pyelo-ureterostomy (group 2). The various urological complications (fistulas, strictures, seromas, haematomas and vesico-ureteric reflux) and their care were compared. Risk factors were sought.

      Results

      The waiting time before transplantation was longer in group 2 than in group 1 (51 and 33.84 months) as the percentage of anuric patients (52.9 % against 32.9 %) (P <0.001). The cold ischemic time was shorter in group 1 (939.3minutes on average against 1325.3minutes for group 2) (P <0.001). A double J stent was put in place in 97.6 % of cases in group 2 against 84.2 % for group 1 (P <0.001). We did not find any significant difference in the occurrence of stenosis and fistulas (major complications) between the 2 groups. There were more minor complications (hematoma, seroma and vesico-ureteric reflux) in group 1 (P =0.033). There was a difference in the treatment of these complications, especially stenosis (P =0.024) with a significantly more conservative approach in group 2. Multivariate analysis found anuria, sex of recipients and donor age as independent risk factors in the onset of complications and the double J stent as a protective factor.

      Conclusion

      This study does not demonstrate the superiority of a urinary anastomosis technique. The establishment of a double J stent reduces the risk of complications. Analysis of risk factors allows to propose a decision tree to guide the surgical strategy, particularly in the population of anuric recipients.

      Level of evidence

      5.

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      Prog Urol, 2016, 6, 26, i

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