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    Numéro 7- Volume 23- pp. 427-488 (Juin 2013)

    • La chirurgie ambulatoire, source de publications

      Prog Urol, 2013, 7, 23, 427-429

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    • Carcinomes rénaux à contingent sarcomatoïde

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de ce travail a été de faire une mise au point de la littérature sur les données épidémiologiques, clinico-biologiques, pronostiques et thérapeutiques des carcinomes rénaux à contingent sarcomatoïde.

      Matériel et méthodes

      Les données sur les carcinomes rénaux à contingent sarcomatoïde ont été cherchées en interrogeant le serveur Medline avec les mots clés MeSH suivant ou leur combinaison : renal carcinoma , renal cell carcinoma , renal cancer , sarcomatoid , sarcomatoid transformation et sarcomatoid differentiation . Les articles obtenus ont été sélectionnés sur leur méthodologie, la langue de publication anglaise ou française, la pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Vingt articles ont été sélectionnés.

      Résultats

      Selon la littérature, un contingent sarcomatoïde a pu être observé dans toutes les histologies de carcinomes rénaux, avec une fréquence de 1 à 15 % des cas. L’âge médian au diagnostic était de 60ans avec une majorité de formes symptomatiques (90 %), principalement des douleurs abdominales et une hématurie. Ces tumeurs étaient souvent découvertes à un stade localement avancé ou métastatique (45 à 77 %). L’imagerie était peu spécifique pour le diagnostic et la biopsie était peu sensible pour la recherche d’un contingent sarcomatoïde. Le traitement était basé sur l’association d’une exérèse chirurgicale maximale lorsqu’elle était possible et d’un traitement systémique en fonction du stade. En anatomopathologie, il s’agissait souvent de tumeurs volumineuses, classées Furhman4, biphasiques associant des contingents carcinomateux (carcinome à cellules claires dans la majorité des cas) et sarcomatoïdes. Génétiquement, il n’existait pas d’anomalie spécifique mais une association complexe de pertes et gains chromosomiques. Le pronostic était péjoratif avec une médiane de survie spécifique de cinq à 19 mois. La proportion de contingent sarcomatoïde dans la tumeur ne semble pas influencer la survie.

      Conclusion

      Le carcinome rénal à contingent sarcomatoïde est un facteur pronostique défavorable de gravité d’un carcinome rénal. Principalement de découverte symptomatique et à un stade avancé, il a un pronostic péjoratif, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire rapide et adaptée.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Carcinomes rénaux à contingent sarcomatoïde

      Summary
      Introduction

      The objective was to perform a systematic review of literature concerning epidemiology, clinical and biological data, prognosis and therapy of sarcomatoid renal cell carcinomas.

      Material and methods

      Data on sarcomatoid renal cell carcinomas have been sought by querying the server Medline with MeSH terms following or combination of them: “renal carcinoma”, “renal cell carcinoma,” “renal cancer”, “sarcomatoid” “sarcomatoid transformation” and “sarcomatoid differentiation.” The articles obtained were selected according to their methodology, the language in English or French, the relevance and the date of publication. Twenty papers were selected.

      Results

      According to the literature, a sarcomatoid contingent can be observed in all subtypes of renal cell carcinomas, with a frequency of 1 to 15% of cases. The median age at diagnosis was 60years with a majority of symptomatic patients (90%), mainly with abdominal pain and hematuria. These tumors were often found in patients with locally advanced or metastatic (45–77%). The imaging was not specific for the diagnosis and biopsy had a low sensitivity for identifying a sarcomatoid contingent. The treatment was based on a combination of maximal surgical resection whenever possible and systemic therapy for metastastic disease. Pathological data often showed large tumors, Furhman4 grades, combined biphasic carcinomatous contingent (clear cell carcinoma in most cases) and sarcomatoid. Genetically, there was no specific abnormality but a complex association of chromosomal additions and deletions. The prognosis was pejorative with a specific median survival of 5 to 19months without any impact of the sarcomatoid contingent rate.

      Conclusion

      Sarcomatoid renal cell carcinoma is a form not to ignore despite its rarity. Mainly symptomatic and discovered at an advanced stage, it has a poor prognosis, requiring multidisciplinary management quickly and correctly.

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    • Influence de la testostérone plasmatique au cours de l’histoire naturelle du cancer de la prostate : analyse de la littérature

      Résumé
      Introduction

      Le cancer de la prostate (CaP) est le cancer le plus fréquent chez l’homme, et il a la particularité d’être hormonodépendant. L’objectif de ce travail était de proposer une mise au point l’intérêt du dosage de la testostérone au cours de la prise en charge du CaP.

      Patients et méthodes

      Une revue systématique de la littérature internationale à partir de la base de recherche PubMed a été effectuée en utilisant les mots clés suivants : CaP ; testostérone ; risque ; agressivité ; hormonothérapie ; surveillance active ; pronostic ; androgène ; risque cardiovasculaire ; récidive biologique.

      Résultats

      La testostéronémie suit une horloge biologique (rythme circadien) avec un taux sérique maximal en fin de nuit et le matin. On peut doser la testostéronémie totale, libre et biodisponible. La testostéronémie biodisponible est plus représentative de l’imprégnation androgénique des tissus, mais nécessite de faire appel à un laboratoire spécialisé. Le dosage de la testostérone est potentiellement utile en pratique dans plusieurs phases de la prise en charge du CaP : lorsque l’on envisage de proposer un programme de surveillance active (PSA) : en cas de CaP localisé, les données actuelles de la littérature tendent à prouver que les hypogonadiques ne sont pas de bons candidats pour la surveillance active puisqu’ils ont une maladie plus agressive au moment du diagnostic ; lorsqu’un traitement curateur est envisagé, une chirurgie d’exérèse extensive doit être envisagée puisque ces patients sont plus à risque de maladie localement avancée ou de récidive ultérieure ; en cas de CaP avancé, un taux de testostéronémie inférieur ou égal à 0,2ng/mL traduit une castration efficace pour un patient sous traitement hormonal. Une dissociation entre le taux de PSA et le taux de testostérone peut évoquer une phase d’hormonorésistance.

      Conclusion

      Le dosage de la testostérone peut apporter des éléments importants sur le profil d’agressivité du CaP, sur son potentiel d’évolutivité tout au long de l’histoire naturelle de la maladie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Influence de la testostérone plasmatique au cours de l’histoire naturelle du cancer de la prostate : analyse de la littérature

      Summary
      Introduction

      Prostate cancer (PCa) is the most common disease in male patients and it has the particularity to be androgen dependent. The aim of the current study was to provide an overview about the interest of testosterone dosage during the management of PCa regardless of the stage of the disease.

      Patients et methods

      A systematic review of the literature was done from the PubMed database by searching the following key words alone or in combination: prostate cancer; testosterone; risk; aggressiveness; hormonotherapy; active surveillance; prognosis; androgen; cardiovascular risk; biochemical recurrence.

      Results

      The level of plasmatic testosterone depends on the moment of the day with a peak between the end of the night and in the morning. We can test either the whole testosterone level, the free testosterone level or the bioavailable testosterone. The bioavailable testosterone is more representative of the presence of androgen in tissues but a specialized laboratory is mandatory. The testosterone plasmatic rate is potentially useful during several steps of the PCa management: in localized prostate cancer cases, men with low testosterone levels are more likely to have an aggressive disease and are therefore not good candidates for active surveillance. An extensive radical prostatectomy should be considered in case of young men since these patients are more likely to recur subsequently; in advanced prostate cancer cases, a testosterone level has to be less or equal to 0.2ng/mL to guarantee an appropriate castration when a patient is undergoing an androgen deprivation treatment. A dissociation between the trend of PSA and testosterone levels can be the starting point of the castration-resistant period of the disease.

      Conclusion

      The testosterone level can bring useful information regarding the profile of PCa and its ability to evolve during the whole natural history of the disease.

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    • Néphrectomies laparoscopiques avec extraction vaginale chez la patiente obèse ou en surcharge pondérale : la fin des complications pariétales ?

      Résumé
      Objectif

      Étudier la faisabilité et rapporter les résultats initiaux de la néphrectomie laparoscopique avec extraction vaginale chez les patientes obèses ou en surpoids.

      Patientes et méthodes

      Trois patientes ayant un IMC supérieur à 28kg/m2 ont été opérées. L’âge était de 51 ; 52 et 65ans et l’IMC était de 45,7 ; 57,3 et 28. Les trois patientes avaient un diabète non insulinodépendant et une hypertension artérielle (HTA). Deux patientes étaient multipares et une nullipare. Les trois patientes ont subi une néphrectomie laparoscopique standard puis une extraction vaginale de la pièce opératoire par une courte incision du cul-de-sac vaginal postérieur. L’alimentation était normale dès le lendemain de l’intervention. Il n’y avait pas de prescription de morphinique dans le service.

      Résultats

      Il n’y a pas eu de complication peropératoire. Les durées d’intervention étaient de 288 ; 188 et 196minutes. Les pertes sanguines étaient de 200 ; 120 et 100mL. Les suites postopératoires ont été simples, avec une déambulation normale à j1. Les durées de séjour ont été de deux, trois et cinq jours. Les patientes ont été revues en consultation un mois plus tard sans événement particulier avec une reprise normale de leur activité sexuelle.

      Conclusion

      La néphrectomie laparoscopique avec extraction vaginale était une technique réalisable chez les patientes obèses ou en surcharge pondérale. La morbidité pariétale (infection, éventration) était diminuée du fait de la petite taille des incisions abdominales.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Néphrectomies laparoscopiques avec extraction vaginale chez la patiente obèse ou en surcharge pondérale : la fin des complications pariétales ?

      Summary
      Purpose

      To study the feasibility and to present results of laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction in overweight or obese patients.

      Patients and methods

      Three patients having BMI>28kg/m2 underwent surgery. Median age was 56years, median BMI was 44.4. Medical history included for the three patients type 2 diabetes mellitus and arterial hypertension. Two of the three patients were multiparous, one was nulliparous. Patients underwent standard laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction of the specimen through a short incision of the posterior vaginal fornix. Feeding was normal on the first operating day. No morphine was prescribed during hospitalization stay.

      Results

      No intraoperative complication occurred. Mean procedure time was 224min. Mean blood loss was 140mL. Postoperative period was uneventful and walking was normal on the first operating day. Hospitalization stays were 2, 3 and 5days. One month follow up found no complication including normal sexual activity.

      Conclusion

      Laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction is a feasible technique in obese or overweight patients. Wound morbidity (infection, hernia) is reduced due to the small abdominal incisions.

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    • Traitement endoscopique des calculs caliciels intradiverticulaires : à propos d’une série monocentrique de 45 patients

      Résumé

      L’objectif de cette étude était d’évaluer le résultat de l’urétéroscopie souple (URS-S) avec laser holmium dans le traitement des calculs rénaux intradiverticulaires.

      Patients et méthodes

      Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 45 patients ayant des calculs intradiverticulaires, traités par URS-S associée au laser holmium, de 2004 à 2011. La symptomatologie révélatrice était dominée par les coliques néphrétiques, l’infection urinaire et l’hématurie. L’URS-S a été utilisée après l’échec de la lithotritie extracorporelle (LEC) chez 30 patients (66,7 %). L’URS-S a été répétée chez quatre patients, à cause de la taille du calcul chez trois et l’absence d’identification du diverticule chez un patient. Tous les patients ont été revus quatre à six semaines après avec un ECBU, une radiographie d’abdomen sans préparation (ASP) et une échographie rénale ou un scanner abdominal non injecté.

      Résultats

      L’âge moyen de nos patients était de 46,3 années (18 à 72ans), répartis en 22 femmes et 23 hommes. L’URS-S a permis d’avoir 28 patients (62,2 %) sans fragment résiduel, dix patients (22,2 %) avec des fragments résiduels non significatifs (<3mm) et sept patients (15,6 %) avec des fragments résiduels. Sur ces données, on a obtenu un taux de succès thérapeutique de 84,4 % (38 patients). Quarante-deux patients étaient asymptomatiques en postopératoire (93,3 %).

      Conclusion

      Dans notre expérience l’URS-S avec laser holmium était une technique endo-urologique mini-invasive pour le traitement des calculs intradiverticulaires, notamment après échec de la LEC avec un taux de morbidité faible et un séjour hospitalier de courte durée.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Traitement endoscopique des calculs caliciels intradiverticulaires : à propos d’une série monocentrique de 45 patients

      Summary
      Objective

      We aim to evaluate the outcome of flexible ureterorenoscopy (F-URS) with holmium laser in treating renal diverticular stone as a minimal invasive option.

      Patients and methods

      We reviewed retrospectively the records of 45 patients who underwent F-URS using holmium laser from 2004 to 2011 for symptomatic renal diverticular stone. The presenting symptoms were renal colic, urinary tract infection or hematuria. The F-URS used after the Shock Wave Lithotripsy (SWL) failure in 30 (66.7 %) patients. The repeated treatment by F-URS was carried out twice for four patients; in three patients, it was correlated to the size of the stone and it was because of failure to identify the diverticulum in one patient. The follow up visit range were between 4 to 6 weeks with plain radiograph (KUB) and renal ultrasound or non-contrast CT scan (NCCT).

      Results

      Of our data, there were 45 patients, 22 women and 23 men (mean age of 46.3years, range 18–72). We found 28 patients (62.2 %) who had stone free (SF), 10 patients (22.2 %) with clinically insignificant residual fragments (less than 3mm in size) and residual fragments (RF) in seven patients (15.6 %). Success rate was considered as stone free or insignificant residual fragment, which was obtained in 38 patients (84.4 %). The symptom-free was in 42 patients (93.3 %).

      Conclusion

      In our experience, F-URS using holmium laser was very effective minimally-invasive technique that could be the best option for the treatment of renal diverticular stone especially for those who resist the treatment with the SWL. It showed an excellent stone clearance rate, minimal morbidity rate and brief hospital stay.

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    • Résultats oncologiques de la cystectomie pour carcinome urothélial résistant au BCG comparés aux tumeurs invasives d’emblée

      Résumé
      But

      Comparer les résultats oncologiques de la cystectomie pour tumeur résistante au BCG à ceux des tumeurs infiltrantes du muscle d’emblée.

      Matériel

      Tous les patients cystectomisés pour carcinome urothélial entre 2001 et 2011 ont été inclus rétrospectivement. Les données clinicopathologiques et de suivi ont été comparées entre les patients cystectomisés pour : survenue d’une récidive tumorale de haut grade inférieure à T2 sous BCG thérapie (ReNIM) ; survenue d’une récidive supérieure ou égale à T2 sous BCG thérapie (ReIM) ; et tumeur infiltrante d’emblée (IE).

      Résultats

      Deux cent patients ont été inclus, 155 IE, 21 ReNIM et 24 ReIM. Le suivi médian était de 42 mois (1,74–135,9). Le nombre moyen d’instillation de BCG était de 8±4,2 versus 9,5±4,3 pour les ReNIM et ReIM respectivement (p =0,24). Le taux d’upstaging (≥T2) dans le groupe ReNIM était de 33 %. Le taux de N+ était de 24 %, 42 % et 30 % pour les ReNIM, ReIM et IE respectivement (p =0,39). Il n’a pas été observé de différence entre les trois groupes pour le taux d’emboles, de rupture capsulaire, de marges et de chimiothérapie adjuvante. La survie spécifique (SS) à cinq ans était de 48 % pour les ReNIM, 18 % pour les ReIM et 47 % pour les IE (p =0,02). La progression sous BCG était un facteur pronostique péjoratif indépendant pour la SS (p =0,05).

      Conclusion

      Les tumeurs résistantes au BCG étaient de mauvais pronostic, en particulier en cas de progression vers l’invasion musculaire. Les tumeurs récidivantes non invasives du muscle sous BCG semblaient avoir un pronostique comparable à celui des tumeurs invasives d’emblée. La récidive tumorale sous BCG semble être une urgence thérapeutique.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats oncologiques de la cystectomie pour carcinome urothélial résistant au BCG comparés aux tumeurs invasives d’emblée

      Summary
      Introduction and objectives

      BCG therapy deeply modified prognosis of high-risk non muscle invasive (NMI) urothelial carcinomas. However, these tumors remain potentially lethal. The objective of this study was to compare oncological outcome of radical cystectomy (RC) for BCG failure to primary invasive (PI) tumors.

      Material and methods

      RC performed between 2001 and 2011 were retrospectively reviewed. Clinicopathological and follow-up data were compared between RC performed for: NMI high-grade recurrence under BCG therapy (ReNMI); MI recurrence (≥T2) under BCG therapy (ReMI); primary invasive tumors (PI). The three groups were defined according to tumor status on last TUR before RC. All NMI high-grade bladder tumors at diagnosis had maintenance BCG immunotherapy.

      Results

      Two hundred patients were included, 155 PI, 21 ReNMI et 24 ReMI. Median follow up was 42 months (1.74–135.9). Mean BCG instillations number was 8±4.2 versus 9.5±4.3 for ReNMI and ReMI respectively (P =0.24). Upstaging (≥pT2) occurred in 33% of ReNMI. The rate of pN+ was 24%, 42% and 30% for the ReNMI, ReMI et PI respectively (P =0.39). No differences were observed between the groups for lymphovascular invasion, extracapsular extension if pN+, soft tissue surgical margins and adjuvant chemotherapy. 5-year cancer specific survival (CSS) was 48% for the ReNMI, 18% for the ReMI and 47% for the PI (P =0.02). Progression to muscle invasion under BCG therapy was an independent pejorative prognostic factor for CSS (P =0.05).

      Conclusion

      BCG failure led to poor prognosis, particularly when tumors progressed to muscle invasion. Recurrent NMI high-grade tumors seemed to have comparable prognosis than PI tumors because of the high amount of upstaging and nodal invasion. BCG failure is a therapeutic emergency.

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    • Résultats d’une deuxième bandelette sous-urétrale dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine persistante ou récidivante

      Résumé
      Objectif

      Évaluer les résultats des deuxièmes bandelettes sous-urétrales (BSU) dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) persistante ou récidivante après la mise en place d’une première BSU.

      Patientes et méthodes

      Étude rétrospective de 36 patientes opérées entre 2000 et 2011 d’une deuxième BSU. L’IUE persistante ou récidivante était évaluée en préopératoire par un examen clinique avec une manœuvre de soutènement de l’urètre, par un bilan urodynamique et par la mesure du handicap urinaire (MHU) et l’échelle Ditrovie. Les patientes étaient revues à trois mois et à cinq ans. Les résultats étaient classés en « succès » en l’absence de fuites ou en cas de fuites minimes sans protection, en « amélioration » en cas de diminution des fuites et du nombre de protections utilisées, en « échec » dans les autres cas.

      Résultats

      Trente-six patientes âgées de 64±9,6ans en moyenne ont été opérées d’une deuxième BSU. À l’examen clinique, la manœuvre de soutènement de l’urètre était toujours positive. La deuxième BSU était un tension-free vaginal tape (TVT) dans 30 cas, et une bandelette transobturatrice dans six cas. Six perforations vésicales ont eu lieu lors de la mise en place du TVT. À trois mois, le taux de succès était de 74,3 % (n =26). Six patientes étaient améliorées (17,1 %) et trois étaient en échec (8,6 %). Une était perdue de vue. Le résultat était stable pour les dix patientes revues à cinq ans.

      Conclusion

      La mise en place d’une deuxième BSU était une bonne option lors de la persistance ou de la récidive d’une IUE après une première BSU.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats d’une deuxième bandelette sous-urétrale dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine persistante ou récidivante

      Summary
      Objective

      To evaluate the results of a second midurethral sling (MUS) implantation after immediate or late recurrence of stress urinary incontinence (SUI) in women following a first MUS implantation.

      Patients and methods

      We performed a retrospective study of 36 patients who have had a second MUS between 2000 and 2011. All patients had preoperative urodynamic assessment using French validated scales (measurement of urinary handicap [MUH] and Ditrovie's scale) a correction of SUI by Ulmsten's test. The second tape was placed in the usual way without removal of the first one. The therapeutic results were evaluated by the presence or the absence of leaks as measured by MUH and Ditrovie's scale, and classified as “success” in the absence of leaks or the presence of small leaks without needing protection, “improvement” if significant decrease in urine leakage at subjective patient interview and “failed” in other cases.

      Results

      The mean age of 36 patients was 64±9.6 years. Thirty patients had a tension-free vaginal tape (TVT) as second tape and six patients had a transobturator tape. At 3 months, success rate was 74.3% (n =26). Six patients had partial improvement (17.1%) and three patients had no improvement (8.6%). One was lost sight. After a follow-up of 5 years, these results remained unmodified for the ten patients reviewed.

      Conclusion

      The implantation of a second MUS was a good option for women with persistence or recurrence of SUI after a first MUS implantation.

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    • Méga-uretères primitifs : étude rétrospective sur dix ans

      Résumé
      Introduction

      Notre objectif était de tenter de définir une valeur échographique seuil d’indication opératoire pour les méga-uretères primitifs.

      Patients et méthodes

      Il s’agissait d’une étude rétrospective de 40 méga-uretères primitifs pris en charge entre 2000 et 2010.

      Résultats

      Le méga-uretère concernait plus souvent les garçons (73 %) et le côté gauche (66 %). Vingt patients ont été dépistés en anténatal. Les indications chirurgicales ont été les suivantes : pyonéphrose (3), récidive de pyélonéphrite (14), aggravation scintigraphique (3), aggravation du diamètre de l’uretère (7), maladie sur rein unique (2). Pour les 30 patients opérés, l’uretère rétrovésical mesurait en préopératoire 19,15mm (±7,17) en moyenne et 3,18mm à 44 mois. Sur les dix patients non opérés avec un diamètre initial moyen de 9,91mm, cinq patients n’ont pas eu de complications, trois avaient un diamètre supérieur à 10mm à la fin de l’étude, deux ont eu une évolution péjorative, avec dégradation complète et brutale de la fonction rénale au décours d’une pyonéphrose.

      Conclusion

      Nous préconisons une surveillance rapprochée de ces méga-uretères notamment devant une récidive infectieuse, ou si le diamètre de l’uretère rétrovésical est mesuré à plus de 14mm à l’échographie initiale.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Méga-uretères primitifs : étude rétrospective sur dix ans

      Summary
      Introduction

      The objective of this study was to evaluate the clinical outcome of primary megaureters and to evaluate predictive factor for surgery need based on ultrasound values.

      Methods

      A total of 43 primary obstructive megaureters detected in 41 patients have been evaluated between January 2000 and may 2010.

      Results

      Mostly boys (73%) were concerned by megaureters, mainly on the left side (66%). Twenty patients were prenatally diagnosed. Surgical indications were: pyonephrosis (3), recurrent pyelonephritis (14), scintigraphic damage (3), ureteric diameter aggravation (7), disease occurring on unique kidney (2). Regarding the 30 patients who benefit surgery, the retrovesical ureter measured, before surgery 19.15mm (±7.17) on average and 3.18mm, 44 months later. Over the 10 patients treated medically, the initial diameter was 9.91mm and at the end of the study, five patients had megaureter completely regressed, three patients had a diameter greater than 10mm at the end of the study and two faced a worsening evolution with sudden and complete renal damage on scintigraphic nephrogram, after recurrent pyelonephritis despite antibioprophylaxis.

      Conclusion

      We recommend a careful watch-fulling of primary megaureters; mainly for those with recurrent infections and whenever the retrovesical ureter diameter exceeds 14mm at first ultrasound.

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    • Les complications urologiques des fractures de la ceinture pelvienne : à propos de 22 cas au CHU de Brazzaville

      Résumé
      Objectif

      Analyser les aspects épidémiologiques, les mécanismes lésionnels ainsi que les aspects thérapeutiques des complications urologiques des fractures de la ceinture pelvienne.

      Patients et méthodes

      Étude rétrospective incluant 22 cas de complications urologiques des fractures de la ceinture pelvienne analysées entre 2003 et 2010 au centre hospitalier et universitaire de Brazzaville. La classification de Tile modifiée AO a été utilisée pour comprendre les mécanismes à l’origine des complications urologiques. Les variables étudiées ont été : la fréquence, l’âge, le sexe, la provenance, l’étiologie, le type de fracture du bassin, le type de complications urologiques, la symptomatologie clinique des lésions urologiques, le délai thérapeutique, la méthode thérapeutique, le pronostic à long terme.

      Résultats

      Au total, 22 cas (11,40 %) de complications urologiques ont été colligés sur 193 fracture de la ceinture pelvienne. Les hommes dominaient la série avec un sex-ratio de 4,5, l’âge moyen était de 33,8ans (12 et 64ans). Les accidents de la voie publique ont été la première cause avec 13 cas (59,09 %). L’urètre était le plus atteint dans 16 cas (72,73 %) dont la portion membraneuse dans dix cas (45,45 %), la vessie dans six cas (27,27 %). Les fractures de type A avaient compliqué quatre lésions vésicales, Les types B, 12 lésions urologiques (1 vessie et 11 urètres) et six lésions dans le type C (1 vessie et 5 urètres). Les lésions osseuses étaient prises en charge de façon fonctionnelle dans 18 cas (81,82 %). Les lésions urétrales chez l’homme ont été réparées à distance par urétroplastie anastomotique. La lésion urétrale chez la femme a été réparée en urgence différée. Les lésions vésicales ont été réparées en urgence par laparotomie et suture de la brèche, ou cathétérisme urétral. Dans le suivi, sept patients avaient présenté des séquelles urologiques : la dysfonction érectile dans un cas et la sténose urétrale dans six cas, ces dernières ont été traitées par dilatation (4 cas) et par urétrotomie interne endoscopique (2 cas).

      Conclusion

      Les complications urologiques des fractures de la ceinture pelvienne ont été rares dans notre expérience et, doivent être recherché systématiquement. Les fractures instables (types B et C) étaient les grandes pourvoyeuses de ces complications. Le traitement à distance était possible avec de bons résultats fonctionnels.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Les complications urologiques des fractures de la ceinture pelvienne : à propos de 22 cas au CHU de Brazzaville

      Summary
      Objective

      To analyze the epidemiology, injury mechanisms and therapeutic aspects of urological complications of fractures of the pelvic girdle.

      Patients and methods

      Retrospective study including 22 cases of urological complications of pelvic fractures analyzed between 2003 and 2010 at the University hospital, Brazzaville. Tile classification modified AO was used to understand the mechanisms underlying urological complications. The variables studied were: frequency, age, sex, origin, etiology, type of pelvic fracture, type of urological complications, clinical urological lesions, the therapeutic delay, the therapeutic method, the long-term prognosis.

      Results

      In total, 22 cases (11.40%) of urological complications were collected on 193 pelvic fractures. Men dominated the series with a sex ratio of 4.5, the average age was 33.8 years (12 to 64). Street accidents were the leading cause with 13 cases (59.09%). The urethra was the most affected in 16 cases (72.73%), the membranous portion in 10 cases (45.45%), the bladder in six cases (27.27%). Type A fractures were complicated four bladder lesions, types B, 12 urological lesions (1 bladder and urethra 11) and six type C lesions (1 bladder and urethra 5). Bone lesions were supported functionally in 18 cases (81.82%). Urethral injuries in men were repaired remotely by anastomotic urethroplasty. Urethral injury in females has been repaired urgently delayed. The bladder lesions were repaired by emergency laparotomy and suture of the breach, or urethral catheterization. In monitoring, seven patients had urological sequelae: erectile dysfunction in one case and urethral stenosis in six cases, they have been treated by dilatation (4 cases) and endoscopic internal urethrotomy (2 cases).

      Conclusion

      The urological complications of pelvic fractures were rare in our experience, and must be systematically searched. Unstable fractures (types B and C) were the major providers of these complications. Remote processing was possible with good functional results.

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    • Une majorité d’appels évitables au cours des astreintes d’urologie en CHU : l’étude de l’AFUF

      Résumé
      But

      Évaluer le travail de l’interne d’astreinte d’urologie dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) français.

      Matériel

      Les données recueillies prospectivement pendant deux semaines en février 2012 étaient les caractéristiques de l’interne (sexe, ancienneté, temps moyen de trajet, matériels à disponibilité), de l’appel (urgence, type et motif de l’appel), et de l’appelant (grade, service d’appartenance).

      Résultats

      Sept centres ont participé à l’étude dont 18 internes. Cinq avis en moyenne [0–17] étaient demandés par jour. Après minuit, il existait 1,6 appels en moyenne et 56 % [0–13] étaient jugés urgents. Les avis liés aux pathologies urologiques (73 %) concernaient essentiellement les rétentions d’urines (RAU) et les difficultés de drainage du bas appareil urinaire (22 %), les coliques néphrétiques (CN) (15 %), les pyélonéphrites aiguës (PNA) (7 %) et les hématuries macroscopiques (7 %). Ils étaient urgents dans 64 % des cas. Le déplacement était nécessaire pour 55 % des RAU et des difficultés de pose de sonde urinaire, 30 % des PNA, 17 % des CN, et 14 % des hématuries macroscopiques. L’interne d’astreinte était principalement sollicité par le service régional d’accueil des urgences (SRAU) (39 %) et seul 18 % de ces appels nécessitaient un déplacement. L’appel était jugé plus urgent quand il provenait d’un senior (67 %) que d’un interne ou d’une infirmière (51 %, p =0,02).

      Conclusion

      L’interne d’astreinte d’urologie était principalement sollicité par les SRAU. Parmi les motifs d’avis urologique, le drainage urinaire était le plus fréquent. Les CN étaient le second motif d’appel mais la plupart du temps ne relevaient pas d’une prise en charge urgente.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Une majorité d’appels évitables au cours des astreintes d’urologie en CHU : l’étude de l’AFUF

      Summary
      Goal

      To assess the workload of an on-call urology resident at a French University Hospital.

      Material

      A prospective study was performed during 15 days in February 2012. The data recorded in our database regarded the resident (sex, age, time to go to work), the call (emergency, type and reason) and the person who called (grade, department).

      Results

      Seven centres including 18 residents participated. On average five calls were received per day [0–17]. After midnight, the resident was called less than twice (1.6). There was an actual emergency in 64% of cases [0–13]. The urology-related call motives (73%) mainly consisted in acute urine retention (AUR) and catheter problems (73), renal colic (RC) (49), acute pyelonephritis (23), and hematuria (22). Residents had to go to the hospital in 55% of AUR and catheter problems, 30% of acute pyelonephritis, 17% of RC and 14% of hematuria. The emergency department (ED) called the urology resident in 39% of cases but only 18% required the presence of the resident. A call made by a senior was more likely to be an emergency (67%) than by a resident or a nurse (51%, P =0.02).

      Conclusion

      The urology resident when on-call is mainly asked for an advice by the ED. Among urology-related advice, bladder catheterization problems were the most frequent. RC was the second call motive but most of the time was not an actual emergency.

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    • Paragangliome du cordon spermatique

      Résumé

      Les paragangliomes peuvent exister n’importe où dans la distribution des cellules provenant de la crête neurale. La localisation au niveau du cordon spermatique est extrêmement rare. Nous rapportons un cas, de découverte histologique, survenant chez un homme de 50ans qui avait une masse para-testiculaire, indolore, ferme de 3cm de grand axe sans autre signe associé. Au vue de cette observation et une revue de la littérature, nous nous proposons de dresser le profil épidémiologique et d’étudier les aspects anatomo-cliniques et évolutives de cette tumeur.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Paragangliome du cordon spermatique

      Summary

      Paragangliomas can exist anywhere in the distribution of neural crest derived cells. In the spermatic cord, they are exceedingly rare. We report a case of histologically discovery, occurring in a man of 50 years who had a para-testicular mass, painless, firm without other signs associated. In view of this observation and a review of the literature, we propose to establish the epidemiological profile and study the prognostic and the clinicopathologic features of this tumor.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2013, 7, 23, i

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