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    Numéro 6- Volume 19- pp. 357-446 (Juin 2009)

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    • Les traitements de recours dans la cystite interstitielle

      Résumé

      La cystite interstitielle constitue la première cause de vessie douloureuse. En cas d’échec des thérapeutiques habituelles (traitements oraux, instillations), plusieurs autres modalités thérapeutiques ont été proposées. Il s’agit de la neuromodulation des racines sacrées postérieures, de la stimulation du nerf tibial postérieur, des instillations d’agents vanilloïdes, des injections intradétrusoriennes de toxine botulique et de la chirurgie. Il a été rapporté une certaine efficacité de chacun de ces traitements dans la cystite interstitielle. Toutefois, l’ensemble de ces traitements manque à ce jour d’une évaluation suffisante et de résultats avec des niveaux de preuves suffisamment élevés pour faire partie de l’arsenal thérapeutique de routine de la cystite interstitielle.

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      Les traitements de recours dans la cystite interstitielle

      Summary

      Interstitial cystitis is the first cause of bladder pain. In case of failure of the usual treatments, several other modalities have been proposed. These therapeutic modalities are posterior sacral root neuromodulation, posterior tibial nerve stimulation, vanilloid agent intravesical instillation, intradetrusor botulinum toxin injections and surgery. A certain efficiency of each of these treatments in the interstitial cystitis has been reported. However, the evaluation of these treatments is limited and the level of evidence is too low to propose these treatments in routine.

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    • Étiologie et prise en charge de la dysfonction érectile chez le patient diabétique

      Résumé

      La dysfonction érectile (DE) a une prévalence plus élevée chez les patients diabétiques puisqu’elle concerne au moins 30 % d’entre eux. La physiopathologie est complexe et d’origine multifactorielle, impliquant principalement les lésions de l’endothélium vasculaire, la neuropathie diabétique et les facteurs psychologiques. La DE est aujourd’hui considérée comme un symptôme sentinelle d’une atteinte cardiovasculaire et doit faire rechercher une maladie coronarienne. Cet événement doit donc être détecté par le médecin qui prend en charge le patient diabétique. La DE est responsable d’une altération de la qualité de vie. La prise en charge thérapeutique repose sur des traitements spécifiques d’une part, la prévention et le traitement des complications de la maladie diabétique et l’accompagnement psychologique des patients, d’autre part. Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5) sont devenus le traitement de première ligne avec une sécurité et une efficacité d’utilisation prouvée. En seconde ligne, les traitements locaux tels que les injections intracaverneuses de prostaglandines ou le vacuum peuvent être envisagés. En dernier recours, les prothèses péniennes sont une solution envisageable. La dimension psychologique ne doit pas pour autant être négligée dans la prise en charge globale des troubles sexuels, au détriment du traitement organique.

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      Étiologie et prise en charge de la dysfonction érectile chez le patient diabétique

      Summary

      Prevalence of erectile dysfunction (ED) has a higher incidence in patients treated for diabetes mellitus as it concerns more than 30% of them. ED’s physiopathology is complex and multifactorial, involving a combination of classical risk factors (endothelial dysfunction), specific factors (e.g., diabetic neuropathy) and psychological factors. ED is most often forewarning a cardiovascular disease. Therefore, it needs to be detected by the physician who is taking care of the diabetic patient. ED is responsible for a deterioration of the quality of life. Therapeutic management relies, on one hand, on specific measures such as prevention of diabetic complications and, on the other hand, on psychological accompaniment of the patient. Phosphodiesterase-5 inhibitors have become the first-line treatment as they are efficient and safe in most cases. As a second line, intracavernous injections remain a gold-standard treatment but the vacuum can be proposed as well. In case of failure, penile prosthesis can even be considered. The psychological dimension of ED has to be considered as much as organic matters.

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    • Critères de décision et recommandations de bonne pratique clinique pour la première injection intradétrusorienne de toxine botulique A dans le traitement de l’hyperactivité neurogène du détrusor

      Résumé

      L’injection intradétrusorienne de toxine botulique A (TBA) dans le traitement de l’hyperactivité détrusorienne d’origine neurologique constitue une avancée importante dans la prise en charge des neurovessies. À partir d’une revue exhaustive de la littérature, le Groupe d’étude de neuro-urologie de langue française (Genulf) propose des recommandations de pratique clinique quant aux critères d’indication de première injection.

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      Critères de décision et recommandations de bonne pratique clinique pour la première injection intradétrusorienne de toxine botulique A dans le traitement de l’hyperactivité neurogène du détrusor

      Summary

      Botulinum toxin A intradetrusor injections have revolutionised the treatment of neurogenic detrusor overactivity. Based on a systematic literature review, the french speaking group of neuro-urology (Genulf) propose clinical guidelines concerning the indications of the first injection.

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    • Analyse critique des classifications pronostiques du cancer du rein métastatique

      Résumé

      Un facteur pronostique est une variable statistiquement associée à un événement dans un contexte déterminé. Dans le cas du cancer du rein métastatique, les variables sont les caractéristiques cliniques, biologiques et histologiques du cancer et de son hôte, l’évènement étudié est le décès lié à la maladie et le contexte est le traitement subi par le patient. Plusieurs classifications pronostiques ont permis de prédire la réponse aux différents traitements du cancer du rein métastatique. Cette mise au point a pour objectif de replacer les principales classifications pronostiques dans leur contexte d’applicabilité afin que le clinicien les utilise à bon escient. La classification du groupe français d’immunothérapie permet au clinicien de déterminer les indications de traitement par IL-2 et IFN et la classification de Motzer de 2002 doit être révisée pour permettre de déterminer les indications des thérapeutiques ciblées.

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      Analyse critique des classifications pronostiques du cancer du rein métastatique

      Summary

      A prognostic factor is a statistically associated variable with an event in a certain context. In the case of metastatic renal cell carcinoma, the variables are the clinical, biological and histological features of the cancer and its host, the event is the deaths linked to the cancer and context is the treatment suffered by the patient. Several prognostic classifications have permitted to predict the response to the different treatment of metastatic renal cell carcinoma. This review has aimed to put the main prognostic classifications in context of applicability so that the clinician uses them wisely. The classification of the French Group of Immunotherapy allows the clinician to determine the indications of treatment with IL-2 and IFN and Motzer classification of 2002 must be reviewed to determine the indications targeted therapies.

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    • Résultats et complications chirurgicales de la néphrectomie donneur vivant : lombotomie vs laparoscopie manuellement assistée

      Résumé
      But

      La néphrectomie laparoscopique en transplantation rénale à partir de donneurs vivants est devenue progressivement la technique de choix du fait de sa faible morbidité pour le donneur. Notre but est de comparer ses résultats à ceux de la lombotomie en termes de complications chirurgicales et de fonction des transplants.

      Matériels et méthodes

      Soixante néphrectomies effectuées par lombotomie ont été rétrospectivement comparées à 53néphrectomies par laparoscopie manuellement assistée.

      Résultats

      Les deux groupes étaient comparables. Aucune conversion n’a été nécessaire dans le groupe laparoscopie. L’hospitalisation était plus courte pour le groupe laparoscopie (moyenne 6,3jours versus 7,8jours) et la douleur postopératoire à un mois moins fréquente (7 % versus 31 %). La créatininémie moyenne des receveurs n’était pas statistiquement différente à trois, six et 12mois : 112 (±27) versus 122 (±11), 111 (±25) versus 119 (±19), 114 (±23) versus 122 (±25). Il n’y avait aucune différence en termes de complications entre la laparoscopie manuellement assistée (deux fistules urinaires, trois hématomes de la loge du greffon dont une reprise pour saignement) et la lombotomie (une fistule, un hématome nécessitant une reprise, deux sténoses nécessitant une réimplantation pyélo-urétérale).

      Conclusion

      La laparoscopie manuellement assistée est aussi fiable et sûre que la lombotomie en termes de complications chirurgicales et de fonction des transplants. Elle est devenue la technique de choix dans notre centre.

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      Résultats et complications chirurgicales de la néphrectomie donneur vivant : lombotomie vs laparoscopie manuellement assistée

      Summary
      Purpose

      Hand-assisted laparoscopic nephrectomy in living donors is a minimally invasive surgical modality. Laparoscopic nephrectomy is now a routine procedure. This study compares an initial group of patients undergoing laparoscopic live donor nephrectomy to a group of patients undergoing open donor. Donor morbidity and graft function in the laparoscopic group were compared with those in the open group.

      Materials and methods

      We retrospectively reviewed the medical records of 53 consecutive laparoscopic nephrectomy and compared them with 60 consecutive open donor nephrectomies.

      Results

      Demographic data of donors and recipients were similar in the two groups. No conversion to open surgery was necessary. Laparoscopic group patients had a shorter hospital stay compared to those undergoing open surgery. Long-term follow-up of serum creatinine levels revealed no significant differences among the two groups: at 3.6 and 12months: 112 (±27) versus 122 (±11), 111 (±25) versus 119 (±19), 114 (±23) versus 122 (±25). There was no difference between hand-assisted laparoscopic nephrectomy (two vesico ureteral leak, three hematoma (one needed a surgical revision) and lombotomy (one vesico ureteral leak, one hematoma needed a surgical revision, two arteries stenosis). The rate of recipient ureteral stenosis in the laparoscopic and open nephrectomy groups was 0 of 39 cases and two of 60, respectively. Two vesico ureteral leak versus none appear in the lapararoscopic group.

      Conclusion

      Hand-assisted laparoscopic nephrectomy in living donors is a safe procedure which presented low morbidity after surgery. This provides equal graft function equal urological complications compared to open live donor nephrectomy. This is our reference method.

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    • Prévalence et composition de la lithiase urinaire dans une population pédiatrique tunisienne

      Résumé
      Buts

      Les caractéristiques épidémiologiques sont importantes à prendre en considération afin de cerner l’étiologie des enfants lithiasiques. Dans cette étude nous avons étudié la composition des calculs en fonction du sexe et de l’âge.

      Patients et méthodes

      Notre travail portait sur 205 enfants lithiasiques tunisiens âgés de trois mois à 16 ans, admis dans notre service entre 1993–2007. Un bilan métabolique urinaire, de première intention, a été réalisé chez 126 patients. L’analyse physique et chimique des calculs a été réalisée respectivement par un stéréomicroscope et par spectroscopie infrarouge. L’analyse statistique des résultats a été faite à l’aide du logiciel SPSS 11.0.

      Résultats

      La localisation des calculs urinaires a été vésicale dans 30,7 % des cas. Elle a été plus fréquente chez les nourrissons que chez les enfants de plus de dix ans (p <0,02). La whewellite a été présente dans 72,7 % des cas et prédominait dans les calculs des grands enfants (59,3 % versus 42,9 % chez les nourrissons) (p <0,05). Les calculs de purines ont été plus fréquents chez les nourrissons. La struvite a été majoritaire dans seulement 7,8 % des cas où elle a été plus fréquente chez les nourrissons de sexe masculin.

      Conclusion

      La prévalence plus importante des calculs d’oxalate de calcium et plus faible des calculs de purines chez les grands enfants a suggéré la présence de facteurs de risque lithogènes différents en fonction de l’age. Une modification des habitudes alimentaires est probablement en cause.

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      Prévalence et composition de la lithiase urinaire dans une population pédiatrique tunisienne

      Summary
      Objectives

      The epidemiologic characteristics are significant to take into account in order to determine the etiology of the paediatric urinary calculi. In this study we studied the composition of stones according to the sex and the age.

      Patients and methods

      Our study focuses on 205 tunisian children aged between three months and 16 years, admitted in our service between 1993–2007. A first urinary metabolic balance was conducted among 126 patients. The physical and chemical stones analysis was performed respectively by a stereomicroscope and infrared spectroscopy. Statistical analysis of the results was made using the software SPSS11.0.

      Results

      Bladder stone was present in 30.7%. It was more frequent in infants than children over 10 years (p <0.02). The Whewellite was present in 72.7% and predominant in older children stones (59.3% vs 42.9% in infants) (p <0.05). Purines stones were more common among infants. Struvite has been the major compound in only 7.8% of cases where it was more common in infants (p <0.05) male (p <0001).

      Conclusion

      The higher prevalence of calcium oxalate stones and weaker purin ones in old children suggested the presence of different lithogenous factors of risk according to the age. A modification of the food practices is probably in question.

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    • IRM dynamique quantitative et localisation du cancer de prostate non palpable

      Résumé
      Objectif

      Étudier si l’IRM de contraste quantitative avec modélisation pharmacocinétique améliore la fiabilité de l’imagerie T2 pour localiser le cancer de prostate non palpable dans la zone périphérique (ZP) et dans la zone de transition (ZT) et estimer son volume.

      Matériels et méthodes

      Vingt-trois patients (PSA :8,91±6,2ng/ml) avec cancer de prostate non palpable ont bénéficié d’une IRM prostatique endorectale avec imagerie T2 et de contraste avant prostatectomie radicale. Chaque niveau d’évaluation (apex, partie moyenne, base) a été divisée en huit territoires (24 territoires par prostate et 552 territoires pour les 23 patients). La localisation et le volume des foyers tumoraux de plus de 0,2cc présents sur les pièces de prostatectomie ont été rétrospectivement corrélés à leur aspect en IRM sur les 552 territoires étudiés. Les paramètres dynamiques quantitatifs du modèle pharmacocinétique incluaient la perméabilité vasculaire (K trans), la concentration maximale de gadolinium ([Gd]) après 60secondes de perfusion, et le lavage du contraste (K ep ). Une étude univariée et multivariée a été ensuite réalisée pour déterminer les facteurs prédictifs du cancer.

      Résultats

      Les valeurs moyennes de K trans, [Gd] et K ep étaient significativement supérieures dans les 58 foyers tumoraux supérieurs à 0,2 cm3 de la ZP et de la ZT (p <0,05). La régression logistique pour chaque zone procure une valeur de l’aire sous la courbe ROC de 0,83 pour la ZP et de 0,81 pour la ZT (respectivement, 0,7 et 0,75 pour l’imagerie T2 seule), significative pour la ZP (p <0,002). La sensibilité et la spécificité étaient de 79 et 77 % pour la ZP et de 62,5 et 94 % pour la ZT. Au-delà de 0,2 cm3, la mesure du volume tumoral IRM a montré un écart moyen avec le volume réel de 51±100 % (extrêmes : −145 à +248 %).

      Conclusion

      Par rapport à l’imagerie T2, la modélisation quantitative de l’IRM dynamique améliore la localisation du cancer de la prostate non palpable de plus de 0,2 cm3, mais sans différence significative pour les cancers de la ZT. Au-delà de ce volume, la corrélation entre le volume tumoral IRM et celui de la pièce est faible.

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      IRM dynamique quantitative et localisation du cancer de prostate non palpable

      Summary
      Purpose

      To determine whether quantitative dynamic contrast-enhanced MRI improves the performance of T2W–MRI for the localisation of non-palpable prostate cancer (PCa) and for the estimation of tumor volume.

      Materials and methods

      Twenty-three patients (PSA: 8.91±6.2ng/m) with a non-palpable cancer underwent endorectal MRI with T2W and dynamic contrast enhanced (DCE) imaging before radical prostatectomy. Each level of evaluation (apex, mid-portion, base) was divided in eight areas (24 areas per prostate and 552 areas for the 23 patients). Localisation and volume of tumor foci greater than 0,2cc present on the radical prostatectmoy specimens were retrospectively correlated to their MR appearance on the 552 evaluated areas. The dynamic parameters included capillary permeability (K trans), maximum concentration of gadolinium after 60s of perfusion ([Gd]) and wash-out (K ep ). Uni- and multivariate analysis were performed to determine which parameters were predictive of PCa.

      Results

      Mean values of K trans, K ep and [Gd] were significantly higher in the 58 tumor foci greater than 0,2 cm3 of the PZ and the TZ (all p <0.05). Logistic regression for each zone provides provided a value of the area under the ROC curve of 0.83 for the PZ and 0.81 for the TZ (0.7 and 0.75, respectively, for the T2W imaging), only significant for the PZ (p <0.002). Sensitivity and specificity were 79 and 77% for the PZ, 62.5 and 94% for the TZ. Above 0,2 cm3, tumor volume on dynamic MR showed a mean difference of 51±100% (range: −145 to +248%).

      Conclusions

      Quantitative dynamic MRI is more accurate than T2W imaging for tumor localisation of non-palpable cancer greater than 0,2 cm3, but the difference is only significant for the PZ. Above this volume, correlation between tumor volume measured on dynamic MRI and that on the specimen is poor.

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    • La longueur des biopsies prostatiques conditionne l’identification des éléments capsulaires et périprostatiques

      Résumé
      Objectif

      Évaluer l’influence de la longueur des biopsies prostatiques (BP) sur l’identification des éléments capsulaires et périprostatiques.

      Matériels et méthode

      Cette étude prospective monocentrique a été effectuée sur une période de 22 mois. Elle portait sur 339 protocoles consécutifs standardisés à dix BP effectuées par deux urologues (PSA<10ng/ml, quel que soit le toucher rectal). Les comptes-rendus anatomopathologiques étaient standardisés (CRFS). Dans la conclusion des CRFS figuraient la longueur moyenne des dix BP (Lm) ainsi que le nombre de BP sur lesquelles le pathologiste a pu identifier des éléments capsulaires ou péricapsulaires (BCI). Les BP ont été réparties en fonction de la valeur de Lm (mm) en 16 groupes : [0–1], [1–2], [2–3]… [15–16]. Dans chaque groupe ont été calculées les moyennes de Lm et de BCI. L’association entre Lm et BCI a été estimée à l’aide de la régression linéaire et du coefficient de corrélation.

      Résultats

      Lm moyen=10,7 (2,1–15,7 ; s=2,3) (n =339). BCI moyen=6,6 (0–10 ; s=2,3) (n =339). BCI augmentait lorsque Lm augmentait (r =0,89).

      Conclusions

      Les pathologistes identifient d’autant mieux les éléments capsulaires ou périprostatiques lorsque les BP sont de grande longueur. Les BP de petite taille sont de mauvaise qualité que ce soit pour l’échantillonnage de la glande que pour celui de la capsule et du tissu périprostatique.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La longueur des biopsies prostatiques conditionne l’identification des éléments capsulaires et périprostatiques

      Summary
      Objective

      To evaluate the influence of the length of prostate biopsies (PB) on identification of prostatic capsule and periprostatic tissue.

      Materials and method

      A prospective study was carried out in one center by two urologists during 22 months on 339 consecutive protocols of standardized ten-needle PB (PSA<10ng/ml regardless of digital rectal examination). Pathologic reports were standardized. The conclusion of the pathologic report included the average length of the ten-needle PB (Lm) and the number of prostatic core biopsies on which pathologist identified prostatic capsule and periprostatic tissue (BCI). Protocols of PB were spread in 16 groups depending on the value of Lm in millimeter: [0–1], [1–2], [2–3]… [15–16]. Relationship between Lm’s and BCI’s was evaluated using the linear regression and the correlation coefficient (r ).

      Results

      Average Lm=10.7 (2.1–15.7; s=2.3) (n =339). Average BCI=6.6 (0–10; s=2.3) (n =339). The value of IGap increased when the value of Lm increased (r =0.89).

      Conclusions

      The pathologists better identify the capsule of the prostate and the periprostatic tissue when the PB’s are of large size. PB’s of small size are of poor quality either for samplings of the prostatic gland or samplings of the capsule and the periprostatic tissues.

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    • Névralgies obturatrices : prise en charge et résultats préliminaires de la neurolyse laparoscopique

      Résumé
      Objectif

      La névralgie obturatrice est une douleur mal définie et surtout mal connue des cliniciens. Nous rapportons ici les étiologies, la prise en charge et les résultats du traitement laparoscopique conservateur par neurolyse du nerf obturateur dans les cas de névralgie obturatrice.

      Patients et méthodes

      Treize patients (15 nerfs) ayant une névralgie obturatrice ont été pris en charge dans notre service depuis 2005. Les étiologies ont été idiopathiques (quatre cas), consécutives à une chirurgie de hernie inguinale (deux cas), un traumatisme du bassin (un cas), une bandelette de TVT (trois cas) ou une bandelette de TOT (trois cas). Le diagnostic a été porté sur des douleurs de type neuropathique de la face antéro-interne de la cuisse. Il a été confirmé par un bloc anesthésique sous tomodensitométrie par un abord postérieur. Le traitement a consisté en une neurolyse laparoscopique.

      Résultats

      Les patients avaient des douleurs cotées en moyenne à 8/10 sur l’échelle visuelle analogique (EVA) en préopératoire. Dans tous les cas la neurolyse a été réalisée par voie laparoscopique transpéritonéale en disséquant le nerf et en sectionnant la fibrose cicatricielle ou les plaques prothétiques à son contact. Dans les cas idiopathiques, la libération du nerf a été réalisée par une section du muscle obturateur interne et de la membrane obturée permettant d’élargir le canal obturé. Avec un recul moyen de 17 mois, le taux d’amélioration d’au moins 50 % des douleurs a été de 77 % (10/13 cas) dont une disparition complète des douleurs dans 54 % des cas (7/13). Une absence totale d’amélioration a été observée dans 23 % des cas (3/13).

      Conclusion

      Le traitement conservateur mini-invasif de la névralgie obturatrice par neurolyse laparoscopique du nerf obturateur, après confirmation diagnostique par l’infiltration sélective, a permis d’obtenir 75 % d’amélioration avec un recul moyen de 17 mois.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Névralgies obturatrices : prise en charge et résultats préliminaires de la neurolyse laparoscopique

      Summary
      Aims

      Obturator neuralgia is a pain which is ill-defined and particularly less well-known to practitioners. Here we report on the etiologies, the treatment and the results of conservative laparoscopic treatment by neurolysis of the obturator nerve in cases of obturator neuralgia.

      Patients and method

      Thirteen patients (15 nerves) who had obturator neuralgia have been treated in our service since 2005. The etiologies were idiopathic (four cases), following surgery for an inguinal hernia (two cases), trauma of the pelvis (one case), a TVT strip (three cases) and a TOT strip (three cases). The diagnosis was based on the pain, which was neuropathic, of the antero-internal side of the thigh. It was confirmed under block anesthetic by tomodensitometry using a posterior approach. The treatment consisted of laparoscopic neurolysis.

      Results

      The patients suffered pain measured at a rate of 8/10 on the visual analogical scale before the operation. In each case, neurolysis was carried out by transperitoneal laparoscopy by dissecting the nerve and sectionning the scarring fibrosis where the prothesis was in contact. In the idiopathic cases, the liberation of the nerve was carried out by a section of the internal obturator muscle and of the obtured membrane, allowing for the blocked canal to be widened. Seventeen months later, a rate of improvement of at least 50% of pain was found in 77% of cases (10/13), of whom pain had totally disappeared in 54% of cases (7/13). There was no improvement at all for 23% of cases (3/13).

      Conclusion

      The mini-invasive conservative treatment of obturator neuralgia by laparascopic neurolysis of the obturator nerve, after confirmed diagnosis by selective infiltration allowed for a rate of 75% of improvement to be obtained after a period of 17 months.

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    • Évaluation prospective de l’intérêt des urologues en formation pour l’andrologie

      Résumé
      Objectifs

      Évaluer l’intérêt porté à l’andrologie au sein de la communauté des urologues en formation.

      Matériel et méthodes

      Entre juin et octobre 2008, l’ensemble des internes et chefs de cliniques en urologie ont reçu un questionnaire anonyme par courriel évaluant leur intérêt pour l’andrologie. Les éléments suivants ont été relevés : âge, sexe, statut actuel, mode d’exercice envisagé, participation éventuelle aux enseignements théoriques et stages pratiques, intérêt pour la spécialité et opinion sur la formation actuelle. L’analyse statistique a été réalisée grâce au logiciel SEM.

      Résultats

      Au total, 77 des 238 urologues en formation interrogés (32,4 %) ont répondu au questionnaire envoyé. Il s’agissait pour 80,5 % des cas d’internes et pour 19,5 % des cas de chefs de clinique ou assistants. L’âge moyen était de 29,2 ans (25–36). Trente-deux d’entre eux étaient issus d’un CHU parisien (41,6 %) et 45 (58,4 %) d’un CHU de province. Une activité hospitalière est souhaitée par 40,3 % d’entre eux, 27,3 % une activité exclusivement libérale. 81,8 % des internes et chefs de clinique interrogés déclaraient être intéressés par l’andrologie et 29,9 % étaient inscrits ou souhaitaient s’inscrire au diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) d’andrologie. Concernant la formation actuellement proposée, seuls 4 % des participants estimaient que l’enseignement théorique de l’andrologie était suffisant et seuls 6,6 % d’entre eux considéraient avoir acquis une formation pratique en andrologie satisfaisante au cours du cursus.

      Conclusion

      L’andrologie est une spécialité particulièrement attractive pour les urologues en formation et les modalités d’enseignement actuelles sont jugées insuffisantes par la plupart d’entre eux.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Évaluation prospective de l’intérêt des urologues en formation pour l’andrologie

      Summary
      Objective

      To evaluate the interest carried in andrology within the community of the urology residents.

      Material and methods

      Between June and October 2008, all urology residents received an anonymous questionnaire by e-mail estimating their interest for andrology. The following elements were reported: age, sex, current status, future activity, participation in theoretical learning and training courses practices, interest for the speciality and the opinion on the current formation. The statistical analysis was performed with the SEM software.

      Results

      Seventy-seven of the 238 urology residents (32.4%) answered the sent questionnaire. The mean age was 29.2 years (25–36). Thirty-two of them were from a Parisian center (41.6%) and 45 (58.4%) from another city. There are 40.3% of urology residents who wished work on the hospital, 27.3% wished develop an exclusive liberal activity. There are 81.8% of the urology residents who declared to be interested in andrology and 29.9% were registered or wished to join the diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) of Andrology. Concerning the current formation, only 4% of the participants considered that the theoretical education of the andrology was sufficient and only 6.6% of them considered to have acquired a sufficient practical training in andrology during the cursus.

      Conclusion

      The andrology is a particularly attractive speciality for the urology residents and the current modalities of formation are considered insufficient by most of them.

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    • Fistule recto-urétrale après prostatectomie : cure chirurgicale par double voie d’abord cœlioscopique et périnéale. Technique et résultats à propos de deux cas

      Résumé
      Objectif

      Présenter une technique de réparation des fistules recto-urétrales après prostatectomie utilisant une voie d’abord périnéale et cœlioscopique.

      Observation

      En 2007 et 2008, deux patients (52 ans et 60 ans) ayant une fistule recto-urétrale après prostatectomie cœlioscopique ont été opérés par une technique associant réparation périnéale et interposition de l’épiploon abaissé dans le petit bassin par voie cœlioscopique.

      Conclusion

      Il s’agit d’une technique mini-invasive, assortie d’une durée d’hospitalisation courte, ayant permis dans notre expérience la cicatrisation rapide de fistules organisées.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Fistule recto-urétrale après prostatectomie : cure chirurgicale par double voie d’abord cœlioscopique et périnéale. Technique et résultats à propos de deux cas

      Summary
      Purpose

      RUF is a rare occurrence usually following radical prostatectomy. We report our short experience and outcomes with the repair of Iatrogenic Recto-urinary fistula using a combined laparoscopic and perineal approach.

      Patients and methods

      We retrospectively reviewed the medical records of our patients who underwent lately a combined approach using laparoscopic and perineal procedure. Two patients in our unit underwent a RUF repair associating a laparoscopic mobilization of the omentum and a perineal closure. A temporary colostomy was performed at the time of RUF diagnosis and closed few weeks after the RUF repair procedure. Procedure time was 255mn. Blood loss was short and no transfusion was required.

      Results

      All fistulae were closed within a short hospitalization time and an easy outcome. The delay between the diagnosis and the final closure of the colostomy was reduced to 3 months in our short experience.

      Conclusion

      The procedure is safe and provides nice exposure and a thick and very well vascularized flap. Shortening the management of this complication after reduces the anxiety of the patients and his medical team.

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    • Découverte histologique fortuite d’une orchiépididymite à microsporidie chez un patient atteint de Sida

      Résumé

      Des infections opportunistes épididymaires et testiculaires ont déjà été décrites chez les patients atteints de sida depuis plus de dix ans. Nous avons rapporté ici la première description d’une orchiépididymite à microsporidie diagnostiquée au CHU de Nice en 2005. Nous aborderons l’épidémiologie, la physiologie et le traitement de cette rarissime infection.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Découverte histologique fortuite d’une orchiépididymite à microsporidie chez un patient atteint de Sida

      Summary

      Incidences of opportunistic infections of the epididymus and the testicule have already been reported in patients suffering from AIDS for over 10 years. Here we have reported the first description of microsporadic orchiepididymitis diagnosed at the university hospital (CHU) of Nice in 2005. We look at the epidemiology, the physiology and the treatment of this extremely rare infection.

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    • Kyste hydatique rétropéritonéal géant

      Résumé

      L’hydatidose est une anthropozoonose largement répandue, touchant le foie, le poumon et d’autres organes. Nous décrivons ici le cas de volumineux kyste hydatique rétropéritonéal, localisation particulièrement rare, dont le diagnostic a été posé grâce à des prélèvements sanguins et des investigations radiologiques. Une incision de greffe rénale étendue en sous-costale droit a été effectuée. La paroi du kyste a été partiellement excisée. Le patient a reçu en pré-, per-, et postopératoire de l’albendazole en comprimés à la dose de 15mg/kg par jour. La dose totale a été administrée pendant trois semaines (une semaine avant et deux semaines après la chirurgie) avec une surveillance biologique hépatique. Lors du bilan d’une masse rétropéritonéale, le diagnostic de kyste hydatique doit être gardé à l’esprit, notamment chez les patients provenant de régions d’endémie. Ces kystes peuvent être traités efficacement par chirurgie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Kyste hydatique rétropéritonéal géant

      Summary

      Hydatidosis is an endemic, widely distributed anthropozoonosis, which involves the liver, lung and other organs [Int J Urol 13 (2006) 76–9]. We reported the case of a large retroperitoneal hydatid cyst, which is a rare situation [Hepatogastroenterology 48 (2001) 1037–9; Int Urol Nephrol 32 (2000) 41–6; J Urol (Paris) 94 (1988) 445–8]. Diagnosis was suspected with blood tests and radiological examinations. A wide incision in the right iliac fossa (such in renal graft) was performed. The cyst wall was excised partially. Before, during and following the operation, the patient was given albendazole tablets (15mg/kg per day) for 3 weeks (1 week before and 2 weeks after the surgery) with blood count and liver enzyme monitorization. Especially in the endemic areas, hydatid cyst should be remembered when evaluating cystic masses in the retroperitoneum. It can be treated successfully with surgery.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2009, 6, 19, iii

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