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    Numéro 5- Volume 22- pp. 245-312 (Avril 2012)

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    • Lymphadénéctomies rétropéritonéales postchimiothérapie des tumeurs germinales testiculaires. Revue de la littérature par le Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie, groupe organes génitaux externes (CCAFU-OGE)

      Résumé
      Introduction

      La lymphadénéctomie rétropéritonéale postchimiothérapie (LDNRP PC) conduit à un taux de survie globale des tumeurs germinales testiculaires dépassant 75 %. Plusieurs questions persistent néanmoins concernant : l’évaluation préopératoire des masses résiduelles (MR), la réduction des territoires de curage, les voies d’abord chirurgicales ou la place de ces curages en situations de rattrapage.

      Méthode

      Les principales séries de la littérature de ces 20 dernières années ont été analysées et sélectionnées afin de répondre à ces questions et dégager une attitude diagnostique et thérapeutique consensuelle.

      Résultats

      Quarante-huit articles originaux (1992 à 2011) ont été sélectionnés. Ils confirment qu’aucun outil préopératoire ne peut prédire de la nature histologique des MR. Le territoire unilatéral modifié est valide sur le plan oncologique pour certains patients sélectionnés mais le curage bilatéral complet reste le standard, quoique plus morbide. La voie d’abord laparoscopique est en cours d’évaluation. La LDNRP PC est indiquée dans les situations « à haut risque », notamment après chimiothérapie de sauvetage.

      Conclusion

      Le curage bilatéral par voie de laparotomie pour toute masse résiduelle supracentimétrique, six semaines après chimiothérapie, des tumeurs germinales non séminomateuses du testicule est un standard de prise en charge.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Lymphadénéctomies rétropéritonéales postchimiothérapie des tumeurs germinales testiculaires. Revue de la littérature par le Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie, groupe organes génitaux externes (CCAFU-OGE)

      Summary
      Introduction

      Postchemotherapy retroperitoneal lymphadenectomy (PC RPLDN) leads to an overall survival rate for testicular cancer exceeding 75%. Several questions still persist concerning: preoperative assessment of residual masses, reducing templates of dissection, choosing surgical approaches or including RPLND in high-risk patients’ management.

      Method

      The main series in the literature of the past 20 years were analyzed and selected to address these issues and reach a consensual diagnostic and therapeutic approach.

      Results

      Forty-eight original articles (1992 to 2011) were selected. They confirm that no preoperative tool can predict the histological nature of residual masses. The unilateral modified template is a valid option for selected patients but the full bilateral dissection remains the standard but more morbid. The laparoscopic approach is being evaluated. The LDNRP PC is indicated in “high risk” situations especially after salvage chemotherapy.

      Conclusion

      The bilateral lymphadenectomy by laparotomy of any supracentimeter residual mass, 6 weeks after chemotherapy, for germ cell tumors of the testicle is a standard of care.

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    • Étude prospective chez 100 patients des résultats de la technique d’anastomose urétéro-iléale en double cheminée dans la néovessie de Hautmann

      Résumé
      Objectif

      Analyser de manière prospective les résultats de l’anastomose urétéro-iléale, modifiée en double cheminée dans la néovessie iléale selon Hautmann.

      Patients et méthode

      Entre 1999 et 2009, 100 patients consécutifs (cinq femmes et 95 hommes) ont eu une cystectomie totale avec néovessie iléale pour carcinome urothélial de vessie. L’âge moyen des patients était de 62ans (±10). La surveillance postopératoire comportait un examen clinique, une créatininémie, un ECBU, une cytologie urinaire et alternativement une tomodensitométrie ou une échographie abdominopelvienne. Le suivi moyen a été de 63 mois (±28), avec un recul minimum de deux ans.

      Résultats

      Cent quatre vingt dix-sept unités rénales (UR) ont été analysées, 11 étaient dilatées en préopératoire et ont été améliorées après le geste chirurgical, dix autres sont restées légèrement dilatées en postopératoire et asymptomatiques. Le taux de sténose anastomotique a été de 4 % concernant huit UR : cinq sténoses inflammatoires (2,5 %) et trois sténoses par récidive tumorale (1,5 %). Les cinq sténoses inflammatoires (un bilatérale, un précoce, un post-radique et un avec lésion de BCGite) chez quatre patients ont été traitées par néphrostomie, puis dilatation de la sténose et sonde double J. Une réimplantation urétéro-iléale a été nécessaire pour deux d’entre eux, ainsi que pour les trois sténoses tumorales.

      Conclusion

      L’anastomose urétéro-iléale en double cheminée avait, dans cette série, un taux de complication sténotique de 4 % avec un recul moyen de cinq ans. La modification apportée à la technique avec la spatulation de l’extrémité urétérale semblait préserver la vascularisation distale, d’où un faible taux de complications.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Étude prospective chez 100 patients des résultats de la technique d’anastomose urétéro-iléale en double cheminée dans la néovessie de Hautmann

      Summary
      Purpose

      We attempted to determine the results of the ureterointestinal anastomosis in the Hautmann orthotopic ileal neobladder. This study was conducted prospectively and focused on ureteral stricture, which occurs mainly during the 2 years after surgery.

      Patients and methods

      Between January1999 and June 2009, a total of 100 consecutive patients (five women and 95 men) with bladder cancer underwent cystectomy followed by construction of a Hautmann neobladder. The median age of the patients was 62 (36–78) years. The mean follow-up was 63 (±28) months and included physical examination, serum creatinine values, urine cytology, CT scans and renal ultrasonography.

      Results

      A total of 197 renal units (RU) were included. In eleven RU, hydronephrosis was present preoperatively and improved postoperatively. In ten others RU, hydronephrosis persisted postoperatively without symptoms. The anastomotic stricture rate was 4%, concerning eight RU by seven patients. Five inflammatory strictures (2.5%) occurred early on the 5th, 6th, 8th and 13th postoperative weeks and were revealed by pyelonephritis. Three strictures were tumors in nature and were revealed by urine cytology and radiology on the 6th, 7th and the 14th month respectively. The five inflammatory strictures were treated with percutaneous nephrostomy, balloon dilatation and ureteral stenting. For three of these four patients, surgical reimplantation was necessary on the 4th, 5th and 7th months, like in the case of the three tumoral strictures.

      Conclusion

      With a minimal 2 years follow-up, ureterointestinal anastomosis with double chimney had, in this study, a 4% rate of anastomotic stenosis. The surgical modification avoiding tension seemed to preserve ureteral vascularization.

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    • Épidémiologie des cancers urologiques au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga Cotonou, Bénin. Analyse d’une série hospitalière de 158 cas

      Résumé
      But

      Étudier le profil épidémiologique des cancers urologiques à la clinique universitaire d’urologie-andrologie du CNHU-HKM de Cotonou.

      Matériel et méthodes

      Il s’est agi d’une étude descriptive rétrospective allant du 1er janvier 2008 au 30 juin 2011. Tous les cas de cancer urologique admis dans le service ont été analysés en s’intéressant à la localisation anatomique du cancer et aux paramètres épidémiologiques.

      Résultats

      La fréquence globale des cancers urologiques était de 17,38 %. Il s’agissait de cancer prostatique (69 %), de vessie (28,5 %), du rein (8,5 %) et les cancers des organes génitaux externes. Ils survenaient à un âge avancé avec une moyenne d’âge de 62,89±15,51ans et étaient l’apanage des sujets de sexe masculin avec un sex-ratio de 9/10. Les mortalités spécifiques qui leur sont rattachées étaient assez élevées. Les tendances évolutives de ces cancers dans le service montraient en général une augmentation de leur fréquence au fil des années.

      Conclusion

      Le profil épidémiologique des cancers urologiques dans notre pratique avait quelques particularités essentielles pour la prévention primaire. L’amélioration de la qualité de l’information sanitaire en termes d’exhaustivité et de précision, la mise en place d’un registre de cancer et l’amélioration du plateau technique permettront une meilleure prise en charge de ces cancers.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Épidémiologie des cancers urologiques au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga Cotonou, Bénin. Analyse d’une série hospitalière de 158 cas

      Summary
      Objective

      To study the epidemiological profile of urologic cancers in the department of urology at the teaching hospital of Cotonou.

      Methodology

      We analysed the course of all urological cancer data over a 42-month period, from January the 1st 2008 to 30th June 2011.

      Results

      Urologic cancers were frequent in our hospital practice with a frequency of 17,38 %. They are dominated by prostatic cancer (69 %), the cancer of bladder (28,5 %), the cancer of the kidney (8,5 %) and cancers of the external genitals (testis and scrotum) which are marginal in our review. We did not report any case of penis cancer and urethral cancer. They occured at an advanced age with an average age 62.89±15.51years. Urologic cancers were the prerogative of the subjects of male sex with a sex ratio of 9/10. Specific mortality rate which is attached to them was high.

      Conclusion

      The epidemiologic profile of urologic cancers in our practice had some essential characteristic for the primary prevention. The improvement of the quality of data, the installation of a cancer register and the improvement of the technical skills will allowed a better approach of urologic cancer in our urology unit.

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    • Efficacité et tolérance des endoprothèses urétérales métalliques Memokath ® 051 : étude prospective sur trois ans

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer l’efficacité et la tolérance des stents urétéraux Memokath® 051 en remplacement d’une sonde JJ chez les patients ayant une sténose chronique de l’uretère.

      Patients et méthodes

      Une étude prospective observationnelle a inclus 16 patients ayant une sténose chronique de l’uretère traités par stents métalliques Memokath® 051 en remplacement de sondes JJ. Le critère de jugement principal était la durée de vie moyenne des stents et l’ensemble des évènements et complications ont été collectés de manière prospective. L’un des objectifs secondaires était l’étude de l’évolution des symptômes irritatifs vésicaux et des douleurs lombaires après la pose du stent.

      Résultats

      Vingt stents ont été posés chez 16 patients âgés en moyenne de 62ans (écart-type : 11,4) sur une durée totale de trois ans. Deux échecs de pose et une ablation d’un stent en postopératoire immédiat ont été constatés. La durée de vie moyenne des stents était de 13 mois (écart-type : 10,9) et 40 % étaient encore en place à la fin de l’étude. Les complications constatées étaient une migration du dispositif dans six cas et une obstruction dans quatre. Treize patients sur 14 ont eu une amélioration importante de leurs symptômes irritatifs et douleurs lombaires liés aux sondes JJ.

      Conclusion

      Les stents métalliques Memokath® 051 ont été une alternative efficace à la sonde JJ chez les patients ayant une sténose chronique de l’uretère. Leur tolérance a été excellente et les complications éventuelles n’ont pas mis en danger le pronostic urologique des patients. De plus larges études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Efficacité et tolérance des endoprothèses urétérales métalliques Memokath ® 051 : étude prospective sur trois ans

      Summary
      Objective

      To assess the effectiveness and tolerance of the metallic stent Memokath® 051 in the management of patients with chronic ureteral stricture treated by JJ stenting.

      Patients and methods

      A prospective observational study included 16 patients with chronic ureteral stricture managed with JJ stents. They were all treated with Memokath® 051 metallic stents. The primary endpoint was the medium durability of the stent. Adverse events and complications were prospectively collected. The evolution of the irritative urinary symptoms and lumbar pain after stent insertion were also assessed.

      Results

      Sixteen patients (mean age: 62, standard deviation: 11,4) had a total of 20 stents inserted. It was technically impossible to insert the stent in two patients and one stent was removed one day after insertion. The medium durability of the stents was 13 months (standard deviation: 10,9). Eight stents (40%) were still functioning at the end of the study. Complications were: six migrations (30%) and four obstructions (20%) of the stents. Thirteen of the 14 patients with a Memokath® stent experienced significant improvement of their JJ stent-related symptoms.

      Conclusion

      The Memokath® 051 stent was an interesting alternative to JJ stents in the management of chronic ureteral strictures. Their tolerance was good and complications were easily managed without threatening the urologic prognosis of the patients. Larger studies are required to identify the risk factors of complications and the best indications for stent insertion.

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    • Impact de la prise de statines sur les groupes à risques de progression de D’Amico et la survie sans récidive biologique après prostatectomie totale

      Résumé
      But

      Évaluer l’association entre la prise de statines et les cancers de la prostate (CaP) stratifiés en fonction des groupes à risques de D’Amico, d’une part, et la récidive biologique (RB) après prostatectomie totale (PT), d’autre part.

      Patients

      Les dossiers des patients pris en charge pour un CaP et traités par PT entre 2004 et 2008 étaient revus rétrospectivement. L’utilisation et le type de statines ont été relevés. Les patients étaient regroupés en fonction de la prise (S+) ou non (S−) de statines. La comparaison des deux groupes a été réalisée à l’aide du test du Chi2. Pour l’analyse multivarié, une régression logistique était utilisée.

      Résultats

      Au total, 377 patients ont été inclus. L’âge médian des patients était de 64ans (48–76). Quatre-vingt-dix-sept patients (27,5 %) étaient traités par statines depuis au moins d’un an. Les groupes S− et S+ étaient comparables en termes d’âge, d’obésité, de diabète, de PSA préopératoire, de score de Gleason ou de stade pT. L’utilisation de statine était significativement associée aux groupes à risques de progression de D’Amico (p =0,003). Le nombre de patients à haut risque était plus élevé dans le groupe S+ (23,7 % vs 10,7 %) avec un odds ratio de 2,4 (p =0,009). Avec un suivi moyen de 33±10 mois, la SSRB à 2ans (S2ans) était de 89 %. La S2ans était supérieure dans le groupe S+ (88 % vs 93 %, p =0,16). Après ajustement, cette différence était significative avec un hazard ratio à 0,46 (p =0,036).

      Conclusion

      La prise de statines était associée à des CaP à haut risque de progression dans cette étude. Paradoxalement, la prise de statines a semblé être associée à une meilleure survie sans récidive, indépendamment des autres facteurs de risque.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Impact de la prise de statines sur les groupes à risques de progression de D’Amico et la survie sans récidive biologique après prostatectomie totale

      Summary
      Objective

      To examine the association between statin use and prostate cancer (PC) stratified with D’Amico risk groups and biochemical recurrence (BR) in patients undergoing radical prostatectomy (RP).

      Patients and methods

      All medical charts of patients managed from 2004 to 2008 for PC with RP were reviewed retrospectively. The use and the type of statin were identified. Patients were split according to the use (S+) or not (S−) of statin. The two groups were compared using the Chi2 test. A logistic regression was performed for multivariate analysis.

      Results

      Overall, 377 patients were included. Mean age was 64 (48–76) (median, range). Ninety-seven patients (27.5%) used statin for at least a year. Groups S− and S+ were comparable in terms of age, obesity, diabetes, preoperative PSA, biopsy Gleason score or clinical stage. The use of statin was statistically associated with D’Amico risk groups (P =0.003). The number of high-risk PC was higher in Group S+ (23.7% vs. 10.7%) with an odds ratio of 2.4 (P =0.009). With a mean follow up of 33±10 months, the overall 2-years-BR was 89%. The 2-years-BR was higher in the S+ (93% vs. 88%, P =0.16). After adjustment, this difference was statistically significant with a hazard ratio of 0.46 (P =0.036).

      Conclusion

      The use of statin was associated with high risk PC in this study. Surprisingly, the statin use seem also to be associated with better disease-free survival, independently of other risk factors.

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    • Place du -2proPSA et de l’index phi dans la détection précoce du cancer de prostate : évaluation sur une série de 452 patients

      Résumé
      Introduction

      La détection précoce du cancer de prostate constitue un véritable challenge visant à réduire la morbidité et la mortalité de ce cancer tout en évitant les sur-diagnostics et les sur-traitements. Le PSA, marqueur prostatique de référence, se caractérise par ses imperfections justifiant l’évaluation de nouveaux marqueurs spécifiques tant sériques qu’urinaires, permettant une meilleure sélection des patients à haut risque (Durand et al., 2010 [1]).

      Objectifs

      Comparer la valeur du -2proPSA et de l’index phi au PSA total et au PSA libre.

      Méthodes

      Quatre cent cinquante-deux patients provenant de deux centres universitaires ont fait l’objet d’un dosage sérique identique du PSA avant la réalisation des biopsies. Ont été inclus dans cette étude l’ensemble des patients ayant un PSA compris entre 1,6ng/mL et 8ng/mL selon le standard international WHO. Les biopsies étaient réalisées selon un protocole standardisé comprenant 12 prélèvements, voire plus. Les sérums étaient analysés de manière centralisée au niveau de l’un des deux établissements à l’aide d’un seul automate. Les sérums de 243 cancers et 208 biopsies négatives ont ainsi été pris en compte.

      Résultats

      Les sérums étaient analysés en aveugle pour le PSA total, le PSA libre et le [-2] proPSA selon la méthode immuno enzymatique Beckman Coulter Access® 2. L’index phi (phi) était calculé selon la formule phi=([-2] proPSA/fPSA)×sqrt(PSA). La valeur médiane de l’index phi était significativement (p >0,0001) plus élevée pour les patients ayant un cancer (phi=65,8) en comparaison aux patients à biopsies négatives (phi=40,6). Pour une sensibilité équivalente, l’index phi permettait d’augmenter de façon importante la spécificité de détection du cancer de prostate par rapport aux autres marqueurs.

      Conclusion

      L’index phi apparaît actuellement comme le meilleur élément prédictif du cancer de prostate pour un PSA total compris entre 1,6 et 8ng/mL selon le standard WHO, permettant ainsi de réduire de manière significative les indications de biopsies. Sa place comme indicateur des formes agressives reste à préciser.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Place du -2proPSA et de l’index phi dans la détection précoce du cancer de prostate : évaluation sur une série de 452 patients

      Summary
      Introduction

      Early detection of prostate cancer (Pca) is a real challenge to reduce morbidity and mortality while avoiding over-diagnosis and over-treatment. The prostate specific antigen (PSA) is characterized by its imperfections justifying the evaluation of new serum or urinary specific markers allowing a better selection of patients at risk of developing aggressive Pca.

      Aim

      To compare the value of -2pro PSA and phi index to total and free PSA.

      Methods

      Serum sampled from 452 patients from two university centers were used to determine levels of PSA before performing biopsies. The patients were included in this study based on the PSA serum concentration between 1.6ng/mL and 8ng/mL according to the WHO international standard. All biopsies were performed according to a standardized protocol consisting of 12 cores or more. Sera were analyzed centrally in one of the two institutions with on a single analyzer. Sera from 243 prostate cancer and 208 negative biopsies patients have been taken into account.

      Results

      Sera were analyzed blinded for total PSA, free PSA and [-2] proPSA using Access® immunoassay method from Beckman Coulter. The Prostate Health Index (phi) was calculated using the formula phi=([-2] proPSA/fPSA)×sqrt (PSA). The median value of the phi index is significantly (P >0.0001) higher for patients with cancer (phi=65.8) compared to patients with negative biopsies (phi=40.6). At a given sensitivity, the phi index significantly increases the specificity of detection of prostate cancer compared to other markers.

      Conclusion

      The phi index currently appears as the best predictor of prostate cancer for patients with a total PSA between 1.6 and 8ng/mL according to the WHO standard. The improvement in specificity of the phi index over tPSA could reduce significantly the numbers of unnecessary biopsies. Whether this new biomarker could be an indicator of aggressive prostate cancer remains to be confirmed.

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    • Atteinte de la Muscularis Mucosae dans les tumeurs urothéliales T1 de vessie : facteur pronostique de progression après immunothérapie par BCG

      Résumé
      But

      Évaluer l’impact pronostique de l’envahissement de la musculaire muqueuse (MM) des tumeurs T1 de vessie après immunothérapie par instillations intravésicales de bacille Calmette et Guerin (BCG).

      Matériel

      Analyse rétrospective de 66 patients traités par instillations de BCG pour des tumeurs classées pT1a ou pT1b selon l’atteinte de la MM et recueil de données (grade, carcinome in situ [CIS] associé, multifocalité, taille tumorale, administration d’instillations d’entretien). Avec un suivi moyen de 50,5±38 mois, nous avons étudié la récidive, la progression, la survie spécifique et globale. L’analyse multivariée a été réalisée avec la méthode de Cox.

      Résultats

      Les tumeurs ont récidivé dans 30±7 % et 43±10 % (p =0,29) et progressé dans 16,3±5 % et 39±10 % des cas (p =0,04) pour les pT1a et pT1b. Le taux de progression était supérieur (p =0,04) et la survie sans progression abaissée (p =0,04) pour les patients pT1b. Les patients pT1a et pT1b ont compté 11±5 % et 21±9 % de décès spécifiques (p =0,28). La survie globale médiane était de 80,9 [1,5–92] et de 48,2 [12–93] mois pour les groupes pT1a et pT1b. Les survies globales et spécifiques ne différaient pas entre les deux populations (p =0,38 ; p =0,3). Une cystectomie a été réalisée dans 2,3±2 % et 30±9 % des cas des pT1a et pT1b (p =0,0006). Pour les pT1a, les taux de récidive (p =0,8) ou de progression (p =0,64) n’étaient pas influencés par le traitement d’entretien. Les pT1b avaient une meilleure survie sans progression avec un traitement d’entretien (p =0,051). Seul le CIS avait un impact pronostic en analyse multivariée.

      Conclusion

      L’envahissement de la MM a augmenté le risque de progression et d’échec de la BCG thérapie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Atteinte de la Muscularis Mucosae dans les tumeurs urothéliales T1 de vessie : facteur pronostique de progression après immunothérapie par BCG

      Summary
      Objectives

      To study the prognostic impact of muscularis mucosae (MM) invasion for pT1 bladder cancer treated by transurethral resection (TUR) and adjuvant Bacille Calmette-Guerin (BCG) intravesical immunotherapy.

      Methods

      Sixty-six patients treated by BCG intravesical instillations were substaged into pT1a and pT1b, regarding Muscularis Mucosae invasion. Tumor grade, associated carcinoma in situ (CIS), multifocality, tumoral size up to 3cm, BCG maintenance were noted. With a mean follow-up of 50.5±38 months, we studied recurrence, progression, overall and specific survival. Cox’s model method was used for multivariate analysis.

      Results

      Tumor recurrence was observed in 30±7% and 43±10% (P =0.29) and tumor progression in 16.3±5% and 39±10% (P =0.04) for pT1a and pT1b. The rate of progression was higher (P =0.04) and progression free survival was decreased (P =0.04) for pT1b. Specific death rates were 11±5% and 21±9% (P =0.28), median overall survival was 80.9 [1.5–92] and 48.2 [12–93] months for pT1a and pT1b. Overall and specific survival weren’t different between the two populations (P =0.38; P =0.3). Cystectomy rates were 2.3±2% and 30±9% for pT1a and PT1b (P =0.0006). For pT1a patients, recurrence (P =0.8) or progression rates (P =0.64) were no different regarding BCG maintenance immunotherapy but pT1b population had a better progression free survival with BCG maintenance than without (P =0.0051). Only CIS had prognostic value in multivariate analysis.

      Conclusions

      Tumors with Muscularis Mucosae invasion have a higher risk of progression and BCG failure. Maintenance immunotherapy should be given to improve results with these patients.

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    • Devenir vésicosphinctérien et anorectal des enfants ayant un lipome du cône. Analyse rétrospective sur 114 cas

      Résumé
      Objectif

      Préciser le devenir vésicosphinctérien et anorectal des enfants ayant un lipome du cône, sans, avant et après neurochirurgie du lipome du cône.

      Patients et méthodes

      Analyse rétrospective de 114 enfants avec un lipome du cône, suivis dans notre service spécialisé en neuro-urologie de 1993 à 2010. Plusieurs données étaient recueillies, les symptômes vésicosphinctériens et anorectaux, la continence anorectale et vésicale, l’indication opératoire, l’âge et l’évolution en postopératoire neurochirurgical, les explorations complémentaires réalisées en pré- et postopératoire, l’efficacité des traitements à visée digestive/urinaire.

      Résultats

      Quarante-neuf des 77 enfants opérés (63,6 %) n’avaient jamais été vus en préopératoire en neuro-urologie. Soixante-dix sept enfants (67,5 %) avaient subi une neurochirurgie dont 60 % indiqués en raison d’une vessie neurologique. Avant la neurochirurgie, 66 enfants (85,7 %) avaient une miction spontanée. Cinq enfants (6,5 %) avaient des sondages intermittents. Quarante de ces patients (56,3 %) étaient continents. En postopératoire et après une prise en charge spécialisée en neuro-urologie, 54 enfants (70,1 %) étaient continents au moment du recueil. Trente-sept enfants avaient des mictions spontanées (48 %). Trente-sept enfants (48 %) étaient aux sondages intermittents souvent associés à des traitements de l’hyperactivité détrusorienne. Cinquante-deux enfants (67,5 %) étaient constipés en postopératoire. Soixante-dix-sept pour cent des traitements mis en place en postopératoire étaient efficaces en termes de continence.

      Conclusion

      L’existence d’une vessie neurologique était une des principales indications de la neurochirurgie. Nos résultats mettent en évidence la nécessité d’un suivi neuro-urologique spécialisé afin de réaliser les explorations et les traitements adéquats urinaires et digestifs dans un but de préservation rénale et de continences.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Devenir vésicosphinctérien et anorectal des enfants ayant un lipome du cône. Analyse rétrospective sur 114 cas

      Summary
      Objective

      To clarify bladder and bowel function of children with lipomas of the conus, without, before and after neurosurgery.

      Patients and methods

      Retrospective analysis of 114 children with a lipomas of the conus, followed in our pediatric neuro-urology department from 1993 to 2010. Several data were collected: bladder and bowel symptoms, bladder and anorectal continence, neurosurgical indication and age, clinical modification after neurosurgery, investigations carried out in pre- and post-surgery treatment, associated bladder and bowel treatment.

      Results

      Forty-nine of the 77 children (63.6%) operated on had never been seen before surgery in our neuro-urology department. Seventy-seven children (67.5%) underwent a neuro-surgery, 60% indicated due to a neurogenic bladder. Before neurosurgery, 66 children (85.7%) had spontaneous miction. Five children (6.5%) had bladder intermittent catheterization. Forty of these patients (56.3%) were continent. After neurosurgery and a specialized consultation in neuro-urology, 54 children (70.1%) were continent. Thirty-seven children (48%) had spontaneous miction. Thirty-seven children (48%) had bladder intermittent catheterization and drug of overactive detrusor. Fifty-two children (67.5%) were constipated after surgery. Seventy-seven percent of the treatments for bowel symptoms were effective in terms of continence.

      Conclusion

      The existence of a neurogenic bladder was one of the main indications for neurosurgery. These results suggest that the complexity of care requires neurosurgical, urological surgeon and neuro-urology physician to achieve the explorations and urinary and digestive treatment in order to preserve renal function and both continences.

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    • Évaluation de la sexualité chez les patients afro-caribéens drépanocytaires homozygotes SS suivis en Martinique

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer et comparer de manière rétrospective la sexualité des patients drépanocytaires homozygotes martiniquais en fonction des évènements priapiques en utilisant le questionnaire IIEF-15.

      Patients et méthodes

      Analyse rétrospective portant sur 68 patients drépanocytaires homozygotes suivis régulièrement au centre intégré de la drépanocytose du centre hospitalier du Lamentin en fonction de la survenue ou non de priapisme ainsi que de la nature du priapisme (intermittent ou aigu). Trois groupes ont été individualisés : pas de priapisme (groupe 1), priapisme intermittent (groupe 2) et priapisme aigu (groupe 3). Les informations concernant les traitements instaurés lors du priapisme, le traitement préventif et les événements relatifs au priapisme ont pu être recueillis pour tous les malades. La sexualité de chaque patient a été étudiée à l’aide du questionnaire IIEF-15 et les scores ont été comparés entre les trois groupes afin de rechercher un impact du priapisme sur la vie sexuelle de ces jeunes hommes.

      Résultats

      Le priapisme était observé dans 37,3 %. Le groupe 1 et le groupe 2 avait des résultats significativement meilleurs que le groupe 3 sur le score EF. Il n’existait pas de différence significative du score EF entre les groupes 1 et 2. Aucune différence significative n’a été observée entre les trois groupes de population pour le score SD, FO, IS, OS. L’augmentation de la durée ainsi que la répétition des épisodes de priapisme sont corrélés à une diminution du score EF.

      Conclusion

      Notre étude a montré l’absence d’altération de la fonction érectile des patients ayant des priapismes intermittents contrairement à ceux ayant des priapismes aigus.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation de la sexualité chez les patients afro-caribéens drépanocytaires homozygotes SS suivis en Martinique

      Summary
      Objectives

      To evaluate and compare retrospectively the sexuality of homozygous sickle cell patients from Martinique related to priapismic events using the IIEF-15 questionnary.

      Patients and methods

      Retrospective survey of 68 patients with sickle cell disease regularly followed up at sickle cell disease’s center of Lamentin’s hospital according to the occurrence and the type of priapism (intermittent or acute). We shared patients in three groups: no priapism (group 1), intermittent priapism (group 2) and acute priapism (group 3). Information regarding specific and preventive treatments to the disease, and events related to priapism have been gathered for all patients. Each patient’s sexuality has been studied with the IIEF-15 questionnary and results have been compared between the groups to show the priapism’s impact on sexual activity of these young men.

      Results

      In 37.3%, priapism was observed. The group 1 and 2 had better results than the group 3 on the EF score. There was no significative difference between the group 1 and 2. There was also no significative difference between the three groups on the SD, FO, IS and OS score. The increase of the priapism duration and the repetition of the episodes were associated to a decrease of the EF score.

      Conclusion

      Our study showed the lack of major impairment of erectile function in patients with intermittent priapism in opposition to the patients with acute priapism.

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    • Métastase laryngée unique d’un carcinome rénal à cellules claires : cas clinique et revue de la littérature

      Résumé

      Les métastases du cancer du rein peuvent atteindre la tête et le cou dans 14–16 % des cas. Dans cette région, les sites les plus fréquemment touchés sont la glande thyroïde, le nez, les sinus paranasaux et la glande parotide. L’atteinte laryngée est exceptionnelle. Nous rapportons un cas de métastase laryngée unique d’un cancer à cellules claires du rein, manifestée plusieurs mois après l’exérèse de la tumeur rénale primitive.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Métastase laryngée unique d’un carcinome rénal à cellules claires : cas clinique et revue de la littérature

      Summary

      Metastasis from renal cell carcinoma may reach head and neck region in 14–16% of cases. In this region, the most involved areas are thyroid gland, nose, paransal sinuses and parotid gland. Secondary localization to the larynx is a very rare occurrence. We report a case of solitary laryngeal metastasis from clear cell carcinoma of the kidney, occurring several months after removal of the primary tumour.

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    • Maladie d’Erdheim-Chester : à propos d’un cas et revue de la littérature

      Résumé

      La maladie d’Erdheim-Chester est une hystiocytose non langerhansienne rare et acquise de l’adulte. Elle résulte d’une infiltration xanthogranulomateuse constituée d’hystiocytes spumeux et se caractérise par des manifestations systémiques très hétérogènes. Les manifestations cliniques les plus fréquentes de la maladie sont l’atteinte osseuse avec une hyperfixation des os longs sur la scintigraphie osseuse au 99Tc (Dion et al., 2006 [1]) et l’atteinte urologique avec un tableau de pseudofibrose rétropéritonéale. Nous rapportons le cas d’un homme de 64ans chez qui a été découvert à l’occasion d’une insuffisance rénale aiguë obstructive, une maladie d’Erdheim-Chester avec pseudofibrose rétropéritonéale.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Maladie d’Erdheim-Chester : à propos d’un cas et revue de la littérature

      Summary

      The Erdheim-Chester disease is a rare non-Langerhans hystiocytose acquired in adults. It results from a xanthogranulomatous infiltration, consists of histioccytes foamy and is characterized by heterogeneous systemic manifestations. The most frequent clinical manifestations of the disease are the bone with a long bone uptake on bone scintigraphy99Tc (Dion et al., 2006 [1]) and urological damage with an array of pseudo retroperitoneal fibrosis. We report the case of a 64-year-old man in whom was founded in the course of acute obstructive renal disease with Erdheim-Chester pseudofibrose retroperitoneal.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2012, 5, 22, i

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