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    Numéro 3- Volume 23- pp. 153-226 (Mars 2013)

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    • Adaptation du rein après néphrectomie expérimentale chez l’animal : revue de la littérature

      Résumé

      L’objectif était de réaliser une revue de littérature concernant l’adaptation du rein après néphrectomie expérimentale chez le mammifère. La masse rénale s’accroît après néphrectomie totale (NT) grâce à deux composantes, l’une vasculaire et immédiate par augmentation de l’afflux sanguin au sein des capillaires glomérulaires, l’autre cellulaire sous les effets successifs d’une phase d’hyperplasie puis d’une phase d’hypertrophie. L’animal jeune au moment de la néphrectomie possède une capacité d’adaptation du rein restant supérieure à celle de l’animal adulte. De même, le sexe de l’animal influence le volume du parenchyme rénal restant, l’augmentation des débits de filtration glomérulaire (DFG), l’intensité et la durée de la phase d’hyperplasie, les voies de signalisation de l’hypertrophie ainsi que les conséquences lésionnelles sur le glomérule et le tubule. L’adaptation du rein après NT est sous une régulation hormonale qui implique IGF-1, TGFβ-1 et angiotensine II (Ang-II).

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      Adaptation du rein après néphrectomie expérimentale chez l’animal : revue de la littérature

      Summary
      Objective and data-gathering

      We reviewed experimental litterature about kidney adaptation after nephrectomy in mammals.

      Knowledge synthesis

      Renal mass increases after nephrectomy thanks to two components, one is immediately due to the rise of glomulary capillary vascular flow, other is linked to cellular modifications with hyperplasia stage which precedes hypertrophy stage. After nephrectomy, young animals show higher renal adaptability than adults. Similarly, the sex influences the remnant kidney parenchyma volume, the increase of glomerular filtration, the hyperplasia's intensity or length, the hypertrophy's metabolic pathways and the glomerular and tubular cells’ injury. There is no question that renal compensatory is regulated by hormones such as IGF-1, TGFβ-1 and Ang-II.

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    • Influence pronostique de l’envahissement tumoral de la glande prostatique par la tumeur de vessie et/ou du cancer de la prostate découvert après cystoprostatectomie : analyse de la littérature

      Résumé
      Introduction

      La cystoprostatectomie totale (CPT) est le traitement chirurgical de référence pour la prise en charge des tumeurs de la vessie infiltrant la musculeuse (TVIM). Dans un certain nombre de cas, la TVIM peut envahir la glande prostatique et/ou un cancer de la prostate (CaP) est découvert fortuitement sur la pièce opératoire. L’objectif de ce travail était de déterminer la signification pronostique de l’invasion de la glande prostatique sur le pronostic des patients opérés d’une CPT.

      Matériels et méthodes

      Une revue systématique de la littérature internationale à partir de la base de recherche Pubmed a été effectuée en utilisant les mots clés suivants : prostatic neoplasm  ; urinary bladder neoplasm  ; cystectomy  ; surgery  ; recurrence  ; prognosis  ; survival . Les cas cliniques et les séries de moins de cinq cas ont été exclus.

      Résultats

      Au total, dix études publiées entre 2004 et 2011 et regroupant 2196 patients ont été incluses. Seules des études rétrospectives de faible niveau de preuve (NP 4) étaient disponibles. L’incidence de l’envahissement néoplasique de la glande prostatique par la TVIM variait de 25 à 48 %. Les facteurs prédictifs préopératoires étaient les TV multiples, récidivantes, situées sous le trigone et l’existence de CIS. La survie globale à trois ans était nettement affectée par l’envahissement de la prostate (pT4a) chez ces patients. L’incidence du CaP de découverte fortuite sur pièce de CPT allait de 14 à 49 %. Seul l’âge était un facteur prédictif positif. La découverte du CaP n’influençait pas la survie des patients atteints de TVIM et aucun traitement adjuvant spécifique au CaP n’était systématiquement prescrit.

      Conclusion

      La découverte fortuite de CaP et d’envahissement néoplasique de la prostate par la TVIM sur pièce de CPT n’est pas rare mais cette situation est variable selon les études, dépendant de la qualité de l’analyse anatomopathologique. L’envahissement de la glande prostatique par la TVIM est une situation grave (pT4a) et de mauvais pronostic. En cas de CaP associé à la TVIM, le pronostic est nettement au carcinome urothélial.

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      Influence pronostique de l’envahissement tumoral de la glande prostatique par la tumeur de vessie et/ou du cancer de la prostate découvert après cystoprostatectomie : analyse de la littérature

      Summary
      Introduction

      Cystoprostatectomy (CPT) is the gold standard surgical treatment for muscle invasive bladder cancer (MIBC). In certain cases, MIBC can invade the prostate gland and/or a prostate cancer (PCa) can be discovered fortuitously on the pathologic specimen. The aim of the current study was to report the prognostic influence of PCa in patients who underwent a CPT for MIBC.

      Materials and methods

      A systematic review of the scientific literature was achieved in the Pubmed database, using the following keywords: prostatic neoplasm; urinary bladder neoplasm; cystectomy; surgery; recurrence; prognosis; survival. Clinical cases and series of less than five cases were deliberately excluded herein.

      Results

      Overall, ten studies published between 2004 and 2011 and involving 2196 patients were selected. Only retrospective studies of low level of evidence (NP 4) were available. The incidence of neoplastic invasion of the prostate gland by MIBC ranged from 25 to 48%. Preoperative predictors were multiple BC, recurrent, location in the trigone and existence of CIS. Overall survival at 3years was significantly affected by the invasion of the prostate gland (pT4a) in these patients. The incidence of PCa discovered incidentally pathologic specimen CPT ranged from 14 to 49%. Only age was found as a positive predictor. The diagnosis of PCa did not influence survival of patients with MIBC and no specific PCa adjuvant treatment was systematically advocated.

      Conclusion

      Fortuitous diagnosis of PCa and/or neoplastic invasion of the prostatic gland by BC on CPT specimen is not uncommon but this is variable across studies, depending on the quality of the pathological analysis. The invasion of the prostate gland by MIBC is a serious situation (pT4a) and linked with a poor prognosis. In case of concomitant PCa and MIBC, the prognosis is much more related to the natural history of the bladder tumour.

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    • Le carcinome urothélial des patients de moins de 40 ans. Revue du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Résumé
      Introduction

      Le carcinome urothélial (CU) chez le sujet jeune (<40ans) est rare. Le seul facteur déclenchant actuellement reconnu est le tabagisme passif pour les plus jeunes patients et/ou la précocité de l’intoxication tabagique, mais il ne semble pas exister de facteurs génétiques spécifiques.

      Matériel et méthodes

      Une revue de la littérature utilisant la base de données PubMed a été conduite en utilisant diverses combinaisons des mots : urothelial carcinoma , young patients/adults , children , pediatrics , urothelium et neoplasm prognosis .

      Discussion

      Les tumeurs urothéliales avant 20ans sont de bas grade (BG) et non infiltrantes (néoplasies de bas potentiel de malignité et pTa de BG) d’excellent pronostic, quelques cas de tumeurs infiltrantes ont été décrits entre 20 et 40ans, dont le profil histologique et clinique se rapproche progressivement de celui des CU habituels.

      Conclusion

      La prise en charge des CU avant 40ans repose sur le grade cellulaire et le stade tumoral. Dans les formes de mauvais pronostic, la conservation des fonctions sexuelles et de l’intégrité corporelle constitue chez ces malades jeunes une problématique spécifique.

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      Le carcinome urothélial des patients de moins de 40 ans. Revue du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Summary
      Introduction

      Urothelial carcinoma in young patients (<40years) is rare. The only known risk factor is exposure to tobacco smoking and/or early active tobacco intoxication. No genetic predisposing factor seems to exist.

      Material and methods

      A review of the literature was performed using PubMed database with a combination of the following keywords: urothelial carcinoma, young patients/adults, children, pediatrics, urothelium and neoplasm prognosis.

      Discussion

      Urothelial carcinomas before the age of 20years are non-invasive papillary lesions (papillary urothelial neoplasm of low malignant potential and non-invasive papillary urothelial carcinoma low grade or high grade) of excellent prognosis. Rare cases of infiltrating carcinomas have been described between 20 to 40years; their histological and clinical aspects are close to those observed in usual urothelial carcinomas.

      Conclusion

      The management of urothelial carcinomas of patients under 40years relies on the tumor grade and stage. Treatment of aggressive cases has to be curative from a clinical point of view, nevertheless conserving vital and reproducing functions.

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    • Néphrectomie partielle robot-assistée versus néphrectomie partielle laparoscopique : expérience d’un centre français

      Résumé
      Objectif

      Comparer les résultats périopératoires de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) et de la néphrectomie partielle laparoscopique (NPL) sur une série monocentrique.

      Patients et méthodes

      Entre février 2008 et avril 2012, 98 patients ont eu une NPRA (n =54) ou une NPL (n =44) pour une tumeur du rein. Les données démographiques, péri-opératoires et anatomopathologiques ont été comparées en utilisant les tests de Student et de &khgr;2 pour les variables continues et qualitatives, respectivement.

      Résultats

      Les deux groupes étaient comparables pour l’âge, l’index de masse corporelle (IMC), les co-morbidités (score ASA) et la fonction rénale préopératoire (clairance MDRD). Le niveau de complexité de la tumeur était plus élevé dans le groupe NPRA (55,5 % vs 29,5 % de RENAL score de catégorie≥2, p =0,05). Il n’y avait pas de différence significative en termes de durée opératoire (191 vs 202minutes, p =0,2), de taille tumorale (35 vs 30mm, p =0,1) ou de marges positives (2 vs 5, p =0,14). En revanche, on constatait une diminution significative du temps d’ischémie chaude (18 vs 25,6minutes, p =0,004) et de la durée d’hospitalisation (5,1 vs 6,9j, p =0,003) en faveur du groupe NPRA. Les pertes sanguines étaient plus importantes dans le groupe NPRA (490 vs 280mL, p =0,003), mais le nombre de transfusion n’était pas plus élevé (5 vs 4 patients, p =0,96). La voie excrétrice était plus souvent ouverte dans le groupe NPRA (28 vs 12, p =0,009). Les taux de complications (mineures et majeures selon Clavien) étaient similaires dans les deux groupes (28 % vs 32 %, p =0,66). Enfin la fonction rénale à un mois était identique (87 vs 79mL/minutes, p =0,13).

      Conclusion

      La NPRA avait des résultats oncologiques, fonctionnels et une morbidité comparables à la NPL. Notre étude allait dans le sens des publications antérieures en mettant en évidence une diminution significative du temps d’ischémie chaude.

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      Néphrectomie partielle robot-assistée versus néphrectomie partielle laparoscopique : expérience d’un centre français

      Summary
      Objective

      To compare perioperative outcomes of robot-assisted partial nephrectomy (RAPN) and laparoscopic partial nephrectomy (LPN) in a single French institution.

      Patients

      Between February 2008 and April 2012, 98 patients underwent RAPN (n =54) or NPL (n =44) for a kidney tumor. Demographic data, perioperative and pathological outcomes were compared using Student's test and &khgr;2 for continuous and categorical variables, respectively.

      Results

      Both groups were comparable for age, BMI, American Society of Anesthesiologists classification (ASA) and preoperative renal function (MDRD clearance). Tumor complexity was increased in the RAPN group (55.5 % vs. 29.5 % RENAL score≥2, P =0.05). There was no significant difference in terms of operative time (191 vs. 202min, P =0.2), tumor size (35 vs. 30mm, P =0.1) or positive margins (2 vs. 5, P =0.14). However, there was a significant decrease in warm ischemia time (18 vs. 25.6min, P =0.004) and hospital stay (5.1 vs. 6.9 days, P =0.003) for RAPN. Estimated blood loss was greater in the RAPN group (490 vs. 280mL, P =0.003), but the numbers of transfusions were similar (5 vs. 4 patients, P =0.96). Urinary tract was more frequently entered in the RAPN group (28 vs. 12, P =0.009). The complication rate was similar in both groups (28 % vs. 32 %, P =0.66).

      Conclusion

      RAPN is feasible and reproducible. As in previous publications, our study confirms a potential benefit of RAPN concerning warm ischemia.

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    • Évaluation de la prise en charge du cancer du rein métastatique à l’ère des thérapies ciblées. Étude clinique rétrospective sur six ans

      Résumé
      Objectif

      Évaluer les résultats des thérapies ciblées dans la prise en charge du cancer du rein métastatique (CRm), par l’étude des survies globale (SG) et sans progression (SSP).

      Patients et méthodes

      Nous avons inclus rétrospectivement 78 patients traités par thérapie ciblée au centre Paul Papin de l’institut de cancérologie de l’ouest pour un cancer du rein métastatique entre 2004 et 2009. Les SG et SSP en première et deuxième lignes ont été analysés, ainsi que la réponse au traitement, la survenue d’effets secondaires de grade III et IV.

      Résultats

      Au terme d’un suivi médian de 33 mois [5–236], 41 patients (52,56 %) sont décédés. La SG médiane était de 36 mois [IC 95 % de 29–43]. Les patients ont reçu en première ligne, soit du sunitinib (n =27 ; 34,6 %), bévacizumab et interféron (IFN) (n =16 ; 20,5 %), IFN seul (n =16 ; 20,5 %), sorafénib (n =4 ; 5,2 %), temsirolimus (n =2 ; 2,6 %), IL-2 (n =3 ; 3,8 %), IFN et IL-2 (n =6 ; 7,7 %), ou autres molécules (n =4 ; 5,1 %). En première ligne, les médianes de SSP étaient respectivement de 14 mois [IC 95 % de 6,71–21,29] pour le sunitinib, de 38 mois [IC 95 % de 11,41–64,59] pour le bévacizumab+IFN, et de huit mois [IC 95 % de 0–17,03] pour l’IFN seul. Une réponse partielle a été observée dans 19,2 %, une stabilisation tumorale dans 47,4 % et une progression dans 25,6 % des cas. En deuxième ligne, 53 patients ont été traités par soit sunitinib (n =20 ; 37,8 %), bévacizumab et IFN (n =7 ; 13,2 %), sorafénib (n =17 ; 32,2 %), temsirolimus (n =3 ; 5,6 %) ou autres molécules (n =6 ; 11,2 %). Les effets grade III ou IV ont été en évidence dans 14,1 %, 28,3 % et 18,2 % des cas lors des premières, deuxièmes et troisièmes lignes de traitements.

      Conclusion

      L’évaluation des résultats des thérapies ciblées dans notre centre a confirmé les données de la littérature. Les thérapies ciblées permettent un gain de survie supérieure à l’immunothérapie, mais aux prix d’effets secondaires lourds chez certains patients.

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      Évaluation de la prise en charge du cancer du rein métastatique à l’ère des thérapies ciblées. Étude clinique rétrospective sur six ans

      Summary
      Objective

      To evaluate the outcomes following targeted therapies in the management of metastatic renal cell carcinoma (mRCC), through the study of overall survival (OS) and progression-free (PFS).

      Patients and methods

      We retrospectively included 78 patients treated with targeted therapies for mRCC at the Paul Papin Cancer Institute from 2004 to 2009. Overall survival (OS), progression free survival (PFS), response to treatment, occurrence of grade III and IV side effects, were analyzed following first and second line treatments.

      Results

      Median follow-up was 33 months [5–236], and 41 patients died (52.6%). Median OS was 36 months [95% CI 29–43]. The median PFS was 14 months [95% CI 6.71–21.29] for sunitinib, 38 months [95% CI 11.41–64.59] for bevacizumab with interferon (IFN), and 8 months [95% CI 0–17.03] for IFN alone. A partial reduction, stabilization or increase in tumor size was observed for 19.2%, 47.4% and 25.6% of cases. A second line treatment was given for 53 patients. They received either sunitinib (n =20, 37.8%), bevacizumab with IFN (n =7, 13.2%), sorafenib (n =17, 32.2%), temsirolimus (n =3, 5.6%) or other molecules (n =6 11.2%). Grade III or IV side effects were observed for 14.1%, 28.3% and 18.2% of the patients following first, second and third line treatment, respectively.

      Conclusion

      Outcomes of targeted therapies in our center upheld the literature data. These therapies allow a benefit survival versus immunotherapy, with sometimes large side-effect.

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    • Ciblage diagnostique par Hexvix ® des tumeurs urothéliales de vessie : résultats après quatre ans d’évaluation prospective monocentrique

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer l’impact de la technique Hexvix® sur la fréquence de détection des tumeurs urothéliales et préciser le profil des tumeurs plus particulièrement concernées par le ciblage Hexvix®.

      Patients et méthodes

      Entre septembre 2008 et avril 2012, un total de 107 patients (300 prélèvements avec une lésion vésicale papillaire typique ou une lésion plane suspecte) ont été identifiés en cystoscopie (lumière blanche). Une résection endoscopique était réalisée après identification des lésions vésicales en lumière blanche puis en lumière bleue (Hexvix®). Pour chaque patient, étaient colligés les éléments anatomocliniques, les groupes de risque EORTC pour la récidive et la progression des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM).

      Résultats

      Parmi les 107 patients étudiés, 67 patients avaient une tumeur urothéliale et 328 prélèvements avaient une fluorescence positive en Hexvix®. Treize localisations tumorales supplémentaires ont été diagnostiquées chez 11 patients : six Carcinomes in situ (Cis), trois tumeurs à faible potentiel de malignité (LMP), trois pTa de bas grade et un pT1 de bas grade (p =0,003). Le taux de faux positifs en Hexvix® était de 53,4 % contre 52 % en lumière blanche. Parmi les facteurs cliniques et pathologiques étudiés, la récidive tumorale, la multifocalité, et les scores EORTC de récidive et de progression supérieurs ou égaux à 5 étaient statistiquement associés aux chances d’avoir un diagnostic tumoral supplémentaire par Hexvix® (p =0,007 ; p =0,01 ; p =0,03 ; p =0,04). Les diagnostics complémentaires n’ont eu aucun impact sur la suite de la prise en charge thérapeutique.

      Conclusion

      Dans notre expérience, le ciblage par Hexvix® des tumeurs de vessie permettait d’augmenter les prélèvements tumoraux de 9 % (13/144) chez 10,2 % des patients étudiés (11/107) (p =0,003). Cette technique était associée à de nombreux faux positifs (53,4 %). Les tumeurs multifocales, récidivantes et ayant des scores EORTC de récidive ou de progression supérieurs ou égaux à 5 constituent les groupes d’intérêt du ciblage par Hexvix®.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Ciblage diagnostique par Hexvix ® des tumeurs urothéliales de vessie : résultats après quatre ans d’évaluation prospective monocentrique

      Summary
      Purpose

      Prospective evaluation of bladder tumor targeting by Hexvix® fluorescence.

      Patients and methods

      From September 2008 to April 2012, 107 patients have been evaluated using Hexvix® technique (blue light) for typically papillary bladder tumor or suspected bladder tumor. Clinical and pathological data have been collected prospectively and patients have been classified using EORTC score.

      Results

      From the 107 patients, 67 have been identified with bladder cancer and 328 samples have shown positive fluorescence in blue light. Compared to white light, 13 additional tumors have been diagnosed by Hexvix® for 11 patients: Cis (n =6), LMP (n =3), pTa low grade (n =3), pT1 low grade (n =1) (P =0.003). The false positive rate for Hexvix® was 53.4% versus 52% for white light. Previous TCC history, multifocality and EORTC score for recurrence and progression have been associated with better bladder cancer targeting by Hexvix® (P =0.007; P =0.01; P =0.03; P =0.04).

      Conclusion

      In our experience, Hexvix® targeting was associated with better diagnosis for bladder cancer with 9% (13/144) of new positive samples (P =0.003). In our study, false positive rate is a critical point (53.4%). Multifocality, previous TCC, and EORTC score for recurrence and progression might allow selecting patients to be targeted by Hexvix®.

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    • IRM fonctionnelle par des radiologues généralistes, dans la prédiction de l’extension extracapsulaire lobe spécifique après prostatectomie radicale : quelle valeur en pratique quotidienne ?

      Résumé
      Objectif

      Évaluer les performances de l’IRM fonctionnelle (IRMF) effectuée par des radiologues généralistes (RG) dans la détection de l’extension extracapsulaire lobe spécifique (EECLS) du cancer de la prostate (CaP).

      Méthode

      Nous avons analysé rétrospectivement 79 patients ayant eu une IRMF avec antenne pelvienne avant une prostatectomie radicale (PR) réalisée au CHU de Nîmes. Douze RG (dont trois au CHU) ont interprété les images durant leur pratique quotidienne. Les résultats de l’IRMF ont été dichotomisés en positif ou négatif et confrontés à l’anatomopathologie pour l’EECLS et l’envahissement des vésicules séminales lobe spécifique (EVSLS), avec calcul des valeurs diagnostiques. L’influence du délai entre biopsie et IRMF, de la séquence de diffusion et de l’intensité de l’IRMF sur les performances diagnostiques ont été évaluées par un test de Fisher.

      Résultats

      Une EECLS et un EVSLS ont été observés à l’IRMF et à l’anatomopathologie respectivement sur 14 (8,8 %) et 38 (24,1 %) lobes prostatiques et sur six (3,8 %) et sept (4,4 %) lobes prostatiques. La sensibilité, spécificité, les valeurs prédictives positives et négatives de l’IRMF pour l’EECLS étaient respectivement de 24 %, 96 %, 64 % et 80 % ; et pour l’EVSLS de 14 %, 97 %, 17 % et 96 %. Le délai entre biopsie et IRMF, l’intensité de l’IRMF et la séquence de diffusion, n’influençaient pas la sensibilité et la spécificité de l’IRMF au test de Fisher.

      Conclusion

      Cette étude a observé que l’IRMF prostatique préopératoire réalisée par des RG avait une bonne spécificité, mais une sensibilité médiocre dans la prédiction de l’EEC lobe spécifique présente sur la pièce de PR.

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      IRM fonctionnelle par des radiologues généralistes, dans la prédiction de l’extension extracapsulaire lobe spécifique après prostatectomie radicale : quelle valeur en pratique quotidienne ?

      Summary
      Objective

      To evaluate the performance of functional MRI (FMRI) performed by general radiologists (GR) in detection of side-specific extracapsular extension (SSECE) prostate cancer (PCa).

      Methods

      We retrospectively analyzed 79 patients who underwent FMRI with pelvic phased array coil before radical prostatectomy (RP) performed at University Hospital (UH) of Nîmes. Twelve GR (including three from UH) interpreted the images during their daily practice. FMRI results were dichotomized as positive or negative and confronted to pathological reports for SSECE and side-specific seminal vesicle invasion (SSSVI), with calculation of diagnostic values. The influence of interval between biopsy and FMRI, diffusion-weighted sequence (DWS) and intensity of FMRI, on the diagnostic performance were assessed by Fisher's exact test.

      Results

      A SSECE and a SSSVI were observed at FMRI and pathology respectively on 14 (8.8%) and 38 (24.1%) prostate lobes, and on six (3.8%) and seven (4.4%) prostate lobes. The sensitivity, specificity, positive and negative predictive values of FMRI for SSECE were respectively 24%, 96%, 64% and 80%; and for SSSVI were 14%, 97%, 17% and 96% respectively. The time between biopsy and FMRI, intensity of FMRI and DWS, did not influence the sensitivity and specificity of fMRI at Fisher test.

      Conclusion

      This study found that preoperative prostate FMRI performed by GR has good specificity but poor sensitivity in predicting SSECE on pathological reports.

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    • Mise au point et validation d’un outil d’évaluation de la santé sexuelle sous forme d’auto-questionnaires pour une application aux maladies métaboliques

      Résumé
      But

      Élaborer et valider auprès d’une population témoin une enquête sous forme d’auto-questionnaires en français pour évaluer la santé sexuelle d’hommes et de femmes adultes présentant une maladie métabolique.

      Matériels et méthodes

      Étude conduite avec quatre questionnaires spécifiques (environnement socio-familial [échelle MSPSS], estime de soi [échelle de Rosenberg], ressenti émotionnel [échelle de Sigmund et Snaith] et sexualité masculine [BISF-M] ou féminine [BISF-W]) traduits en langue française et proposés à 232 hommes et 260 femmes issus de la population générale.

      Résultats

      Cent onze hommes âgés de 18 à 56ans et 142 femmes âgées de 20 à 60ans ont répondus aux auto-questionnaires. L’analyse a mis en évidence de nombreux liens entre l’estime de soi, l’anxiété et la dépression et les différents domaines de la sexualité masculine, apportant une justification à leur évaluation commune. La comparaison entre les hommes et les femmes a confirmé les différences d’approche de la sexualité entre les deux sexes.

      Conclusion

      Les résultats de l’évaluation de notre population étaient concordants avec les données de la littérature, démontrant la validité et la fiabilité de notre questionnaire et de son approche multiparamétrique. Ces données nous permettrons par la suite d’utiliser cet outil multiparamétrique avec les patients ayant une maladie métabolique chronique.

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      Mise au point et validation d’un outil d’évaluation de la santé sexuelle sous forme d’auto-questionnaires pour une application aux maladies métaboliques

      Summary
      Aim

      To elaborate and validate in general population a survey built with self-administered questionnaires in French about evaluation of sexual health for an application to men and women with metabolic disease.

      Materials and methods

      Study built with four questionnaires (socio-familial environment [MSPSS scale], self-esteem [Rosenberg scale], anxiety and depression scale [Sigmund and Snaith scale], and male [BISF-M] or female [BISF-W] sexuality) translated in French and distributed to 232 men and 260 women.

      Results

      Hundred and eleven men aged 18 to 56years and 142 women aged 20 to 60years answered the self-administered questionnaire. Analysis showed several links between self-esteem, anxiety and depression and the different domains of male sexuality, justifying their association. Comparison between men and women confirmed the differences of sexual approach between the two sexes.

      Conclusion

      Results in our population were concordant with those already reported in literature, indicating the validity and the reliability of our questionnaire and its multiparametric approach. Data obtained in this population will allow to use this multiparametric tool with patients affected by a metabolic disease.

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    • Insuffisance rénale aiguë après rectosigmoïdoscopie

      Résumé

      Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 24ans, aux antécédents d’extrophie vésicale et d’urétérosigmoïdostomie dans l’enfance, admis pour lombalgie droite et insuffisance rénale aiguë. Les plaintes se sont déclarées le lendemain d’une résection endoscopique d’un polype sigmoïdien. Une sténose de la jonction urétérosigmoïdienne a été diagnostiquée par urographie intraveineuse et traitée avec succès par dilatation endoscopique, sans séquelle visible à deux ans de l’intervention.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Insuffisance rénale aiguë après rectosigmoïdoscopie

      Summary

      We report the case of a 24-year old man with a past history of vesical extrophy and ureterosigmoidostomy in childhood, admitted with acute left flank pain and acute renal failure. The complaints started the day following the endoscopic resection of a sigmoid polyp. The stricture of the ureterosigmoid junction was diagnosed by intravenous urography. Conservative treatment with endo-ureteral dilatation was successfully performed. At 2 years of follow-up, the patient is still asymptomatic, without any residual hydronephrosis.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2013, 3, 23, i

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