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    Numéro 15- Volume 22- pp. 903-976 (Novembre 2012)

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    • Biopsies prostatiques ciblées guidées par IRM dans le diagnostic du cancer de prostate : revue de la littérature

      Résumé
      Introduction

      Les avancées de l’IRM pour la détection des tumeurs de prostate permettent des biopsies ciblées sur des zones suspectes.

      Matériel et méthodes

      Une revue de la littérature a été réalisée sur Medline® en utilisant les termes targeted , prostate biopsy et leurs articles relatifs. Soixante-cinq abstracts ont été étudiés ainsi que 102 associés, 38 articles ont été lus et 27 retenus.

      Résultats

      La reconstruction mentale laisse place aux biopsies avec guidage direct dans l’IRM et la fusion d’image échographie-IRM. Les premières permettent une grande précision mais restent limitées par l’accessibilité, le coût et la durée. La fusion d’images est un compromis prometteur. Les taux de détection de cancer varient de 15 à 64 %.

      Conclusion

      La réalisation de biopsies prostatiques ciblées sur des zones suspectes à l’IRM est prometteuse pour améliorer la sensibilité et le rendement des biopsies prostatiques.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Biopsies prostatiques ciblées guidées par IRM dans le diagnostic du cancer de prostate : revue de la littérature

      Summary
      Introduction

      Advances in MRI technology for detection of prostate cancer allow targeted biopsies of suspicious areas.

      Material and methods

      A systematic literature review was performed on Medline® with the keywords “targeted”, “prostate biopsy” and related articles. We studied 65 abstracts and 102 related abstracts, read 38 articles and selected 27 articles.

      Results

      Mental reconstruction gives way for targeted biopsies by direct MRI guidance inside the MRI, and MRI-TRUS fusion. The first option offers high precision targeting but is limited by the accessibility, cost and duration of the procedure. MRI-TRUS image fusion is a promising compromise. Cancer detection rates vary from 15 to 64 %.

      Conclusion

      Biopsies targeting suspicious areas on MRI are promising to improve the sensitivity and performance of prostate biopsies.

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    • Étiologie et traitements des plaies iatrogènes de l’uretère : analyse de la littérature

      Résumé
      Objectif

      Les plaies de l’uretère (PU) iatrogènes sont des complications fréquentes survenant souvent au décours de la chirurgie abdomino-pelvienne. L’objectif de ce travail était de faire la synthèse des causes, des traitements et des moyens de prévention des PU.

      Matériel et méthodes

      Une recherche bibliographique en langues française et anglaise a été effectuée à l’aide de Medline® en utilisant les mots clés : ureter  ; iatrogenic  ; injury  ; ureteroscopy  ; endoscopy et morbidity .

      Résultats

      L’analyse de l’épidémiologie des PU montrait que la chirurgie gynécologique et la chirurgie urologique étaient les deux disciplines à l’origine de ces lésions dans la majorité des cas. Dans 80 % des PU, l’uretère pelvien était concerné. Les mécanismes lésionnels étaient essentiellement : ligature, section et ischémie par altération de la vascularisation urétérale. Les principaux facteurs de risque retrouvés étaient l’inflammation pelvienne et la survenue d’une hémorragie peropératoire. La pose d’une sonde double J ou une TDM préopératoire pourraient être utiles. Le choix de la technique de réparation dépendait de la localisation de la PU, de la circonstance de survenue et de l’expérience de l’équipe.

      Conclusion

      La chirurgie pelvienne est pourvoyeuse de PU iatrogènes. Les options thérapeutiques pour la prise en charge des PU sont variées et doivent être évaluées avant toute tentative de réparation.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étiologie et traitements des plaies iatrogènes de l’uretère : analyse de la littérature

      Summary
      Objective

      Ureteric injuries (IU) are common complications occurring during abdomino-pelvic surgical procedures. Our aim was to review risk factors, treatment and methods of prevention of these iatrogenic UI.

      Material and methods

      A literature review in English and French by Medline® was performed using the keywords: ureter; iatrogenic; injury; ureteroscopy; morbidity and endoscopy.

      Results

      The analysis of the epidemiology of IU shows that the first two causes are gynecological and urological surgery. In 80% of cases, the pelvic ureter was concerned. Mechanisms of injury were essentially ligation, section and ischemia by altering the ureteral vasculature. The main risk factors found were pelvic inflammation (endometriosis, radiation…) and the occurrence of bleeding during surgery. In the presence of risk factors, placing a double J stent or a CT may be useful preoperatively. The choice of reparation technique depended on the location of the PU, the circumstances of the occurrence and experience of the surgical team.

      Conclusion

      Pelvic surgery is a provider of iatrogenic PU. Knowledge of the management of PU once occurred must be mastered before carrying out any risk surgery.

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    • Recommandations du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CC-AFU) pour la bonne pratique des instillations endovésicales de BCG et de mytomycine C dans le traitement des tumeurs de la vessie n’envahissant pas le muscle (TVNIM)

      Résumé
      Introduction

      Les instillations intravésicales de BCG ou de mitomycine C sont le traitement de référence des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Ces recommandations ont pour objectif d’optimiser la réalisation des instillations endovésicales de BCG ou de mitomycine C pour une meilleure efficacité carcinologique et une moindre morbidité.

      Matériels et méthodes

      Enquête de pratique, analyse des recommandations existantes et des textes réglementaires, complétées par une revue de la littérature avec affectation d’un niveau de preuve. Une recherche bibliographique en langue française et anglaise par Medline® et Embase® en utilisant les mots clés « BCG », « mitomycine C », « vessie », « complication », « toxicité », « effet indésirable », « prévention » et « traitement » a été effectuée.

      Résultats

      L’information du patient doit être préalable à la première instillation et délivrée en consultation par l’urologue. Une contre-indication formelle au BCG doit être systématiquement recherchée. Les instillations doivent être réalisées dans un établissement de santé disposant des conditions nécessaires à la réalisation des endoscopies pour en assurer la sécurité. Un ECBU récent doit être systématique ainsi que les éléments de la check-list avant toute instillation réalisée par l’urologue ou l’infirmière dédiée. Il convient de réaliser un sondage atraumatique lors de l’instillation du produit et veiller à surseoir à l’instillation en cas d’effets indésirables (EI) non contrôlés. Le produit instillé doit rester pendant au moins deux heures au contact de l’urothélium vésical. Après l’instillation, le patient doit uriner assis à chaque miction pendant six heures au moins et veiller à boire abondamment pendant 48heures.

      Conclusion

      Pour obtenir une efficacité carcinologique optimale et diminuer les risques d’événements indésirables, la réalisation des instillations endovésicales de BCG ou de mitomycine C doit obéir à une procédure bien définie et strictement appliquée.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CC-AFU) pour la bonne pratique des instillations endovésicales de BCG et de mytomycine C dans le traitement des tumeurs de la vessie n’envahissant pas le muscle (TVNIM)

      Summary
      Introduction

      Intravesical BCG immunotherapy and mitomycin C are considered as the standard treatment for non-muscle invasive bladder cancer. These guidelines aim to describe the optimal condition to perform intravesical instillation of BCG or mitomycin C in order to increase its oncologic efficiency and to decrease its morbidity.

      Methods

      Online systematic literature search was performed on PubMed® until April 2010. Regulation texts, published guidelines and results of recent urologists practice study were taken into consideration. Level of evidence was assigned to each recommendation. A bibliographic research in French and English using Medline® and Embase® with the keywords “BCG”, “mitomycin C”, “bladder”, “complication”, “toxicity”, “adverse reaction”, “prevention” and “treatment” was performed.

      Results

      Patient information must be prior to the first intravesical instillation and should be given through a medical exam by the physician performing the procedure. The check for formal contra-indication to BCG is systematically mandatory by the physician during the medical exam. Intravesical instillation must be realized in a health center where urologic endoscopic procedures are made frequently. A recent urine culture has to be checked systematically before any instillation done either by the urologist or a specialized nurse. Contingent upon a bladder catheter has been inserted in the bladder without any injury of the lower urinary tract, the instillation can be done. The pharmaceutical agent needs to be kept two hours in the bladder. After instillation, the patient must be seated to void and also has to keep in mind that he needs to drink at least 2 liters of water per day for 2 days.

      Conclusion

      To improve the oncologic performance and to reduce the risk of complication and adverse event, achievement of intravesical instillations of BCG and/or mitomycin C should follow a standardized procedure.

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    • Le carcinome rénal à translocation Xp11.2 de l’adulte de plus de 50 ans : à propos de quatre cas

      Résumé
      Objectif

      Décrire les données démographiques, thérapeutiques et le suivi de quatre cas de carcinome rénal avec translocation Xp11.2 chez l’adulte de plus de 50ans.

      Patients et méthodes

      Cent soixante-dix patients adultes ont été opérés d’un carcinome rénal dans notre centre entre janvier 2008 et décembre 2011. Une analyse anatomopathologique de la pièce opératoire a été systématique. Une analyse immuno-histochimique complémentaire n’a été réalisée qu’en cas de doute diagnostique ou chez l’homme de moins de 40ans.

      Résultats

      Parmi ces 170 patients avec un âge médian de 59ans (21–89), quatre avaient à l’étude immuno-histochimique une translocation TFE3 recherchée sur un doute diagnostic (2,4 %). Il s’agissait de trois femmes et un homme d’âges respectifs : 53, 71, 75 et 86ans. Une patiente était métastatique initialement. Tous ont eu une néphrectomie totale première. La classification TNM était T3aN2R0, T3bN0R0, T2N2R0 et T3aN2R2, Furhman IV dans tous les cas. Deux patients ont progressé sur un mode métastatique cinq et sept mois après la chirurgie. Deux patientes ont fait une récidive ganglionnaire deux et neuf mois après néphrectomie. Un patient est décédé à l’arrêt du suivi en décembre 2011.

      Conclusion

      Le carcinome rénal à translocation Xp11 était peu fréquent chez l’adulte après 50ans dans notre série, mais probablement souvent méconnu car peu recherché. Il semblait associé à un mauvais pronostic. Des études de plus grande ampleur doivent être réalisées pour optimiser sa prise en charge spécifique.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Le carcinome rénal à translocation Xp11.2 de l’adulte de plus de 50 ans : à propos de quatre cas

      Summary
      Objective

      To describe demographic, therapeutic and follow-up data of four cases of renal cell carcinoma with Xp11.2 translocation in adults older than 50 years of age.

      Patients and methods

      Between January 2008 and December 2011, 170 patients underwent surgery for renal cell carcinoma in our center. Systematic histopathologic analysis of specimen removed was performed. Complementary immunohistochemical analysis was performed only in cases with uncertain diagnosis or in patients younger than 40 years of age.

      Results

      Among these 170 patients with a median age of 59years old (21–89), immunohistochemistry helped find a TFE3 translocation in four cases (2.4%). There were three women and one man of 53, 71, 75 and 86years old respectively. One patient was metastatic at diagnosis. Radical nephrectomy was first performed in all cases. TNM staging was T3aN2R0, T3bN0R0, T2N2R0 and T3aN2R2, with a Furhman grade of 4. Two patients progressed with metastasis 5 and 7months after surgery, and two with lymphatic invasion 2 and 9months after nephrectomy. One patient died during follow-up.

      Conclusion

      Xp11.2 translocation renal cell carcinoma was uncommon after 50years of age in our series, but probably under estimated. It seemed to be associated with a poor prognosis. Larger studies must be performed to optimize its specific treatment.

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    • Étude de la composition des calculs urinaires en fonction de l’âge dans la population du centre tunisien

      Résumé
      But

      Les études qui ont évalué l’influence de l’âge et du sexe sur la composition des calculs urinaires dans le monde arabe sont rares. L’objectif de cette étude a été d’identifier la composition des calculs urinaires dans la population du centre tunisien et d’étudier leur évolution en fonction du sexe et l’âge.

      Patients et méthodes

      Notre travail a porté sur 1200 patients lithiasiques tunisiens (729 de sexe masculin et 471 de sexe féminin) âgés de six mois à 92ans, qui ont été admis dans les services d’urologie et de chirurgie pédiatrique entre 2001–2010. L’analyse des calculs urinaires a été réalisée respectivement à l’aide d’un stéréomicroscope et par spectroscopie infrarouge afin de déterminer, respectivement, le type morphologique et de la composition moléculaire de chaque calcul.

      Résultats

      Nous avons observé une prédominance de la lithiase rénale qui a représenté 48,6 % de l’ensemble des calculs. Les enfants et les personnes âgées ont été les plus touchés par la lithiase vésicale. L’analyse de la composition a montré que l’oxalate de calcium monohydraté (whewellite) était majoritaire dans 51,8 % des calculs et dans 39,6 % des noyaux, sa fréquence a diminué en fonction de l’âge de 61,4 % chez les jeunes adultes à 47,7 % chez les personnes âgées en faveur de l’augmentation des calculs d’acide urique (16,4 % et 35,6 % respectivement [p <0,02]). Les lithiases d’infection ont été rares (3,2 %) et plus fréquentes chez les enfants de sexe masculin.

      Conclusion

      L’analyse de ces données a montré que les calculs urinaires en Tunisie avaient les mêmes caractéristiques physico-chimiques analogues à celles qui ont été observées dans les pays développés.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étude de la composition des calculs urinaires en fonction de l’âge dans la population du centre tunisien

      Summary
      Background

      Studies that evaluated the effect of age and gender on the stone composition were scarce. The aim of this study was to identify the stone composition in Tunisian patients and to highlight their modification according to patients’ sex and age.

      Patients and methods

      We studied 1200 urolithiasic patients, from the urologic and the pediatric surgery departments, ranging from six months to 92years old and known as having urinary stones (729 males and 471 females). Stone analysis was performed respectively using a stereomicroscope and infrared spectroscopy to determine, respectively, the morphological type and the molecular composition of each.

      Results

      Kidney stones were encountered in 48.6% of calculi. Children and old men were more affected by bladder stone. Whewellite was the main component in 51.8% of the stones and 39.6% of the stone core, its frequency fell according to age from 61.4% in young adults to 47.7% in elderly in favor of the increase of uric acid stones, from 16.4% in young adults to 35.6% in elderly (P <0,02). Struvite stones were rare (3.2%) and more frequent in boys.

      Conclusion

      The analysis of these data shows that urinary stones in Tunisia were tending to evolve in the same direction as in industrialized countries.

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    • Étude qualitative de la continence urinaire après prostatectomie radicale laparoscopique

      Résumé
      But

      L’objectif principal de cette étude était de rapporter la continence urinaire après prostatectomie radicale laparoscopique (PRL) pour cancer de prostate localisé et particulièrement d’évaluer le taux de patients récupérant une continence urinaire identique à l’état préopératoire. L’objectif secondaire était de déterminer les facteurs de risque d’incontinence urinaire après PRL.

      Méthodes

      Évaluation prospective de la continence urinaire par autoquestionnaire chez 300 patients consécutifs opérés entre les mois de mai 2006 et mai 2009.

      Résultats

      Après prostatectomie radicale, à trois, six et 12 mois postopératoires, respectivement 12,5 %, 23 % et 33,7 % des patients récupéraient une continence urinaire identique à la période préopératoire. Cinquante-quatre pour cent, 72,3 % et 78,4 % des patients ne portaient pas de protection trois, six et 12 mois après PRL. Parmi ces patients sans protection 43 % avaient, un an après PRL, une continence urinaire identique à la période préopératoire. En analyse univariée, les facteurs de risque d’incontinence urinaire étaient l’âge supérieur à 60ans (p =0,003, p =0,003 et p =0,02 à trois, six et 12 mois postopératoires) et l’absence de conservation des bandelettes neurovasculaires (p =0,01 et p =0,08 à trois et six mois postopératoires). En analyse multivariée, seul l’âge supérieur à 60ans avait une influence statistiquement significative (p =0,018, p =0,01 et p =0,01 à trois, six et 12 mois postopératoires).

      Conclusion

      Un an après PRL, 66,3 % des patients avaient une forme d’incontinence urinaire en utilisant comme critère le retour à l’état préopératoire. Cependant, seulement 21,6 % des patients portaient des protections et moins de 2 % en portaient plus de deux par jour.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étude qualitative de la continence urinaire après prostatectomie radicale laparoscopique

      Summary
      Purpose

      The main purpose of this study was to report urinary continence after laparoscopic radical prostatectomy (LRP) for localised prostate cancer and the return to baseline rate for urinary continence. The minor purpose was to determine the risk factors, which influence return to baseline urinary continence after radical prostatectomy.

      Methods

      Prospective evaluation of urinary continence with self-administered questionnaire in 300 consecutive LRP for localized prostate cancer.

      Results

      After LRP, at 3, 6 and 12 months, respectively 12.5%, 23% and 33.7% of patients recover baseline urinary continence. Fifty-four percent, 72.3% and 78.4% of patients did not wear pads 3, 6 and 12 months after LRP. In patients without pad, 43 % recovered baseline continence one year after radical prostatectomy. In univariate analysis, age older than 60 years (P =0.003, P =0.003, P =0.02, 3, 6 and 12 months after LRP) and no sparing of neurovascular bundles (P =0.01, P =0.08 at 3 and 6 months after LRP) were risks factors of urinary incontinence. In multivariate analysis, only age older than 60 years (P =0.018, P =0.01 and P =0.01 at 3, 6 and 12 months after LRP) was a risk factor of urinary incontinence.

      Conclusion

      One year after LRP, 66.3% of patients had urinary incontinence according to our evaluation using stringent criteria, i.e. return to baseline continence status. However, only 21.6% of patients wore pads and less than 2% wore more than two pads per day.

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    • Radiohormonothérapie dans le cancer de la prostate à haut risque : quels résultats sur une population Antillaise ?

      Résumé
      Objectif

      Analyser dans une population Antillaise à 90 % d’ascendance africaine, les résultats de la radiohormonothérapie (RHT) dans le cancer de la prostate (CaP) à haut risque.

      Patients et méthode

      Cinquante-neuf patients successifs avec un CaP à haut risque selon la classification de D’AMICO et traités par RHT entre janvier 2003 et avril 2009 dans notre centre ont été analysés. La dose médiane d’irradiation et la durée médiane d’hormonothérapie étaient respectivement de 70Gy et 37mois. La récidive biologique (RB), objectif principal était définie selon les critères de PHOENIX (PSA nadir+2ng/mL). Une analyse multivariée était effectuée pour identifier les facteurs prédictifs indépendants de RB. Le suivi médian était de 47mois.

      Résultats

      Huit (13,6 %) patients ont eu une RB et quatre (6,8 %) ont développé des métastases. Six (10,2 %) sont décédés durant le suivie. La probabilité de survie sans récidive biologique (SSRB) à cinq ans était de 79,7 %. En analyse multivariée, le score de Gleason (SG) supérieur à 7 (p =0,029), une hormonothérapie inférieure à 24mois (p =0,004) et un PSA nadir supérieur ou égal à 0,5ng/mL (p =0,011) étaient des facteurs prédictifs de RB.

      Conclusion

      Cette étude a rapporté de bons résultats de la RHT pour CaP à haut risque dans une population Antillaise, rejoignant ceux publiés dans d’autres populations. Les patients ayant un SG supérieur à 7 pourraient avoir des traitements plus agressifs dans des essais cliniques.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Radiohormonothérapie dans le cancer de la prostate à haut risque : quels résultats sur une population Antillaise ?

      Summary
      Objective

      To analyze in a Caribbean population at 90% of African descent, the results of radiotherapy with androgen deprivation (AD) in high-risk prostate cancer (PCa).

      Patients and methods

      Fifty-nine consecutive patients with a high-risk PCa as defined by the D’AMICO classification and treated by radiotherapy with AD between January 2003 and April 2009 in our center were analyzed. The median dose of radiation and the median duration of AD were 70Gy and 37months respectively. Biochemical recurrence (BF), as primary outcome was defined according to the PHOENIX criteria (nadir PSA+2ng/mL). Multivariate analysis was performed to identify predictive factors of BF. The median follow-up was 47months.

      Results

      Eight (13.6%) patients had BF and four (6.8%) developed metastases. Six (10.2%) died during the follow-up. The 5years acturial biochemical disease-free survival was 79.7%. Multivariate analyses have shown that Gleason sum (GS) superior to 7 (P =0.029), AD duration less than 24months (P =0.004) and the rate of Nadir PSA greater or equal to 0.5ng/mL (P =0.011) were independent predictive factors of BF.

      Conclusion

      This study was the first to our knowledge, to provide that radiotherapy associate with AD for HRPC among Caribbean men is effective as observed in other populations. Patients with GS superior to 7 could be considered for more aggressive treatments in clinical trials.

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    • Étude comparant les coûts hospitaliers de la résection monopolaire et de la vaporisation bipolaire de la prostate

      Résumé
      But

      Estimer et comparer les coûts hospitaliers de la résection monopolaire transurétrale de prostate (RTUP) et de la vaporisation bipolaire transurétrale de prostate (VBTUP). Prérequis : elles sont équivalentes en termes de résultats fonctionnels à trois mois postopératoire.

      Patients

      Étude de minimisation des coûts, à partir d’une série rétrospective observationnelle monocentrique de 86 patients consécutifs ayant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique résistante au traitement médical ou compliquée, répartis en deux groupes non randomisés (44 en RTUP et 42 en VBTUP). L’existence d’un adénocarcinome de la prostate, d’une sclérose du col vésical ou d’une sténose de l’urètre était un critère d’exclusion. L’analyse économique a été réalisée du point de vue de l’établissement hospitalier et du point de vue du payeur, l’assurance maladie.

      Résultats

      Les deux groupes de patients étaient comparables sur les critères de l’âge, des antécédents urologiques, de la prise de traitement anticoagulant, du score anesthésique ASA, de la durée moyenne de sondage, des taux de complications et de ré-hospitalisations. Dans le groupe VBTUP, le volume prostatique était supérieur (60±24mL vs 42±16mL ; p <0,05) et la durée d’hospitalisation inférieure (4,0±2,8j vs 4,4±2,1j ; p <0,05). Le coût d’amortissement des dispositifs non consommables était comparable dans les deux groupes, mais le coût des matériels consommables était supérieur en VBTUP (332±64€ vs 40±18€ ; p <0,05). Le coût de l’hospitalisation initiale était comparable en VBTUP et en RTUP (3721±843€ vs 3712±880€ ; p =0,14), ainsi que le coût total de la prise en charge avec un suivi de trois mois postopératoire (3867±1104€ en VBTUP vs 4074±1624€ en RTUP ; p =0,53).

      Conclusion

      Du point de vue du payeur qu’est l’assurance maladie, il n’existe pas de différence significative de coûts entre la RTUP et la VBTUP, pour les séjours hospitaliers en lien avec la réalisation initiale de l’acte comme pour l’ensemble des hospitalisations avec un suivi de trois mois postopératoires. Du point de vue de l’établissement hospitalier, le coût de l’amortissement des matériels non consommables est identique entre les deux techniques, mais il existe un surcoût en VBTUP lié aux matériels consommables.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étude comparant les coûts hospitaliers de la résection monopolaire et de la vaporisation bipolaire de la prostate

      Summary
      Objective

      To evaluate and compare the hospital costs of the transurethral resection in saline plasma vaporization of the prostate (TURis-PVP) and the standard TUR of the prostate (TURP). Background: their efficiency and short terms outcomes are similar.

      Patients and methods

      In an observational retrospective and monocentric study, 86 consecutive patients with benign prostatic enlargement (BPE) secondary to benign prostatic hyperplasia (BPH) were enrolled in two non randomized groups. TURP was performed in 44 cases and TURis-PVP in 42 cases. Patients with prostate cancer, urethral stenosis or bladder neck stenosis were not included. Hospital costs with a 3-month follow-up were measured using the database and hospital cost accounting system of the Medical Information Department.

      Results

      Patients from both series had similar preoperative characteristics concerning the age, ASA score, urologic history, and antithrombosis treatments. Catheterization period, complications and rehospitalisation rates were similar. With TURis-PVP, prostatic volume was larger (60±24mL vs. 42±16mL; P <0.05), hospital stay was shorter (4.0±2.8days vs. 4.4±2.1days; P <0.05), single-used materials costs were higher (332±64€ vs. 40±18€; P <0.05). The costs of the first hospitalization were 3721±843€ with TURis-PVP and were 3712±880€ with TURP (P =0.14). Global costs with a 3-month follow-up were 3867±1104€ with TURis-PVP and were 4074±1624€ with TURP (P =0.53).

      Conclusion

      In this study, the costs for the hospital are lightly higher in TURis-PVP, due to single use systems, but there is no significant difference for global costs between TURP and TURis-PVP with a 3-month follow-up difference for the health care system.

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    • Malakoplakie rénale, urétérale bilatérale et vésicale : à propos d’un cas et revue de la littérature

      Résumé

      La malakoplakie est une inflammation chronique caractérisée macroscopiquement par des formations pseudotumorales et histologiquement par la présence de corps de « Michaelis-Gutman » dans les macrophages. Elle affecte principalement l’appareil urinaire et est probablement secondaire à une réaction inhabituelle macrophagique à une infection urinaire récidivante. Si l’atteinte vésicale est la plus fréquente, l’atteinte urétérale est très rare et peut être responsable d’obstruction des voies urinaires. Nous présentons un cas exceptionnel de malakoplakie concernant un rein, les deux uretères et la vessie.

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      Malakoplakie rénale, urétérale bilatérale et vésicale : à propos d’un cas et revue de la littérature

      Summary

      Malakoplakia is an unusual chronic inflammation characterized macroscopically by pseudotumoral lesions and histologically by the presence of “Michaelis-Gutman” bodies in macrophages. It affects principally the urinary tract and is probably secondary to an unusual macrophagic reaction to recurrent urinary tract infections. If the bladder is the most frequent site of occurrence, the ureters can very rarely be affected resulting in urinary tract obstruction. We presented here a unique presentation of renal, bilateral ureteral and bladder malakoplakia.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2012, 15, 22, i

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