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    Numéro 16- Volume 22- pp. 977-1042 (Décembre 2012)

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    • Diagnostic et prise en charge des événements indésirables survenant au décours des instillations endovésicales de BCG pour le traitement des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) : revue du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Resumé
      Introduction

      La BCG thérapie avec traitement d’entretien est le traitement de référence des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle à haut risque de récidive et de progression. Dans la pratique, les effets indésirables (EI) de la BCG thérapie ont pu restreindre sa prescription par les urologues. Cet article présente une revue de ces EI et leur prise en charge thérapeutique.

      Matériels et méthodes

      Une recherche bibliographique en langue française et anglaise par Medline® et Embase® en utilisant les mots clés BCG, bladder , complication , toxicity , adverse reaction , prevention et treatment a été effectuée.

      Résultats

      Les mécanismes des principaux EI de la BCG thérapie sont infectieux (cystite, fièvre), immuno-allergiques (prostatite granulomateuse, orchi-épididymite, réactions granulomateuses) et auto-immuns (arthralgies, rash). La prise en charge des EI est fonction de leurs mécanismes physiopathologiques. La classification des EI de la BCG thérapie basée sur la clinique permet d’adapter leur traitements.

      Conclusion

      L’association d’une polyantibiothérapie dirigée contre le BCG, d’anti-inflammatoires stéroïdien ou non stéroïdien et du traitement symptomatique constitue actuellement la triade sur laquelle repose la prise en charge adaptée des EI sévères. La réduction des doses de BCG et l’administration d’ofloxacine après l’instillation diminuent la fréquence et la sévérité des EI mineurs et modérés. Les EI infectieux sévères ou durant plus de sept jours, les EI immuno-allergiques ou les EI auto-immuns durant plus de sept jours imposent un arrêt définitif de la BCG thérapie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Diagnostic et prise en charge des événements indésirables survenant au décours des instillations endovésicales de BCG pour le traitement des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) : revue du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Summary
      Introduction

      Intravesical BCG immuno-therapy with maintenance therapy is considered as the standard treatment for non-muscle invasive bladder cancer with high risk of recurrence and progression. In practice, adverse events (AEs) of BCG therapy could restrict its prescription by urologists. The aim of this article was to present a review of these AEs and of their management.

      Materials and methods

      A bibliographic research in French and English using Medline® and Embase® with the keywords “BCG”, “bladder”, “complication”, “toxicity”, “adverse reaction”, “prevention” and “treatment” was performed.

      Results

      The main mechanism of AEs of BCG are infectious (cystitis, fever), immuno-allergic (granulomatous prostatitis, epididymo-orchitis, and granulomatous reactions) and auto-immune (arthralgies, rash). Management of AEs is based on their pathophysiological mechanisms. Classifications of BCG therapy AEs based on clinical features allow to adapt their treatments.

      Conclusion

      The combination of antibiotics directed against BCG, steroid or non-steroidal anti-inflammatory medication and symptomatic treatment is currently the triad on which is set up the appropriate treatment of severe AEs. Reductions of BCG doses and ofloxacin medication after instillation decrease the frequency and severity of minor and moderate AEs. Severe or more than 7 days long infectious AEs, immuno-allergic AEs or auto-immune during more than 7 days impose cessation of BCG immuno-therapy.

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    • Kyste hydatique du rein : aspects radiologiques et thérapeutiques

      Résumé

      L’hydatidose est une affection parasitaire rare qui sévit à l’état endémique dans certains pays du bassin méditerranéen. La localisation rénale est rare et n’existe que dans 2 à 3 % des formes viscérales. Le diagnostic de kyste hydatique du rein est suspecté devant des arguments épidémiologiques, cliniques, radiologiques et biologiques. La symptomatologie clinique est variable et dépend du stade évolutif du kyste. L’échographie permet de suspecter la nature hydatique de la lésion dans plus de 50 % des cas ; la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique sont utiles en cas de doute diagnostique. Le traitement de référence du kyste hydatique rénal est la résection du dôme saillant ; une néphrectomie est indiquée en cas de rein détruit.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Kyste hydatique du rein : aspects radiologiques et thérapeutiques

      Summary

      Hydatid disease is endemic in some Mediterranean countries. Kidney is a relatively rare site, representing 2 to 3 % of all visceral sites. The diagnosis of hydatid cyst of the kidney is suspected in epidemiological, clinical, radiological and biological arguments. It remains clinically silent for a long time and only presents at the stage of complications. Ultrasound can suspect the hydatid nature of the lesion in 50 % of cases. Computed tomography and magnetic resonance imaging are helpful in the event of problem of differential diagnosis. The standard treatment for renal hydatid cyst is resection of the prominent dome and nephrectomy is indicated in cases of destroyed kidney.

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    • Place du traitement ablatif dans le traitement du cancer du rein de la personne âgée

      Résumé
      Introduction

      Environ 30 % des cancers du rein sont diagnostiqué chez des patients de plus de 75ans, le plus souvent fortuitement. Cette revue de la littérature a déterminé les indications des traitements ablatifs parmi les options thérapeutiques du cancer du rein chez ces patients âgés.

      Matériel et méthode

      Une recherche bibliographique en langue française et anglaise par Medline® en utilisant les mots clés « tumeurs » ; « rein » ; « radiofréquence » et « cryoablation » a été effectuée.

      Résultats

      Les bénéfices attendus ont été une moindre morbidité, une réduction de la durée d’hospitalisation et la préservation de la fonction rénale. Les techniques ablatives ont permis un contrôle carcinologique satisfaisant mais inférieur à celui obtenu par l’exérèse chirurgicale au prix d’une morbidité faible. La cryoablation a donné de meilleurs résultats oncologiques que la radiofréquence. Un arbre décisionnel pour la prise en charge des petites tumeurs du rein chez les patients âgés définissant une place pour ces traitements en fonction de l’espérance de vie du patient, de ses comorbidités (indice de Charlson) et de la taille tumorale a été proposé.

      Conclusion

      Les indications des traitements par cryoablation et radiofréquence chez les patients âgés sont préférentiellement les tumeurs de moins de 3cm et de moins de 4cm respectivement, lorsque l’espérance de vie est comprise entre trois et sept ans.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Place du traitement ablatif dans le traitement du cancer du rein de la personne âgée

      Summary
      Introduction

      Approximately, 30% of kidney cancers are diagnosed in patients over 75 years, mostly by fortuitously. This review had identified the indications of ablative treatment among others options for kidney cancer in these elderly patients.

      Materials and methods

      A bibliographic research in French and English using Medline® with the keywords “tumor”; “kidney”; “radio frequency” and “cryoablation” was performed.

      Results

      The expected benefits were less morbidity, reduced hospital stay and preservation of renal function. Ablative techniques have allowed a satisfactory cancer control but lower than that obtained by surgical excision at the cost of a lower morbidity. Cryoablation has allowed better oncological results than the radiofrequency. A decision tree for management of small renal tumors in patients defining a role for these treatments depending on the patient’s life expectancy, its comorbidities (Charlson index) and tumor size was proposed.

      Conclusion

      The preferential indications for cryoablation and radiofrequency treatments in elderly patients are tumors under 3cm and less than 4cm respectively, when life expectancy is between 3 and 7 years.

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    • La pyéloplastie à ciel ouvert selon Anderson-Hynes : quelles indications devant le développement de la laparoscopie ?

      Résumé
      Buts

      Évaluer les résultats et les complications de la pyéloplastie à ciel ouvert selon la technique d’Anderson-Hynes. Ensuite les comparer avec ceux de la voie laparoscopique et en déduire ce que pourraient être les indications actuelles de la pyéloplastie à ciel ouvert.

      Patients et méthodes

      Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur 30 cas de syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU) traités par chirurgie ouverte selon la technique d’Anderson-Hynes. La dilatation pyélocalicielle (DPC) était de type II dans huit cas (26,7 %), de type III dans dix cas (33,3 %), de type IV dans quatre cas (13,3 %) et dans huit cas (26,7 %) il s’agissait d’une hydronéphrose géante. La durée de l’intervention, la durée d’hospitalisation, les résultats fonctionnels et les complications opératoires ont été étudiés et comparés avec ceux de la pyéloplastie laparoscopique rapportées dans la littérature.

      Résultats

      La durée moyenne des interventions chirurgicales était de 115±33,4minutes (90–230min). La durée moyenne d’hospitalisation était de 10,4±5,1jours. Les patients ont été suivis pendant un recul moyen de 28±13,7 mois (13–48 mois). Six patients (20 %) avaient eu des complications postopératoires. Le taux de réussite de la pyéloplastie en première main était de 90 % (n =27).

      Conclusion

      La PCO selon Anderson-Hynes donne des résultats satisfaisants. Mais actuellement, avec le développement de la chirurgie laparoscopique, ses indications peuvent être réservées aux SJPU avec une DPC importante (type IV ou hydronéphrose géante) ou aux reprises de pyéloplastie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La pyéloplastie à ciel ouvert selon Anderson-Hynes : quelles indications devant le développement de la laparoscopie ?

      Summary
      Objectives

      To evaluate the results of Anderson-Hynes open pyeloplasty in our institution. And then to compare them to those of laparoscopic procedure and identify what can be considered now as the indications of the open procedure.

      Patients and methods

      It was a retrospective study on 30 cases of ureteropelvic junction syndrome managed by Anderson-Hynes open procedure. The clinical, biological and radiologic characteristics of the patients as well as the surgical technique and its results were taken into account. The patients were classified, according to Valdeyer and Cendron classification as type II in eight cases (26.7%), type III in ten cases (33.3%) and type IV in four cases (13.3%). There were also eight cases of giant hydronephrosis (26.7%). The operating time, the length of hospital stay and the outcomes were studied and compared with those of the laparoscopic pyeloplasty found in the medical literature.

      Results

      The mean operating time was 115±33.4minutes (90–230min). The mean length of hospital stay was 10.4±5.1days. Six patients (20%) had postoperative complications. After a mean follow-up of 28±13.7months (13–48months), our first-hand success rate was 90% (n =27).

      Conclusion

      Anderson-Hynes open pyeloplasty reached good results but nowadays its indications can be limited to laparoscopic contraindications, severe hydronephrosis (grade IV or giant hydronephrosis) and second-hand cases. The two latter indications depend on the surgeon experience in laparoscopic surgery.

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    • Migration des stades pathologiques après prostatectomie totale vers des tumeurs à plus haut risque de récidive : étude bicentrique comparative entre 2005 et 2010

      Résumé
      Objectif

      Depuis l’utilisation du dosage du PSA, l’incidence du cancer de la prostate a augmenté, l’âge au diagnostic et le stade clinique ont diminué, conséquence d’un diagnostic plus précoce. Dans ce contexte, le risque de surtraitement chirurgical peut être important. L’objectif était d’évaluer l’évolution des stades pathologiques des prostatectomies totales (PT) à cinq ans d’intervalle.

      Méthodes

      Au total, 906 PT ont été réalisées dans deux centres français (503 en 2005 et 403 en 2010). Les données préopératoires (âge, PSA, stade clinique, nombre de biopsies, score de Gleason) et postopératoires (pTNM, score de Gleason, poids de la prostate) ont été analysées et comparées (test de Student et Chi2).

      Résultats

      En 2005 et en 2010, l’âge médian était respectivement de 62,85 et 62,52ans (NS). Le PSA médian était de 8,55 et 8,99ng/mL (NS). Le nombre de biopsies positives a augmenté significativement (2,29 à 2,86, p <0,0003), mais pas le score de Gleason biopsique (6,34 à 6,43, NS). Le stade clinique était modifié de façon significative avec T1c : 77,8 à 73 %, T2a : 16,6 à 14,2 %, T2b : 4 à 7,8 %, T2c : 0 à 1 %, T3 : 1 à 3,9 %, T4 : 0,4 à 0 % en 2005 et 2010 (p <0,0006). Le score de Gleason pathologique n’était pas modifié (6,86 versus 6,80, NS) alors que le stade pathologique a évolué significativement vers des tumeurs de plus hauts stades avec pT2 : 66,5 à 51,8 % et pT3 33,5 à 48,1 % (+15 %) (p =0,02).

      Conclusion

      Ces résultats ont montré que le nombre de PT réalisées pour des tumeurs pT3 sur pièce a augmenté. Cette augmentation des patients ayant une maladie à risque élevé a probablement été due à des modifications dans la sélection des patients (surveillance active comme alternative pour les bas risques) et permet d’envisager la PT comme un traitement des tumeurs à haut risque.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Migration des stades pathologiques après prostatectomie totale vers des tumeurs à plus haut risque de récidive : étude bicentrique comparative entre 2005 et 2010

      Summary
      Objective

      With PSA screening, the incidence of prostate cancer (PCa) has increased. Moreover, age and clinical stage have decreased as a result of earlier diagnosis. In this context, the risk of over-treatment including surgery may be important. The objective was to assess the evolution of pathological stages of radical prostatectomy (PR) to 5years apart.

      Materials and methods

      Nine hundred and six PR were conducted in two French centers (503 in 2005 and 403 in 2010). Preoperative data (age, PSA, clinical stage, number of biopsies, Gleason score) and postoperative (pTNM, Gleason score, prostate weight) were analyzed and compared (Student test and Chi2).

      Results

      In 2005 and 2010, the median age was respectively 62.85 and 62.52years (NS). The median PSA was 8.55 and 8.99ng/ml (NS). The number of positive biopsies increased significantly (2.30 to 2.88, P <0.0001), but not the biopsy Gleason score (6.34 to 6.43, NS). Clinical stage was significantly changed with T1c: 77.8 to 73%, T2a: 16.6 to 14.2%, T2b: 4 to 7.8%, T2c: 0 to 1%, T3: 1 to 3.9% T4: 0.4 to 0% in 2005 and 2010, respectively (P <0.0006). The average weight of prostate decreased significantly (55.6g versus 48.8g, P <0.0001), pathological Gleason score was unchanged (6.86 versus 6.80, NS). However, the pathological stage has changed significantly to tumours with higher stages pT2: 66.5 to 51.8% and pT3 33.5 to 48.1% (15%) (P =0.02).

      Conclusion

      These results have shown that the number of PT performed for pT3 tumours has increased. This increase in patients with high-risk disease has been probably due to change in the selection of patients (surgery for more advanced clinical stages) and allows to consider the radical prostatectomy as a treatment of high risk PCa.

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    • État des lieux et implications médico-légales en France du stade pT0 du cancer de la prostate : une étude du CC-AFU

      Résumé
      But

      Apprécier la fréquence, les circonstances et les conséquences médico-légales du stade pT0 du cancer prostatique, défini par l’absence de tumeur sur pièce de prostatectomie totale hors traitement ou résection préalable.

      Matériel

      Six centres investigateurs ont rétrospectivement identifié tous les cas de pT0 et sélectionné ceux survenus sans hormonothérapie ni résection prostatique préalable. Les données préopératoires, les informations histologiques de la pièce et la surveillance clinique et biologique étaient analysés. L’historique des compagnies assurantielles sur les plaintes concernant l’exercice anatomo-pathologique était consulté.

      Résultats

      Trente cas de cancer prostatique pT0 (0,4 %) ont été recensés sur 7693 patients opérés. L’âge médian était de 63ans, le PSA 7,4ng/mL. Le nombre de biopsies positives en préopératoire variait de un à quatre pour une longueur tumorale médiane de 1mm (0,3 à 18mm). Le score de Gleason biopsique était de 3+3 pour 23 patients, inférieur à 6 pour cinq autres et comprenait un contingent de grade 4 chez deux patients. Avec un suivi médian de 82 mois, aucune récidive biologique ni clinique n’a été constatée. Un cas de plainte de patient pour pT0 prostatique a été recensé.

      Conclusion

      La survenue d’un pT0 de la prostate a remis en cause l’ensemble des moyens diagnostiques et a pu amener à faire discuter rétrospectivement l’indication opératoire. Afin d’éviter une procédure médico-légale, il convient d’informer les patients avant prostatectomie totale de la possibilité de ce résultat.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      État des lieux et implications médico-légales en France du stade pT0 du cancer de la prostate : une étude du CC-AFU

      Summary
      Objective

      To assess the frequency, circumstances, and possible medico-legal consequences of the pT0 prostate cancer, defined by the absence of tumor in a radical prostatectomy specimen.

      Methods

      Six centers retrospectively identified all cases of pT0 and selectionned those that occurred without prior hormone therapy or prostate resection. Preoperative data, histological report and clinical and biological outcome were analyzed. The lawsuits’ registry in pathology were consulted at insurance companies.

      Results

      Thirty cases of pT0 prostate cancer (0.4%) were reported on 7693 patients. The median age was 63years, PSA 7.4ng/mL. The number of positive preoperative biopsies ranged from one to four for a median tumor length of 1mm (0.3 to 18mm). The biopsy Gleason score was 3+3 for 23 patients, less than 5 for six others and included a contingent of grade 4 in two patients. With a median follow-up of 82months, no clinical or biochemical recurrence was observed. One patient complaint for pT0 prostate was found in the insurances registry.

      Conclusion

      The occurrence of a prostate pT0 called into question all the diagnostic procedures and surgical indication. To avoid a forensic procedure, urologists should inform patients of the possibility of this situation before radical prostatectomy.

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    • Facteurs pronostiques d’urétéro-hydronéphrose (UHN) chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP)

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer les facteurs de risque d’atteinte du haut appareil urinaire (UHN) chez les patients atteints de SEP.

      Patients et méthodes

      Étude monocentrique concernant sur une cohorte longitudinale consécutive de 121 patients suivis prospectivement (61 hommes et 60 femmes) entre 1995 et 2009. L’ensemble des patients a été adressé pour troubles urinaires du bas appareil à la consultation d’urologie (TUBA : pollakiurie, dysurie, urgenturies, fuites). Tous ont eu une évaluation clinique et fonctionnelle (mesure du handicap urinaire [MHU], International Consultation on Incontinence Questionnaire [ICIQ], Ditrovie, Expanded Disability Status Scale [EDSS]). Une créatininémie plasmatique et une échographie réno-vésicale étaient pratiquées annuellement. Pour chaque patient était colligé : la durée d’évolution de la SEP, la durée du suivi urologique, l’EDSS initial et à chaque évaluation clinique, la forme de SEP, le sexe, les différents scores MHU et ICIQ lors de l’évolution, les caractéristiques des examens urodynamiques effectués (contractions vésicales désinhibées, dyssynergie vésicosphinctérienne, compliance vésicale, pression détrusorienne au débit maximal).

      Résultats

      La maladie évoluait en moyenne depuis 13,8ans (1–50). L’âge moyen au diagnostic était de 36,9ans (15,6–63,8). Les formes de SEP observées étaient : 21 primaires progressives, 59 rémittentes, 41 secondaires progressives (SP). Au total, 3,3 % des patients (trois hommes et une femme) ont présenté une UHN. Seules la forme de SEP (SP), la durée d’évolution de la SEP et l’hypocompliance vésicale, étaient des facteurs pronostiques d’UHN (p =0,03 ; p =0,02 ; p =0,05). La durée moyenne d’évolution était de 30ans (12–48). La compliance vésicale moyenne était de 17 (7–23). Le score EDSS moyen était supérieur à 6,5 (4/41).

      Conclusion

      L’UHN était un évènement rare dans le suivi de la SEP (3 % dans notre expérience), dans les formes évoluées avec troubles de compliance vésicale.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Facteurs pronostiques d’urétéro-hydronéphrose (UHN) chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP)

      Summary
      Introduction

      Urinary symptoms occur in 50 to 80% of patients with Multiple Sclerosis (MS). This study was conducted to determine prevalence of renal failure during MS follow-up and to investigate the correlation of these complications with disease characteristics and urodynamic findings.

      Methods

      One hundred and twenty-one consecutive patients have been followed for (MS) (61 men and 60 women) between 1995 and 2009 in our institution. The demographic findings of patients were documented. The history was obtained and a detailed neurological and urological physical examination was performed for all patients. Urological symptoms (urgency, frequency, urge incontinence, dysuria), urinary scores (UPS and International Consultation on Incontinence Questionnaire [ICIQ]) and renal failure were recorded. All patients underwent ultrasound imaging of the bladder during their follow-up and on the last evaluation. Expanded Disability Status Scale (EDSS) was evaluated during neurologic follow-up. For each patient mean onset age of disease, mean onset age of micturation disorders, mean illness duration and mean urological follow-up duration were recorded. Urodynamic investigation was performed for all patients. Urodynamic assessment was carried out according to the International Continence Society (ICS) standards (detrusor overactivity, detrusor/sphincteric dyssynergia and low bladder compliance).

      Results

      Mean illness duration was 13.8 years (1–50). According to the history and clinical findings, 21 patients had primary-progressive (PPMS), 59 relapsing-remitting (RRMS) and 41 secondary-progressive multiple sclerosis (SPMS). Four patients have shown renal failure during their follow-up (3.3% - three men and one woman). Renal failure was associated with disease characteristic (SPMS - EDSS score >6.5), mean illness duration (30 years [12–48]) and low bladder compliance (17 [7–23]) (P =0.03; P =0.02; P =0.049).

      Conclusion

      Relationship between renal failure, disease characteristics and urodynamic findings was suggested in our study. More accurate follow-up might be used for SPMS (EDSS >6.5), longer mean illness duration (>30 years), and low bladder compliance (<30).

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    • Plicature de la bandelette sous-urétrale comme traitement de l’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer la faisabilité et l’efficacité de la remise en tension des bandelettes sous-urétrales par une plicature étagée en cas d’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante après pose d’une bandelette sous-urétrale (BSU).

      Méthode

      Étude rétrospective monocentrique incluant des patientes ayant un échec ou une récidive après pose d’une BSU. L’éligibilité était faite d’après un bilan clinique et paraclinique complet prouvant le mécanisme et la récidive de l’IUE. La chirurgie a consisté en une plicature en paletot de la bandelette.

      Résultats

      Dix-neuf patientes ont été incluses. Le délai moyen entre les deux chirurgies était de 23,4 mois (ds=25,5). Les résultats ont été évalués de façon subjective sur le questionnaire MHU et objectivement avec le bilan urodynamique. Le suivi moyen était de 27,2 mois (ds=37,3). La durée de l’intervention était de 30minutes. Selon le MHU, 73,7 % des patientes étaient guéries et 10,3 % étaient améliorées, IC 95 % [0,52–0,95]. La différence entre le score MHU de l’IUE avant et après la plicature était significative (p =0,0005) et passait de 2,31 (ds=0,75) à 0,56 (ds=0,92) en moyenne. Il n’y a eu aucune complication peropératoire. Il y a eu deux rétentions aiguës d’urine postopératoire avec reprise chirurgicale et section d’un fil permettant de détendre la bandelette sous-urétrale sans perdre le bénéfice de la plicature. Il n’y a pas eu d’augmentation significative des urgenturies ou de la dysurie de novo.

      Conclusion

      Les résultats de cette étude ont confirmé la faisabilité, l’efficacité et la morbidité faible de la remise en tension de la BSU.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Plicature de la bandelette sous-urétrale comme traitement de l’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante

      Summary
      Objective of the study

      Feasibility and efficiency study of mesh readjustment in suburethral slings by overcoat plication in case of persisting of recurring stress urinary incontinence in patients with suburethral slings.

      Methods

      Retrospective and monocentric study including patients that present with a failure or recurring incontinency after suburethral slings surgery. The eligibility was evaluated after a complete clinical and paraclinical statement, proving the recurrence of the incontinence and its mechanism. Surgery consisted in a plication in an overcoat.

      Results

      Nineteen patients were included. The medium delay between initial surgery and the plication was 23.4months (ds=25.5). Results were evaluated subjectively by the MHU questionnaire and objectively by the urodynamic appraisal. The medium survey was 27.2months (ds=37.3). The procedure lasts about 30minutes. According to MHU, 73.7% of patients were cured and for 10.3% the symptoms were lessened. The difference in the MHU score of stress urinary incontinence before and after mesh readjustment was significant (P =0.0005) and get down from 2.31 (ds=0.75) to 0.56 (ds=0.92) as an average. There was no complication during surgery. There were two cases of postoperative acute urinary retention which were reoperated by simply cutting a thread allowing the sling to relax without losing the benefit of the plicature. There was no significant increase in urge incontinence or dysuria.

      Conclusion

      The results of this study confirmed the feasibility, the efficiency and the low morbidity of mesh readjustment for the suburethral sling.

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    • Un cas de cryptochidie associée à un îlot surrénalien ectopique du cordon spermatique chez un homme de 51 ans

      Résumé

      Ce cas clinique décrit un cas exceptionnel de cryptochidie associée à un îlot de tissu ectopique corticosurrénalien (TECS) du cordon spermatique diagnostiqué chez un quinquagénaire ayant des douleurs inguinales. Le traitement chirurgical réalisé avait permis de mettre en évidence un testicule cryptorchide comportant un îlot de TECS le long du cordon spermatique. Le cordon spermatique est un site habituel de TECS et l’association TECS–cryptorchidie est une anomalie congénitale fréquente du jeune garçon. Cependant, le diagnostic à l’âge adulte de l’une ou de ces deux anomalies est exceptionnel. Cet article décrit cette association suivie d’une brève revue de la littérature.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Un cas de cryptochidie associée à un îlot surrénalien ectopique du cordon spermatique chez un homme de 51 ans

      Summary

      This case report describes an exceptional case of ectopic adrenal cortex tissue (EACT) in the spermatic cord associated with ipsilateral cryptorchidism in an adult. While both EACT and cryptorchidism are fairly common congenital anomalies in boys, adult cases are uncommon. Although the spermatic cord is a known site of EACT, the reports of its association with cryptorchidism have been limited to child cases. During surgery, undescended testis was discovered and incidentally ectopic adrenal tissue along the spermatic cord was also identified. This combination of developmental aberrations in the adult has not been described, and the clinicopathological findings are reported with a brief literature review.

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    • Bilan initial, suivi et traitement des troubles mictionnels en rapport avec hyperplasie bénigne de prostate : recommandations du CTMH de l’AFU

      Résumé
      Objectif

      Établir des recommandations de bonne pratique pour la démarche diagnostique, le suivi et le traitement d’une hyperplasie bénigne de prostate (HBP).

      Méthode

      Une revue systématique de la littérature a été réalisée. Le niveau de preuve des publications sélectionnées a été évalué. Des recommandations ont ensuite été établies et gradées par un groupe de travail, puis relues par un groupe de relecteurs selon la technique du consensus formalisé.

      Résultats

      La terminologie de l’International Continence Society (ICS) a été adoptée. Les objectifs du bilan initial sont multiples : affirmer que les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) sont liés à l’HBP, évaluer la gêne provoquée par les SBAU et rechercher une obstruction sous-vésicale compliquée. L’interrogatoire avec réalisation d’un score symptomatique, et l’examen physique comprenant un toucher rectal, l’examen d’urine, la débitmétrie et la mesure du résidu post-mictionnel font parti du bilan de première intention recommandé pour explorer des SBAU d’un homme afin de répondre aux questions posées ci-dessus. Le catalogue mictionnel est optionnel dans ce bilan initial, mais recommandé si les symptômes de la phase de remplissage sont prédominants. Le dosage du PSA est utile chez les patients pour lesquels le diagnostic d’un cancer modifierait la prise en charge des SBAU. Lorsqu’un traitement chirurgical est envisagé, un dosage de la créatininémie et du PSA, ainsi qu’une échographie de l’appareil urinaire sont recommandés. L’information du patient sur le caractère bénin mais éventuellement progressif de sa pathologie est recommandée. En l’absence de gène et de complication, une surveillance annuelle est recommandée. Le traitement médical repose sur la phytothérapie, les alpha-bloquants et les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, les deux derniers pouvant être associés. L’association d’un anticholinergique et d’un alpha-bloquant peut être proposée à des patients déjà traités par alpha-bloquant seul ayant des SBAU de la phase de remplissage persistants, et en l’absence d’obstruction sous-vésicale sévère (résidu post-mictionnel supérieur à 200mL ou débit maximum inférieur à 10mL/s). Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 peuvent être proposés aux patients présentant une dysfonction érectile associée à des SBAU. En cas d’HBP compliquée, ou lorsque le traitement médical est inefficace ou mal toléré, une solution chirurgicale est discutée. Tout traitement doit être décidé en tenant compte de la symptomatologie et de la gêne du patient, de l’anatomie prostatique, du degré d’obstruction et du retentissement éventuel sur l’appareil urinaire, des co-morbidités du patient, de l’expérience du praticien, et du choix du patient en termes de bénéfice, de risque et d’effets indésirables attendus. Outre la chirurgie classique (adénomectomie sus-pubienne, résection trans-urétrale de prostate, incision cervivo-prostatique), les options chirurgicales ayant le plus haut niveau de preuve quant à leur efficacité sont la résection électrique bipolaire, la photovaporiation laser en longueur d’onde 532nm, et l’énucléation par laser Holmium.

      Conclusion

      Sont ici présentées les premières recommandations de l’Association française d’urologie sur le bilan initial, le suivi et le traitement des troubles mictionnels en rapport avec une HBP.

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      Bilan initial, suivi et traitement des troubles mictionnels en rapport avec hyperplasie bénigne de prostate : recommandations du CTMH de l’AFU

      Summary
      Aim

      To elaborate guidelines for the diagnosis, the follow-up, and the treatment of benign prostatic hyperplasia (BPH).

      Method

      A systematic review of the literature was conducted to select more relevant publications. The level of evidence was evaluated. Graded recommendations were written by a working group, and then reviewed by a reviewer group according to the formalized consensus technique.

      Results

      Terminology of the International Continence Society was used. Initial assessment has several aims: making sure that lower urinary tract symptoms (LUTS) are related to BPH, assessing bother related to LUTS and checking for a possible complicated bladder outlet obstruction (BOO). Initial assessment should include: medical history, LUTS assessment using a symptomatic score, physical examination including digital rectal examination, urinalysis, flow rate recording, and residual urine volume. Frequency volume chart is recommended when storage symptoms are predominant. Serum PSA should be done when the diagnosis of prostate cancer can modify the management. When a surgical treatment is discussed, serum PSA, serum creatinine and ultrasonography of the urinary tract are recommended. BPH patients should be informed of the benign and possibly progressive patterns of the disease. When LUTS cause no bother, annual follow-up should be planned. Medical treatment includes some phytotherapy agents, alpha-blockers and 5-alpha reductase inhibitors. The last two can be associated. The association of antimuscarinics and alpha-blockers can be offered to patients with residual storage symptoms when already under alpha-blockers therapy, after checking for the absence of severe BOO (residual volume more than 200mL or max urinary flow less than 10mL/s). Phosphodiesterase-5 inhibitors could be used in patients complaining for both LUTS and erectile dysfunction. In case of complication, or when medical treatment is inefficient or not tolerated, then a surgical treatment should be discussed. Treatment decision should be done according to type of LUTS and related bother, prostate anatomy, level of obstruction and its consequences on urinary tract, patient co-morbidities, experience of practitioner, and choice of patient. Surgical treatments with the higher level of evidence of efficacy include monopolar or bipolar transurethral resection of the prostate, open prostatectomy, transurethral incision of the prostate, photoselective vaporization of the prostate, and Holmium laser enuclation of the prostate.

      Conclusion

      Here are the first guidelines of the French Urological Association for the initial assessment, the follow-up and the treatment of urinary disorders related to BPH.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2012, 16, 22, i

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