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    Numéro 5- Volume 21- pp. 301-368 (Mai 2011)

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    • Physiopathologie et nouvelles stratégies thérapeutiques dans la prise en charge des métastases osseuses du cancer de la prostate

      Résumé

      Le cancer de la prostate (CaP) est caractérisé par un tropisme important des cellules tumorales pour métastaser dans l’os. Malgré les progrès dans les stratégies diagnostiques et thérapeutiques, près de 95 % des patients qui décèdent de CaP sont porteurs de métastases osseuses. Lorsqu’elles surviennent au décours de la maladie, les métastases osseuses sont responsables de complications squelettiques pouvant mettre en jeu le pronostic vital des patients. La prise en charge des métastases osseuses avérées repose sur des thérapeutiques antirésorptions osseuses telles que les biphosphonates, qui permettent de limiter et de prévenir les complications squelettiques comme les fractures pathologiques et les douleurs. La découverte du système RANK/RANKL/ostéoprotégérine (OPG) a permis une meilleure compréhension des mécanismes d’interaction entre le microenvironnement osseux et les cellules tumorales et le développement de nouvelles molécules, comme le Dénosumab, ciblant les mécanismes à l’origine des perturbations du remodelage osseux et de la prolifération tumorale dans l’os, avec l’espoir dans un futur proche de mieux contrôler et de prévenir la survenue de ces métastases osseuses.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Physiopathologie et nouvelles stratégies thérapeutiques dans la prise en charge des métastases osseuses du cancer de la prostate

      Summary

      Prostate cancer (PCa) is one of the most common human malignancies that have a strong propensity to spread in the bones. Despite the progress in the diagnosis and the treatment of prostate cancer, bone metastases are present in nearly 95% of men with metastatic PCa at autopsy. Bone metastases are a major cause of skeletal complications which may negatively affect the quality of life and increase morbidity and mortality in men with advanced PCa. Bisphosphonates are potent inhibitors of bone resorption that have demonstrated clinical benefit for the treatment of bone metastases. They are standard of care for the prevention of skeletal complications such as pain and pathological fractures in patients with bone metastases from PCa. More recently, the discovery of the OPG/RANK/RANKL system has permitted to better understand the role of OPG and RANKL as key regulators of osteoclast-mediate bone destruction in both normal bone remodelling and pathologic conditions. RANKL has been shown to contribute to the vicious cycle of bone destruction and tumour growth in PCa. Therefore, the development of new emerging treatment that inhibits RANKL using RANKL antibodies, as denosumab, resulted in a better control and treatment of skeletal complications, with the hope in a near future to prevent bone metastases.

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    • Prise en charge des séminomes sécrétants de l’hormone chorionique gonadotrope

      Résumé
      Introduction

      Le séminome sécrétant de l’hormone chorionique gonadotrope (HCG) est une entité rare faisant partie des séminomes pures.

      Méthode

      La recherche bibliographique a été réalisée sur Medline® avec les mots : seminoma, human chorionic gonadotropin, HCG combinés avec radiotherapy, chemotherapy, surveillance, management et prognostic . Nous avons étendu notre recherche de références similaires par la fonction related articles , en lisant la bibliographie des articles identifiés et les publications disponibles sur Medline® de ces mêmes auteurs. Cette recherche a été limitée aux publications de langues anglaise ou française. Les articles étaient éligibles s’il s’agissait d’études randomisées, prospectives, rétrospectives ou de revues systématiques de la littérature.

      Résultats

      Peu d’articles ont été retrouvés sur le sujet. Nous avons retenu les séries les plus pertinentes tout en résumant les différents paramètres (épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques).

      Conclusions

      Les caractéristiques anatomocliniques et évolutives des séminomes sécrétants la HCG ne devraient pas être différentes de celles des formes non sécrétantes. Les séminomes sécrétants la HCG ne semblent pas être plus radio- ou chimio-résistants que les non sécrétants. La radiothérapie reste un traitement de choix pour les stades I et IIA de la maladie avec la chimiothérapie comme alternative. Le pronostic global est excellent. Le risque de rechute est plus important après surveillance dans les stades I HCG-positifs que dans les stades I HCG négatifs.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Prise en charge des séminomes sécrétants de l’hormone chorionique gonadotrope

      Summary
      Introduction

      The human chorionic gonadotropin (HCG)-producing seminoma is an uncommon entity and belongs to the overall category of pure seminoma.

      Method

      The literature search was conducted on Medline® using the words: seminoma, human chorionic gonadotropin, HCG combined with radiotherapy, chemotherapy, surveillance, management and prognosis. We extended our search of similar references by related articles function, reading the bibliography of identified articles and publications available on Medline® from the same authors. This research was limited to English or French publications. Articles were eligible if they were randomized trials, prospective, retrospective or systematic reviews of the literature.

      Results

      Few articles were found on this subject. We selected the most relevant series while summarizing various parameters (epidemiological, clinical, therapeutic and prognostic).

      Conclusions

      Clinical presentation, behaviour and work-up for HCG-producing seminoma should be the same as for non-secreting seminoma. HCG-producing seminoma tumours are not more resistant to radiation therapy or chemotherapy than non-secreting seminoma tumours. Radiotherapy remains an excellent option in stage I and IIA disease with chemotherapy as an alternative; overall prognosis is excellent. Surveillance in early stage HCG-producing seminoma is followed by a higher relapse than in early stage non-secreting seminoma.

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    • Recommandations du comité d’infectiologie de l’AFU. Diagnostic, traitement et suivi des candiduries

      Résumé

      Les candiduries sont fréquemment rencontrées en urologie. Nous présentons ici les recommandations du Comité d’infectiologie de l’Association française d’urologie concernant le diagnostic, le traitement et le suivi de ces infections urinaires. C. albicans est l’espèce la plus fréquemment isolée, représentant jusqu’à 60 % des isolats. L’immunodépression, le diabète sucré, les âges extrêmes de la vie, la présence d’un matériel ou la réalisation de manœuvres sur les voies urinaires sont des facteurs de risque d’infection urinaire candidosique. La candidurie est habituellement asymptomatique. Seuls 4 à 14 % des patients ayant une candidurie ont des symptômes d’infection urinaire. Il est nécessaire avant de retenir une candidurie isolée sur un premier ECBU d’éliminer une contamination par la réalisation d’un deuxième prélèvement. Il n’est pas recommandé de traiter les patients ayant une candidurie asymptomatique. Chez le patient sondé, l’ablation du matériel permet la résolution de la candidurie près d’une fois sur deux et constitue donc la première étape de la prise en charge. Le fluconazole per os est le traitement de référence des cystites à la dose de 400mg le premier jour, puis 200mg par jour pendant sept à 14jours. En cas de pyélonéphrite sans candidémie associée, le traitement de première intention est le fluconazole (3–6mg/kg par jour) pendant 14jours ou l’amphotéricine B à la dose de 0,5 à 0,7mg/kg par jour associée ou non à la flucytosine en cas de souche potentiellement résistante (C. glabrata ).

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Recommandations du comité d’infectiologie de l’AFU. Diagnostic, traitement et suivi des candiduries

      Summary

      The candiduria are frequently encountered in urology. We present the recommendations of the Infectious Diseases Committee of the French Association of Urology for diagnosis, treatment and monitoring of urinary tract infections. C. albicans is the most frequently isolated species, representing 60 % of the isolates. Immunosuppression, diabetes mellitus, age extremes of life, the presence of catheters or procedures on the urinary tract are risk factors for Candida urinary tract infection. The candiduria is usually asymptomatic and does not need treatment. Only 4–14 % of patients with candiduria have symptoms of urinary infection. It is necessary before choosing candiduria isolated on a first urinalysis to eliminate contamination by conducting a second harvest. In patients surveyed, the removal of the material allows the resolution of the candiduria nearly half the time and represents the first step of management. Oral fluconazole is the recommended treatment for cystitis (400mg on day 1 and 200mg daily for 7 to 14days). In cases of pyelonephritis without associated candidemia, the first-line therapy is fluconazole (3–6mg/kg/day) for 14days or amphotericin B at a dose of 0.5 to 0.7mg/kg/day with or not associated to flucytosine when potentially resistant strain (C. glabrata ).

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    • Résultats des néphrectomies pour tumeurs des reins natifs chez les patients transplantés rénaux

      Résumé
      Objectif

      Décrire l’épidémiologie, le diagnostic et le résultat des néphrectomies pour tumeurs des reins natifs chez les patients transplantés rénaux.

      Patients et méthode

      De juin 1989 à décembre 2007, 824 transplantations rénales ont été réalisées et suivies en consultation annuelle par un urologue avec une échographie ou un scanner abdominal. Les lésions rénales considérées comme suspectes ont été traitées par néphrectomie élargie. L’incidence, le diagnostic, le traitement, le type histologique et la survie de tous les patients ont été analysés.

      Résultats

      Trente-trois patients ont eu une néphrectomie pour des lésions rénales suspectes. Vingt-deux tumeurs de novo des reins natifs parmi 21 patients ont été diagnostiquées (15 carcinomes à cellules claires et sept carcinomes papillaires) avec un délai de 25,6 mois (2,3–105,5) après la transplantation. Toutes étaient classées pT1aN0M0. Seulement un patient est décédé de son cancer à huit mois. Tous les autres patients ont eu une survie sans récidive de 34,8 mois (2,8–113,9). Le taux de survie spécifique après cinq ans était de 93,3 %.

      Conclusion

      Le risque accru de cancer parmi les patients transplantés rénaux nous a conduit à proposer, en cas des lésions suspectes des reins natifs, une néphrectomie élargie. Dans notre série, 65 % des patients pris en charge avaient un cancer. Le bon pronostic de ces tumeurs localisées justifie une attitude thérapeutique agressive malgré 35 % de patients transplantés indemnes de cancer.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats des néphrectomies pour tumeurs des reins natifs chez les patients transplantés rénaux

      Summary
      Objective

      Evaluate epidemiology, diagnosis and outcome of de novo renal cell carcinoma in renal transplanted patients.

      Patients and method

      From June 1989 to December 2007, 824 renal transplantations were carried out and followed in annual consultation by an urologist with abdominal echography or tomodensitometry. The suspect renal lesions were treated by a widened nephrectomy. Incidence, diagnosis, treatment, histological type, and outcome of all patients were analysed.

      Results

      Thirty-three patients had nephrectomy for suspect renal lesions. Twenty-two de novo tumours of native kidneys among 21 patients were diagnosed (15 renal clear cell carcinoma and seven papillary tumours) with mean time after transplantation of 25,6 months (2.3–105.5). All tumours were classified pT1aN0M0. Only one patient died at 8 months of metastatic dissemination of a papillary tumour classified initially pT1aN0M0. All the other patients are alive with mean follow-up of 34.8 months (2.8–113.9). Specific survival to 5 years was 93.3%.

      Conclusion

      The increase risk of tumour at the renal transplanted patient led to propose in the event of suspect lesions of the native kidneys, a widened nephrectomy. In our series, 65% of the operated patients carried a cancer. The good forecast of these localized tumours justifies a regular radiological monitoring and an aggressive therapeutic attitude despite of absence of tumours in 35% of the transplanted patients.

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    • Urétéroscopie souple dans le traitement des calculs du rein de 2 à 3 cm

      Résumé
      Objectif

      La chirurgie percutanée (NLPC) est la technique de référence pour le traitement des calculs du rein de plus de 2cm de diamètre, l’urétéroscopie souple laser (URS-S-laser) a montré son efficacité pour le traitement des calculs du rein de moins de 2cm. Le but de cette étude a été d’évaluer la place de l’URS-S-laser pour le traitement des calculs du rein de 2 à 3cm.

      Matériel

      Il s’agissait d’une étude prospective de 101 patients ayant des calculs du rein de 2 à 3cm qui ont été traités par URS-S-laser avec fragmentation au laser Holmium. Les patients ont été évalués à quatre semaines par un abdomen sans préparation (ASP) et une tomodensitométrie (TDM) ou par un deuxième temps d’URS-S-laser. Le succès a été défini par l’absence de fragments résiduels ou la persistance de fragments de moins de 3mm.

      Résultats

      Après une séance d’URS-S-laser nous avons obtenu un taux de succès de 63,1 %. Trente-quatre pour cent des patients ont été sans-fragments, 29,1 % avec des fragments résiduels de moins de 3mm et 36,9 % des patients ont gardé des fragments de plus de 3mm. Le taux de succès a été respectivement de 89,3 % et 97,1 % après deux et trois séances d’URS-S-laser.

      Conclusion

      Notre étude a mis en évidence un taux de succès important de l’URS-S-laser pour le traitement des calculs du rein de 2 à 3cm, cette technique peut être proposée comme une alternative à la NLPC, il est important d’informer le patient qu’une deuxième séance est parfois nécessaire.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Urétéroscopie souple dans le traitement des calculs du rein de 2 à 3 cm

      Summary
      Purpose

      Our aim was to evaluate the outcome of flexible ureteroscopy (F-URS) with Holmium Laser as a minimal invasive procedure for kidney stone between 2 and 3cm in diameter.

      Material

      We prospectively evaluated 101 patients (103 kidney units) with kidney stone between 2 and 3cm, who underwent flexible ureteroscopy (F-URS) with Holmium Laser. Patient age, sex, body mass index (BMI), stone size, stone composition, associated lower calyx stone, prestenting, congenital abnormalities, urological history, operating time and complications were evaluated. The outcome was determined at 4 weeks on plain radiograph (KUB) and noncontrast CT scan (NCCT) or by endoscopic second look if needed. Ureteroscopy success rate was defined as stone free (SF) or remaining fragments (RF) less than 3mm.

      Results

      After F-URS session we obtained a stone free status in 35 kidney units (34%), residual fragment less than 3mm in 30 kidney units (29.1%) and 38 kidney units (36.9%) with significant residual fragment. F-URS success rate was 89.3% and 97.1% after second and third session, respectively.

      Conclusions

      F-URS with Holmium Laser is a very effective and safe technique in treating kidney stone. This technique should be proposed to patient with kidney stone between 2 and 3cm as one of the treatment modalities, F-URS offers excellent results, low rate of complications and short hospital stay. Patients should be informed about staged therapy.

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    • La radiothérapie conformationnelle associée à l’hormonothérapie du cancer de prostate localisé : l’âge est-il un facteur limitant ?

      Résumé
      Introduction

      Aucune donnée actuelle ne permet d’affirmer que l’irradiation prostatique est plus nocive chez les personnes âgées que chez les patients plus jeunes.

      Objectifs

      Notre objectif a été d’évaluer la toxicité aiguë et les séquelles urinaires et digestives de la radiothérapie conformationnelle à hautes doses (75,6Gy) dans le traitement du cancer localisé de prostate chez les patients de plus de 70 ans par rapport à la population de moins de 70 ans.

      Patients et méthodes

      Entre 1996 et 2009, 104 patients ayant un cancer de prostate localisé ont été traités par irradiation conformationnelle à visée curative avec hormonothérapie. La médiane de suivi était de 105 mois (9–300). La toxicité aiguë (survenue avant le troisième mois) et les séquelles de la radiothérapie des 55 patients de plus de 70 ans (âge médian : 75 [71–92]) ont été gradés avec l’échelle CTCAE 3.0 et comparés à ceux de moins de 70 ans.

      Résultats

      La dose médiane de radiothérapie était de 75,6Gy (67–80). Aucune différence statistiquement significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes concernant les toxicités aiguës et tardives. Pour les patients de plus de 70 ans, l’incidence des toxicités de grade supérieur ou égal à 2, aiguë et tardive, était de 27 et 22 % pour les symptômes urinaires (versus 28 et 12 % pour les moins de 70 ans ; p =ns), et de 13 et 16 % pour les symptômes gastro-intestinaux (versus 8 et 26 % chez les moins de 70 ans ; p =ns). La fréquence des séquelles de grade 3 était identique (0 à 6 %) dans les deux populations. La survie sans récidive biochimique des patients de plus de 70 ans était meilleure mais non statistiquement significative, que celle des patients plus jeunes (86 versus 77 % à quatre ans, p =ns).

      Conclusion

      La toxicité de la radiothérapie conformationnelle à dose curative pour le cancer de prostate localisé n’a pas été différente chez les sujets âgés de plus de 70 ans et chez les sujets de moins de 70 ans. L’âge ne doit pas être une contre-indication à la radiohormonothérapie chez l’homme âgé.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La radiothérapie conformationnelle associée à l’hormonothérapie du cancer de prostate localisé : l’âge est-il un facteur limitant ?

      Summary

      No study on side effects had showed that conformal radiation therapy for prostate cancer is more harmful in patients older than 70 years to patients younger. The aim of this study was to evaluate acute and late toxicities of conformal radiotherapy, with high dose for localized prostate cancer in patients older than 70 years and compared to patients younger than 70 years. Between 1996 and 2009, 104 patients were treated with radiation therapy and hormonal therapy for localized cancer prostate. Median follow-up was 105 months (9–300). Acute (occurred at≤three months) and late side effects of 55 patients older than 70 years (median age: 75 [71–92]) were graded according to the CTCAE 3.0 criteria and compared to the younger population. Median dose to the prostate was 75.6Gy (67–80) in both groups. There were no significant differences in acute and late side effects between age groups. For patients above 70 years, the incidence of grade II or higher acute and late side effects were respectively 27 and 22% for urologic symptoms and 13 and 16% for rectal symptoms. The frequency of grade III late symptoms was low and ranged between 0 and 6% for the evaluated symptoms, irrespective of age group. Older patients had a better biochemical recurrence-free survival than younger patients (86 versus 77% at four years, P =ns). High dose 3D conformal radiotherapy for localized prostate cancer was well tolerated in patients older than 70 years. Age is not a limiting factor for conformal radiation therapy and hormonotherapy for older patients.

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    • La survie est associée au délai d’atteinte du PSA nadir (DAN) et au ratio DAN/valeur nadir après suppression androgénique pour cancer de prostate

      Résumé
      Objectif

      L’objectif de cette étude était d’évaluer le caractère pronostique de la vitesse de décroissance du PSA chez les patients traités par suppression androgénique (SA) pour un cancer de prostate (CaP).

      Matériel et méthode

      Nous avons identifié dans notre base de données les patients ayant un CaP histologiquement documenté, traité par SA seule et chez qui le statut vital avec un recul minimum de six mois (sauf décès préalable) était établi. Les caractéristiques du patient et du CaP ainsi que le PSA à l’inclusion, le nadir du PSA, le délai d’atteinte du nadir du PSA (DAN) et le ratio du DAN/valeur du nadir (Ratio DAN/Nadir) étaient analysés en rapport avec les survies sans progression, spécifique et globale.

      Résultats

      Cent quatre vingt-dix huit patients répondaient aux critères d’inclusion et le recul médian était de 61,5 mois (extrêmes 4,8–233). La médiane du PSA à la mise en route de la SA étaient de 37,1ng/mL et la médiane du nadir du PSA était de 0,48ng/mL. Le délai médian avant progression était de 23,6 mois. Les médianes des survies spécifique et globale étaient de 94 mois et 78 mois respectivement. En analyse univariée les facteurs prédictifs de la survie sans progression étaient le PSA avant SA, le nadir du PSA, le DAN, le ratio DAN/Nadir, le score de Gleason, le pourcentage de carottes positives à la biopsie prostatique et le statut de la scintigraphie osseuse. Excepté pour le PSA avant SA qui n’était plus significatif, les facteurs prédictifs de la survie spécifique et globale étaient les mêmes auxquels s’ajoutait la réponse biochimique (diminution de plus de 50 % du PSA) à une deuxième manipulation hormonale lors de la progression biologique. En analyse multivariée, le nadir du PSA et le ratio DAN/Nadir restaient des facteurs prédictifs significatifs.

      Conclusion

      Ces résultats ont confirmé d’une part la valeur prédictive de survie du DAN chez les patients sous SA pour CaP: l’atteinte plus rapide du nadir du PSA était associée à une survie plus courte. Ils ont introduit d’autre part le nouveau concept de DAN/Nadir PSA qui apporte une information pronostique indépendante.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La survie est associée au délai d’atteinte du PSA nadir (DAN) et au ratio DAN/valeur nadir après suppression androgénique pour cancer de prostate

      Summary
      Objective

      The objective of this study was to assess the prognostic decrease rate of PSA in patients treated with androgen suppression (AS) for prostate cancer (PCa).

      Methods

      We identified in our database CaP patients with histologically documented, treated with SA alone and for whom vital status with a minimum follow-up of 6 months (except death beforehand) was established. Patient characteristics and CaP and PSA at baseline, PSA nadir, time of reaching the nadir PSA (DAN) and the ratio of the DAN/nadir value (ratio DAN / Nadir) were analyzed in relation to progression-free survival, specific and overall survival.

      Results

      One hundred ninety eight patients met the inclusion criteria and the median was 61.5 months (range 4.8 to 233). The median PSA at the start of the SA were 37.1ng/mL and the median nadir PSA was 0.48ng/mL. The median time to progression was 23.6 months. The median specific and overall survivals were 94 and 78 months, respectively. In univariate analysis, predictors of progression-free survival were PSA before SA, PSA nadir, DAN, DAN ratio/nadir, Gleason score, the percentage of core positive prostate biopsy and the status of bone scintigraphy. Except for PSA before SA which was no longer significant, predictors of specific and overall survival were similar and added the biochemical response (decrease of more than 50% of PSA) to a second hormonal manipulation during the biological progression. In multivariate analysis, the nadir PSA and the ratio DAN/Nadir remained significant predictors.

      Conclusion

      These results have confirmed in one hand the predictive value of survival in patients DAN SA for CaP: achieving faster nadir PSA was associated with shorter survival. They have introduced in the other hand the new concept of DAN/Nadir PSA which provides independent prognostic information.

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    • Chirurgie combinée par bandelette transobturatrice Advance et prothèse pénienne après prostatectomie totale : une première expérience

      Résumé
      But

      L’incontinence urinaire (IU) et la dysfonction érectile (DE) sont deux complications majeures de la prostatectomie totale (PT). Après échec du traitement médical, la bandelette Advance™ et la prothèse pénienne sont des options thérapeutiques validées. Notre but était d’évaluer la faisabilité et les résultats de la combinaison de ces deux dispositifs.

      Patients

      Quatre patients ont été traités pour IU et DE après PT, par bandelette sous-urétrale et prothèse pénienne. Les critères suivants étaient évalués en préopératoire : âge, antécédents, score ASA, fibroscopie vésicale, pad-test, et bilan urodynamique. Deux patients ont reçu les deux dispositifs en deux temps : la bandelette sous-urétrale puis la prothèse pénienne pour un, et la prothèse pénienne puis la bandelette sous-urétrale pour l’autre. Les deux autres patients ont été traités en un temps : un a reçu les deux dispositifs, et l’autre la bandelette sous-urétrale associée au remplacement d’une prothèse pénienne. Le suivi postopératoire évaluait l’efficacité (nombre de protections par jour et échelle Patient Global Impression of Improvement [PGI-I] pour l’incontinence et la sexualité) et les complications.

      Résultats

      Il n’y a pas eu de complications peropératoires. Après un suivi minimum de 14 mois, les quatre patients ne portaient plus de protection. Le score PGI-I mettait en évidence un niveau de satisfaction optimal pour les quatre patients tant sur le plan urinaire que sexuel (score égal à 1).

      Conclusion

      Dans notre expérience, la chirurgie combinée par bandelette transobturatrice Advance™ et prothèse pénienne était possible, successivement ou simultanément, et menait à d’excellents résultats fonctionnels sans complications.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Chirurgie combinée par bandelette transobturatrice Advance et prothèse pénienne après prostatectomie totale : une première expérience

      Summary
      Purpose

      Stress urinary incontinence (SUI) and erectile dysfunction (ED) are two major complications following radical prostatectomy (RP). In case of failure of medical treatment, Advance™ retrourethral male sling and penile implant are validated options to manage respectively SUI and ED. Our goal was to assess the feasibility and results of the combination of these two devices.

      Patients and methods

      Four patients were treated for SUI and DE following RP in our institution by retrourethral sling and penile prosthesis, after failure of medical management. Each patient was preoperatively evaluated by age, complete medical history, ASA score, endoscopy, pad-test, and urodynamics. The first two patients were implanted with the two devices in a two-stage procedure: retrourethral sling then penile prosthesis for one, and penile prosthesis then retrourethral sling for the other. The two other patients underwent a one-stage procedure: one received the two devices, and the other had retrourethral sling implantation and replacement of a penile prosthesis. Post-operative follow-up was focused on complications and efficacy (evaluated by pad use and PGI-I questionnaire for continence, and patient auto-evaluation for sexual function).

      Results

      No perioperative complication occurred. After a minimum of 6 months follow-up, all the four patients were pad-free with no leakage reported, feeling very much better after the procedure according to the PGI-I. The four patients were fully satisfied of the penile implant device.

      Conclusions

      According to our initial experience, surgery combining the transobturator Advance male sling and a penile prosthesis is feasible, successively or simultaneously, and leads to excellent functional results with no complications.

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    • Évaluation de la pratique de la chirurgie ambulatoire en urologie : expérience d’un centre

      Résumé
      But

      La chirurgie ambulatoire est une source potentielle d’économies pour le système de santé et de bénéfices pour le patient. Nous avons analysé notre expérience de chirurgie ambulatoire en urologie sur une année.

      Matériel

      Une base de données monocentrique, prospective, rassemblant l’âge, le score ASA, le type d’intervention et le mode de sortie de chaque patient opéré en ambulatoire en 2009 a été établie. Un questionnaire individuel portant sur les antécédents de chirurgie ambulatoire, la satisfaction globale, la préférence pour une hospitalisation traditionnelle et le recours aux urgences dans les 48heures postopératoires a été adressé rétrospectivement.

      Résultats

      En 2009, 465 patients d’un âge moyen de 52±16 ans (15–98) ont été opérés en ambulatoire. Le score ASA médian était égal à 2 (1–3). Les opérations réalisées étaient principalement du domaine de l’endo-urologie (44,5 %), de la chirurgie de l’incontinence urinaire (32,5 %) et des organes génitaux externes (12,3 %). Le taux d’hospitalisation postopératoire était de 4,5 %. Le taux de réponse au questionnaire était de 28 %. Quarante-six pour cent des patients avaient déjà été pris en charge en ambulatoire, la satisfaction globale moyenne était de 3,3 (±1,06) sur 4 et 24 % des patients auraient préféré une hospitalisation conventionnelle. Le taux de recours aux urgences dans les 48heures était de 11 % et concernait tous les types d’intervention.

      Conclusion

      Une partie conséquente de l’activité d’urologie a été compatible avec une hospitalisation de jour sans compromettre la qualité des soins ni la satisfaction des patients.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation de la pratique de la chirurgie ambulatoire en urologie : expérience d’un centre

      Summary
      Objective

      Ambulatory surgery is an alternative to traditional hospitalisation and an opportunity for savings for the healthcare system. Here, we analyze our experience in outpatient surgery in urology over a year.

      Material

      A prospective database concerning outpatient activity was established in 2009, gathering age, ASA score, type of intervention, discharge and recovery for each patient. An individual questionnaire was sent retrospectively in February 2010, to collect data about history of outpatient surgery, overall satisfaction, preference for traditional hospitalization and emergency department visits within 48hours after surgery.

      Results

      In 2009, 465 patients aged of 52±16 years (15–98) underwent urologic surgery on an outpatient basis. Median ASA score was 2 (1–3). Types of intervention were mainly endo-urology (44.5%), surgery for urinary incontinence (32.5%), and circumcision (12.3%). The postoperative hospitalization rate was 4.5%. The questionnaire response rate was 28%. Forty-six percent of the patients had already been supported in ambulatory, overall satisfaction was 3.3 out of 4 (±1.06) and 24% of patients would have preferred a traditional hospitalization. 11% of patients required emergency department care within 48hours whatever the surgery undergone.

      Conclusion

      An important part of urological procedures has been done on an outpatient basis without compromising quality of care and patient satisfaction.

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    • Cas clinique et revue de la littérature : un schwannome périnéal

      Résumé

      Le schwannome est une tumeur des nerfs périphériques rare, développée aux dépens des cellules des gaines de Schwann. Sa localisation au niveau périnéal est exceptionnelle. Il est le plus souvent isolé mais parfois s’intègre dans la neurofibromatose de type 2 ou une schwannomatose. Cet article décrit le cas d’un schwannome périnéal, de sa prise en charge et fait le point sur les modalités de diagnostic et traitement de cette tumeur.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Cas clinique et revue de la littérature : un schwannome périnéal

      Summary

      Schwannoma is a rare and benign peripheral nerve sheath tumor arising from Schwann cells. Perineal localisation is exceptional. It is most frequently isolated but can be associated with neurofibromatosis 2 or schwannomatosis. This article describes a case of perineal schwannoma, its management and update diagnosis modality and treatment of this tumor.

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    • Adénocarcinome de l’ouraque : à propos d’un cas clinique et revue de la littérature

      Résumé

      Cet article expose le cas d’un patient de 38ans atteint d’une tumeur de l’ouraque. Il a été traité chirurgicalement par résection monobloc puis chimiothérapie et a récidivé sous forme de carcinose péritonéale à l’arrêt de celle-ci. Nous réalisons une revue de la littérature concernant le diagnostic et la prise en charge des tumeurs de l’ouraque.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Adénocarcinome de l’ouraque : à propos d’un cas clinique et revue de la littérature

      Summary

      This article describes the case of a 38-year-old patient with a urachus tumor treated surgically by resection and chemotherapy. When the chemotherapy was stopped, a peritoneal carcinomatosis appeared. We are conducting a review of the literature regarding the diagnosis and treatment of urachus tumors.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2011, 5, 21, i

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