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    Numéro 3- Volume 18- pp. 137-196 (Mars 2008)

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    • PSA et suivi après traitement du cancer de la prostate

      Résumé

      Un premier dosage du taux de PSA total sérique est recommandé dans les trois mois après traitement. En cas de PSA détectable, il est recommandé de pratiquer un contrôle à trois mois pour confirmer l’élévation et estimer le temps de doublement de la valeur du PSA (PSADT). Après prostatectomie totale, quand il n’y a pas de cancer résiduel, le PSA est indétectable à partir du premier mois après l’intervention inférieure à 0,1ng/ml (ou inférieur à 0,07ng/ml) pour les méthodes de dosage hypersensible et inférieure à 0,2ng/ml pour les autres méthodes. S’il y a un cancer résiduel, soit le PSA ne s’abaisse pas jusqu’à un taux indétectable, soit il s’élève après une période d’indétectabilité. Il y a un consensus pour définir la récidive en cas de valeur de PSA supérieure à 0,2ng/ml confirmée à deux dosages successifs. Après radiothérapie externe, la valeur du PSA peut s’abaisser après un délai moyen d’un à deux ans jusqu’à une valeur inférieure à 1ng/ml (prédictive de survie sans récidive). Une récidive biologique après radiothérapie est définie par une valeur de PSA augmentant de 2ng ou plus au-dessus du nadir de PSA qu’elle soit associée ou non à une hormonothérapie. Après traitement hormonal, la valeur du nadir du PSA est corrélée au temps de survie sans récidive. L’abaissement du PSA est observé pendant une durée moyenne de 18 à 24 mois, puis survient une réaugmentation du PSA, ce qui définit l’hormono-indépendance. Le délai de la récidive ou d’atteinte du nadir et le temps de doublement du taux de PSA après traitement local par chirurgie ou radiothérapie ont une valeur diagnostique quant au site de la récidive, locale ou métastatique. Ils ont aussi une valeur pronostique quant à la survie et à la réponse aux traitements complémentaires par radiothérapie ou hormonothérapie. Un PSADT inférieur à huit à 12 mois est corrélé à un risque élevé de récidive métastatique et de mortalité dans les dix ans. Les caractéristiques anatomopathologiques et biologiques en faveur d’une récidive locale sont un score de Gleason inférieur ou égal à 7 (3+4), une élévation du PSA après un délai supérieur à 12 mois et un PSADT supérieur à dix mois. Dans les autres cas, la récidive se fait a priori sur le mode métastatique. Le risque de mettre en évidence une métastase en cas de récidive biologique après prostatectomie totale et avant traitement hormonal dépend du taux de PSA et du PSADT. Aucun consensus n’est actuellement établi, concernant l’indication des examens complémentaires par scintigraphie osseuse et scanner abdominopelvien dans le cas d’une récidive biologique après traitement d’un cancer localisé sans hormonothérapie. Cependant, en cas de PSADT supérieur à six mois, le risque de mettre en évidence une métastase est inférieur à 3 % même en cas de PSA supérieur à 30ng/ml. En cas de PSADT inférieur à six mois et de PSA supérieur à 10ng/ml, le risque est proche de 50 %.

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      PSA et suivi après traitement du cancer de la prostate

      Summary

      A first serum total PSA assay is recommended during the first three months after treatment. When PSA is detectable, PSA assay should be repeated three months later to confirm this elevation and to estimate the PSA doubling time (PSADT). In the absence of residual cancer, PSA becomes undetectable by the first month after total prostatectomy: less than 0.1ng/ml (or less than 0.07ng/ml) for the ultrasensitive assay method and less than 0.2ng/ml for the other methods. In the presence of residual cancer, PSA either does not become undetectable or increases after an initial undetectable period. A consensus has been reached to define recurrence as PSA greater than 0.2ng/ml confirmed on two successive assays. After external beam radiotherapy, PSA can decrease after a mean interval of one to two years to a value less than 1ng/ml (predictive of recurrence-free survival). Biochemical recurrence after radiotherapy is defined by an increase of PSA by 2ng or more above the PSA nadir, whether or not it is associated with endocrine therapy. After endocrine therapy, the PSA nadir is correlated with recurrence-free survival. PSA is decreased for a mean of 18 to 24 months followed by a rise in PSA, corresponding to hormone-independence. The time to recurrence or the time to reach the nadir and the PSA doubling time after local therapy with surgery or radiotherapy have a diagnostic value in terms of the site of recurrence, local or metastatic and a prognostic value for survival and response to complementary radiotherapy or endocrine therapy. A PSADT less than eight to 12 months is correlated with a high risk of metastatic recurrence and 10-year mortality. The histological and biochemical characteristics in favour of local recurrence are Gleason score less or equal to seven (3+4), elevation of PSA after a period greater than 12 months and PSADT greater than 10 months. In other cases, recurrence is predominantly metastatic. The risk of demonstrating metastasis in the case of biochemical recurrence after total prostatectomy and before endocrine therapy depends on the PSA level and the PSADT. No consensus has been reached concerning the indication for complementary investigations by bone scan and abdominopelvic CT in patients with biochemical recurrence after treatment of localized cancer without endocrine therapy. However, when PSADT greater than six months, the risk of metastasis is less than 3% even for PSA greater than 30ng/ml. When PSADT less than six months and PSA greater than 10ng/ml, the risk of metastasis is close to 50%.

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    • Place de la cystectomie radicale par voie laparoscopique dans le traitement des carcinomes urothéliaux infiltrants de vessie

      Résumé

      La cystectomie radicale est le traitement de référence des tumeurs de vessie infiltrantes ou superficielles récidivantes. La voie d’abord la plus standardisée est la laparotomie médiane sous-ombilicale. La première cystectomie laparoscopique a été réalisée en 1992 chez une patiente présentant une vessie neurologique. Depuis, plusieurs équipes ont décrit cette voie d’abord pour le traitement des tumeurs de vessie. Les avantages de la laparoscopie ont été rapportés en termes de morbidité et de reprise plus précoce d’activité. Les résultats carcinologiques actuels de cette voie d’abord sont difficilement comparables à ceux de la voie classique compte tenu d’un recul encore insuffisant. Néanmoins, les séries publiées ne mettent pas en évidence de différence significative à moyen terme. En attendant des résultats probants, il paraît donc licite de laisser le temps aux équipes expertes en laparoscopie de faire la preuve de l’efficacité carcinologique de cette voie d’abord. À ce jour, le traitement de référence du cancer infiltrant de la vessie demeure la cystectomie par laparotomie.

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      Place de la cystectomie radicale par voie laparoscopique dans le traitement des carcinomes urothéliaux infiltrants de vessie

      Summary

      Radical cystectomy is the reference treatment for recurrent superficial or invasive bladder tumours. The most standardized incision is midline infra-umbilical laparotomy. The first laparoscopic cystectomy was performed in 1992 in a patient with neurogenic bladder and several teams have subsequently described this incision for the treatment of bladder tumours. The advantages of laparoscopy have been reported in terms of morbidity and earlier return to daily activities. The current oncological results of this incision are difficult to compare with those of conventional open surgery due to the insufficient follow-up. However, published series have not reported any significant difference in the intermediate term. Until convincing results become available, it therefore appears legitimate to allow teams skilled in laparoscopy to demonstrate the oncological efficacy of this approach. At the present time, the reference treatment for invasive bladder cancer remains open cystectomy.

    • Les médicaments de l’uretère

      Prog Urol, 2008, 3, 18, 152-159

      Voir l'abstract Summary

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    • Les médicaments de l’uretère

      Résumé

      De nombreux progrès ont été récemment accomplis dans la compréhension de la pharmacologie de la musculature lisse urétérale. Après un rappel des fondements physiologiques, nous rapportons les données acquises sur la pharmacologie fondamentale de l’uretère pour différentes classes thérapeutiques. Dans une seconde partie, nous en discutons les applications cliniques dans les domaines de l’analgésie de la colique néphrétique, du traitement expulsif des calculs, du traitement adjuvant à la LEC et préparatoire aux manœuvres endo-urétérales. Les données sont suffisantes pour les AINS et les ⍺-bloquants. Les β-stimulants, notamment β3 sélectifs ou l’usage topique de médicaments avant manœuvre endo-urétérale rétrograde sont intéressants et méritent une évaluation approfondie.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Les médicaments de l’uretère

      Summary

      Many improvements have been made recently in the field of the ureteral smooth muscle pharmacology. After a brief summary on physiological basis, we review what is known about effects on ureter of different drugs class. In a second part, we review clinical applications for renal colic analgesia, calculi expulsive medical therapy, ESWL adjuvant treatment and preoperative treatment before retrograde access. There are now sufficient data on NSAID and ⍺-blockers. β-agonists, especially for β3 selective ones, and topical drugs before retrograde access are interesting and should be further evaluated.

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    • Résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures sur les troubles mictionnels et impact sur la sexualité à partir d’une étude monocentrique

      Résumé
      But

      Le but de cette étude est d’évaluer les résultats de la neuromodulation des racines sacrées S3 sur certains troubles mictionnels (hyperactivités vésicales et syndrome rétentionniste) et son impact sur la sexualité de ces patients.

      Matériel et méthode

      Quarante et un patients, avec une moyenne d’âge de 53 ans, ont été opérés d’un neuromodulateur des racines sacrées S3 de janvier 1999 à mars 2004. Dans cette étude, il y avait deux groupes : un groupe composé de patients souffrant d’hyper activité vésicale (32 personnes) et un groupe de patients atteints de rétention chronique sans obstruction (neuf personnes).

      Résultats

      Le recul moyen de cette étude est de 34 mois (12 à 72 mois). Dans le groupe de patients souffrant d’hyperactivité vésicale, la fréquence mictionnelle quotidienne est passée de 20,8 à 7,8 en postopératoire (p <0,0001), les fuites sont passées de 3,7 à 1,4 par jour en postopératoire (p <0,0001), le nombre de garniture est passé de 2,5 à un par jour en postopératoire (p <0,001), 72 % de ces patients ont eu une amélioration de leur délai de continence. Dans le groupe rétentionniste, le nombre d’autosondage est passé de 4,77 à 0,44 par jour en postopératoire (p =0,0169), 72 % de ces patients ont repris des mictions spontanées (7/9). Les problèmes sexuels concernaient 41,5 % de la totalité des patients et parmi eux, 41,2 % sont améliorés après la pose du neurostimulateur.

      Conclusion

      Au vu de nos résultats, la neuromodulation des racines sacrées s’inscrit comme un traitement efficace de certains troubles mictionnels chroniques réfractaires tels que les hyperactivités vésicales et les rétentions chroniques sans syndrome obstructif. Cette étude a montré que l’amélioration des signes cliniques pouvait influencer la sexualité de ces patients, surtout pour les patients atteints de rétention chronique sans obstruction.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures sur les troubles mictionnels et impact sur la sexualité à partir d’une étude monocentrique

      Summary
      Objective

      The objective of this study was to evaluate the results of S3 sacral neuromodulation on certain voiding disorders (overactive bladder and chronic retention) and its impact on the sexuality of these patients.

      Material and method

      A S3 sacral root neuromodulator was implanted in 41 patients with a mean of age of 53 years between January 1999 and March 2004. This study comprised two groups: one group composed of patients with overactive bladder (32 subjects) and the other composed of patients with chronic retention without obstruction (nine subjects).

      Results

      The mean follow-up of this study was 34 months (range: 12 to 72 months). In the group of patients with overactive bladder, after the operation, the daily voiding frequency decreased from 20.8 to 7.8 (p <0.0001), episodes of incontinence decreased from 3.7 to 1.4 per day (p <0.0001), the number of pads decreased from 2.5 to 1 per day (p <0.001) and 72% of these patients reported an improvement of their continence time. In the group with chronic retention, the number of intermittent self-catheterizations decreased from 4.77 to 0.44 per day (p =0.0169) and 72% of these patients resumed spontaneous voiding (7/9).Among this patient population, 41.5% reported sexual problems, which were improved after implantation of the neurostimulator in 41.2% of cases.

      Conclusion

      In the light of these results, sacral neuromodulation appears to be an effective treatment for certain refractory chronic voiding disorders such as overactive bladder and chronic retention without obstructive syndrome. This study showed that improvement of clinical signs could have a positive impact on the sexuality of these patients, especially for patients with chronic retention without obstruction.

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    • Indications et résultats des injections intradétrusoriennes de toxine botulique type A chez l’enfant

      Résumé
      But

      Nous rapportons notre expérience des injections intradétrusoriennes de toxine botulique type A (TBA) chez l’enfant. Nous avons volontairement restreint l’utilisation de ce traitement aux patients porteurs d’une vessie neurologique acquise, avec des pressions détrusoriennes élevées et des fuites urinaires malgré un traitement par anticholinergique.

      Matériel

      Six enfants, âgés de cinq à 18 ans (moyenne : 11,6) présentaient une indication au traitement. Tous étaient en sondage intermittent. La moitié d’entre eux présentaient des infections urinaires récidivantes. Leur seuil de pression de fuite était supérieur ou égal à 40cmH2 O (moyenne : 67±33,6). La capacité vésicale de ces enfants était inférieure à la capacité théorique pour l’âge (moyenne : 68 %±32,8). La TBA a été injectée dans 20 à 30 sites par cystoscopie, à la dose de 12UI/kg de poids corporel (maximale : 300UI).

      Résultats

      Il n’a pas été observé d’effets indésirables. Un seul enfant présentait encore des fuites, mais seulement au cours des infections urinaires. Quatre enfants ont pu arrêter le traitement anticholinergique. À deux mois de l’injection, les pressions détrusoriennes se sont normalisées chez tous les enfants (moyenne : 24,2cmH2 O±7,4). La capacité cystomanométrique maximale dépassait alors la capacité théorique (113 %±22).

      Conclusion

      Dans la vessie neurologique acquise avec hyperactivité détrusorienne, la TBA permet la protection du haut appareil urinaire (en diminuant les pressions du détrusor) et la disparition des fuites urinaires (en augmentant la capacité vésicale fonctionnelle). Son utilisation n’empêche pas un agrandissement de vessie ultérieur.

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      Indications et résultats des injections intradétrusoriennes de toxine botulique type A chez l’enfant

      Summary
      Objective

      The authors report their experience of intradetrusor injections of botulinum toxin type A (TBA) in children. This treatment was deliberately limited to patients with acquired neurogenic bladder, high detrusor pressures and urinary incontinence despite anticholinergic therapy.

      Material

      Six children with a mean age of 11.6 years (range: five to 18 years) treated by intermittent catheterization presented an indication for intradetrusor injection of TBA. One half of these patients presented recurrent urinary tract infections. Their leak point pressure was greater than or equal to 40cmH2 O (mean: 67±33.6) and the bladder capacity of these children was less than the capacity predicted for age (mean: 68%±32.8). TBA was injected into 20 to 30 sites by cystoscopy at a dose of 12IU/kg of body weight (maximum dose: 300IU).

      Results

      No adverse effects were observed. Only one child still presented incontinence, but only during urinary tract infections. Four children were able to stop their anticholinergic treatment. Two months after the injection, all children had normal detrusor pressures (mean: 24.2±7.4cmH2 O). The maximum cystomanometric capacity then exceeded the predicted capacity (113%±22).

      Conclusion

      In acquired neurogenic bladder with detrusor hyperactivity, TBA protects the upper urinary tract (by decreasing detrusor pressures) and controls urinary incontinence (by increasing the functional bladder capacity), without preventing subsequent bladder augmentation.

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    • Les fistules vésico-utérines : une expérience de 17 ans

      Résumé
      But

      Discuter les problèmes diagnostiques et pronostiques des fistules vésico-utérines (FVU) avec mise au point sur les particularités thérapeutiques garantes du succès du traitement.

      Matériels et méthodes

      Les auteurs rapportent une série rétrospective de 16 cas, colligés entre janvier 1989 et juin 2006, et en analysent les aspects cliniques, thérapeutiques et pronostiques.

      Résultats

      Les malades étaient jeunes (29–40ans) avec une parité moyenne de trois enfants. La césarienne était l’étiologie la plus fréquente. Le motif de consultation était une hématurie cyclique (cinq cas), une fuite urinaire par le vagin (huit cas) et l’association des deux signes (trois cas). Le diagnostic était suspecté à l’anamnèse et confirmé par les analyses complémentaires. Le traitement a été chirurgical (fermeture des orifices fistuleux) dans 15 cas avec un recul moyen de 2,5ans, les résultats sur le plan fonctionnel étaient satisfaisants marqués par l’absence de fuites urinaires ainsi que l’hématurie cyclique. Sur le plan obstétrical, la survenue d’une grossesse, menée à terme, a été notée chez une patiente quatre ans après la cure de la fistule.

      Conclusion

      Les FVU sont peu fréquentes et le plus souvent secondaires à une césarienne ou à un accouchement dystocique. Leur traitement est essentiellement préventif en améliorant la prise en charge obstétricale et en évitant les lésions vésicales au cours des césariennes.

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      Les fistules vésico-utérines : une expérience de 17 ans

      Summary
      Objective

      To discuss the diagnostic and the prognostic problems of vesicouterine fistulas (VUF) emphasizing on the therapeutic characteristics that lead to successful treatment.

      Materials and methods

      The authors retrieve retrospective series of 16 cases, collected between 1989 and June 2006, and they analyze the clinical, diagnostic and therapeutic aspects.

      Results

      The patients were young (29–40years) with an average having three children. Cesarean was the most frequent etiology. The presentation symptoms were hematuria (in five cases), a urinary incontinence through the vagina (in eight cases) and both of them (in three cases). The diagnosis was suspected from the history and confirmed by the additional analyses. The treatment was surgical (excision of the fistulas) in 15 cases with an average follow-up of 2.5years, the results on the functional aspect were satisfactory hence they were marked by the absence of urinary incontinence as well as the hematuria. On the obstetric aspect, the occurrence of pregnancy was noted in a patient at four years post-VUF repair.

      Conclusion

      Vesicouterine fistulas are not very frequent and most often secondary to a cesarean or to consequences of difficult delivery. The treatment is essentially preventive by improving the obstetrical techniques through avoiding the bladder injuries during the cesareans.

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    • Implantation du sphincter urinaire artificiel AMS 800 : la voie péno-scrotale est-elle une alternative à la voie périnéale ?

      Résumé
      Objectif

      Comparer les résultats à court terme de l’implantation du sphincter urinaire artificiel par voie péno-scrotale et par voie périnéale.

      Patients et méthodes

      De mai 2005 à février 2007, 37 sphincters urinaires ont été implantés successivement dont 16 par voie péno-scrotale et 21 par voie périnéale. L’incontinence était consécutive à une chirurgie prostatique (n =36) et un traumatisme du bassin (n =1). Dix-sept patients avaient des ATCD de radiothérapie externe. Les délais et les modalités d’activation du sphincter ont été identiques dans les deux groupes.

      Résultats

      L’âge moyen des patients, la durée moyenne de l’intervention, la durée moyenne de sondage, la durée moyenne d’hospitalisation et le recul postopératoire moyen étaient équivalents dans les deux groupes. Il y a eu dans le groupe péno-scrotal six érosions urétrales (37,5 %) et une érosion scrotale par la pompe (6,6 %). Il y a eu dans le groupe périnéal, une infection du sphincter chez deux patients (9,5 %) et une migration de la pompe chez deux autres patients (9,5 %). Il n’y a pas eu d’érosion urétrale. Le taux de succès sans révision était de 56 % dans le groupe péno-scrotal et de 71,5 % dans le groupe périnéal.

      Conclusion

      La voie périnéale est la voie d’abord de référence puisque la voie péno-scrotale avait un taux d’érosion élevé. L’abord de l’urètre péno-scrotal doit être une alternative aux cas où l’urètre bulbaire n’est pas utilisable.

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      Implantation du sphincter urinaire artificiel AMS 800 : la voie péno-scrotale est-elle une alternative à la voie périnéale ?

      Summary
      Objective

      To compare the short-term results of penoscrotal and perineal artificial urinary sphincter implantation.

      Patients and methods

      From May 2005 to February 2007, 37 artificial urinary sphincters were implanted successively, via a penoscrotal approach in 16 cases and via a perineal approach in 21 cases. Incontinence was secondary to prostate surgery (n =36) and pelvic trauma (n =1). Seventeen patients had a history of external beam radiotherapy. The times and modalities of activation of the sphincter were identical in the two groups.

      Results

      The mean age of the patients, the mean operating time, the mean catheterization duration, the mean hospital stay and the mean postoperative follow-up were equivalent in the two groups. Six urethral erosions (37.5%) and one scrotal erosion due to the pump (6.6%) were observed in the penoscrotal group and infection of the sphincter in two patients (9.5%) and pump migration in another two patients (9.5%), but no urethral erosions were observed in the perineal group. The success rate without revision was 56% in the penoscrotal group and 71.5% in the perineal group.

      Conclusion

      The perineal approach is the reference incision, as the penoscrotal approach is associated with a high rate of erosion. The penoscrotal urethral approach can constitute an alternative when the bulbar urethra cannot be used.

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    • Prostatectomie totale laparoscopique chez le greffé rénal : à propos d’un cas

      Résumé

      Malgré l’augmentation du dépistage chez les patients greffés, l’association cancer de prostate et transplantation rénale reste mal connue. Le traitement des formes localisées doit être à visée curative. La prostatectomie totale fait partie de l’arsenal thérapeutique et la voie d’abord, classiquement décrite, est rétropubienne ou périnéale. Nous décrivons l’abord et les résultats de la voie laparoscopique chez un patient transplanté rénal.

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      Prostatectomie totale laparoscopique chez le greffé rénal : à propos d’un cas

      Summary

      Despite increased screening in renal transplant recipients, the prostate cancer-renal transplantation association is not well-known. Treatment of localized forms must be curative. Total prostatectomy is performed according to the classically described incisions, either retropubic or perineal. The authors describe the technique and results of laparoscopic total prostatectomy in a renal transplant recipient.

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    • Lymphome primitif de la vessie. À propos d’un cas

      Résumé

      Le lymphome de la vessie est une entité rare. Nous en présentons ici un cas chez un homme de 58 ans afin d’en soulever les difficultés diagnostiques et thérapeutiques dans notre contexte. Ce patient avait présenté des épisodes de coliques néphrétiques, d’hématuries et de cystites. L’imagerie retrouvait une masse titulaire de la taille d’une orange au niveau de la corne vésicale droite avec absence de retentissement sur le haut appareil. Une tumorectomie complète était pratiquée et l’examen histologique avait conclu en un lymphome de bas grade type lymphoplasmocytaire. Après chimiothérapie, une rémission complète était observée après dix mois de recul.

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      Lymphome primitif de la vessie. À propos d’un cas

      Summary

      Lymphoma is an uncommon tumor of bladder. We report herein one case in a 58 year-old man aiming to show diagnosis and treatment difficulties in our practice. This patient had medical history of nephritic colic, haematuria and cystitis. Imagery revealed tissular mass with orange-like dimension in the right bladder corn. There was no kidney function alteration. Complete mass excision was performed and histological examination diagnosed low grade lymphoma with lymphoplasmocytary type. After chemotherapy, complete remission was obtained after 10 months follow-up.

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    • Prise en charge d’un séminome testiculaire avec élévation de l’alpha-fœtoprotéine. À propos d’un cas

      Résumé

      Nous rapportons un cas de séminome testiculaire pur de stade N3 associé à une élévation paradoxale de l’alpha-fœtoprotéine (AFP). Malgré l’absence d’arguments histologiques après relecture des lames, nous avons considéré cette lésion comme une tumeur germinale non séminomateuse de stade pT1 N3 M0 S3, de mauvais pronostic. La normalisation des marqueurs, la régression des masses rétropéritonéales et la négativation de la TEP nous ont conduit à proposer une surveillance. Devant une rechute biologique, puis clinique à trois mois, une chimiothérapie de rattrapage, puis un curage rétropéritonéal se sont avérés nécessaires. La présence de carcinome embryonnaire au sein de l’une des masses résiduelles a conduit à remettre en cause l’histologie initiale. Les rares données de la littérature montrent certaines divergences d’attitude en fonction du taux d’alpha-fœtoprotéine.

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      Prise en charge d’un séminome testiculaire avec élévation de l’alpha-fœtoprotéine. À propos d’un cas

      Summary

      The authors report a case of stage N3 pure testicular seminoma associated with paradoxical elevation of alphafoetoprotein (AFP). Despite the absence of histological arguments after review of the slides, this lesion was considered to be a stage pT1 N3 M0 S3 non seminomatous germ cell tumour with a poor prognosis. Simple surveillance was proposed following normalization of tumour markers, regression of retroperitoneal masses and negative PET scan. Laboratory and then clinical relapse at three months was treated by salvage chemotherapy followed by retroperitoneal lymph node dissection. The presence of embryonic carcinoma in one of the residual masses led to a revision of the initial histological diagnosis. The rare data of the literature indicate a variable approach according to alphafoetoprotein levels.

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    • Une fistule rectovésicale révélatrice d’une maladie de Crohn

      Résumé
      Introduction

      La maladie de Crohn est une cause fréquente (20 %) de fistules urodigestives celles-ci pouvant être inaugurales.

      Observation

      Les auteurs rapportent une observation de maladie de Crohn découverte au décours de la résection d’une pseudotumeur de vessie compliquée d’une fistule rectovésicale chez un homme de 38 ans. Devant un tableau subocclusif, la laparotomie a retrouvé des lésions très évocatrices de Crohn, dont le diagnostic sera confirmé par l’anatomopathologie et par l’évolution favorable sous traitement spécifique par infliximab (Remicade®).

      Discussion

      La revue de la littérature fait apparaître l’apport récent de l’utilisation des anticorps monoclonaux, comme l’infliximab, dans le traitement des fistules de la maladie de Crohn. Si l’existence d’une fistule urodigestive n’est pas en soi une indication à la chirurgie, cette dernière s’impose en présence d’abcès ou de sténoses.

      Conclusion

      Devant un tableau de pseudotumeur de vessie ou de fistule urodigestive dont l’étiologie ne fait pas sa preuve, le diagnostic de maladie de Crohn doit être évoqué.

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      Une fistule rectovésicale révélatrice d’une maladie de Crohn

      Summary
      Introduction

      Crohn’s disease is responsable of 20% of uroenteric fistulas and is the first aetiology of colovesical fistula in young patients. The authors report an unusual case of rectovesical fistula and discuss diagnosis and treatment of Crohn’s urodigestive fistulas.

      Observation

      A young patient, 38 years old, non smoker, was operated of a suspected bladder tumor by a transuretral approach. Postoperatively appeared a pneumaturia, later on related to a rectovesical fistula. Histology was unclear reporting inflammatory pseudotumor of the bladder. A laparotomy was then performed as the patient was in incomplete bowel occlusion. Peroperative findings and pathological analysis were in favor of a Crohn’s disease which was confirmed by secondary study of pathology samples. Resection of terminal ileum and cure of rectovesical fistula protected by a colostomy were performed. The patient completely recovered with an adjuvant medical treatment by infliximab (Remicade®).

      Discussion

      The authors discuss diagnosis management of a pneumaturia and the occurrence of various Crohn’s disease related urodigestive fistulas. A review of recently published papers emphasises the interest of using monoclonal antibodies in the medical treatment of Crohn’s fistulas after discarding abdominal tuberculosis. In every cases anyway, surgery remains indicated when diagnosis work up reveals presence of an abscess or a bowel stenosis.

      Conclusion

      Crohn’s disease should be evocated when histology is not relevant in front of a bladder pseudotumor or a rectovesical fistula.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2008, 3, 18, ii

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