Accueil > Publications > Progrès en Urologie > Numéro 9- Volume 22- pp. 495-554 (Juillet 2012)

    Numéro 9- Volume 22- pp. 495-554 (Juillet 2012)

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Analyse de l’évolution des pratiques chirurgicales pour la prise en charge des tumeurs primitives du rein dans la période 2006–2010 : à propos d’une série de 458 chirurgies consécutives

      Résumé
      Objectif

      La plupart des petites tumeurs rénales sont accessibles à la chirurgie conservatrice qui assure des résultats carcinologiques équivalents à ceux de la néphrectomie élargie avec un risque moindre de complications cardiovasculaires, de séjours hospitaliers et de décès. Les recommandations internationales de prise en charge des tumeurs rénales primitives placent la néphrectomie partielle comme nouveau standard de traitement chirurgical des tumeurs de stade T1. Dans ce contexte, les auteurs se sont intéressés à l’évolution de leurs pratiques chirurgicales entre 2006 et 2010 dans un centre hospitalo-universitaire.

      Patients et méthodes

      Étude rétrospective d’une cohorte de 446 patients consécutifs traités chirurgicalement pour tumeur rénale primitive entre 2006 et 2010.

      Résultats

      Au total, 458 chirurgies rénales ont été réalisées : 184 (40,2 %) néphrectomies partielles et 274 (49,8 %) néphrectomies élargies. Au cours de la période d’étude, il a été mis en évidence pour les tumeurs T1a : une augmentation moyenne annuelle des néphrectomies partielles de 10 % (p =0,002), pour les T1b, une tendance non significative à l’augmentation des chirurgies conservatrices. Il existait également une augmentation significative des néphrectomies partielles réalisées de manière laparoscopique, avec un taux d’augmentation moyenne annuelle de 8 % par an (p =0,02). À la fin de la période d’étude, un patient sur deux, tous stades confondus, était traité par chirurgie conservatrice. Ces changements de pratique sont intervenus sans augmentation de la morbidité per et postopératoire (p =0,39).

      Conclusion

      L’étude de la cohorte des patients traités chirurgicalement dans notre centre universitaire entre 2006 et 2010 ne mettait pas en évidence pas de sous-utilisation de la chirurgie conservatrice par rapport aux recommandations françaises et internationales. Cette évolution vers plus de néphrectomies partielles s’est faite sans augmentation de la morbidité chirurgicale, ni diminution du contrôle carcinologique. Cependant, le taux plus élevé de marges chirurgicales positives dans le groupe traité par néphrectomie partielle laparoscopique doit inciter à la prudence.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Analyse de l’évolution des pratiques chirurgicales pour la prise en charge des tumeurs primitives du rein dans la période 2006–2010 : à propos d’une série de 458 chirurgies consécutives

      Summary
      Objective

      Most of small renal masses are accessible to conservative surgery, which has proved to maintain carcinological outcome, with a lower cardiovascular morbidity, hospital stay and mortality. Current international guidelines for the management of renal tumours recommend that partial nephrectomy be the new standard of treatment of T1 tumours. In this study, the authors assessed evolutive trends in the surgical management of renal tumours in the period 2006 to 2010 in a university hospital.

      Patients and methods

      Retrospective analysis of a cohort of 446 consecutive patients treated for renal tumour between 2006 and 2010.

      Results

      Overall, 458 surgeries were performed, divided in 184 (40.2%) partial nephrectomy and 274 (49.8%) radical nephrectomy. During the study period, the number of partial nephrectomy increased significantly, with a mean annual increase rate of 10% in T1a tumours (P =0.002). We also observed a non significant increasing trend for conservative surgery in T1b tumours. Furthermore, the number of laparoscopic partial nephrectomy increased significantly, with a mean annual increase rate of 8% (P =0.02). At the end of the study period, one in two patients, whatever the stage, was treated by partial nephrectomy. This change in practice occurred without any increase in per- and postoperative morbidity (P =0.39).

      Conclusion

      Analysis of this cohort of patients operated for renal tumour between 2006 and 2010 in our university hospital did not highlight underuse of conservative surgery, taking into account the current international guidelines. This trend for more partial nephrectomy did not underscore an increase in surgical morbidity or decrease in carcinological outcome. However, the higher rate of positive surgical margins in the laparoscopic partial nephrectomy group should incite to caution.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Tumeurs de vessie intradiverticulaires : revue du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Résumé
      Introduction

      Le Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) a réalisé une revue de la littérature sur l’épidémiologie, le diagnostic et les traitements des tumeurs de vessie intradiverticulaires (TVID) et a proposé des propositions thérapeutiques.

      Matériel et méthode

      Une recherche bibliographique en langue française et anglaise par Medline® en utilisant les mots clés « tumeurs », « vessie » et « diverticule » a été effectuée.

      Résultats

      Les TVID étaient plus fréquemment de stade T≥3a et de types histologiques non urothéliaux que les tumeurs de vessie classiques. Lors de leur diagnostic, un risque de sous-évaluation de l’extension et de la multifocalité tumorale a été constaté. Leur pronostic a été plus péjoratif que celui des tumeurs classiques qui incite à une limitation de l’indication des traitements conservateurs. Les niveaux de preuves de publications analysées étaient faibles, avec un niveau C selon le score de Sackett.

      Conclusion

      Les spécificités des TVID a conduit le CCAFU à proposer des prise en charge thérapeutiques spécifiques, se basant sur de faible niveaux de preuves. Les TVID Ta-T1 et de bas grade peuvent être traitées par une résection endoscopique seule ou suivi d’une BCG thérapie en cas de carcinome in situ associé. Les TVID de haut grade, unique et sans carcinome in situ associé, peuvent être traitées par diverticulectomie associée à un curage ganglionnaire pelvien. Les TVID de haut grade, multiples ou associées à du carcinome in situ, justifient une cystectomie totale.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Tumeurs de vessie intradiverticulaires : revue du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie

      Summary
      Introduction

      Cancer Committee of the French Association of Urology (CCAFU) conducted a review of the epidemiology, diagnosis and treatment of intradiverticular bladder tumours (TVID) and proposed therapeutic management.

      Material and methods

      A bibliographic research in French and English using Medline® with the keywords “tumor”, “bladder” and “diverticulum” was performed.

      Results

      TVID are more frequently of stage T≥3a and with non urothelial histology than classical bladder tumors. At diagnosis, the risk of underestimation of the extent and multifocality of the tumor was described. Their prognosis, that was more pejorative than conventional tumors, should impelled to limit the indications of conservative treatment. The evidence levels of analyzed publications were low, with C level according to Sackett score.

      Conclusion

      the specificities of the TVID have lead the CCAFU to propose specific therapeutic guidelines, based on poor evidence level. Ta-T1 low grade TVID can be treated by transurethral resection alone or followed by BCG therapy in cases of associated carcinoma in situ. High-grade TVID, unifocal and without associated carcinoma in situ, can be treated by diverticulectomy associated with pelvic lymphadenectomy. High grade TVID, multiple or associated with carcinoma in situ, warranted total cystectomy.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Analgésie peropératoire en urologie et influence potentielle de l’anesthésie sur les résultats de la chirurgie carcinologique

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de ce travail était de présenter une revue concernant l’analgésie peropératoire en urologie et l’influence potentielle de l’anesthésie sur les résultats carcinologiques.

      Patients et méthodes

      Les données sur l’analgésie peropératoire et sur l’anesthésie générale (AG) ont été explorées dans Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) en utilisant les mots clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots clés : pain  ; analgesia  ; morbidity  ; urology  ; surgery  ; cancer  ; anesthesia . Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés les articles sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication par les auteurs (chirurgiens et anesthésistes).

      Résultats

      L’un des moyens de prévention des douleurs aigus et chroniques postopératoires est la gestion efficace de la douleur peropératoire. Les différents types de substances pharmacologiques disponibles sont déclinées ainsi que les voies d’administration possibles de ces produits. Les concepts d’analgésie multimodale et d’analgésie préemptive sont exposés ainsi que leur intérêt potentiel pour la prévention des douleurs péri-opératoires. Des travaux récents semblent indiquer une relation entre les modes d’anesthésie et d’analgésie en chirurgie carcinologique, et la récidive néoplasique ou l’apparition de métastases postopératoires.

      Conclusion

      L’analgésie peropératoire se base dorénavant sur un arsenal thérapeutique évolué. La littérature scientifique actuelle plaide en faveur de l’anesthésie locorégionale, de la lutte contre la douleur et le stress, et de la diminution de l’usage des morphiniques. Enfin, l’analgésie multimodale pourrait être une clé pour la prise en charge carcinologique optimale des tumeurs urologiques.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Analgésie peropératoire en urologie et influence potentielle de l’anesthésie sur les résultats de la chirurgie carcinologique

      Summary
      Introduction

      The objective of the current article was to present a review concerning current concepts of perioperative analgesia in urology and to assess the potential influence of anesthesia on oncologic outcomes after surgery.

      Patients and methods

      Data on general anesthesia and perioperative analgesia were explored on Medline using the following MeSH terms: anesthesia; analgesia; pain urology; cancer; morphin; nefopam; tramadol; ketamine; local anesthetics; non-steroid anti-inflammatory treatments; surgery; cancer. Publications were considered on the following criteria: methodology, relevance and date of publication.

      Results

      The concepts of acute and chronic pain after surgery are discussed, as well as prevention and treatment. Types of available pharmacological substances are listed and the possible routes of administration for these products. The concept of multimodal analgesia and preemptive analgesia are exposed and their role for the prevention of perioperative pain. Recent studies suggest a relationship between the modes of anesthesia and analgesia in cancer surgery, and recurrence of the disease after surgery.

      Conclusion

      Current concepts of perioperative analgesia offer new perspectives to urologists in the management of pain. Current scientific literature advocates regional anesthesia, the fight against pain and stress, and decreased use of opioids. In addition, the use of a multimodal analgesia seems to be an option for an optimal oncologic management of urologic tumours.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Le curage ganglionnaire dans le cancer de la prostate : une mise au point du comité de cancérologie de l’association française d’urologie

      Résumé

      L’envahissement ganglionnaire est la première étape du processus métastatique dans le cancer de la prostate. Il contre-indique a priori le traitement local. Avant traitement, la détection des métastases ganglionnaires repose essentiellement sur la mise en évidence de ganglions hypertrophiés sur le scanner et l’IRM. Les performances diagnostiques de l’IRM ne sont pas meilleures que celles du scanner car ces deux méthodes utilisent les mêmes critères pour distinguer les ganglions normaux des ganglions métastatiques que sont la taille, la forme et l’architecture interne du ganglion. Le ganglion sentinelle est encore du domaine de centres experts. La meilleure évaluation du statut ganglionnaire repose sur le curage ganglionnaire. Limité au territoire ilio-obturateur, il sous-estime le risque de métastases ganglionnaires. C’est le curage ganglionnaire étendu « standard » associant au curage ilio-obturateur, un curage iliaque interne et iliaque externe bilatéral jusqu’à la bifurcation iliaque qui doit être effectué en cas de cancer de la prostate de risque intermédiaire ou élevé. La qualité d’un curage ganglionnaire nécessite au moins dix ganglions. L’envahissement ganglionnaire est un facteur de mauvais pronostic mais la valeur thérapeutique du curage ganglionnaire et son éventuelle influence sur le pronostic n’a pas été établie. Néanmoins, il semble exister une sous-population avec un ou deux ganglions envahis sans effraction capsulaire de meilleur pronostic. En cas d’envahissement ganglionnaire, l’hormonothérapie immédiate après chirurgie est le traitement de référence même s’il est actuellement remis en question en particulier dans cette sous-population et si le taux de PSA postopératoire est nul. Le rôle de la radiothérapie reste également à préciser. En revanche, il n’y aucun rôle pour une chimiothérapie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Le curage ganglionnaire dans le cancer de la prostate : une mise au point du comité de cancérologie de l’association française d’urologie

      Summary

      Lymph node invasion is the first step of metastatic evolution of prostate cancer. In this case, today, no local treatment should be proposed. Detection of lymph node invasion is performed by CT-scan and RMI, which show hypertrophied nodes. No difference in term of sensibility and specificity is observed between CT-scan and RMI. Invaded nodes are defined by modifications of size, form, and aspect of the architecture of nodes. Sentinel node belongs to expert centers. Surgical lymphadenectomy remains the best way to evaluate lymph node status. Limited to ilio-obturator land, it underestimates the risk of lymph node invasion: Extended lymph node excision defined by the association of bilateral ilio-obturator, internal iliaca and external iliaca lymphadenectomy should be systematically proposed to intermediate and high risk prostate cancer. A “well done” lymphadenectomy is represented by more than 10 nodes removed. Lymph node invasion represents bad prognosis. However, therapeutic value and influence of prognosis of lymphadenectomy in prostate cancer is still not established. Therefore, one or two invade lymph nodes represented a population of patients with better prognosis, specially if no capsular effraction is observed. After radical prostatectomy, in case of lymph node invasion, immediate hormonotherapy is the standard; however, this treatment is discussed in case of low number of invaded nodes (one or two) and if postoperative PSA is equal to zero. In this case, radiotherapy is still in evaluation and chemotherapy has no indication.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Résultats périopératoires et postopératoires précoces de la photovaporisation prostatique au laser Greenlight XPS selon l’utilisation d’une fibre 4090 délivrant 120 watts ou d’une fibre MOXY délivrant 180 watts

      Résumé
      Introduction

      La photovaporisation prostatique (PVP) est une alternative reconnue à la résection transuréthrale de prostate (RTUP). Le but de cette étude était de comparer l’efficacité opératoire d’une nouvelle fibre laser Greenlight de la Société AMS de puissance égale à 180 watts (fibre MOXY) à celle de la fibre jusqu’alors utilisée développant 120 watts (fibre 4090).

      Patients et méthodes

      Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique comparant deux groupes parallèles de traitement : PVP par fibre laser MOXY ou 4090 en fonction de la disponibilité des fibres par un chirurgien expérimenté dans la technique. La sonde vésicale était retirée à j1, jour de sortie d’hospitalisation du patient après examen médical. Les patients étaient revus en consultation systématique à un mois avec examen clinique, débitmétrie, résultats biologiques et retour d’autoquestionnaires. Les données étaient comparées.

      Résultats

      Cinquante malades ont été inclus et répartis équitablement en deux groupes dont les caractéristiques cliniques et paracliniques à l’inclusion étaient comparables (âge, sondage vésical préopératoire ou non, volume prostatique). Les données opératoires montraient une diminution de la durée de vaporisation (29minutes contre 36minutes, p = 0,009) avec une énergie délivrée plus importante (281 kJoules contre 223 kJoules, p = 0,036) et des suites opératoires comparables : durée de sondage (3,8jours contre 3,6jours, p = 0,908), durée d’hospitalisation (1,6jours contre 1,3jours, p = 0,371). Les données cliniques et paracliniques à un mois postopératoire étaient identiques entre les deux groupes de patients.

      Conclusion

      La fibre MOXY a eu des résultats postopératoires immédiats comparables à la fibre 4090 avec des durées opératoires plus courtes et une énergie délivrée plus importante.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats périopératoires et postopératoires précoces de la photovaporisation prostatique au laser Greenlight XPS selon l’utilisation d’une fibre 4090 délivrant 120 watts ou d’une fibre MOXY délivrant 180 watts

      Summary
      Introduction

      Photoselective vaporisation of the prostate (PVP) is a surgical alternative to transurethral resection of the prostate (TURP). The goal of this study was to compare the new AMS MOXY fiber which provide 180 watts power to the 4090 fiber 120 watts power source currently used in benign prostatic hyperplasia. The assessment criteria were peroperative and early postoperative data.

      Method

      This study was a monocentric prospective trial comparing two parallel groups of treatment: prostatic vaporisation with MOXY fiber (180 watts) against 4090 fiber (120 watts) in patients operated by an experienced surgeon. The urinary catheter was removed the day after the intervention and the patient was allowed to quit after a clinical examination. All the patients had a routine consultation at 1 month: clinical examination, max flow rate, biological results and results of autoquestionnaires.

      Results

      This study included 50 patients. The two groups were similar at the inclusion: age, urinary catheter, and prostate volume. The operative data show a decrease of vaporization duration (29minutes versus 36minutes, P = 0.009) with an energy delivered increased (281kJoules versus 223kJoules, P = 0.036) and with similar postoperative data: duration of urinary catheterization (3.8 days versus 3.6 days, P = 0.908), length of stay (1.6 days versus 1.8 days, P = 0.371). The 1-month results were similar between the two groups.

      Conclusion

      The new fiber AMS 180 watts ROXY offer similar postoperative data to the 4090 fiber with improved operative duration and energy delivered.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Radiothérapie pelvienne et sphincter artificiel urinaire chez la femme

      Résumé
      Objectifs

      Évaluation rétrospective de l’implantation de sphincter artificiel urinaire (SUA) chez la femme incontinente urinaire par insuffisance sphinctérienne (IS) avec antécédent de radiothérapie pelvienne (RP).

      Patientes et méthode

      De mai 1987 à décembre 2009, sur les 215 patientes implantées d’un SUA pour IS, 9 (4,2 %) avaient un antécédent de RP. Nous avons comparé ces deux groupes de femmes sans (groupe 1 ; n =206) et avec RP (groupe 2 ; n =9). Un bilan urodynamique préopératoire a été réalisé. Le port de plus d’une protection en fin de suivi conditionnait l’échec.

      Résultats

      Ces deux groupes de patientes avaient un suivi moyen de six ans (ET 5,6ans), avec un âge moyen de 62,8ans. Le délai moyen entre la RP et l’implantation du SUA était de plus de 14ans. La RP était indiquée pour des cancers du col de l’utérus dans 78 % (7/9) des cas, de l’endomètre et de l’ovaire dans 9 % (1/9) chacun. La RP (groupe 2) était responsable d’une élévation du taux d’érosion et d’explantations du SUA (p <0,001). En fin de suivi, plus de la moitié des patientes avec RP était en échec (5/9) dont 60 % pour érosion du SUA dans le groupe 2, contre 22 % et 26 % respectivement dans le groupe 1. Dans le groupe 2, tous les SUA érodés ont été explantés soit un tiers des patientes avec un délai moyen de 59,3 mois (4–140) avec l’implantation.

      Conclusions

      Le SUA chez une femme aux antécédents de RP n’a pas été une contre-indication mais a été grevé d’un taux d’échec important. Il s’agit dans ce cas d’une thérapie de recours devant être réservée aux centres experts.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Radiothérapie pelvienne et sphincter artificiel urinaire chez la femme

      Summary
      Objectives

      A retrospective evaluation of artificial urinary sphincter (AUS) implantation in women with previous pelvic radiotherapy (PR).

      Population and methods

      From May 1987 to December 2009, on the 215 women implanted with AUS, nine (4.2%) had previous PR. We compared two groups of women, the first one without PR (group 1; n =206) and the other group with PR (group 2; n =9). Previous preop. urodynamics were realized. Patients using more than one pad per day at the end of follow-up were considered in failure.

      Results

      Mean follow-up for these two groups was 6 years (SD: 5.6 years), with a mean age of 62.8 years. Mean delay between PR and surgery was 14 years. PR was indicated for cervix cancer in 78% (7/9), endometrial cancer and ovarian cancer in 9% (1/9) each. PR was responsible of an increased rate of AUS erosion and explantation (P <0.001). In group 2, more than half of women had AUS failure and 60% for AUS erosion, versus 22% and 26% respectively in group 1. In group 2, all the AUS eroded were explanted, one third of women, with a mean delay of 59.8 months (4–140) with AUS implantation.

      Conclusion

      AUS implantation in a female population with previous PR is not necessary inconsistent, but the failure rate is high. This difficult surgery should be reserved for specialized centres.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Prise en charge des patients ayant une vessie neurologique en France : une enquête du groupe d’études de neuro-urologie de langue française (GENULF)

      Résumé
      But

      Mettre en place et mener à bien une enquête visant à examiner les pratiques cliniques des urologues et des médecins de médecine physique et de réadaptation (MPR) en France lors de la prise en charge de patients ayant une vessie neurologique.

      Patients et méthodes

      Trois mille et cent quatre-vingt questionnaires ont été envoyés aux membres de quatre associations françaises impliquées dans le traitement des patients ayant une vessie neurologique. Les questions portaient sur l’organisation des consultations, le suivi clinique et la prise en charge des patients.

      Résultats

      Deux cent soixante-quatorze urologues et 109 médecins MPR ont répondu à ce questionnaire. La fréquence du suivi systématique variait suivant si le patient était suivi par un urologue (six mois) ou par un médecin MPR (12 mois). L’imagerie du haut appareil urinaire était généralement réalisée une fois par an. Un suivi urodynamique systématique était effectué par 56 % des urologues ainsi que par 83 % des médecins MPR. La rétention urinaire était essentiellement traitée par cathétérisme intermittent. Moins de 15 % des urologues et des médecins MPR traitaient les bactériuries asymptomatiques. Les infections urinaires symptomatiques étaient traitées pendant 11 à 12jours chez l’homme et pendant huit à neufjours chez la femme. Pour traiter leurs patients, les deux types de spécialistes avaient recours à l’éducation à l’auto-sondage et à des injections de toxine botulinique A.

      Conclusion

      Notre enquête a mis en évidence des différences d’approches entre les urologues et les médecins MPR dans le cadre de la prise en charge de patients ayant une vessie neurologique. Leurs pratiques cliniques respectives étaient le plus souvent en accord avec les recommandations nationales et internationales.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Prise en charge des patients ayant une vessie neurologique en France : une enquête du groupe d’études de neuro-urologie de langue française (GENULF)

      Summary
      Objective

      To design and run a survey aiming at investigating urologists’ and physiatrists’ clinical practices in France when managing neurogenic bladder patients.

      Patients and methods

      Three thousand one hundred and eighty questionnaires were sent to the members of four French societies involved in treating neurogenic bladder dysfunction. Questions were focused on consultations, clinical follow-up and patient management.

      Results

      Two hundred and seventy-four urologists and 109 physiatrists completed the questionnaire. The frequency of systematic follow-up differed between urologists (6months) and physiatrists (12months). Upper urinary tract imaging and systematic urodynamic follow-up were usually performed yearly. The latter was carried out by 56% urologists and 83% physiatrists. Urinary retention was essentially treated by intermittent catheterization. Less than 15% of urologists and physiatrists were treating bacteriuria. Symptomatic urinary infections were treated for 11 to 12days (men) and for 8 to 9days (women). To treat their patients, both specialists used self-catheterization education and botulinumtoxinA injections.

      Conclusion

      Our survey showed differences in approach between urologists and physiatrists in the management of patients with neurogenic bladder dysfunction. Their clinical practice was most of the time in line with national and international guidelines.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Fistules vésicovaginales avec calculs enclavés

      Résumé
      Objectif

      Décrire les particularités clinique et thérapeutique d’un volumineux calcul associé à une fistule vésicovaginale et analyser les facteurs favorisants.

      Malades et méthodes

      De janvier 2000 à juillet 2011, sept patientes ont été opérées pour volumineux calcul enclavé dans une fistule vésicovaginale dans le service d’urologie andrologie du CHU de Brazzaville. Pour chaque dossier, les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques ont été analysés.

      Résultats

      Sept des 89 patientes opérées pour fistule vésicovaginale en dix ans avaient un volumineux calcul. L’âge des patientes variait de 35 à 63ans avec une moyenne de 44ans. L’âge de la fistule variait de trois à 33ans. Les antécédents étaient six césariennes et un accouchement dystocique. L’uroculture réalisée chez six patientes avait identifié cinq fois l’Escherichia Coli et une fois le Proteus mirabilis . Le calcul avait été extrait cinq fois par voie vésicale et deux fois par voie vaginale. Les dimensions des calculs variaient de 3 à 7cm de grand diamètre. La suture concomitante de la fistule avait été réalisée, avec quatre guérisons et trois échecs guéris par une seconde cure.

      Conclusion

      Les fistules vésicovaginales peuvent se compliquer de calcul. Les facteurs favorisants ont été les corps étrangers.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Fistules vésicovaginales avec calculs enclavés

      Summary
      Objective

      To describe the clinical features and treatment of a large stone associated with vesicovaginal fistula and analyze the contributing factors.

      Patients and methods

      From January 2000 to July 2011, seven patients were operated on for a large stone wedged in the vesicovaginal at the Urology Andrology department of the University Hospital of Brazzaville. For each case, the epidemiological, clinical, therapeutic aspects were analyzed.

      Results

      Seven of 89 patients operated on for vesicovaginal in 10years had a large stone. The age of patients ranged from 35 to 63years with an average of 44years. The age of the fistula ranged from 3 to 33years. History were six caesarean sections and one obstructed labor. The urine culture performed in six patients had identified both Escherichia Coli , five times, and Proteus mirabilis , one time. The calculus was extracted five times by the bladder and two times vaginally. The dimensions of the calculi ranged from 3 to 7cm of large diameter. The suture concomitant fistula was performed with four cures and three failures cured by a second course.

      Conclusion

      Vesicovaginal fistulas may be complicated by calculus. The contributing factors are foreign bodies and infection.

    • Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner
    • Editorial Board

      Prog Urol, 2012, 9, 22, i

      Lire l'article Ajouter à ma sélection Désélectionner

    Continuer votre lecture